Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis
C’est le tango du temps des zéros
J’en avais tant des minces des gros
Qu’ j’en faisais des tunnels pour Charlot
Des auréoles pour saint François
C’est le tango des récompenses
Qui allaient à ceux qui ont la chance
D’apprendre dès leur enfance
Tout ce qui ne leur servira pas
Mais c’est le tango que l’on regrette
Une fois que le temps s’achète
Et que l’on s’aperçoit tout bête
Qu’il y a des épines aux Rosa
(Jacques Brel, Rosa, 1962)
Des déclinaisons à n’en plus finir, des verbes à la fin des phrases, la longueur décourageante des définitions du Gaffiot¹… De tous ceux qui ont fait du latin, qui ne s’est jamais arraché les cheveux devant une phrase sans queue ni tête ? Devant un poème alambiqué de Virgile ? Défendre le latin peut donc paraître quelque peu saugrenu : quelle idée farfelue d’étudier une langue morte, en plus de deux langues vivantes ! Le latin est d’ailleurs attaqué de toutes parts comme étant une langue compliquée, dépassée et élitiste.
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La polémique autour de Jean Sarkozy donne décidément de l’imagination au gouvernement. Il semble en effet estimer que la possible (et probable) élection de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD ne présente aucun problème particulier. Or, premier problème, il est tout de même le rejeton du chef de l’État ; et si a priori il n’est pas seul à avoir des parents influents, cela soulève tout de même la question de savoir s’il ne bénéficiera pas excessivement de cet avantage. Par ailleurs, s’il était diplômé, qualifié, brillant, pourquoi pas. Sauf que Jean Sarkozy n’a pour l’instant que son bac, puisqu’il a abandonné sa classe prépa et prend actuellement racine en licence de droit suite à deux redoublements.
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Maintenant que le conflit en Tchétchénie s’est apaisé – ou du moins maintenant que tous les opposants sont éliminés, il est nécessaire de trouver un nouvel ennemi. Or le mal qui apparemment ronge la société tchétchène est la perte des valeurs traditionnelles ; le traitement préconisé est apparemment l’islamisation de la société. Et ce mouvement ne vient pas – directement – de mouvements intégristes, mais bien du président tchétchène, Ramzan Kadyrov – et ce sans aucune opposition de Vladimir Poutine, premier ministre russe. Ô surprise, les femmes sont les premières touchées. Kadyrov a décrété que les femmes devront désormais porter le foulard à l’université, que ce foulard deviendra en 2009 le hidjab, plus couvrant, et il affirme « qu’elles adoreront cela ». A quand la burqa et l’interdiction de sortir de chez soi?
Tandis que les hommes ne sont pas inquiétés, que les anciens soldats et miliciens de tous types ayant violé des dizaines et des dizaines de femmes pendant le conflit russo-tchétchène continuent paisiblement leur vie, ce sont les femmes qui sont désormais diabolisées et accusées de « démoraliser » la Tchétchénie. Dans cette logique, une femme qui se fait tuer est une femme soupçonnée d’avoir un comportement amoral : il est donc normal voire nécessaire de la faire disparaître. Quelle belle excuse pour justifier toutes les horreurs commises, viols, violences, humiliations empreintes de misogynie. Quoi de plus simple que de rejeter la faute sur celles qui ne peuvent pas se défendre ? Bientôt on verra peut-être des agresseurs récompensés d’avoir lutté contre la supposée décadence féminine ; bientôt la peur régnera dans les esprits, exactement comme avant ; bientôt les femmes tchétchènes libres n’existeront plus.
Raphaëlle SARDIER