Dorian Louart: « Nous devons aller vers l’Afrique »

Dorian Louart est un étudiant en première année du Collège Universitaire de Sciences Po implanté à Poitiers. Il vient de passer une semaine au Burkina Faso dans le cadre du projet collectif ESCPO’ ir Crédit destiné à développer le microcrédit dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Ce projet qui dure depuis trois ans déjà est réalisé en coopération avec l’École Supérieure de Commerce et de Management de Poitiers et le conseil général de la Vienne. Le Samedi 13 Février au petit matin il prend l’avion à Roissy direction Ouagadougou, la capitale burkinabaise, en compagnie d’Olivia Solari Yrigoyen, étudiante elle aussi à Sciences Po et de deux autres étudiants tout droits venus de l’ESCEM. De retour à Poitiers il nous livre ses impressions sans concessions sur cette semaine bien particulière.
Maurice Neyra: Dorian bonjour, vous venez de passer sept jours sous un soleil de plomb, pas trop difficile de se réadapter aux températures hivernales?
DL:Non en fait pas trop. Je suis même étonné par le climat doux qui règne sur Poitiers. Quand je suis parti il neigeait, et maintenant il fait 10 degré, donc je n’ai véritablement aucun problème pour me réadapter.
Maurice Neyra: Aviez vous déjà posé les pieds sur le continent africain?
DL:Oui deux fois déjà. Une première fois en Afrique du Sud lorsque j’étais en CP, j’y étais allé avec mes parents. Je n’ai pas vraiment des souvenirs précis, cela fait longtemps quand même. Sinon plus récemment en juillet 2009 je suis parti en Guinée pendant un mois pour des raisons humanitaires.
Maurice Neyra: Nous ne voulons pas soulever de polémique, mais selon vous, qu’est ce qui a fait que vous ayez été désigné comme émissaire de première année de Sciences Po malgré une rude concurrence?
DL: Je ne saurais vraiment vous répondre. Peut être que mes réponses ont satisfait madame Vergnaud, la responsable des entretiens qui aurait alors penché en ma faveur. C’est la seule réponse qui me vient à l’esprit.
Maurice Neyra: Microcrédit au juste, qu’est ce que cela signifie?
DL: Surtout favorisés dans les pays en développement, se sont des crédits très faibles. Tout en sachant qu’octroyer des microcrédits revient plus cher aux banques, elles devraient logiquement augmenter leur taux d’intérêts, elles ne le font pourtant pas, C’est là qu’on observe qu’il s’agit véritablement d’un projet à caractère humanitaire, les populations bénéficiaires étant assez pauvres.
Maurice Neyra: En effet, alors en arrivant à l’aéroport de Ouagadougou, par ailleurs le seul qui soit international au Burkina, vous n’avez pas été trop dépaysé?
DL:Cela m’a rappelé un peu la Guinée, une sensation de déjà vu, néanmoins c’est toujours bizarre d’arriver dans une sorte de hangar bondé de monde avec une chaleur pour le moins suffocante et où on a du mal à respirer. Je dirai que cela fait partie du dépaysement, c’est normal finalement (aéroport de Ouagadougou).
Maurice Neyra: Contrairement à vos acolytes?
DL: Olivia a l’habitude de voyager, ainsi le dépaysement n’a pas du être démentiel pour elle. Quant aux deux étudiants de l’ESCEM,il n’est pas faux qu’ils ont eu beaucoup de difficultés à s’adapter, notamment à cause de cette chaleur intense.
Maurice Neyra: Vous êtes arrivés et que s’est il passé ? Les autorités françaises vous-ont elles accueillis?
DL: Ah non pas du tout, aucune délégation française n’était présente pour nous accueillir. C’est la représentante de la région centre du Burkina Faso qui nous attendait à l’aéroport, il s’agit d’une burkinabaise, je tiens à le préciser.
Maurice Neyra: On sait que votre préoccupation principale pour cette semaine n’était pas de dormir, mais quand même, il fallait bien se reposer les soir n’est ce pas? Ou étiez vous donc logés?
DL: Nous étions logés à la Fraternité, place de la Cathédrale, un endroit religieux, en fait il s’agissaient de lotissements tenus par des bonnes sœurs, où les prix étaient bien plus avantageux qu’en plein centre de Ouagadougou. Certes le luxe n’était pas de la partie, toutefois c’était largement décent pour qu’on puisse tenir une semaine.
Maurice Neyra: Quel était l’objectif principal de cette semaine, sachant que vous aviez assez peu de temps pour le mener à bien?
DL: Tout d’abord, on a partagé le travail en deux grandes activités. Moi j’étais avec Alexandre, de l’ESCEM, je devais m’occuper de l’audit des projets de l’année antérieure, tandis qu’Olivia et Claire avaient pour objectif d’étudier la faisabilité concrète des nouveaux projets.
