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« Le génie africain existe. Mais certains ne veulent pas le voir »

- 1 Titre extrait de : Samuel Eto’o, Blessures et ambitions, Afrique Magazine n°303-304 décembre 2010-Janvier 2011.

« La vie est dure en Afrique. Faut le dire et le redire. La plupart des gens courent après l’argent, pour manger, se loger, se soigner.»  C’est dit et à présent, si vous ne voulez pas lire que l’Afrique va de l’avant, fermez la page.

  J’ai envie d’écrire un article sur l’Afrique qui marche, celle qui entretient l’espoir. Vous parler de l’Afrique qui a la tête hors de l’eau ; de la partie émergée de l’iceberg.

Regardez-la bien, cette Afrique. Continent de toutes les richesses, où l’on est venu se servir après se l’être partagée en 1884, à Berlin. Car enfin, comme le dit le conteur humoriste Pie Tshibanda, les Africains vaquaient à leurs occupations quotidiennes, bien loin de l’Europe et du monde. Depuis la fin du XIXème siècle et même avant, l’image que nous avons de l’Afrique nous vient de ces pays là, des autres. Non pas que les Africains n’en parlent pas, mais le relais est restreint à des cercles d’africionados.

L’Afrique c’est un paysage, interminable Sahara auquel se juxtapose la savane rouge du roi Lion et enfin, dans une retraite plus paisible, la forêt vierge des Gorilles en Afrique centrale ; Hakuna Matata. L’Afrique ce sont des gens et des personnages. Des femmes tour à tour bien en chair, pulpeuses, des Vénus noires, ou à l’inverse des femmes tribales aux seins faméliques et leurs cache-sexe. Seuls points communs, leurs bijoux, boucles d’oreilles de toutes tailles ; colliers de perles qui embellissent têtes, cous, bras, poignets, hanches, chevilles ; et autres ornements fabuleux. Et des hommes, ces Massai Blacks ; cuz’ once you go black you never come back ; apothéose de masculinité et de virilité, un mythe que les hommes Non-Blacks s’empressent de nier et les femmes rêvent de dévoiler. Le tout raconté au coin d’un feu de bush au son de tambours, koras et sanzas et mélodies en « langues autochtones » -je vous conseille le Wolof ou le Swahili-  envoûtants.

Difficile de ne pas commencer par là et de logiquement continuer en vous disant, « mais l’Afrique ce n’est pas que ça ». L’Afrique c’est l’Afrique du Sud hybride. Afrique du sud banche des afrikaners et anglais, qu’ils aient lutté pour ou contre la domination des blancs, soient-ils  E. Terre Blanche ou J. Zulu Blanc Clegg. L’Afrique du Sud des Européens et leurs descendants restés par amour pour cette terre qui est devenue aussi la leur. Afrique du Sud du pays du soleil levant, Chinois, Malais, Indiens. Afrique du Sud, croissant de lune fertile de syriens et libanais. L’Afrique qui se tourne également où le soleil se couche. Le Maghreb, visage dénigré d’une Afrique passerelle de toute la misère du monde – rien que cela -. Et, l’Afrique c’est le fleuve. Source de plusieurs proverbes, paraboles berçantes et riches d’enseignements. L’Afrique c’est aussi divers, dangereux, démesuré et splendide que le Nil. Nil Blanc qui naît dans la région des Grands Lacs. Nil Bleu éthiopien puis soudanais, une double nationalité qui ne tarit pas sa soif de sang ni la soif des autres. Nil, fleuve d’une civilisation que l’on étudie au CE2, juste à temps de rappeler à nos parents qu’ils ont oublié de nous acheter un livre sur les pyramides des pharaons et de les refaire naviguer sur le Nil d’Agatha Christie.

