À la découverte du tennis, un sport exceptionnel
« Le tennis, c’est plus qu’un sport. C’est un art, au même titre que la danse » affirmait le célèbre tennisman américain des années 20, Bill Tilden. Celui-ci, qu’on surnommait « Big Bill », n’avait pas tort : en effet le tennis est un sport pas comme les autres, dégageant à chaque match un parfum envoûtant. Malheureusement l’étatsunien n’a pas eu la chance d’assister aux duels historiques entre Pete Sampras et Andre Agassi, Rafael Nadal et Roger Federer, et dans un futur proche certainement entre Juan Martin Del Potro et Andy Murray. Et c’est à nous qu’incombe cette mission a priori toute simple de savourer des parties entre des joueurs d’exception.
Origines du tennis
L’ancêtre du tennis n’est autre que le célèbre jeu de paume français, introduit en Angleterre en 1415 par le duc d’Orléans, alors prisonnier dans ce pays, et qui donc pour passer le temps jouait à ce jeu. Mais officiellement le tennis est né environ quatre siècles plus tard, lorsque le major Gem fait installer sur son gazon un filet, puis fait tracer des lignes blanches de manière bien précise, et finalement, avec des raquettes en bois et des balles blanches en caoutchouc, commence à échanger quelques balles avec son ami espagnol Augurio Perera. Ce sont eux, accompagnés par deux autres britanniques, qui vont fonder en 1869 à Leamington le premier club « Lawn Tennis » du monde. Le mot tennis provient de l’avertissement « Tenez ! » que criait le lanceur à son adversaire dans le jeu de paume. Les anglais ont ensuite réadapté le jeu de paume . Quant au premier tournoi, il a lieu en 1876 dans le Massachusetts, et est remporté par un britannique, James Dwight. Un an plus tard a lieu le Tournoi de Wimbledon, les actuels internationaux d’Angleterre, et qui est donc le plus vieux tournoi encore existant. C’est un autre anglais, Spencer Gore qui s’impose devant seulement 200 spectateurs comblés. En 1878 quelques parties ont lieues en Australie et en France. En 1880 a lieu un tournoi à Melbourne, celui qui deviendra ensuite l’Open d’Australie. Les championnats des États-Unis sont eux organisés pour la première fois à Newport en 1881 : c’est le futur US Open. Pour les Internationaux de France, les premiers ont lieu en 1891, mais il faut savoir que tennisman n’est pas encore un métier à part entière. Ces 4 championnats commencent à prendre de l’ampleur car les pays organisateurs sont les seuls à avoir remporté la Coupe Davis, championnat du monde par nation et actuellement la plus grande compétition annuelle par équipe dont la finale se dispute traditionnellement en Décembre et remportée par l’Espagne en 2008. Au début, elle n’opposait que les Îles Britanniques aux États-Unis, mais elle s’est rapidement ouverte à d’autres pays. Existe aussi la version féminine de cette coupe, appelée Fed Cup. Mais à l’époque, l’ensemble des joueurs sont amateurs.
La professionnalisation des joueurs
C’est en 1968 que le tennis se professionnalise, avec le début de l’ère Open. Les tournois du Grand Chelem (Roland Garros, Wimbledon, Us Open, et Open d’Australie) s’ouvrent à de vrais joueurs professionnels. Et peu à peu l’ensemble du circuit connaît une véritable révolution. Le tennis cesse d’être un sport uniquement destiné aux élites et devient accessible à tous, notamment en France où dans les années 80, on compte plus d’un million de licenciés. Débute alors la quête du Saint Graal : réaliser le Grand Chelem, c’est-à-dire rempoter les quatre tournois cités précédemment. Il faut souligner la performance de Rod Laver, qui réalise cet exploit en 1969, et chez les femmes celle de Margaret Court en 1970, puis de Steffi Graff en 1988. Pour bien comprendre l’ampleur de ces faits, il faut analyser les règles du tennis, qui bien que nombreuses sont claires.
