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Revues de presse

« Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou encore : D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou encore : Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir. Ou encore : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font. Ou encore : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour… »

Tous, nous connaissons ces mots que Molière faisait dire à Monsieur Jourdain. Tous, nous avons ri au collège en lisant la prose pataude du Bourgeois gentilhomme. Mais qui d’entre nous aurait imaginé se plier un jour au même exercice ? Personne ! Et pourtant, nous, membres du projet collectif ParTage, nous sommes retrouvés, ridicules mais pourtant admirables d’application, dans la position de Monsieur Jourdain composant sont impromptu.

Je m’explique. Au début du mois de novembre, notre projet collectif, déjà bien entamé, commençait à prendre une tournure plus affirmée. Il nous a donc fallu entamer deux tâches, apparemment anodines et pourtant tellement complexes : la rédaction de lettres de motivation pour les médias et pour les sponsors. En effet, notre projet s’inscrit dans une démarche de promotion de la péninsule ibérique à travers, entre autres, un écho médiatique. Pour cela, il nous fallait donc contacter les médias. D’autre part, l’aboutissement de notre promotion repose sur l’épopée en canoë, reliant Madrid à Lisbonne sur le Tage. Il nous fallait donc un appui financier.

Nous voilà ainsi réunis en petits « comités de rédaction », essayant de se livrer au difficile exercice de la rédaction de lettres de motivation. Seul quelqu’un ayant assisté à ces comités pourrait rendre compte avec justesse de l’ambiance qui y régnait. Combien de débats pour une virgule ! Pour un mot ! Combien de temps passé à discuter sur une tournure tantôt défendue, tantôt décriée ! Et, lorsque, ayant enfin achevé ce périlleux travail, le comité de rédaction soumettait le précieux document à l’approbation générale : que de rectifications, de critiques. Il nous fallait à nouveau biffer certaines phrases, en récupérer d’autres que nous avions définitivement mis à l’écart, rectifier, raturer, déplacer, remplacer… Ouf ! Et après mille relectures, quelle émotion lorsque le document était définitivement approuvé ! Imaginez ce travail répliqué deux fois pour la traduction desdites lettres en portugais et en espagnol !

Heureusement pour vous, chers lecteurs, cette saynète se termine bien. Quelle n’est pas notre surprise lorsque, quelques jours après l’envoi de nos lettres, nous recevons plusieurs réponses encourageantes, voire positives ! Quelle n’est pas notre surprise d’obtenir un rendez-vous avec un journaliste et de voir un article sur notre projet publié dans la presse régionale. Sachez-le : tout travail porte ses fruits.

Pour jeter un coup d’œil sur l’article dans le journal Nouvelle République

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