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The age of stupid

The Age of Stupid : Pourquoi n’avons-nous pas empêché le changement climatique tant que nous le pouvions ?
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En 2055, un seul homme est encore vivant sur la Terre. Il habite dans une construction moderne où sont archivées toutes les œuvres littéraires et artistiques de l’humanité. La surface de la planète est complètement transformée. Il n’y a plus de vie.

Que s’est-il passé ? C’est ce que cet « homme de l’archive » essaie de comprendre en allant sur des vieilles images de télé. La réponse est alors claire. Ce sont les hommes eux-mêmes qui ont causé leur destruction. Tout en sachant ce que pouvaient entraîner leurs actions, ils ont continué à abuser de la planète alors que celle-ci commençait à craquer. Les années 2000 ont donc bien été« l’Age de la stupidité », l’âge des hommes qui ont décidé de ne rien faire pour leur avenir, pour assurer leur survie.

Le documentaire de Franny Armstrong nous expose donc quelques aspects de notre société qui peuvent nous conduire vers la destruction de la planète telle que nous la connaissons. L’exploitation sans scrupules du pétrole faite par des entreprises multinationales nuit à l’environnement mais aussi retarde le développement social et économique des pays qui subissent la « malédiction des ressources ». C’est en fait l’avarice, alimentée par les énormes sommes d’argent mobilisées par l’or noir, qui dirige les sociétés et les gouvernements.

Mais la responsabilité ne retombe pas entièrement sur les épaules des chefs d’entreprise. Il est temps de repenser un peu les effets qu’a notre société de consommation. Chaque individu peut contribuer à sauver la planète en modifiant quelques-uns de ses comportements. C’est ce qu’essaie de montrer le film à travers une famille d’écolos qui essaient de réduire leur empreinte de carbone par personne : moins de voiture, plus de transports en commun, plus d’agriculture locale et biologique, moins de consommation inutile. S’il s’agit d’un exemple à suivre, il y a une mauvaise nouvelle pour la plupart d’entre nous : prendre l’avion revient à augmenter de manière spectaculaire l’empreinte de carbone individuelle.

Mais le message le plus clair du film est peut être celui que l’on n’a pas encore compris. Il est temps d’accepter la responsabilité de chacun et de commencer à agir avant qu’il ne soit trop tard. Dans un village en Angleterre, les habitants empêchent la mise en place d’une plante d’énergie éolienne qui pourrait alimenter plus de 11000 foyers sous prétexte que le paysage et la vue seraient endommagés. En même temps qu’ils célèbrent leur « triomphe », ils soulignent leur préoccupation pour le réchauffement climatique qu’ils souhaitent tous voir résolu, mais pas en sacrifiant leur jardin bien évidemment.

Il est temps de renoncer à l’hypocrisie et d’arrêter d’attendre que les autres règlent notre problème. La Terre nous appartient à tous et nous avons tous le devoir d’empêcher une catastrophe qui fait maintenant consensus auprès du monde scientifique, mais que l’opinion publique, influencée par les grands lobbys capitalistes, n’est pas encore prête à reconnaître. L’échec du sommet de Copenhague, évènement qui suscite plein d’espoir à la fin du documentaire, reflète les grands débats politiques et économiques relatifs à l’adoption du développement durable. Ces enjeux, quoique pertinents, ne devraient pas nous distraire du fait que ce qui est en jeu, c’est le futur de notre planète.

Il est dommage que la projection du film ait été annoncée avec si peu d’anticipation. Peut-être y aurait-il eu plus que la dizaine d’élèves qui ont assisté au documentaire. En effet, c’est dans la décennie qui vient que les émissions de carbone doivent être contrôlées. Après il sera trop tard. C’est alors à nous d’agir. C’est à nous d’en être conscients. Serons-nous une espèce suicidaire ? Nous, qui sommes capables de tant de choses, serons-nous capables d’éviter notre autodestruction ?

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