Parlons dorénavant d’Afriques, l’Afrique plurielles des érudits. L’Afrique de la Négritude, qui se retrouve dans tous les pays où les noirs sont sous-représentés, à l’image d’anonymes politiciens brésiliens. Afrique des sages sénégalais Senghor, Diop et maintenant Diouf. Africanité d’outre-mer de Césaire, Tirolien, Gotran Damas. C’est eux aussi, l’Afrique. Afrique, Gold Coast de l’esclavage et Afrique, soleil des indépendances. Puis l’Afrique des leaders qui nous feront pour toujours rêver pour ne citer que Steve Biko, Patrice Lumumba, Wangari Maathai, Samora Machel et les archanges Desmond Tutu et Nelson Mandela. Et l’Afrique mère des leaders dont le bruit des lames et larmes nous font encore vibrer, mère d’Amin Dada et de Mugabe dont on guette inconsciemment la mort. L’Afrique mère des grands patrons du nationalisme et panafricanisme, égyptien, tunisien, ivoirien, burkinabé ou congolais. Enfin, Afrique berceau de l’Humanité et grand-mère de l’homme à qui l’on a attribué le rôle et il l’a accepté bien volontiers, de l’incarnation du virage vers le futur, Barack Hussein Obama.

Cette petite mise en bouche est un clin d’œil à notre civilisation hégélienne. Lorsque chaque époque a eu sa civilisation parangonne ponctuelle de la Raison, l’Afrique semble toujours être arrivée en retard. Mais Kirikou est vaillant et affronte ses défis, tous à la fois. Pour le Réveillon 2011, je clame que l’avenir sera africain ou ne sera pas.

Afrique championne d’athlétisme où l’écolier court pour aller à l’école. Afrique concurrente du relais démocratique du 30 haie-lections présidentielles. Elles mitraillent le continent depuis janvier 2009 jusqu’en décembre 2011. Je ne compte pas ici les référendums qui chambouleront la carte de l’Afrique tracée à la règle européenne, comme en novembre 2011, le referendum sur l’indépendance du Sud-Soudan. Je ne compte pas non plus l’élection du quatrième président des Somalilandais qui chantent depuis ma naissance, avec un succès mitigé : « La Somalie c’est fini, je ne crois pas que j’y retournerai ». L’Afrique est ainsi bien mystérieuse et pleine de paradoxes, contradictions, non-dits et frustrations. Je recherche juste partager un regard naïf sur Malaïka Afrika.

Je voudrais vous parler de l’Afrique de la Sapologie, l’Afrique des Femmes, l’Afrique de la Mode, l’Afrique de l’Art. Je voudrais vous faire partager mes inquiétudes, sur l’Afrique achetée, sur l’Afrique déchirée, sur l’Afrique pétro-perforée. Mais surtout j’espère faire l’apologie de l’Afrique métissée, des Afriques méconnues. Car j’y ai appris une chose : tout est possible, surtout le moins probable. En écrivant, j’apprends, j’essaye de ne pas avoir d’à priori. J’ai envie de vous inviter à en faire de même car, autant celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles qui l’attendent, autant, l’herbe nouvelle ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe.

2 commentaires

    errata : le référendum est en Janvier 2011 du 9 au 15 ..

    Novembre 2011 : élections présidentielles en RDC si je ne m’abuse (une fois de plus ..)

  • l afrique est l@ base d tout
    -elle est non seulement le berceau de l humanité mais aussi le magasin du pardon de la tolerence de la solidarité de la richesse mais aujourd 8 elle est devenue la plus pauvre des continent du fait de l effet traite negriere
    pendant la periode la traite l afrique a été vidé d une grande partie de sa pop
    et partout en afrique tous les structures etaient desoganisées la societe etaient bouleversée les familles se disloquaient.LA traite avait créait une situation d insecurité…………..
    L afrique est le continent qui a plus souffert de la la traite . elle a vu ses hommes et se femmes les plus valides enlevés… »" »" si aujourd 8 l afrique est pauvre c seulement a cause de la traite negriere «  »" »" »" »" »" »" ON PEUT ALORS DIRE QUE BEAUCOUP DE CONTINENTS SE SONT ENRICHIENT EN AFRIQUE

    EST CE QUE NOUS AFRICAINS VICTIMES DE CETTE ……….. NOUS SERONT EN MESURE DE PARDONNER…………..
    ON PEUT PL8 DECLARER JUSTICE CAR C DEJA FAIT!!!!!!! quant a moi j n s8 po prêt(e) à pardonner!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    merci pour votre comprehension

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