Maurice Neyra: Tout les jours des réunions étaient-elles programmées?
DL: En effet, nous avions pas mal de réunions dans le cadre de notre activité, avec les autorités locales, de fait avec l’ensemble des acteurs locaux comme les associations notamment. Mais aussi nous avions des débriefings tout les soirs avec l’association ESCPO’ir Crédit et notre tutrice.
Maurice Neyra: Qu’elle est celle qui a suscité chez vous le plus d’engouement?
DL: Sans aucun doute les réunions avec les bénéficiaires des projets, les associations donc, car c’étaient vraiment des moments où on se rendaient compte de notre utilité sur le terrain. On pouvait ainsi imaginer les conséquences de nos projets sur le futur de ces associations.
Maurice Neyra: Vous nous confiiez «en off» hier matin que désormais vous observez les individus ayant une couleur de peau noire d’une manière différente, pouvez vous expliciter?
DL: Je peux essayer d’expliquer ma phrase, bien que cela soit assez irrationnel. En fait, j’ai vraiment remarquer que je vois les noirs différemment, bien que ne me sois pas demandé comment et pourquoi je les vois d’une manière différente dorénavant. Ce qui me surprend le plus c’est le décalage vestimentaire entre les populations du Burkina et les noirs résidant en France. En clair au Burkina, on ne voyait pas des jeunes avec des grosses doudounes et des chaines en or.
Maurice Neyra: Les regards vous ont-ils gênés parfois, vous êtes vous sentis menacés à un moment donné?
DL: Non, je ne me suis jamais véritablement senti menacé. Il existe certes un petite animosité à l’égard des blancs, parce qu’on est plus riche, mais jamais à mon avis on verra des actes physiques violents de la part de la population noire.
Maurice Neyra: Les burkinabais sont-ils plutôt accueillants ou froids, voir antipathiques, sans bien sur généraliser?
DL: Plutôt accueillants voir très accueillants…
Maurice Neyra: Que pouvez vous nous dire sur la cuisine traditionnelle?
DL: Toute la semaine nous avons dégusté la cuisine traditionnelle. Elle est surtout préparée à base de riz blanc et de sauces yassa, aux arachides et à la tomate. Il y aussi le riz gras, c’en en fait tout simple puisqu’il s’agit de riz avec de la viande. N’oublions pas le couscous et le poisson aussi! Par contre en dessert nous n’avions que des fruits comme la banane, la papaye, pour remplir nos estomacs.
Maurice Neyra: Le coup d’état perpétré au Niger mercredi dernier a provoqué des réactions nombreuses dans les différents médias français. Alors nous aimerions bien savoir d’une part qu’en a-t-il été du traitement médiatique réservé à cet événement par un pays frontalier qu’est le Burkina Faso et d’autre part l’ambassadeur ou le consul vous ont-t-il informé que la situation était critique? Un rapatriement a-t-il été envisagé à un moment donné?
DL: Aucun rapatriement n’a été envisagé, je vous rassure. Par ailleurs, on a plutôt été coupés du monde durant cette semaine., même complètement isolés de l’information. Alors oui j’ai vaguement entendu parler de ce coup d’état, mais sans plus. Ce n’est qu’une fois sur le territoire français que j’ai vraiment réalisé ce qui s’est déroulé à Niamey, la capitale du Niger. Malgré le fait qu’on ai acheté beaucoup de journaux, le temps pour les lire nous a considérablement fait défaut.
Maurice Neyra: En parlant de coup d’État, l’actuel président du Burkina, Blaise Compaoré, est parvenu au pouvoir par ce biais là en 1987. Cela fait plus de vingt ans qu’il y est; la situation vous semble-t-elle stable?
DL: Oui la situation est tout à fait stable actuellement. J’ai pas mal discuté avec des représentants français et burkinabais qui s’accordent tous à dire que Blaise Compaoré a eu le mérite d’avoir pacifié son pays.
Maurice Neyra: Les burkinabais avec qui vous avez parlé vous ont-ils semblés satisfaits de la politique menée par Compaoré?
DL: Je ne dirais pas satisfaits, mais ils ne s’en plaignaient pas non plus. Nous n’avons cependant pas souvent abordé cette question. Toutefois je garde en mémoire ce chauffeur de taxi qui m’indiquait que Blaise Compaoré avait commandité de nombreux assassinats politiques.
Maurice Neyra: «Dialoguer» est peut être un bien grand mot. Le français, langue officielle, est-elle parlé par la totalité des autochtones?
DL: Non, loin de là. Je vous rappelle qu’il y a au Burkina Faso soixante-huit ethnies et soixante-trois langues. La communication s’avère très compliquée. A Ouagadougou par exemple l’ethnie dominante est la Mossim qui parle surtout le Moré, mais si on change de régions on change de langue…
Maurice Neyra: Le Burkina Faso étant une ancienne colonie française, estimez vous que la France ait une dette envers eux?