Les règles du tennis sont simples
Premièrement il faut savoir qu’en simple comme en double les joueurs servent chacun leur tour durant un jeu, et s’ils ratent le premier service ils ont droit à un deuxième service généralement frappé avec plus de précautions. Aussi, si la balle est « let », c’est-à-dire que si elle touche le filet et qu’elle retombe dans le carré de service de l’adversaire, le service n’est pas comptabilisé. Si le receveur ne touche pas la balle, le service est dite « ace ».Le receveur peut se placer où il veut sur le court du moment qu’il ne renvoie pas la balle de volée, c’est-à-dire sans que la balle rebondisse sur le court avant de toucher la raquette.
Pour gagner un jeu, il faut en principe gagner quatre points de la manière suivante, le jeu commençant à 0-0 : 15-0, 30-0, 40-0 et jeu (soit quatre points d’affilés), pour un jeu dit « blanc » du serveur, et pour le receveur ce serait : 0-15, 0-30, 0-40 et jeu. Si les joueurs se retrouvent à 40-40, a lieu la règle de « l’avantage ». Il faut qu’un des deux compétiteurs remporte deux points de suite. En double à 40 partout, l’équipe qui remporte le point gagne le jeu, en sachant que les receveurs peuvent décider du côté où ils veulent recevoir (règle du no advantage). Dans la plupart des tournois aujourd’hui il faut remporter deux sets pour vaincre son adversaire, cela peut être deux sets à zéro ou deux sets à un. Cette règle n’est pas valable dans les Grands Chelems et en Coupe Davis où trois sets gagnés sont nécessaires pour gagner le match ce qui donne souvent lieu à parties de longue durée. Le set est dit « dans la poche » quand le tennisman a remporté 6 jeux, mais à partir de 5-5 il faut remporter un septième jeu. À 6-6 à lieu un Tie break (jeu décisif en français) comparé par les commentateurs à l’épreuve des tirs au but dans le football. Le joueur doit alors remporter sept points. De plus, à nouveau à 6-6, il faut qu’il y ait deux points d’écart. Chez les femmes, il est important de souligner qu’elles ne doivent jamais remporter trois sets, même dans les Grands Chelems. C’est un avantage au niveau physique, car chez les hommes les matchs peuvent s’éterniser. Surtout quand on pense que seul l’US Open impose un Tie Break dans un hypothétique cinquième set ! C’est ainsi que le match le plus long de l’histoire s’est déroulé en deux jours à Roland Garros, en 2005, entre Arnaud Clément et Fabrice Santoro, durant exactement 6 heures et 33 minutes. En outre, les courts de Roland Garros sont les plus lents car ils sont en terre battue, où la balle rebondit donc beaucoup moins rapidement qu’à Wimbledon notamment.
Les différentes surfaces de jeu et les coups du tennis
Les spécificités des surfaces sont très variables, au niveau premièrement de la vitesse des balles, puis par rapport à la qualité du rebond. Néanmoins, depuis quelques années le revêtement des surfaces a tendance à ralentir la balle. Il existe tout de même quatre types de surfaces différentes. Les surfaces dures (Rebound Ace, Plexiglass, quick), rapides, où se disputent l’US Open et l’Open D’Australie, et qui demandent peu d’entretien. Mais pour les joueurs elles sont plus exigeantes physiquement. Le gazon, où se déroule très peu de tournoi sur le circuit ATP (circuit principal, le deuxième étant le Challenger), mais c’est la surface de Wimbledon. Elle demande un entretien particulier. C’est en principe une surface très rapide, qui favorise le tennis d’attaque ; les serveurs volleyeurs d’antan (Ivanisevic par exemple) réalisaient là de nombreuses prouesses. Maintenant ce genre de serveurs se fait de plus en rare, et on en retrouve à peine quatre, qui sont Stepanek, Ancic, Navarro Pastor et Dent. La troisième surface est la terre battue, où se déroule Roland Garros évidemment, mais aussi la plupart des tournois d’Europe. Sa lenteur a tendance à favoriser les longs échanges, dont le maître incontesté est Nadal, et l’art du contre pied peut faire bien mal tout comme les amortis, et glissades spectaculaires dont le chaud public parisien se délecte chaque année en mai. La dernière surface est celle où se déroule actuellement les tournois ATP : les synthétiques, utilisés en Indoor (Taraflex, Greenset, Moquette). C’est une surface très rapide, et par ailleurs extrêmement chère.
