Mural

Articles écrits par Maurice Neyra

Nacho Awards 2011, la lutte finale a commencé

17 avril 2011. Lorsque l’horloge indique 11h30 pétantes en ce dimanche pictavien ensoleillé, les résultats des nominations viennent de tomber. Certains nominés ne peuvent s’empêcher d’esquisser un sourire tant leur présence en finale s’apparentait à une évidence. Sur d’autres, au contraire, on devine aisément la soupe à la grimace. Après avoir lu maintes et maintes  fois le mail envoyé par le Pôle Gala atterri sur leur l’ENTG, ils n’en reviennent toujours pas. Histoire de remuer le couteau dans la plaie,  les grands manitous de ces Nacho Awards invitent les victimes du peuple à mener campagne. Un comble? Les finalistes désemparés répondent par l’affirmatif. Tandis que les plus motivés exultent, l’équipe du Mural se frotte les mains. 10 catégories, 10 vainqueurs, quels seront les (mal)heureux élus ? Une enquête exclusive truffée de pronostics. Lire la suite »

Interview exclusive des auteurs de « Khiriman »

Pour vous, les équipes du Mural sont allés recueillir quelques confessions croustillantes auprès des 2 auteurs de la pièce de théâtre « Khiriman ».

Gaston Solari et Jean-Philippe Besson nous livrent leurs impressions sur le making-of d’un travail monumental.

En plus, nous nous sommes procurés 2 BONUS hilarants, qui reflètent l’ambiance festive régnant dans cette petite troupe de Sciences Po Poitiers.

Bravo à eux et très prochainement dans les colonnes de Mural, des vidéos inédites pour notre DOSSIER SPÉCIAL FESTIVAL. Lire la suite »

Un bulldozer pour expulser des Roms, et pourquoi pas une grue ?

"Photo: Franck Perry/AFP"

A l’heure où Marine le Pen monte en puissance, avec un Front National présent au second tour dans 402 cantons, d’aucuns diraient que le pire est à venir. En effet, nos contrées hexagonales regorgent de miliciens frontistes. Disposés à endosser la tunique de justicier, que portent habituellement des forces de l’ordre jugées «inefficaces», leurs actions sont bercées par des aspirations d’autorité. Sans aucun doute leur discours, teinté de xénophobie, traduit des désirs de répression. Et dans une France sans frontières, qui dit répression dit avant tout endiguement de l’immigration massive et illégale. Les cibles privilégiées, les Roms. Tout droit venues de Roumanie, Bulgarie voir Bosnie, ces populations dérangent nombre de fervents fanatiques des propos lepénistes ou gollnischiens. Lire la suite »

Débat houleux à Sciences Po autour de l’existence d’une gauche en France

http://vimeo.com/21190309

« Existe-il encore une gauche en France » ?

Telle était la question posée par les organisateurs du Club de rhétorique. Un club domicilié à l’Hôtel Chaboureau, le site du campus délocalisé de Sciences Po Poitiers, et qui organise régulièrement des débats polémiques concernant l’actualité. Ce sous la forme d’un duel entre deux équipes composé chacune de quatre membres : le « oui » et le « non », comme se plait à le rappeler Ian Sielecki, chef du projet.  En ce mercredi 16 mars, 18 heures pétantes, les participants sont prêts à s’entredéchirer, place au débat filmé. Attention, version uncut.

La vidéo du débat avec pour le « oui » : Florian Bercault, Estelle Feriaud, Florence Tomasi et Pierre Saglier. Pour le « non » on retrouve : Ian Sielecki, Silvia Marroquin, Luc Aldon et Jean-Philippe Besson. Débat animé par Julien Zahnd. Lire la suite »

Shirin Ebadi à Poitiers, chronique d’un périple mémorable

"Photo: Maurice Neyra (CC)"

http://vimeo.com/21115356

Ce lundi 14 mars, nous sommes aux alentours de 17 heures lorsqu’une Mercedes noire la dépose devant le bâtiment B 21 du campus universitaire de Poitiers. Accompagnée d’un membre du comité organisateur et de son interprète personnel, elle salue d’un grand geste de la main les quelques élus locaux ayant fait le déplacement. Les journalistes dégainent leurs appareils photos, prêts à shooter.  Quant à la centaine de curieux venus assister à l’inauguration d’une rue en hommage à son combat pour le respect des droits de l’homme, ils sont aux anges. Une joie légitime, car « elle », c’est Shirin Ebadi, l’iranienne prix Nobel de la paix en 2003. Lire la suite »

Quand un sondage en chasse un autre, à Sciences Po Poitiers DSK étrille Marine le Pen

Ils viennent d’Amérique latine pour certains, de France pour d’autres et ont tous une passion en commun : la politique. Qu’ils soient argentins, guatémaltèques, brésiliens ou français, les étudiants du campus délocalisé de Sciences Po Poitiers partagent le goût de l’analyse et passent chaque élément de la vie politique internationale au crible. Et l’actualité de l’hexagone, rythmée par les sondages anticipant les résultats des élections présidentielles de 2012, est particulièrement sujette à débat.  Alors, devant la « déferlante bleu Marine », référence faite aux deux sondages Louis Harris venant couronner la stratégie communicationnel d’une Marine le Pen filant vers l’Élysée, le Mural se devait d’enquêter. Lire la suite »

Le Bohemian Club, entre rites d’inspiration druidique et néo-conservatisme

Le hibou géant symbolisant la divinité Cananéenne Moloch

A l’heure où les dérives sectaires, les mouvements occultistes et les pratiques ésotériques se multiplient dangereusement, un club ultra-élitiste fait figure de pionnier et demeure intouchable. Fondé en 1872 par cinq journalistes du San Fransisco Examiner, le Bohemian Club apparaît comme une organisation néoconservatrice prônant le paganisme à outrance. Qui sont alors ses membres mystérieux, prêts à payer une cotisation de 25 000 dollars et patienter durant plus de vingt ans sur une file d’attente ? Lire la suite »

Coup de projecteur sur le ténébreux Alexandre Loukachenko, dernier dictateur d’Europe

"Photo: Vasily Dorotev (CC)"

« L’histoire de l’Allemagne est une copie de l’histoire de la Biélorussie sur certains points. Tout ce qui est lié à Adolf Hitler n’est pas mauvais. L’autorité allemande s’est accrue durant des siècles et sous Hitler, ce processus a atteint son point culminant. Cela est parfaitement en conformité avec notre vision d’une république présidentielle et du rôle de son président. Aujourd’hui, nous passons par une période semblable, quand nous devons nous unir autour d’une personne ou groupes de personnes afin de survivre, tenir le coup, et rester droit dans nos bottes… ». Ces paroles, prononcées en décembre 1995 par Alexandre Loukachenko devant un parterre de journalistes ébahis, plantent le décor de la scène politique biélorusse des seize dernières années. Les observateurs politiques patentés demeurent aujourd’hui unanimes. Une plongée dans les arcanes politiques de la Biélorussie fait froid dans le dos. Les élections présidentielles du 19 décembre 2010 n’ont contribuées qu’à l’aggravation de ce constat. Cinq ans de terreur sont à nouveau promis à la population. Lire la suite »

Le rêve brisé des bleus

"Photo: Ljubomir Rankic (CC)"

Un Michael Llodra s’effondrant en larmes dans les bras du capitaine Guy Forget. C’est l’image que l’on retiendra de cette finale de Coupe Davis où la France est passée à deux doigts de lever le saladier d’argent pour la dixième fois de son histoire. Mais le destin en a voulu autrement, l’homérique victoire samedi du double tricolore n’aura finalement servi à rien. Emmenée par un Djokovic impérial, la Serbie remporte quant à elle sa première Coupe Davis. Retour sur un week-end riche en émotion. Lire la suite »

L’exploit renversant de Goias, finaliste surprise de la Copa Sudamericana

"Photo: José Ribeiro (CC)"

Un club brésilien en finale de la Copa Sudamericana, rien de plus normal à première vue. Seulement voilà, Goias n’est pas une équipe comme les autres. Depuis dimanche et une piteuse déroute à domicile contre Santos, les joueurs savent qu’ils se morfondront l’an prochain en deuxième division brésilienne. Avant-dernier du classement, Goias n’est plus en mesure d’éviter la relégation. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, la demi-finale retour contre Palmeiras fut le match de la rédemption.

Une première période cauchemardesque

Battu à domicile 0-1 lors du match aller, Goias n’avait plus le choix. Il devait s’imposer sur le terrain de l’équipe coachée par le maître tacticien Luiz Felipe Scolari. La magie de la coupe a de nouveau fait son effet. Dominés outrageusement en première période, les verts et blancs ont su se ressaisir afin de l’emporter deux buts à un. Ce grâce à des coups de tête providentiels de Carlos Alberto puis d’Hernando. Préférant jouer le contre et laisser à leur hôte le soin de monopoliser le ballon, les hommes d’Artur Neto ont puisé au fond d’eux même pour profiter efficacement des contre-attaques. Car les attaquants n’ont pas eu une pléthore d’occasion à se mettre sous la dent. Le mérite leur revient d’être resté lucide durant une première mi-temps où ils virent plus le ballon leur filer sous le nez que dans leurs pieds.

Les stratèges de Palmeiras, Marcos Assunção et Alexandre, en profitèrent quant à eux pour faire l’étalage de tout leur talent. Alternant gestes techniques de grande classe, transmissions de balle fluides et frappes surpuissantes, ils mirent au supplice une défense de Goias qui résistât comme elle pût.  Les défenseurs des futurs pensionnaires de D2 doivent surtout une fière chandelle au gardien Harlei, auteur de trois parades phénoménales. Il dût pourtant s’incliner sur une énième frappe de Luan qui se fit un plaisir d’ouvrir le score. Conformément à leurs attentes, les joueurs de Palmeiras n’avaient pas devant eux une équipe unie, hargneuse mais bien des individualités en proie au doute. Jusqu’au temps additionnel et cette quarante-sixième minute qui fit à la fois chavirer le banc de Goias et plonger le stade Pacaembú dans un profond silence. Un partout, score de parité à l’heure de rejoindre les vestiaires.

Un exploit retentissant

Carlos Alberto d’une tête surpuissante avait remis les pendules à l’heure. Personne ne s’en doutait, mais Goais était en marche vers l’exploit. L’espoir renaissait et Artur Neto invita ses joueurs à jouer de manière plus structurée lors de la « mi-temps la plus importante de l’histoire du club ». Requinqués par le discours de l’entraineur, les joueurs entamèrent la seconde période pied au plancher. Toutefois, les milieux de Palmeiras reprirent rapidement les commandes de l’entrejeu. Le match devint décousu et une succession rocambolesque de contre-attaques donna un ton dramatique à cette demi-finale cent pour cent brésilienne. De nouveau retranchés dans leur derniers mètres, les « Verdão”, surnom des joueurs de Goias, durent recourir aux fautes pour ne pas exploser. Les occasions se multiplièrent et les minutes, s’égrainant, faisaient le jeu de Palmeiras , qualifié avec ce nul à domicile. C’était sans compter sur Hernando, guerrier de la première heure. À la 82 ème minute  il plaça un coup de tête rageur et imparable crucifiant de la sorte le portier remplaçant de Palmeiras, Deola. Tout d’un coup, le visage naguère heureux des 20 000 aficionados du Pacaembú se crispa. La nervosité atteint son paroxysme dans les ultimes secondes lorsque Luan buta une nouvelle foi sur l’excellent Harlei. Celui-ci éteignait ainsi les chants des supporters de Palmeiras et enivrait les dizaines d’ultras de Goais ayant fait le déplacement. « Homériques, héroïques, venus d’ailleurs », la presse brésilienne était en manque d’adjectifs qualificatifs hier matin pour désigner les derniers représentants brésilien dans la compétition.

Goais récrit l’histoire

Le prochain adversaire de Goais, l’Independiente d’Avellaneda, les « Diables rouges argentins » sont eux venus à bout des équatoriens de la Liga de Quito -les tenants du titre-,2 buts à 1. Si Goais parvient à conquérir le Saint Graal, il s’agirait de la première équipe de seconde division à remporter un trophée continental en Amérique du Sud. Au milieu des mastodontes continentaux comme Boca Juniors, São Paulo, Grêmio ou Nacional, Goais a réussi à se faire une place au soleil. Surtout, les joueurs ont écrit une des plus belles pages de l’histoire du football. À un Harlei submergé par l’émotion de conclure, “c’est la preuve que Dieu n’abandonne jamais celui qui travaille, croit en lui et fait preuve d’abnégation ».