DL: Non, non, ce n’est pas une question de dette, c’est un projet qui aurait pu être destiné à n’importe quel pays en développement.
Maurice Neyra: Qu’avez vous à dire en ce qui concerne la plainte déposée en Octobre 2001 par Reporters sans frontières à l’encontre du président Compaoré. En effet, il a été accusé d’avoir permis à ses gardes présidentiels de torturer des journalistes et d’avoir été mêlé au meurtre de Norbert Zongo en 1998, à l’époque directeur du quotidien l’Indépendant ?
DL: Le chauffeur de taxi évoqué précédemment m’a touché un mot de cet assassinat quelques mots sur cet assassinat, me confiant que Zongo avait été assassiné par des hommes de main du président. En effet, ce dernier avait accepté la publication d’un article dans lequel le journaliste accusait un proche de Compaoré d’avoir perpétré de nombreux délits à Ouagadougou. Attention, ces actes ne sont pas monnaie courante en Afrique, mais il est vrai qu’ils se font sentir au Burkina bien plus qu’ailleurs. C’est triste…, que voulez vous que je vous dise?
Maurice Neyra: Pouvez vous nous donner des précisions quant à la liberté de la presse dans ce pays?
DL: La liberté d’expression est loin d’être respectée dans ce pays. Je sais simplement que la censure est encore exercée en Afrique, il ne faut pas se leurrer.
Maurice Neyra: Au Burkina Faso, 80 % de la population active vit de l’agriculture. Le microcrédit peut-il aider à développer une autre activité, dans le secteur tertiaire par exemple? En effet ce pays est le premier producteur de coton en Afrique.
DL: Paradoxalement l’agriculture n’est pas au centre de notre projet collectif. Nous avons mis en place quatre projets, dont deux l’année dernière. Le premier est destiné à s’occuper du ramassage des déchets et le second concerne les dolotiers, fabricants de la bière locale. Nous souhaitons aider ces derniers en leur permettant d’accéder au chauffage à gaz au lieu du traditionnel chauffage au bois, en grande partie pour limiter la déforestation. On désire aussi mettre en place des autocuiseurs qui limiteraient aussi les dépenses énergétiques tout en dégageant la même quantité d’énergie. Le quatrième projet est de faire passer le secteur des soudures du marché noir au formel. Par contre, monsieur Aumasson, le directeur de la coopération internationale au conseil régional de la Vienne, s’est occupé prioritairement des coopératives agricoles, qui serviront pour des projets futurs.
Maurice Neyra: Le marché noir est-il très répandu au Burkina Faso?
DL: Oui, 32% des profits de l’économie du Burkina Faso sont fomentés par les activités au noir. Je m’attendais cependant à un chiffre supérieur. Je cite là un chiffre divulgué par un des haut gradés de la chambre de commerce donc de source fiable. L’Afrique n’est toutefois pas homogène au niveau du secteur informel!
Maurice Neyra: Cette expérience vous a-t-elle donner envie de revenir au Burkina avec votre famille ou avec des amis.
DL: Pas tout à fait. Je ne conçois pas le Burkina comme un lieu touristique, plutôt un pays pour faire de l’humanitaire ou investir économiquement.
Maurice Neyra: Vous estimez que vous avez pu observer le vrai Ouagadougou, celui où tout les jours des jeunes enfants meurent du sida ou du manque de nourriture? Cette activité d’observation entrait-il dans le cadre de vos obligations établies par le projet collectif?
DL: Nous avions des règles bien définies auxquelles on ne pouvait déroger. Le but de notre travail n’était pas d’observer la réalité du Burkina Faso, mais ayant visité de nombreux villages durant notre séjour nous étions invité à constater l’évidente pauvreté. Nous voyions les enfants maigres, malades, sans même nous rendre dans les dispensaires. Les personnes les plus insistantes n’étaient d’ailleurs pas les enfants (enfants burkinabais) mendiants mais des adultes qui voulaient vendre leur production manufacturière.
Maurice Neyra: Eu un mot, comment qualifieriez vous cette semaine?
DL: Vraiment enrichissante, j’ai changé ma manière de voir les choses depuis, c’est sur.
Maurice Neyra: Quel message avez vous envie de faire passer aux lecteurs du Journal Mural dont nombre d’entre eux rêvent de découvrir d’autres pays et pourquoi pas l’Afrique?
DL: J’estime qu’on doit aller vers l’Afrique. Les missions humanitaires doivent s’étendre et il est nécessaire de mettre en place un maximum de prjets. Je reste par ailleurs persuadé que l’Afrique demeure un continent formidable pour l’investissement économique. J’invite les étudiants à réaliser des voyages comme celui que je viens de terminer afin de découvrir tout le potentiel africain encore bien caché.


