Mural

Premier jour de notre périple!

Pas encore montés sur le canoë, mais en territoire espagnol: nous avons déjà rencontré des “autochtones” comme certaines personnes diraient. Cette terre n’est pas nouvelle, bien sûr que non, mais n’empêche, c’est la première fois pour nous tous (pour certains plus que pour d’autres) qu’on vient en Espagne faire un reportage: la première fois que notre but est d’analyser la population à la quête d’un comportement quelconque qui nous donne un indice de ressemblance, ou de différence, avec ses voisins.

Le chemin jusqu’à Madrid a été long et fatiguant: mais nous ne pourrions avoir eu une meilleure mise en bouche de ce que ce voyage va (espérons-le bien) être.

Nous sommes partis de Poitiers à 00h56, en train jusqu’à Pau. Aviez- vous déjà entendu la rumeur selon laquelle dormir dans un train est presque impossible? Ce n’est pas une rumeur. N’essayez de trouver aucun deuxième sens à ses paroles: malgré toutes les positions essayées, impossible de dormir plus de dix minutes sans sentir un torticolis galopant. Or, cela n’a pas empêché des rires à 3h du matin.

Arrivée à Pau. Aviez-vous déjà entendu la rumeur selon laquelle dormir dans les gares est presque impossible? Eh bien elle est fausse. Un bon tapis de sol et le tour est joué. C’est dans ces circonstances que nous avons attendu quelques heures jusqu’à ce qu’on retrouve Thomas, notre BE. Après un bref debriefing, nous voilà dans le camion: même si dans l’imagination de certains, celui-ci allait être une Westphalia, style hippie ou, même, comme dans “Little Miss Sunshine”, ça s’est avéré être une vrai camionnette, dont les portes ne tombent pas, ce qui est une bonne chose, d’ailleurs.

Après plusieurs heures de “dormitage”, de comprendre ce qui était écrit en basque, d’essayer de trouver un conducteur de camions portugais beau et de compter le nombre de voitures jaunes que nous voyions dans la route, nous sommes arrivés à Miranda del Ebro. Premières conversations avec des vieilles connaissances: le projet surprend, provoque des sourires, mais somme toute, impressionne. Un homme, même, avec un français presque parfait, nous a recommandé certains endroits
dans le Tage où nous pourrions aller dans les rapides. Pas dans notre chemin, dommage.

C’est en sortant de Miranda del Ebro après notre premier (et dernier) vrai déjeuner, que nous nous sommes rendus compte que Sciences Po était partout. Ou plutôt, les Sciences Potes. Entre Burgos et Madrid, plus exactement dans les Encineras, dans une station service à côté d’un de ces Toros de Osborne, nous avons retrouvé 4 pictaviens
d’adoption qui se dirigeaient à la capitale. Et c’est là que nous nous sommes finalement rendus, même si notre sens de l’orientation exceptionnel a failli nous envoyer à la Corogne. Chez Othman, nous n’aurions pas pu être mieux reçus. Trois heures à
Carrefour et quelques disputes après, nous voilà avec quoi nous nourrir pour 4 jours. Mais avant, le couscous nous attend. Ce même couscous qui nous avait fait rêver pendant beaucoup d’heures, ce couscous pour lequel nous n’avons pas dormi, nous nous sommes couchés par terre, nous nous sommes perdus.

Eh bien on l’a eu… et qu’est-ce qu’il est bien passé!

C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine chronique viendra dès qu’on sera prés d’une wifi… À Tolède sûrement.

P.S: Pour plus de photos, regardez notre page facebook Projet Partage.

6 commentaires

    Delia ! …j’ai presque regretté Charles de Gaulle ….
    Quelques clin d’oeil appréciés, à bonne lecteur salut !!!

    Bien à vous !
    Sportivement jaloux et admirateur

  • Bravo pour l’humour . on s’y croirait.

  • Heureusement vous avez cree cette page et facebook pour faire partager vos aventures….les commentaries hyper descriptifs et plein d humour….on s ecroule de rire, on s inquiete un peu…mais vous avancez donc, tout va bien! Abrazotes y que tengan un buen recorrido en los dias proximos!

  • Pas de nouvelles?

  • eh alors delia, à quand la suite des tribulations ?

  • pour bien mesurer la place des portuguais dans le monde et leur concurrence avec les espagnols, il faut absolument voir le musée de la marine dans le monde.
    dès lors plein de questions se posent. comment un si petit pays a-t-il pu avoir une telle influence ? pourquoi aujourdhui cette influence a -t-elle disparue ? et quelles traces ont laissé ces conquérents portuguais 500 ans après ? sont-ils de meilleurs envahisseurs que les espagnols ou pas ?
    mais peut être suis-je hosrs sujet.
    Courage
    Thierry

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