Ces jeunes cathos qui kiffent à Sciences Po (réponse à Charles Maurice)
Article publié sur Liberté Politique Jeunes
(Veuillez excuser s’il vous plaît le ton de cet article, ce n’est pas de la démagogie, ça sort tout droit du coeur)
Pourquoi écrire, une fois de plus, sur le destin du christianisme, après des siècles de pamphlets et de polémiques? Au terme du processus de béatification de Jean Paul II, en mai dernier, l’heure était à l’approfondissement et aux interrogations pour nous, communauté catho. Il était le pape qui invitait les chrétiens aux actes de repentances et de réconciliation, à regarder les zones d’ombre de notre histoire, le pape qui avait redonné une seconde jeunesse à cette Eglise en perte de vitesse. Ce dimanche premier mai là, je me souviens de plus d’un million de personnes unies par la prière, la fierté de Croire, l’envie d’avancer. En majorité des jeunes.
Et pourtant, Charles Maurice, mon frère, tu parles de disparition de la communauté catholique, tu nous décris comme une société secrète au sein de notre école, et je m’indigne de voir que tu nous dépeins comme un cliché populaire, Vive Dieu Vive le Roi Vive la France (VDVRVF pour les intimes), comme des croyants déconnectés de toute réalité, offusqués à l’idée de s’ouvrir, d’adapter leur Foi à un monde qui change, choqués par des capotes sur une table. Je m’en indigne parce qu’à cause d’articles -comme le tien- qui sombrent toujours dans la stigmatisation, la généralisation, le fantasme, l’amalgame, on en est arrivés à mépriser, au nom de la laïcité, notre tradition qui, je le crois, a peut-être beaucoup encore à apporter. Je comprends en te lisant le discrédit dont le catholicisme fait l’objet, d’un point de vue intellectuel, comprends pourquoi il suscite rejet et hostilité de nos jours. Et j’en suis navrée.
Charlot, s’il est vrai que pendant des siècles l’Eglise a tenu le rôle d’institution de régulation sociale, en exerçant une tutelle des plus contraignantes sur les consciences individuelles et même…sur l’Etat, on ne veut pas voir rétablir cet ordre moral là. Catho ne rime pas avec morale universelle. En 2011, notre mission de jeunes croyants, c’est celle du débat. Finie l’ère des croisades. Finie l’approche culturaliste très XIXème (à ce propos, je te contredis à nouveau, mais l’art africain égale à de nombreux égards l’art occidental, Charlot). Alors oui, les railleries se multiplient à tout va : on ne manque pas une seule occasion de se moquer du pape ou du clergé, abusant des clichés simplistes aujourd’hui dépassés. Du réchauffé !
Notre vraie mission de croyants n’est pas de prier pour nos frères à la sortie de l’amphi qui distribuent préservatifs et autres combinaisons de sûreté. Notre vraie mission de croyants n’est plus de prier pour le retour à la logique médiévale (le couple Dieu/Patrie que tu regrettes). Notre vraie mission, aujourd’hui, c’est de défendre nos institutions et notre Foi, démontant cette image d’acteurs passifs et détachés des enjeux actuels, tentant de comprendre ces objections dont notre Foi fait l’objet (peut-on les rapporter à un regain d’anticléricalisme ou sont-elles dues à tes potes, Charlot, qui nous foutent tous dans le même sac?). Notre religion ne doit pas avoir peur de l’intelligence -concept qui t’est apparemment peu familier puisque tu l’as défini par » une idéologie floue »- ni se murer dans une démarche identitaire, fermée au monde, pour mieux se retrouver entre nous, à la messe tous les dimanche. Tu dis survivre, je dis célébrer. Kiffer.