Un peu bas de gamme cet interview
Une interview intéressante malgré quelques question je trouve un peu HS.
Évidemment que le Burkina Faso c’est pas Bling-bling comme en France, ils ont pas de chaines en or ni rien de ca. Et puis je vois pas pourquoi les habitants de couleur devraient menacer les blancs…d’ailleurs jusqu’à preuve du contraire le blanc est une couleur.
donc oui Maurice , fait bien attention de poser les questions justes la prochaine fois..mais ca reste bien quand même.
oui certaines questions et réponses sont un peu…. surprenantes.
Je ne croise pas souvent non plus de « noirs avec des chaînes en or », à part dans les clips de musique…
Attention aux clichés et aux raccourcis!
Il est peut être aussi un peu maladroit de mentionner le fait qu’il n’y avait « que » des papayes et des bananes pour dessert, quand vous évoquez 10 lignes plus bas les gamins qui mendient des miettes pour survivre…
Aujourd’hui, lundi 1er mars 2010, La Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Agnosiques a décidé à la minorité absolue de publier (malgré le désaccord de Po, dont la capacité d’indignation est décidément équivalente à celle d’un cure-dents) le communiqué officiel suivant. A l’instar de la Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Tachypsychiques, nous déclinons toute responsabilité d’une lecture dépourvue de second degré, celle-ci relevant des compétences du Secrétariat Teletubbien aux Atrophies Zygomatiques.
« Ce qui me surprend le plus c’est le décalage vestimentaire entre les populations du Burkina et les noirs résidant en France. En clair au Burkina, on ne voyait pas des jeunes avec des grosses doudounes et des chaines en or. » : 1) Tous les Noirs n’aspirent pas à ressembler à un clip de Fifty Cent ambulant, il faut le savoir. 2) Sérieusement, tu t’attendais à voir des mecs en doudoune avec des chaînes en or massif autour du cou dans un pays où les températures ne descendent pas en-dessous de 15°C et où 42% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté ? 3) Au passage, tu as oublié de mentionner le banc de black- bitches en chaleur qui implorent la bouche en cœur et les fesses à l’air l’irrésistible rappeur US de bien vouloir les sauter.
« DL : C’est là qu’on observe qu’il s’agit véritablement d’un projet à caractère humanitaire, les populations bénéficiaires étant assez pauvres. MN : En effet, alors en arrivant à l’aéroport de Ouagadougou, par ailleurs le seul qui soit international au Burkina, vous n’avez pas été trop dépaysé? » : Une âme charitable aurait-elle la bonté de nous expliquer la transition entre la pauvreté des bénéficiaires du microcrédit ( merci pour la tautologie au passage) et le dépaysement à l’aéroport de Ouagadougou ? Ainsi que le rapport entre le dépaysement et le fait que cet aéroport soit le seul international du pays ?
Ayant récemment appris que la gare de Poitiers était classée « gare internationale », nous envisageons d’envoyer sur place une délégation pour enquêter sur la présence de plantations de bananiers et de cacatoès dans les environs. Aussi, nous vous serions reconnaissants de nous faire parvenir au plus vite tout renseignement sur la question.
« Malgré le fait qu’on ai acheté beaucoup de journaux, le temps pour les lire nous a considérablement fait défaut. » : Ca, c’est ce qui s’appelle être un écolo engagé…Remarquez, c’est plutôt noble de vouloir relancer l’activité économique du pays…Vive le keynésianisme !
« Cela fait plus de vingt ans qu’il y est; la situation vous semble-t-elle stable? » : « Stabilité », c’est le moins que l’on puisse dire pour qualifier la situation d’un pays qui se coltine le même chef d’Etat depuis vingt ans… Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… Inertie, immobilisme, paralysie, sclérose…
« Je ne dirais pas satisfaits, mais ils ne s’en plaignaient pas non plus. Nous n’avons cependant pas souvent abordé cette question. Toutefois je garde en mémoire ce chauffeur de taxi qui m’indiquait que Blaise Compaoré avait commandité de nombreux assassinats politiques. » : Tiens, il me vient une anecdote amusante : les assassinats politiques !
Nous nous permettons d’émettre une hypothèse quelque peu farfelue et audacieuse qui a traversé l’esprit torturé de certains d’entre nous à la lecture de ces lignes : Se pourrait-il qu’un autre facteur que la satisfaction soit à l’origine du refus de la population de se « plaindre », à des étrangers qui-plus-est ?
