Mural

Articles écrits par Luc Aldon

Festival Art et Politique 2010-2011

"Photo: Luc Aldon (CC)"

Le Festival s’est dorénavant érigé en un événement majeur de notre année universitaire. Ceux qui s’y consacrent, s’engagent dans des moments de travail et de détente ; des prises de tête et des fous rires. Ils jouent, ils dansent, ils chantent, ils ne dorment pas. Ils crient, ils voltent, ils virevoltent, ils ne s’arrêtent pas. Le tout est un spectacle, de créativité, de solidarité, d’envie et d’énergie ; bref, un tourbillon de vie. Lire la suite »

Toi, moi et les autres.

Une comédie musicale distrayante. Un schéma narratif simple : Leila habite le Paris d’en haut, des buttes. Elle est d’origine maghrébine et étudiante en Droit recevant toute la fierté de sa famille ; Gab est du Paris d’en bas ; des quais de Seine. Il est le beau gosse parisien qui joue au poker et incarne la honte de son père. Contre vents et marées, sociales, ils tomberont amoureux, un flirt sur un air de Michel Delpech.

Mais ce film, c’est plus que ça. C’est un récit discret de vies en France. C’est aussi le quotidien d’un garçon rebeu, c’est une autre façon de catégoriser les gens, coiffeur dans un salon africain qui rêve de Broadway et vit la GaGattitude. C’est l’histoire de la patronne du salon de coiffure, une tantine par qui l’on se laisserait volontiers adopter. Elle travaille dur pour que sa fille puisse aller à l’école. Elle a aussi rempli sa promesse envers la mère de Leila en s’assurant qu’elle ait  bien grandie et soit sur le point d’avoir sa licence de Droit. Elle est le pilier du quartier ; elle est sans papier. Lire la suite »

Passeurs de Monde(s)

Cliquez sur le lien pour lire l’article : http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/José-Luis-Peixoto-Final.pdf

« Le génie africain existe. Mais certains ne veulent pas le voir »

- 1 Titre extrait de : Samuel Eto’o, Blessures et ambitions, Afrique Magazine n°303-304 décembre 2010-Janvier 2011.

« La vie est dure en Afrique. Faut le dire et le redire. La plupart des gens courent après l’argent, pour manger, se loger, se soigner.»  C’est dit et à présent, si vous ne voulez pas lire que l’Afrique va de l’avant, fermez la page.

  J’ai envie d’écrire un article sur l’Afrique qui marche, celle qui entretient l’espoir. Vous parler de l’Afrique qui a la tête hors de l’eau ; de la partie émergée de l’iceberg.

Regardez-la bien, cette Afrique. Continent de toutes les richesses, où l’on est venu se servir après se l’être partagée en 1884, à Berlin. Car enfin, comme le dit le conteur humoriste Pie Tshibanda, les Africains vaquaient à leurs occupations quotidiennes, bien loin de l’Europe et du monde. Depuis la fin du XIXème siècle et même avant, l’image que nous avons de l’Afrique nous vient de ces pays là, des autres. Non pas que les Africains n’en parlent pas, mais le relais est restreint à des cercles d’africionados. Lire la suite »

C’est quoi Poitiers pour vous ?

Assis à une table de bar de la Place Notre Dame, il suffit d’observer les passants pour comprendre que Poitiers porte bien son S ; la ville, hôte du campus délocalisé de Sciences-Po, est incontestablement plurielle. Au-delà des représentations et des impressions, chacun de nous a sa vision propre de Poitiers. D’où la question que nous posons : C’est quoi Poitiers pour vous ? Lire la suite »

Les hommes à la casserole

Mesdames, vous aviez peut-être eu vent de Claude Troisgros et d’Alain Ducasse ? Vous avez sûrement vu et entendu les versions masculines de Maïté, Jöel Robuchon ou le jeune et pipole Cyril Lignac. Nul doute, vous rêvez certainement de manger à la table de Jamie Oliver ou de Nick dans le film No Reservation.

  • Pensiez-vous, en revanche, partager un jour la table de Fabrice, Luc, Jean-Marie, Christian ou Michel ? Personnages anonymes du quotidien, ils arpentent les marchés, supermarchés, hypermarchés, puis courent chez l’épicier du quartier pour dénicher l’huile qui manque à leurs mets. Des hommes qui « aujourd’hui ne peuvent plus revendiquer une ignorance supposée et clamer leur innocence face aux tâches ménagères du quotidien » ; ils donnent enfin un masculin à l’immuable « ménagère ». Des personnes que Maggy Bieulac-Scott décrit comme étant sympathiques avec leurs recettes tirées des livres de leur maman et tatas. De joyeux camarades, pour qui chaque saveur évoque une histoire et chaque histoire s’accompagne de son plat. Autant de candidats en ce 8 mars 2010, qui pourraient inverser les rôles et être celui qui cuisine et vous, celle pour qui, il cuisine.

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Le Mousquetaire Noir d’Alexandre Dumas, de La Rochelle à Haïti.

« Digne Porthos! Né pour aider les autres hommes, toujours prêt à se sacrifier au salut des faibles comme si Dieu ne lui eût donné la force que pour cet usage(…)
Noble Porthos ! (…) Fallait-il, enfin, amasser tant d’or pour n’avoir pas même le distique d’un pauvre poète sur ton monument !
Vaillant Porthos ! Il dort sans doute encore, oublié, perdu, sous la roche que les pâtres de la lande prennent pour la toiture gigantesque d’un dolmen. » 1

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O quibe libanês no mixido brasileiro

A história, com H maiúsculo, nos diz que o Brasil brasileiro, este mulato inzoneiro, pode-se descrever à maneira duma certa Aquarela. Abramos as cortinas do passado, tiremos a mãe preta do cerrado, botemos o rei congo no congado e não esqueçamos dos libaneses e seus mascates*!

Chegados nos meados do século XIX, eles foram oficialmente convidados pelo Imperador Dom Pedro II em 1876, que desejava ver no Brasil o maior número possível de filhos do Líbano, prometendo toda proteção e assegurando que voltariam prósperos e felizes.

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