Il existe trois coups de base qui peuvent se décliner avec différents effets. Le coup droit, le revers et le service. Le jeu à plat est une balle qui va passer près du filet, et qui offre le plus de puissance. La trajectoire est rectiligne, et cette frappe se transforme souvent en « winner » ou point gagnant. Le lift, lui, est relativement simple à effectuer, c’est plus un coup de sécurité. La balle aura une trajectoire tournoyante et bombée. Le lob est une parfaite application du lift, et il permet de passer l’adversaire. Réaliser un passing c’est, lorsque l’adversaire est à la volée donc près du filet, mettre la balle hors de sa portée sur un des deux cotés ou au centre. Le lift est bien sûr le coup le plus utilisé au niveau professionnel. Sur terre battue, les grands lifteurs espagnols ou argentins ont un avantage incomparable. La balle coupée est plus difficile à réaliser. La balle va être frappée avec un mouvement de rotation de l’avant vers l’arrière. Elle aura tendance à être ralentie après le rebond, et devient souvent une amortie. Le slice est assez semblable à la balle coupée, sauf qu’il est plus rapide. Souvent utilisé en défense, il peut aussi servir à monter à la volée. Le service est quasiment toujours à plat pour le premier, et slicé pour le deuxième. Le joueur qui maîtrise l’ensemble de ces coups à de bonnes chances de devenir un grand champion, comme ceux que nous allons voir maintenant, si bien évidemment son physique ne le lâche pas.
Les stars du tennis moderne
Au niveau masculin d’abord, avec les gloires du passé. Nous avons donc déjà évoqué Bill Tilden et Rod Laver ; vient le tour de Pete Sampras. Ce dernier fut jusqu’à juin 2009 le recordman de victoire en Grand Chelem avec quatorze trophées. Le suédois Björn Borg est une autre légende vivante, il remporta six fois Roland Garros et cinq fois Wimbledon. N’oublions pas Jimmy Connors vainqueur de huit tournois du Grand Chelem et de cent-neuf tournois ATP, détenant ainsi le record absolu. Retraité depuis 2006, Andre Agassi est le premier joueur à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem sur quatre surfaces différentes. Actuellement, on assiste à une lutte entre le numéro un mondial Roger Federer, suisse, et l’espagnol Rafael Nadal, numéro deux. Le premier détient depuis sa victoire à Wimbledon en juillet 2009 le record de titres en Grand Chelem (15) : il a remporté six Wimbledon, cinq US Open (perdant en finale de ce tournoi début septembre), trois Open d’Australie, mais il a surtout triomphé à Roland Garros pour la première fois en juin 2009, venant à bout en finale du suédois Robin Soderling, bourreau en huitièmes de l’ogre de la terre battue, Nadal. Ce dernier, âgé seulement de 23 ans, détient le nombre de victoires consécutives sur terre battue justement. Il a gagné quatre fois Roland Garros, et Wimbledon en 2008, puis en Australie en début d’année 2009. On peut également citer l’américain Andy Roddick, numéro un mondial en 2003, année où il avait remporté l’US Open. Sa dernière finale de Grand Chelem, c’était à Wimbledon cette année, où au terme d’un match épique (résumé plus bas), il s’inclina face à Federer. Le serbe Novak Djokovic, numéro trois mondial, est très connu pour ses imitations de joueurs, et a par ailleurs remporté l’Open d’Australie en 2008, battant en finale le surprenant français Jo-Wilfried Tsonga. Il a aussi remporté la Masters Cup, qui réunit à la fin de l’année les huit joueurs les mieux classés. Andy Murray, britannique flegmatique, est l’actuel numéro quatre mondial. Son jeu endormant lui a notamment permis de remporter déjà 13 tournois en simple et d’atteindre la finale de l’US Open en 2008. La révélation de l’année 2008 : Juan Martin Del Potro. A vingt ans, le longiligne argentin d’1m96 avait remporté quatre tournois de façon consécutive. Il a confirmé son talent en 2009, en remportant magnifiquement l’US Open. De nombreux joueurs ont marqué ce sport de leur empreinte, mais on ne peut pas tous les citer. Voici cependant une liste brève des grands tennismen de notre siècle : David Nalbandian, Lleyton Hewitt, Marat Safin, Gaston Gaudio, Bob and Mike Bryan (les jumeaux stars du double), Fernando Gonzalez, Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga, Guillermo Coria ou encore Fabrice Santoro.