« MN : Le Burkina Faso étant une ancienne colonie française, estimez vous que la France ait une dette envers eux? DL: Non, non, ce n’est pas une question de dette, c’est un projet qui aurait pu être destiné à n’importe quel pays en développement. » : le projet co ESCPO se prendrait-il pour la France ? Ou peut-être est-ce DL lui-même ? Ah mais depuis le temps qu’on le dit : Vive le général de Gaulle !
« Attention, ces actes ne sont pas monnaie courante en Afrique, mais il est vrai qu’ils se font sentir au Burkina bien plus qu’ailleurs » : Sur quelles données ou quelles observations ces assertions se basent-elle exactement ?
« La liberté d’expression est loin d’être respectée dans ce pays. Je sais simplement que la censure est encore exercée en Afrique, il ne faut pas se leurrer. » : Après l’individu qui se prend pour un pays tout entier, je voudrais l’amalgame entre un pays et le continent sur lequel il se trouve…
« On désire aussi mettre en place des autocuiseurs qui limiteraient aussi les dépenses énergétiques tout en dégageant la même quantité d’énergie » : Gnurpf ?
« Oui, 32% des profits de l’économie du Burkina Faso sont fomentés par les activités au noir. Je m’attendais cependant à un chiffre supérieur » : Ben oui, les Noirs sont quand même génétiquement prédisposés à l’organisation sociétale autour du marché noir… C’est surprenant la faiblesse de ces données ! Voilà qui soulève une énième fois la polémique sur la part de l’inné et de l’acquis dans les comportements humains…
« L’Afrique n’est toutefois pas homogène au niveau du secteur informel! » : Oui, ça n’a rien de surprenant dans la mesure où l’Afrique est un CONTINENT, pas un pays…
« Pas tout à fait. Je ne conçois pas le Burkina comme un lieu touristique, plutôt un pays pour faire de l’humanitaire ou investir économiquement. » : Alors, juste pour info : de la même manière que DL n’est pas la France et que le Burkina Faso n’est pas l’Afrique, Ouagadougou n’est pas le Burkina Faso…
« Nous voyions les enfants maigres, malades, sans même nous rendre dans les dispensaires. Les personnes les plus insistantes n’étaient d’ailleurs pas les enfants mendiants mais des adultes qui voulaient vendre leur production manufacturière. » : Rha les enfoirés de parasites ! D’autant plus qu’on sait très bien qu’ils cachent tous une tripotée de chaînes en or sous leurs oreillers, faut qu’ils arrêtent d’essayer de nous apitoyer avec leur côtes saillantes et leurs haillons…
« Vraiment enrichissante, j’ai changé ma manière de voir les choses depuis, c’est sur. […] J’estime qu’on doit aller vers l’Afrique » : Les Noirs ne sont pas des choses, et c’est vers les Africains, qui sont des êtres humains donc, que nous devons aller, pas vers l’Afrique comme de gros touristes qui viennent juste pour étaler leur fric et leur ignorance au nez des populations locales et faire la moue devant des desserts dépourvus de junk food…
« Je reste par ailleurs persuadé que l’Afrique demeure un continent formidable pour l’investissement économique » : Oh génial, apportons-leurs les bienfaits de notre modèle de développement fondé sur la spéculation, la précarité du travail, la destruction du lien social et de l’environnement !
Il nous a semblé urgent de signaler trois nouvelles pathologies à ajouter à la liste officielle des PPNI (pandémies psychiatriques non identifiées ) établie par la Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Tachypsychiques :
- « En fait, j’ai vraiment remarquer que je vois les noirs différemment, bien que ne me sois pas demandé comment et pourquoi je les vois d’une manière différente dorénavant. » : Exemple caractéristique d’une personnalité bipolaire encline à la tachypsychie compulsive aiguë.
- « Les regards vous ont-ils gênés parfois, vous êtes vous sentis menacés à un moment donné? » : Si toi aussi tu es atteint d’ achluophobie paranoïaque, ne désespère pas : un certain nombre d’hommes admirables tels que Charles Maurras et Jean-Marie Le Pen n’ont jamais pu se séparer de leur veilleuse ( et de leur fusil) pour dormir.
- L’ holonymie-méronymie psychopathologique : tendance à confondre systématiquement le tout et l’un des éléments qui le composent ( ex : un citoyen et un Etat, un Etat et un continent…).
Irrévérencieusement,
La Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Agnosiques
PS : Si vous pouviez avoir l’obligeance de corriger vos fautes d’orthographe et de donner à votre article une structure un tant soit peu cohérente, nous vous en serions très reconnaissants. Quand on a pas de fond c’est mieux d’avoir soigné un minimum la forme, ça permet de noyer un peu le poisson…
Je ne m’étais pas permis de critiquer l’interview puisque je considère que toute critique doit être constructive, et que vu le chef d’oeuvre, je me lançais dans une entreprise trop périlleuse et/ou fastidieuse en ces temps (plus ou moins) ensoleillés de vacances.
