Mural

Articles écrits par Agnès Casado

Revues de presse

« Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou encore : D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou encore : Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir. Ou encore : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font. Ou encore : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour… »

Tous, nous connaissons ces mots que Molière faisait dire à Monsieur Jourdain. Tous, nous avons ri au collège en lisant la prose pataude du Bourgeois gentilhomme. Mais qui d’entre nous aurait imaginé se plier un jour au même exercice ? Personne ! Et pourtant, nous, membres du projet collectif ParTage, nous sommes retrouvés, ridicules mais pourtant admirables d’application, dans la position de Monsieur Jourdain composant sont impromptu.

Je m’explique. Au début du mois de novembre, notre projet collectif, déjà bien entamé, commençait à prendre une tournure plus affirmée. Il nous a donc fallu entamer deux tâches, apparemment anodines et pourtant tellement complexes : la rédaction de lettres de motivation pour les médias et pour les sponsors. En effet, notre projet s’inscrit dans une démarche de promotion de la péninsule ibérique à travers, entre autres, un écho médiatique. Pour cela, il nous fallait donc contacter les médias. D’autre part, l’aboutissement de notre promotion repose sur l’épopée en canoë, reliant Madrid à Lisbonne sur le Tage. Il nous fallait donc un appui financier.

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Loterie, voyage et autres curiosités…

« La loterie était le seul événement public auquel les prolétaires portaient une sérieuse attention. Il y avait probablement quelques millions de prolétaires pour lesquels c’était la principale sinon la seule raison de vivre. » In George Orwell, 1984

En 1948, George Orwell théorisait déjà la loterie dans son célébrissime roman 1984. La loterie cristallisait périodiquement les espoirs les plus fous du prolétariat. Elle symbolisait l’ascension sociale, le bonheur, et palliait à toute revendication politique ou sociale. George Orwell, écrivain talentueux et – vous le découvrez peut-être – brillant politicien, en faisait un instrument de manipulation des masses.

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Qui connaît la belle cité angoumoisine ?

Pour jeter un coup d’œil sur le palmarès du festival international de la BD d’Angoulême, vous pouvez faire un tour sur le site : www.bdangouleme.com

Le week-end dernier, alors que certains préparaient fiévreusement des exposés à présenter pour lundi et tandis que d’autres préparaient activement la fête de la coloc’ de Nico-Luisfo-Ernesto, pour ma part, je découvrais les charmes de la belle cité angoumoisine. Autrement dit, j’assistais au « festival international de la BD d’Angoulême ». Pour les franco-français, cet événement annuel est à ne pas rater. L’espace d’un week-end, les plus grands auteurs de BD, de renommée internationale se réunissent à Angoulême pour présenter leurs productions et pour concourir aux « Fauves », prix qui récompensent les auteurs dans différentes catégories.

Grâce à mes quelques chroniques à radio Pulsar, je bénéficiais d’une accréditation de journaliste et je n’étais donc pas tenue de payer la somme (exorbitante) pour assister à tous les événements du festival. C’était la première fois que je me rendais à ce festival. J’étais donc un peu comme un enfant, les yeux écarquillés pour ne rien rater du spectacle. Le premier acte de la pièce s’est joué dans  la salle de presse située à l’hôtel de ville, où j’étais conviée en ma qualité de journaliste (la bonne blague !). Les journalistes discutaient en petits groupes éparses, réunis autour d’une table et d’un café. Certains partageaient des croissants et riaient fort. Tout le monde se reconnaissait, souriait, s’embrassait et échangeait les derniers ragots du métier et du festival. Les journalistes me donnèrent l’impression d’être des initiés qui se reconnaissaient entre membres d’une même confrérie.

Changement de décors : nous (j’étais accompagnée d’un ami que nous appellerons… euh… X) sortons sous la pluie glaciale d’un mois de janvier. Les rues sont pratiquement désertes et les gens se pressent sous les « bulles », ces tentes où se trouvent les stands. Nous entrons. La buée recouvre les carreaux des portes vitrées. Il fait très chaud et humide. Climat tropical à Angoulême. Nous nous baladons entre les stands des éditeurs de BD alternative. Des fanzines trashs côtoient des posters bizarres. Tiens… Un poster représentant un enfant qui se met le doigt dans le nez… Et là… Une femme nue sur une moto… J’avoue que je ne suis pas encore tout à fait mûre pour adhérer à la BD alternative.

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ParTage : une épopée ?

Avec ses 1007 km, le Tage prend sa source en Espagne et traverse le Portugal, où il se jette dans l'océan Atlantique.

« L’épopée, c’est de l’histoire écoutée aux portes de la légende. »
—Victor Hugo

L’épopée, ce mot qui renvoie à des temps immémoriaux de héros et d’aventures… Depuis les débuts de l’humanité, nous n’avons cessé d’entretenir une relation complexe avec l’épopée. Fatalité pour Ulysse, fondatrice aux temps bibliques de la fuite d’Egypte, insensée pour Christophe Colomb et les autres grands explorateurs, l’épopée a depuis toujours exercé une fascination trouble sur l’Homme. Quoi de plus normale que d’être à notre tour envoûtés par l’idée un peu folle d’une épopée, plus modeste mais réalisable ?

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