Du coté féminin, les meilleurs joueuses d’hier sont l’allemande Steffi Graff, vainqueur de 22 tournois du Grand Chelem, mais aussi Martina Navratilova, qui possède dans sa collection 18 titres du Grand Chelem et 167 titres au total. Margaret Court quant à elle a remporté 24 Grands Chelems. Parmi les retraitées récentes se trouvent la belge Justine Hénin, qui compte à son palmarès 41 titres WTA (l’équivalent de l’ATP pour les femmes), 1 médaille d’or Olympique et 1 Fed Cup. Celle-ci a annoncé son retour à la compétition pour janvier prochain. La suissesse Martina Hingis a battu tous les records de précocité. Elle a en effet remporté son premier titre du Grand Chelem à 16 ans, pour finalement remporter 43 tournois WTA. La française Mary Pierce ne doit pas être oubliée, avec ses deux finales à Roland Garros, mais elle s’est gravement blessée au genou en 2006. La numéro un actuelle du tennis féminin est Serena Williams, vainqueur de onze tournois du Grand Chelem, tous remportés au moins une fois, et de 35 titres au total. Sa sœur Venus a remporté 41 titres WTA, et sept tournois du Grand Chelem. La deuxième joueuse mondiale est russe, Dinara Safina, et n’a jamais remportée de Grand Chelem, malgré trois finales. Vient ensuite la revenante belge Kim Clisjters, qui a à la surprise générale remportée le dernier US Open. Dans une liste des meilleures ont pourrait aussi citer les suivantes : Amélie Mauresmo, Maria Sharapova, Elena Dementieva, Ana Ivanovic, Jelena Jankovic, Vera Zvonareva, Svetlana Kuznetsova ou encore Marion Bartoli. Entre ces joueurs et joueuses, il est courant d’assister à des matchs fabuleux, dont quelques-uns sont résumés ci-dessous.
Dix matchs récents qui resteront pour toujours dans l’histoire du tennis
Agassi vs Sampras, quart de finale de l’US Open, 2001 : les deux joueurs se rendent coup pour coup, au cours d’un duel homérique remporté finalement par Sampras 6-7 (7-9), 7-6 (7-2) ,7-6 (7-2), 7-6 (7-5). Durant plus de trois heures l’opposition de style a bien lieu, et aucun des deux joueurs ne concède son service.
Gaudio vs Coria, finale de Roland Garros, 2004 : c’est une première dans l’histoire des Grands Chelems : deux Argentins se retrouvent face à face en finale. Le premier cité est vraiment une surprise, n’étant classé que 44e joueur mondial, tandis que Coria numéro 3 mondial, était plus attendu à ce stade de la compétition, néanmoins son mental friable va lui jouer des tours lors de cette finale. Coria mène deux sets à zéro rapidement, maîtrisant le match. Mais dans le troisième set, Gaudio se rebiffe, et remporte le set. Dans le quatrième, Coria, victime de crampe, abandonne la manche en se plaignant en permanence. Et puis, comme par miracle, le natif de Rufino se sent mieux dans le cinquième et dernier set, où les coups ont du mal à sortir de la raquette des deux joueurs, et c’est finalement Gaudio qui l’emporte sans vraiment le croire lors de la remise de la coupe des mousquetaires : 0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6.