Aujourd’hui la libération des mœurs constitue le critère principal de la modernité, on fait chaque jour un pas nouveau vers l’émancipation des comportements. On a peur des cathos, parce que si l’Eglise disposait du pouvoir, on soupçonne qu’elle ferait tout pour s’opposer aux évolutions et revenir en arrière, éternelle, irréductible anti-moderne. En lisant ton article, si je n’étais pas fière de ma communauté catholique et sûre de ma Foi, je le croirais certainement, en tous cas. Merci pour les amalgames développés dans ton article. Si c’est cela être catholique, je suis en état de péché mortel. Tu sais, il y a tout un monde hors de la chapelle derrière le chœur de l’église Saint-Sulpice, et il faut l’affronter pour pouvoir le changer (pourquoi pas sous l’impulsion du catholicisme, qui développe des valeurs de dévouement, de générosité, comme je le crois).
Dans les années 20, les cathos, c’était à la mode, Cocteau se faisait même gloire de sa conversion. Aujourd’hui, le conformisme est plutôt dans le persiflage, le sarcasme ou la dérision. On retrouve ce genre d’anticléricalisme vulgaire chez les Guignols de Canal ou même…chez certains profs de sciences politiques, qui, pour faire rire les sciencespistes, font appel à des stéréotypes simplistes, à des images traditionnelles, à l’archétype du Charles Maurice nouvelle génération. Au dernier cours magistral un aurait même lancé un « facho=catho » particulièrement blessant. A qui la faute?



Curieux cette « réponse ». Surtout parce que être catho ce n’est pas seulement se dire catho.
Curieuse réponse que la votre surtout.
Curieuse idée que de critiquer la foi d’une personne sans vraiment la connaître.
Curieuse position que de ne pas assumer ses propos en se cachant derrière un pseudonyme ridicule.
Martinet martinet martinet martinet! Trop de curiosité ici, ma grand mère vous aurait déjà tous fouettés
« Je voudrais mourir par curiosité. » C’est de Sand, Zboub. (pour continuer sur la lancée de la romance Musset / Sand et mon petit jeu facebookien d’acrostiche)
C’est curieux cette curiosité n’empêche…
Hypocrite (c’est vrai que c’est curieux que d’interpeller quelqu’un comme ça… j’aurais vraiment aimé avoir ton prénom!) : on n’est plus dans une obligation de contrainte et d’obligation. Le Moyen-Âge, c’est fini. Les « fidèles » comme on disait autrefois ne se reproduisent plus à l’identique d’un génération à l’autre. Ce changement ne doit cependant pas s’accompagner d’un effondrement des structures et des institutions, et ne remet sûrement pas en cause ma Foi personnelle. Etre catho, comme tu le dis, ce n’est pas aller à la messe tous les dimanche, ni camper sur des positions intransigeantes au nom d’une morale basée sur la culpabilisation constante imposée par l’Eglise d’il y a.. mille ans ! Tu réduis le fait d’être catholique à un moralisme plein de bons sentiments et d’incompétence. C’est autre chose, une manière de considérer son prochain avant tout. Justement, c’est une religion qui transcende le simple moralisme. Tu peux très bien dire que c’est mal, les homos, que les cathos qui ne pratiquent pas le rite sont de vrais fakes, tu auras toujours faux : être catho ça se vit au jour le jour.
Je n’ai pas la culture suffisante pour me mêler a vos débats mais il manque des auteurs ou journalistes comme vous en France . Vous manquez et vous manquerez pas seulement qu’a elle … Princesa .
je suis d’accord avec zboub de métal, mais je pense qu’il faut, qu’il manque plus de justification théologiques a la rédactrice, bien qu’ayant raison, il lui manque de la sublimation a ce sentiment religieux c’est un peu trop pop et un peu moins réflechi.
On va peut-être se calmer avec les « zboub ». Merci.
CENSURE! JE LUTTERAIS POUR LA LIBERTE D’EXPRESSION DE LA CONFRERIE! VIVE LES ZBOUBS, VIVENT LES POKEMONS, VIVE LA FRANCE DE CHARLES MAURICE!
Pourquoi t’as un avatar, Zboub?
Parce que je le vaux bien :lorealdupoilpubien: