ICJ, Ana Teresa Saez Garcia vs. IFAD
Victoria Perez Saez nous relate le destin extraordinaire d’Ana Teresa Saez Garcia, dont le procès devant la Cour Internationale de Justice a eu un retentissement sans précédent et est relayé par le journal italien Italian Insider ici.
Ana Teresa Saez Garcia, est une femme qui s’est battue pendant plus de 4 ans contre l’IFAD (International Fund for Agriculture and Development), une des agences spécialisées des Nations Unis. Le jugement définitif a finalement été rendu le 1 Février 2012. C’est la Justice avec un grand « J » qui a triomphé.
L’enjeu ici dépasse le simple litige juridique confrontant une organisation internationale de développement. Il ne se résume pas non plus à une question d’argent qui découlerait de la décision de la Cour, la réparation attendue était bien plus d’ordre moral. C’est bien la justice qui a gagné en ce jour et pas seulement un individu.
Le cas n’est certainement pas passé inaperçu aux yeux de la Cour Internationale de Justice attendu que rares sont les personnes qui s’aventurent dans ce genre de procès.
Nous pouvons en tirer une leçon que je résumerai, pour l’essentiel, de la façon suivante:« Ne jamais s’arrêter devant une injustice, ne jamais se laisser faire quand nos droits sont en jeux. » Ici, un seul individu, une femme, guidée par son sens de justice, a pu renverser un titan comme l’IFAD.
Voilà ce que représente ce cas. Il démontre que la parité de traitement entre les parties lors d’un procès est l’un des fondements de l’idée de justice et de respect des droits de l’homme.
Dans l’article ci-dessous, il est mentionné qu’Ana Teresa Saez était responsable des Programmes de développement pour les pays Amérique Latine et du Caraïbe lorsqu’elle travaillait à l’IFAD. A ce sujet, notons que des suites du non-renouvellement injuste de son contrat, un grand nombres des 33 pays dont elle était responsable ont écrit au President en lui réclamant, et en soulignant la qualité du travail d’Ana Teresa Saez Garcia.
D’autant que ce n’est pas seulement le poste de travail de Mme Saez qui a été supprimé mais le Programme en soi dédié à l’Amérique Latin qu’elle dirigeait pour toute la région. L’Amérique Latine s’est dès lors vue privée de représentant pour la lutte contre la desertification au sein de cette importante organisation internationale financière pour le développement
Fait marquant, la décision de la Cour Internationale de Justice a été prise unanimement par les 13 juges qui composent la cour – une victoire en soi.
« Ana Teresa Saez Garcia took on IFAD and won. »
Victoria Perez-Saez
L’IFAD est une institution internationale financière issue de la World Food Conference de 1974 et officiellement institutionnalisée en 1977. (http://www.ifad.org/)
Cour Internaitonale de Justice (http://www.icj-cij.org/). Pour voir le rapport de la décision : http://www.icj-cij.org/docket/files/146/16872.pdf.