Je tenais donc à remercier mille fois La Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Agnosiques pour s’être attelée à la tâche, et salut la brillance de ses propos. Il n’est certes « pas difficile de réaliser un bon plat avec de bons ingrédients », mais votre commentaire de texte est particulièrement savoureux.
Longue vie à vous,
Morgui (qui croyait revenir du Burkina-Faso (où il était chargé de mission pour un comité de jumelage) mais qui, après avoir lu cet article, s’est sérieusement demandé s’il ne s’était pas trompé de pays…)
« Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi étroites, aussi insaisissables, que celles que l’imagination avait formées et la réalité détruites. »
buche.
Bravo à la « La Haute Commission Teletubbienne aux Affaires Agnosiques »!
J’aimerais avoir votre humour quand je lis des conneries pareilles.
Hahahahaha, j’aime beaucoup le style de la Haute Commission.
Quant à l’article, je voudrais commencer par souligner les fautes. En général, quand on aspire à divulguer un article d’un contenu aussi insensé on investit au moins dans la forme.
Quant au contenu, je me suis dit que j’allais me jeter dans une critique approfondie et constructive.. mais très franchement, je n’en ai même plus l’envie.
Sans offense, j’aimerais simplement comprendre ce qui vous passait par la tête, une explication.
L’explication tu l’aura quand je te verrai, si tu la veux vraiment. Mais elle est très simple et ne s’apparente pas du tout à du racisme, que, me semble-t-il tu voit un peu rapidement. L’Afrique est un continent où les horreurs tels les coups d’etats, les génocides insensés ou les mutilations d’albinos au Burkina justement se multiplient. Alors ce n’est pas parce que des français ne sont pas agressés tout les jours que c’est un continent calme où la menace semble loin. NON, l’Afrique n’est pas un continent sur. La plupart des français qui y vont se dirigent vers des clubs meds ou lieux touristiques protégés, il ne risquent presque rien là. Mais les humanitaires ne sont pas du tout protégés. Pour les doudounes oui, meaculpa, petite imprécision. Sinon j’assume pleinement tout le reste.
Moi je comprends pas comment on a pu laisser des bananias organiser la coupe du monde!C’est quand même chelou l’Afrique du sud depuis Mandela, alors avec Obwana président de la première puissance mondiale.
Et dans Afrique du sud, y’a Afrique et ya Sud, moi ça me fait flipper.
http://www.youtube.com/watch?v=wXW0CjbLzmU
Au début, malgré la belle verve de tous ces commentaires peu sympathiques, je ne voulais pas répondre. J’estimais que j’avais d’autres priorités. Toutefois plus ça va et plus l’ampleur du sujet me surprends, je ne pensais pas que l’interview deviendrait un véritable sujet de discussion à sciences-po. D’après les échos qui me sont parvenus, ce qui se dit ne m’est pas tellement favorable. Apparemment pour beaucoup je ne suis qu’un pauvre ingénu perturbé par la tenue vestimentaire des Burkinabés étrangement légère, un naïf et qui plus est raciste! Même si la volonté de ne pas être considéré comme un naïf est une bonne motivation pour moi d’écrire, le souhait de ne pas voir l’association ESCPO’IR crédit sombrer dans un injuste discrédit en est une encore plus grande. Pour atteindre cet objectif je vais expliquer et justifier mes réponses, et signaler ce qui me semble injuste dans les critiques qui me sont adressées.
Il y a tout d’abord la fameuse question sur la vision différente que j’avais des noirs en rentrant. Quand Maurice m’a posé la question, je ne savais pas trop quoi répondre, j’ai blablaté pendant 2 min sans rien dire avant d’en arriver à la conclusion que je ne savais pas comment expliquer. Alors Maurice m’a demandé : « en clair il ne portait pas des doudounes et des chaînes en or ? », et c’est à cette question que j’ai acquiescé. J’étais alors loin d’imaginer qu’on allait prendre tant au sérieux cette trivialité. Maintenant que j’ai le temps je vais essayer d’expliquer : J’ai passé une semaine à Ouagadougou, plongé dans une autre culture, où les relations humaines sont totalement différentes de ce qu’on vit au quotidien. Je me suis rendu compte que mon cerveau a inconsciemment associé cette autre culture, cette autre façon de vivre aux hommes de couleurs noirs. Ainsi quand je suis rentré en France et que j’ai vu des individus de peau noir qui vivent comme moi qui suis de peau blanche cela m’a causé une drôle d’impression car mon cerveau faisait encore l’association avec ce que j’avais observé en Afrique, comme s’il ne comprenait plus la réalité française avec des individus de couleur noir vivant comme des individus de couleur blanche. En gros je voulais rendre compte d’un simple phénomène psychologique, totalement débile et inutile, et qui plus est dur à expliquer, c’est pour ça que je me suis emmêlé les pinceaux. Encore une fois ce n’est pas leur tenue vestimentaire qui m’a causé cette drôle d’impression.
