Simon, l’homme derrière le mythe
Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre et c’est encore plus vrai dans les milieux mafieux. Il ne nous a pas fallu chercher jusqu’aux confins de la supercherie pour arriver à cette trouvaille, puisque décidément, un imposteur en cache toujours un autre. Alice Stewart Koenigsberg, dont la véritable identité a récemment été dévoilée par le Muralito n’était en fait pas au bout de ses surprises! Après avoir poursuivi nos recherches sur la jeune fille illégitime du cinéaste New-yorkais Woody Allen, nous nous sommes intéressés avec méfiance à son entourage louche, qui schlingait le doute de la tête aux pieds. Mais lors du somptueux festival de l’art la semaine dernière, les Dieux de la Vérité nous ont encore une fois éclairé.
Le grand intellectuel tabacomane et ami proche d’Alice, aussi connu sous le pseudonyme de «Simon Playout» s’est laissé trahir par le labyrinthe des passions qui fourmille en lui. Son nom d’usage, qui sous-entend qu’il garde son «jeu en surface», cachant l’intime au plus profond de lui-même, nous a longtemps laissés perplexes. Car Sim ne simule pas, comme pourrait le laisser croire un certain jeu vidéo. Ce qui paraît être un flagrant simulacre est en fait véridique, et quand le sincère flirte avec le faux, notre discernement en ressort aussi enivré que Simon un mercredi à 16h après une soirée.
Non, Simon ne bluffe pas: il a tout simplement acquis une capacité de mimétisme hors-norme en allant de fête en fête, ce qui lui permet de brasser ses entourages sociaux comme ses canettes de bière, de la Bavaria à la Faxe en passant par la Amsterdam Maximator. Ce qui fait que vous pouvez aller au Kebab du coin, dans la soirée de votre voisine ou en boîte, Simon y sera, 7/7, incognito parmi la foule en train de fumer ses mégots qu’il recycle des cendriers à longueur de journée pendant qu’il lit.
Nous nous sommes parfois demandé si Simon était bien conscient de cette faculté car son artifice n’est pas réellement nuisible pour les autres mais sa santé doit en prendre un bon coup. Mais c’est justement ce qu’il aime, en prendre plein des bons coups et c’est ainsi qu’il s’est révélé à nous. Derrière sa voix douce mais coffrée, sous son emblématique couvre-chef aérien, dans son écharpe soyeuse et mythique digne d’un aède moderne, vêtu de son gilet nihiliste, et par sa prose déliquescente et cérébrale, tout notre Poitiers ibéro-américain nous a été conté en quelques paroles à la fois poignantes et desespérées. Bien qu’il ne soit pas l’homme qu’il prétend être, il ne peut exister qu’une âme derrière un tel enchantement verbal: un poète. Un poète maudit!
Un poète maudit par un besoin de festivité maladif mais qui a gagné l’approbation et l’estime de tout le campus en un soir, en se confiant à lui-même et à nous.
Bien que captivés par la prodigieuse prestation de Simon, sa brève immersion dans la mer immaculée de la vérité en l’espace d’un instant ne nous a pas échapés. Nous sommes venus, nous avons bu et nous avons vu. Simon est bel et bien «navegante de boca, y yerbatero de la tinta» comme disait notre Neruda continental. Et pour vous prouver une fois de plus que les chiens ne font pas des chats, nous avons prélevé des empreintes sur un verre de pinte quelconque trouvé au hasard dans Poitiers, et le test a révélé que Simon Biolay est bien le fils de son père!
Nous ne savons pas où est Simon ce soir mais nous voudrions lui souhaiter une franche bienvenue au monde de l’honnêteté; puisse-t-il se sentir à son aise parmi les siens malgré sa condition d’infortune. Pour en finir avec ces révélations, nous souhaitons seulement deux choses: 1) Que plus aucune connection de nature obscure ne persiste derrière l’ identité d’Alice 2) Que tout le campus ait voté pour Simon comme « Mas Fiestas » ces derniers jours. A la prochaine!

Merci, Manu! encore une fois pour ta sensibilité qui dévoile ces imposteurs!
Merde alors, me voila démasqué! Il parait aussi que je suis le fils de Carla B., mais ça, je l’avoue, c’est pas vrai du tout du tout!
«Nous ne savons pas où est Simon ce soir». Ben nous on sait.
Ahahah excellent! “Simon Biolay”, c’est tout à fait ça!
Biolay a du talent
Biolay de Lactel