Nalbandian vs Federer, finale Masters Cup, 2005 (Shanghai): l’Argentin, rescapé de dernière minute car non classé parmi les huit meilleurs mondiaux, se qualifie pour la finale. Il tient tête à Federer, mais celui-ci se détache deux sets à zéro (7-6, 7-6). Mais le natif d’Unquillo n’abandonne pas, et après un scénario hitchcockien remporte finalement le match 6-7, 6-7, 6-2, 6-1, 7-6, après que Federer ait servi pour le match à 6-5 dans la cinquième manche.
Gasquet vs Roddick, quart de finale à Wimbledon, 2007 : le vainqueur doit affronter Federer en demi-finale ; le Français commence mal la partie et se retrouve mené 6-4, 6-4 par l’Américain. Mais breaké dans le troisième set, il commence son festival de points gagnants en revers . Un revers gagnant par-ci, un revers gagnant par-là, le Français joue à un niveau proche de la perfection pour finalement s’imposer au terme d’une remontée homérique 4-6, 4-6, 7-6, 7-6, 8-6.
Tsonga vs Nadal, demi-finale de l’Open d’Australie, 2008: Le Français, surprise de ces internationaux d’Australie, affronte un Nadal en grande forme. Néanmoins le tricolore, à l’aide de volées venues d’ailleurs et faisant preuve d’une redoutable puissance écrase le majorquin 6-2, 6-2, 6-3, se qualifiant ainsi pour sa première finale en Grand Chelem.
Cuevas-Horna vs Nestor-Zimonjic, finale double à Roland Garros, 2008 : après avoir éliminé la paire Bryan en quart, l’Uruguayen (Cuevas) et le Péruvien (Horna) remportent le tournoi en pratiquant en finale un tennis incroyable et en rendant très fiers d’eux leurs pays respectifs. Le Péruvien était ému jusqu’aux larmes lors de la remise du trophée. Le score final est 6-2, 6-3.
Nadal vs Federer, finale à Wimbledon, 2008 : Après ce match tout le monde pensait que le summum du tennis avait été atteint tellement le spectacle avait été grandiose pour les spectateurs présents ce dimanche après midi de juillet 2008 dans les travées du Centre Court du All England Club. En effet malgré deux interruptions dues à la pluie, le match put se finir à neuf heures du soir passées. L’Espagnol, à la surprise général, mène deux sets à zéro, 6-4, 6-4, avant de se faire rejoindre par un Federer en transe. Finalement, dans un cinquième set époustouflant, Nadal s’impose 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7. Il remporte ainsi son premier Wimbeldon.
Nadal vs Federer, finale de l’Open d’Australie, 2009 : l’Ibérique a joué plus de cinq heures deux jours auparavant contre Verdasco en demi finale du tournoi. Le Suisse n’a joué que deux heures face à Roddick. Mais dans cette finale mémorable c’est l’Espagnol qui va prendre le dessus en sortant des coups venus d’ailleurs. Il s’impose en cinq sets : 7-5, 3-6, 7-6,3-6, 6-2. Federer, extrêmement déçu, fond logiquement en larmes, provoquant l’émotion des milliers de spectateurs présents dans le Rod Laver Arena.
Federer vs Roddick, finale à Wimbledon, 2009 : Encore une finale de haute voltige à Wimbledon ! En cet après-midi ensoleillé du côté de Londres, Federer voit Roddick se détacher un set zéro. Mais le Suisse réagit et remporte les deux sets suivants. Le quatrième voit Roddick égaliser à deux sets partout. Et c’est bien le dernier set qui retient toute notre attention, celui-ci voyant les deux joueurs tenir parfaitement leur service Federer atteignant d’ailleurs les 50 aces. Et c’est à 15-14 que Federer va s’engouffrer dans la brèche pour battre le record de titres du Grand Chelem détenu par Pete Sampras. Score final : 5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14.
Del Potro vs Federer, finale de l’US Open, 2009 : Le grand Argentin, au terme d’un match sensationnel, s’impose face au Suisse et remporte ainsi son premier titre en Grand Chelem…Et peut être bien le premier d’une longue série : 3-6, 7-6, 4-6, 7-6, 6-2.
Le tennis, est donc un sport magnifique où les émotions sont encore plus présentes que dans les autres sports, mis à part peut être le football. Un vrai sport d’exception.
Maurice Neyra