Je passe toutes les bonnes blagues des télétobies , qui ont avant tout pour fonction d’amuser et le lecteur et l’auteur(s) et non de critiquer l’article.
J’ai soutenu que les personnes avec qui j’ai discuté du président ne s’en plaignaient pas. Je crois sincèrement qu’ils disaient la vérité, cet été en Guinée certaines personnes avec qui j’ai eu l’occasion d’aborder ce même sujet m’ont parfaitement fait comprendre qu’ils n’appréciaient pas le pouvoir en place, je ne vois pas pourquoi au Burkina la franchise des habitants serait moindre. C’est pourquoi je ne pense pas qu’ils cachaient un quelconque jugement défavorable sur leur régime politique. Cette critique est donc injuste selon moi.
Pour la question sur les assassinats politiques, où j’affirme qu’ils se produisent au Burkina bien plus qu’ailleurs. J’avoue que je ne sais pas pourquoi j’ai répondu ça parce que je n’en ai aucune idée. En fait je ne me souviens plus de ma réponse, peut-être y a-t-il eu un problème de retranscription ou alors j’ai tout simplement dit une connerie, mais sachez qu’au moins que si c’est le cas je le reconnais et qu’à froid, en règle général j’essais de ne pas insinuer ce que je ne sais pas.
En ce qui concerne les 32% d’économie informel, je maintiens que ce nombre me semble petit au vu des types d’activités que j’ai pu observer sur place. C’était un avis tout à fait objectif, en aucun cas je ne portais un jugement sur une éventuelle prédisposition génétique des Burkinabés pour le marché noir. Ce qui est très étonnant, c’est que le comité ait pu le croire, ou alors c’était du troisième degré un peu vaseux. En tout cas on a là une deuxième critique injuste, qu’on pourrait même qualifier de connerie ! D’autant qu’il y a de grande chance pour que ce soit cette diatribe qui me fasse passer pour un raciste.
Dans un même ordre d’idée, quand je déclare que les burkinabé sont très sollicitant et veulent nous vendre leur production. C’est encore un jugement objectif, j’atteste qu’en pleine journée en ville, en moyenne on se fait abordé 3 fois quand on parcoure 500 mètres. Et quand on est à l’abord d’un marché alors là le chiffre est incalculable. Jamais je n’ai signifié que je les considérais comme des parasites, je comprends tout à fait leur démarche ils sont dans le besoin tandis que nous nous possédons les billets. C’est encore une extrapolation arbitraire de la part du comité.
Je tiens à rectifier que les enfants malades et mal nourris n’étaient pas aussi nombreux que ma réponse semble le signifier. Je ne sais pas lequel de nous deux a exagéré, moi dans ma réponse oral ou Maurice dans sa retranscription ?
Selon moi « il faut aller vers l’Afrique », je ne vois pas en quoi cette déclaration induit que je considère les Africains comme des choses ? La frontière entre ce qui est politiquement correcte et ce qui ne l’est pas est souvent difficile à définir et varie en fonction des sensibilités. Enfin, de là à dire que je ne suis qu’un gros touriste qui voyage pour étaler son fric et son ignorance (quelle remontrance je me vois infliger ! à partir d’un texte en plus ! car je ne crois pas avoir fait connaissance avec ce comité télétobies). Juste pour info je ne faisais pas la moue devant les fruits au contraire, j’en suis très friand et je ne vais quasiment jamais au fast-food pour déguster de la junk-food, sur ce point il y a donc méprise sur la personne.
Je reste persuadé que l’Afrique demeure un continent formidable pour l’investissement économique. J’en suis encore persuadé à l’heure où j’écris. Quand le comité télétobies parle de développement fondé sur la spéculation, la précarité d’emploi et la destruction de l’environnement il oubli de préciser que c’est son opinion. Il m’a quand même assez répété que je ne suis pas la France, que Ouagadougou n’est pas le Burkina et que le Burkina n’est lui-même pas l’Afrique. Ainsi de la même manière son opinion n’est pas une vérité absolu, moi par exemple je ne pense pas que notre système économique soit complètement pourris. Mais de toute façon là n’est pas le problème quand je dis que l’Afrique a un formidable potentiel économique je ne précise pas qui doit investir ni comment il faut investir. C’est le comité qui s’est emporté tout seul.
Voilà c’est à peu près tout pour ce fameux comité télétobies, qui comme les acteurs de l’émission pour enfant s’amusent autant qu’ils amusent le public, de ce fait le nom est vraiment très bien trouvé.
