INTRODUCTION A L’ART MODERNE
Beaucoup s’interrogent sur l’art contemporain, son sens, sa valeur esthétique ou encore artistique. Les artistes sont souvent taxés d’imitateurs, l’on entend parfois dans les galeries d’expositions » j’aurais pu le faire moi même » . Mais que penser en réalité des nouvelles productions artistiques? Même si le recul nous manque face à des oeuvres d’une dizaine d’années, certaines tendances se dessinent manifestement.

Cette série d’articles, consacrés à ce renouveau de la peinture, de la sculpture et de toute autre forme d’exaltation de l’artiste, s’essayera à donner des clés de compréhension sur l’art du XXIème siècle. Chaque « chapitre » tentera de détailler une caractéristique propre à notre siècle et permettra de pénétrer un peu plus un terrain encore sensible mais qui s’affirme imperceptiblement.
Chapitre premier : La désacralisation de l’artiste

Dans les années 1960, le mouvement réaliste émerge en France, parallèlement à l’essor du Pop Art aux Etats Unis, et révolutionne totalement la sphère artistique. La figure emblématique de l’artiste, au coeur de la création, est bouleversée car l’artiste moderne est un artiste accessible.
Il n’hésite pas à se mettre en scène lui-même, comme le fait Andy Wahrol avec ses autoportraits ou plus tard, comme Gilbert et Georges, principaux sujets de leurs travaux photographiques. Il sait se tourner en dérision, se rire de lui-même comme en témoigne l’oeuvre de Cindy Sherman. Cette photographe américaine consacre son oeuvre à des mises en scènes d’elle-même répondant aux stéréotypes de la femme, tantôt lors de la Renaissance, tantôt, à l’heure actuelle.
L’artiste quitte son atelier et investit la rue, s’en emparant comme d’un terrain de jeu sans fin. Dans les années 1980, Rotella travaille des affiches déchiquetées trouvées dans la rue. Keith Harring peint sur les tableaux d’affichage du métro. Plus tard, des graffitistes comme Bansky (Faites le mur!) gagnent la reconnaissance des galeries et pénètrent les musées.
Il en est fini du temps de l’artiste tout puissant, loin du peuple, de part la richesse comme de part les préoccupations. C’est probablement la société qui veut cela, exigeant de lui une plus grande proximité. Pierrick Sorin livre des vidéos, petits extraits de son quotidien monotone, et c’est en nous parlant de toutes ces petites choses ordinaires que l’artiste exerce son art et sublime notre vie jusqu’à l’ériger en véritable chef d’oeuvre.

bravo Julia! le theme est courageusement traité et donne envie de découvrir un peu plus cette période. j’attends avec impatience le prochain article de cette serie qui s’annonce totalement inédite … a+
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J’attends également la suite avec impatience !
Tu aurais aussi pu parler de Basquiat par exemple pour les artistes prenant possession de la rue (SAMO (R) IS DEAD).
Le but de ces articles n’est pas de recenser et de cataloguer tous les artistes contemporains mais plutôt d’en présenter quelques uns pour illustrer une idée. Quoiqu’il en soit, Basquiat est une idée!