Mural

Retour sur un premier mois estudiantin

 

 

Photo par Ana Cuartero

 

Septembre 2010. La vie étudiante fut (heureusement me diriez-vous) plus active que la rubrique du même nom.  Afin que les débuts difficiles du Mural ne laisse sombrer dans l’oubli ce premier mois universitaire, le Mural se propose de retracer dans cet article les grands événements estudiantins de Septembre.

Septembre, ce fut d’abord l’Intégration. Intégration des premières années débarqués en masse (110 étudiants !) pour expérimenter la vie Poitevine. Le stage d’intégration, qui se déroula du 27 aout au 5 septembre, fut partagé entre cours introductifs et soirées « introductives » (chacun pouvant donner le sens qu’il souhaite à cet adjectif). Le staff d’intégration, composé d’une dizaine d’étudiants de seconde année, fit son possible, malgré un porte monnaie vide, pour agrémenter la première semaine poitevine de leurs nouveaux collègues.  Activités plus ou moins originales et nombreuses soirées furent donc organisées tout au long de la semaine. Objectifs : 1) Faire découvrir aux premières années les lieux sacrés et incontournables de leur nouvelle ville d’étude. 2) Permettre aux étudiants de se connaître, sous différents aspects tant culturels, sportifs que festifs. 3) Faire croire aux première année que la vie étudiante des sciences-potes poitevins est parmi les plus génialissimes qui soit. Objectif 1 et 2 atteints semble-t-il. Le 3, disons que nous disposons d’encore un peu de temps pour le prouver.

Septembre, ce fut ensuite la rentrée. Les secondes années retrouvèrent avec joie leur « Poitpoit », leurs amis, leur cookies de la Mie Câline et Mojito du Minima. Un peu moins joyeux peut être, ils rebranchèrent réveil, cafetière et prirent la direction de l’hôtel Chaboureau en découverte de leurs nouveaux enseignements.  Au programme de leurs semestres, trois cours magistraux  (et conférences de méthode associées) : America Latina en el siglo XX, Economie Sociale et Solidaire, et Les Grandes Questions du Droit ; un séminaire traitant au choix du multiculturalisme, de l’identité nationale, du féminisme, des avants garde ou l’esprit de notre temps ; cours de langues et enseignement d’ouverture. Les ateliers apparaissent comme la grande nouveauté de cette année permettant à chaque étudiant de réaliser une activité artistique créditée (photographie, danse, sculpture, théâtre, chant).  

Pour les premières années ce fut l’arrivée dans la vie étudiante ; la découverte des habitudes, parfois étranges il est vrai, de la maison  Chaboureau. Après avoir effectué stressés leur marché aux cours et aux professeurs (aussi appelé « inscription pédagogique »), ils découvrirent durant les premières semaines ces fameux cours et professeurs sur lesquels ils avaient cliqué. Au programme pour eux, quatre cours magistraux et leurs conférences : L’histoire de l’Europe au XIXème siècle, Humanité biologique, Macroéconomie et Méthodes quantitatives ;  enseignements d’ouverture et cours de langues.  Actuellement, en plein baptême de fiches techniques, exposés, et lecture du Bernstein (sous le regard émotionné des secondes années), les premières années rejoignent –assez aisément semble-t-il-  l’univers sciences po-poitevin.

Septembre, fut aussi témoin du premier mouvement contestataire de l’année par les étudiants de sciences-po. Leur cible ? Une réforme sur la troisième année, qui proposait d’envoyer les étudiants en provenance d’Amérique Latine en Pologne, Ecosse, Finlande, Italie, Angleterre ou n’importe quel pays de notre belle Europe. Il va de soit qu’un séjour étudiant dans un pays Européen est une grande opportunité et que cela intéresse certainement quelques étudiants du campus… Mais quelle  ne fut pas la désillusion de la majorité des étudiants : ils s’imaginaient partir étudier en Amérique Latine, une région à laquelle ils dédient deux ans de leurs études …  et voila qu’ils apprennent qu’ils ne pourront réaliser leur projet, sans demander une dérogation, car ils ont intégré Sciences-Po par une procédure qui s’est déroulée en Amérique Latine. Mais que connait vraiment de l’Amérique Latine, un français, un espagnol, un portugais ayant vécu deux ans en Argentine ? Un Chilien, un Argentin, un Colombien ne peuvent-il pas avoir envie d’aller étudier au Brésil ? La réforme, tombée de nulle part (puisque votée deux jours avant sans aucun consentement étudiant), est venue chamboulée les plans de nombreux étudiants. Tous,  souhaits de troisième années affectés ou non, s’unirent donc pour protester contre une réforme qui leur semble non appropriée au projet d’étude proposé par l’école. La contestation s’organisa aussi dans les autres campus, tous les étudiants de Sciences Po Paris étant affectés par cette réforme qui limite les voyages dans la zone géographique d’étude à nombre d’entre eux. En vue d’accroitre leur pouvoir de contestation, les syndicats étudiants s’unirent. Une pétition en ligne fut proposée et des affiches contestataires fleurirent sur le net et vinrent habiller les murs du campus. Résultat d’une telle mobilisation étudiante ? La réforme fut abrogée pour cette année. Qu’en est-il cependant pour les promos des années à venir ? Une chose est sûre, la contestation risque de ne pas s’arrêter à Septembre.

Septembre, ce fut aussi l’organisation de la vie du Campus. Le Mural apparait en ce sens comme le véritable reflet de notre campus au début légèrement désordonné (ou pour traduire : à Poitiers, nous mettons du temps à mettre les choses en place…).  Il fallut trouver le moyen d’assister en même temps à un cours d’espagnol et à un enseignement d’ouverture. Il  fallu attendre que la machine à café soit réparée pour nous offrir notre énergisant quotidien. Il fallut trouver des sièges pour asseoir les premières années qui se présentaient dans leur intégralité au cours d’amphithéâtre… trop petit (l’amphi, pas le cours).  Il fallut choisir un « projet collectif » parmi une liste exhaustive de projets intéressants et ambitieux. Il fallut désengorger une boite mail trop chargée pour pouvoir continuer à recevoir les mails de facebook (humour). Il fallut voter pour  la liste unique du BDE et du BDA. Il fallut refaire les élections truquées du délégué de seconde année.

Ce n’était pas gagné. Mais il fallut le faire… et ce fut fait. Paulatinamente. Nous sommes désormais en Octobre, nous avons des délégués d’années,  un BDA, un BDE et une ASI motivés et pleins d’ambition, du café à la vanille, un agenda désormais sans clash horaire, des réunions de projet-co, nous ne nous asseyons plus par terre (… bon même si ce n’est pas du à un ajout de siège !) et la Une du Mural est enfin décongelée.

            Nous sommes en Octobre et le bilan de Septembre est déjà bien rempli. L’année, cependant, ne fait que commencer…

4 commentaires

    la plume 2.0 reprend ses droits! .;droit..droit

  • Qui est le-la délégué-e des deuxièmes années ?

  • Maria

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