Morgui estime que toute critique doit être constructive, c’est un beau principe que je n’avais pas encore entendu et que je garderai en mémoire. Toutefois on n’a pas la même notion de construction, la critique des télétobies serait plutôt destructrice selon moi. C’est pourquoi je ne comprends pas les milles mercis adressé au comité narquois pour avoir rempli la mission de critique constructive.
J’avoue qu’il peut avoir des mauvaises lectures de l’interview comme c’est le cas de nombreux discours par ailleurs, j’ajouterais également que le commentaire du comité n’a rien arrangé. En fait je dirai que l’interprétation est un peu le propre de l’homme et qu’il s’y adonne facilement et sans forcément avoir de mauvaises intentions. Ainsi l’interprétation de stef qui n’est apparemment pas à notre avantage est surement tout à fait légitime. Toutefois je trouve qu’il est un peu exagéré de nous demander ce qui nous est passé par la tête, on dirait que tu es outré, alors que je ne pense rien avoir allégué de outrant. En tout cas j’espère que cette explication te conviendra et te rassurera sur nos intentions.
Bref dans tout ce que j’ai lu et entendu ce qui m’a le plus saisis reste le manque d’indulgence. Il n’est pas évident de répondre à des questions en exprimant clairement et justement toute sa pensée. Moi, personnellement, je sais que je présente des difficultés, en outre je ne suis pas certain que tout le monde puisse se vanter d’avoir un discours parfaitement limpide et immédiat en réponse à des questions assez complexes. De même Maurice a quand même produit un énorme travail, même si tout n’est pas parfait. Je ne connais pas beaucoup de personne qui soit autant passionné et zélé dans la tâche à accomplir. Comme on dit la critique est facile mais l’art difficile ! Il ne faut tout de même pas oublier qu’on est là pour apprendre ce qui passe d’abord par une phase d’essais.
merci. maintenant oui je considère que l’interview est complète.
Ma question n’était pas aussi provocante qu’elle n’en avait l’air. C’était vraiment une curiosité. Certes, l’expression a été choisie sur un coup de tête; c’est assez troublant une interview qui fait allusion à tant de thèmes, tant de dimensions d’un pays, et par moment même de tout le continent. Il ne faut pas se méprendre, il y a certes une bonne dose de provocation dans la plupart des commentaires, mais je suis persuadé que la provocation n’est qu’une façon de donner suite au dialogue, une façon de chercher à communiquer plus.
Il est triste de le dire, mais s’il n’y avait pas eu tant de provocation, vous n’auriez certainement pas expliqué les propos et tout aurait été pire, tous se seraient arrêtés à cette impression désagréable.
Je suis content d’avoir lu ta réponse détaillée. Je ne suis toujours pas d’accord avec tout mais au moins ça explique le raisonnement derrière les réponses.
Maurice, je n’y ai pas vu du racisme mais du sensationnalisme. Après l’article sur les émeutes poitevines je l’ai peut être vu rapidement, comme tu dis, mais je ne pense pas avoir eu tellement tort en lisant les « doudounes » et « chaines en or ».
Oui j’ai dit que j’estimais que toute critique doit être constructive et que celles des télétubbies l’étaient. Et je le maintiens !
Tout d’abord, ma remarque faisait notamment référence au premier commentaire : « Un peu bas de gamme cet interview ». Certes, mais qu’est-ce que ça apporte de dire (seulement) ça ?
Celle des télétubbies au contraire me semble constructive (plus que destructive) pour qui veut bien la lire en ce sens. Car si leur humour (la forme) est parfois destructeur, leurs remarques (de fond) sont souvent pertinentes.
Entre autres:
- lorsque les téletubbies affirment : « « Attention, ces actes ne sont pas monnaie courante en Afrique, mais il est vrai qu’ils se font sentir au Burkina bien plus qu’ailleurs » : Sur quelles données ou quelles observations ces assertions se basent-elle exactement ? », je pense qu’on ne peut ni être plus clair, ni être plus constructif
- quand ils s’interrogent en disant « Une âme charitable aurait-elle la bonté de nous expliquer la transition entre la pauvreté des bénéficiaires du microcrédit ( merci pour la tautologie au passage) et le dépaysement à l’aéroport de Ouagadougou ? Ainsi que le rapport entre le dépaysement et le fait que cet aéroport soit le seul international du pays ? », il fallait comprendre que l’interview manque de structure.
Il n’y a aucun fil conducteur, on passe du coq à l’âne sans transitions. Il aurait été à mon/leur avis plus judicieux de choisir un axe de lecture: soit les conditions de voyage (question sur le quotidien, l’hôtel, l’aéroport), soit le projet (le micro-crédit, les actions menées…), etc…
Aussi, « Si l’humour doit séduire par sa forme, il doit aussi informer par son fond » (Georges Elgozy).
A bon entendeur… salut !