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	<title>Journal Mural &#187; Sophie Mouline</title>
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		<title>3A &#8211; Chapitre I  : Cet incroyable mouvement étudiant&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 17:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[(Juillet à Septembre 2011)
« Les étudiants chiliens sont en grève » m’informe-t-on, vaguement, quelques jours avant mon grand départ pour le Chili&#8230; Mais en cette période de pré-départ, préoccupée par valise, visa, et despedida, je n’imagine pas alors le sens qu’il convient de donner à cette information.  Après un mois dans le pays, plus de doute cependant : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Juillet à Septembre 2011)</strong></p>
<p>« Les étudiants chiliens sont en grève » m’informe-t-on, vaguement, quelques jours avant mon grand départ pour le Chili&#8230; Mais en cette période de pré-départ, préoccupée par valise, visa, et <em>despedida</em>, je n’imagine pas alors le sens qu’il convient de donner à cette information.  Après un mois dans le pays, plus de doute cependant : nous sommes arrivés au Chili à un moment historique (et quand je dis « moment historique » ce n’est pas la pseudo-journaliste-sensationnaliste-que-je-peux-être qui s’exprime mais l’étudiante-en-échange-au-Chili dont le mois a été rythmé par davantage d’évènements que sa plume n’aurait pu en inventer).</p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili1.jpg"><img class="size-VraieUne wp-image-5575 alignnone" title="chili1" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili1-565x311.jpg" alt="" width="565" height="311" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>La Casa Central de la Universidad de Chile, Universidad en toma.</em></p>
<p>En juillet 2011, à mon arrivée, le mouvement étudiant chilien est déjà fort d’une organisation et d’une détermination surprenante. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont rejoint leurs huit milles camarades qui ont initié la lutte pour « une éducation digne et gratuite », lors de la première marche du 28 avril 2011. Le 16 juin puis le 14 juillet, le 9 et le 18 août, plus de cent cinquante mille chiliens marchent dans les rues de Santiago au son de &laquo;&nbsp;¡Y va a caer, y va a caer, la educación de Pinochet!&nbsp;&raquo; (Traduire  par « Elle va tomber, elle va tomber l’éducation de Pinochet »). Ce qu’ils demandent, c’est la réforme en profondeur d’un système éducatif lucratif et inégalitaire hérité de la dictature.<br />
Le système éducatif chilien s’est vu transformé par les politiques néo-libérales mises en place par le général Pinochet. Durant la dictature (1973-1990),  les dépenses publiques consacrées à l’éducation sont drastiquement réduites. Désétatisant le système, Pinochet met fin à l’éducation supérieure gratuite en 1981. Celle-ci est désormais à la charge de chacun.  Les établissements scolaires et leurs gestions sont transférés aux municipalités, lesquelles ne reçoivent plus qu’un montant de subvention par élève, identique quelque que soit la richesse des municipalités. La Loi Organique Constitutionnelle de l’Education promulguée en 1990 enracine une privatisation croissante du système éducatif ; réformée sur certains points durant les gouvernements de la Concertation, elle régit cependant encore le système éducatif chilien.</p>
<p>Aujourd’hui, sous la présidence de Sebastian Piñera, alors que le pays se targue de sa bonne croissance (9,8% au premier semestre) seulement 4,4 % du PIB de l’Etat est consacré à l&#8217;éducation (l’Unesco recommande 7%). Un étudiant doit débourser mensuellement entre 250 et 600 euros pour étudier (à titre indicatif et bien parlant, le salaire minimum chilien est inférieur à 300 euros !) (Chiffres d’après :  Estudio sobre las causas de la deserción universitaria. <a href="http://www.microdatos.cl/" target="_blank">Centro de Microdatos</a>, Departamento de Economía, Universidad de Chile;). La majorité des étudiants (70%) s’endettent sur environ quinze ans afin de pouvoir financer leurs études supérieures ; pour ceux dont les revenus sont au plus bas, ils doivent parfois renoncer aux études supérieures. D’autre part, le système éducationnel chilien génère d’importantes inégalités dans l’accès à une éducation de qualité. A noter aussi à l’intérieur d’une même université, chaque cursus universitaire, a son propre coût. Un système congelant, de fait, la mobilité sociale. L’éducation est « un bien de consommation » déclare le Président ; les étudiants se mobilisent pour en faire un droit.<br />
<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili2.jpg" rel="lightbox[chili]"><img class="size-VraieUne wp-image-5576 alignnone" title="chili2" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili2-565x311.jpg" alt="" width="565" height="311" /></a><em><br />
</em></p>
<p><em>Manifestation du 9 aôut 2011</em></p>
<p>Et quelle mobilisation ! Courageux et déterminés, les étudiants chiliens cherchent à se faire entendre grâce à « une manière différente de se mobiliser», selon les propres termes de Camila Vallejo, porte-parole de la CONFECH, la réunion des Fédérations étudiantes. Depuis juin, un calendrier de mobilisations culturelles, artistiques, et sportives « por la Educación » a remplacé l’emploi du temps académique des universités publiques.  Les étudiants ont déserté les salles de cours (les universités publiques sont en grève, rejointes au mois d’aout par certaines universités privées) pour investir un espace public, devenu le théâtre de leurs actions.</p>
<p>La presse a rapporté les jets de pierre et les vitres cassées lors des journées de manifestation, faisant souvent suite aux affrontements avec les policiers. Certes, ils ont lieu mais il convient de souligner que ces actes de violence sont condamnés par le mouvement étudiant, duquel ils viennent entacher la remarquable mobilisation. Car les étudiants, cette même génération que la classe politique dirigeantes dit « dépolitisée » ont su se créer une voix, pacifiquement, en organisant des activités originales et d’une ampleur impressionnante. Avec talent, ils innovent des singuliers moyens d’expressions pour pallier aux défaillances des institutions politiques représentatives dans lesquelles ils n’ont plus confiance. (<a href="http://www.theclinic.cl/2011/08/19/tres-meses-de-movilizaciones-en-imagenes/" target="_blank">Les images de trois mois de mobilisation</a>)</p>
<p>Quelques exemples  (choisis parmi les plus remarquables, des centaines de mobilisations ayant étaient organisées) :</p>
<p>En juin, plus de 2000 étudiants endossent leur costume de zombies, leurs pancartes « Morí pagando mi educación » (je suis mort pour payer mes études) &#8211; sur laquelle ils écrivent le montant de leur dette-  et dansent devant le palais de la  Moneda «le Thriller de Michael Jackson ». <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iJAmHgUvd_c&amp;feature=player_embedded" target="_blank">Un coup d&#8217;œil à la vidéo suffit pour comprendre la force de la mobilisation</a>. Sur le même thème, ils organisent <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Hi_nR7MHcJk&amp;feature=related" target="_blank">le suicide collectif pour l’Education</a>.</p>
<p>1, 8 milliards de dollars étant le montant nécessaire pour assurer l’accès à l’éducation gratuite,  les étudiants chiliens ont initié le 13 juin les « 1800 heures pour l’éducation ». Une sorte de marathon insolite durant lesquelles la banderole « Education gratuite, tout de suite » fut portée par plus de 4000 coureurs chiliens, sans arrêt. Après deux mois à observer, admirative, les coureurs et leurs banderoles courir autour du Palais présidentiel, à n’importe quelle heure, sous n’importe quel climat, je me réjouis de savoir que le 27 août ils ont célébré la réussite de ce <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qC6qFaz2u0k" target="_blank">marathon-protestation</a>.<br />
Des centaines de couples s’embrassèrent face à la Moneda lors du « Besatón por la Educacion».  Des centaines d’étudiants ont parcouru, en vélo, en courant, à pied, les 130 kilomètres qui séparent Santiago de Valparaiso où se trouve le Congrès.<br />
Je fus aussi très impressionnée (et tout comme la société chilienne, préoccupée)  par la détermination de ces lycéens qui ont passé plus de 71 jours en grève de la faim. C’est dire la force du combat que d’imaginer des étudiants, encore mineurs, prêt à sacrifier leur santé pour appuyer leurs demandes.<br />
Plusieurs artistes se sont unis à la cause. Le 21 août, lors du « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=VObov6oZ6m0">Domingo familiar por la Educacion</a> », réapparaissent sur le devant de la scène les Inti Illimani, les Illapu, et autres groupes symboliques des luttes sociales chiliennes. Quelques jours avant, « El pueblo unido jamás será vencido» des Quilapayun résonne devant la Universidad de Chile, repris par une foule émue. A mes côtés, j’observe des étudiants, mais aussi leurs parents, leurs grands-parents, leurs petits frères, leurs professeurs. Le mouvement étudiant a recueilli le soutien de 80 % de la société chilienne.<br />
Le soir de ma fenêtre, j’observe les santaguinos taper sur leur casserole, cri  de mécontentement de la population. Le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rvhYIDTAOPQ"><em>cacerolazo</em></a>, moyen de protestation utilisé sous la dictature de Pinochet, résonne de nouveau dans le pays depuis la violente répression de la marche –non autorisée par le gouvernement- du 4 août.</p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili3.jpg" rel="lightbox[chili]"><img class="alignleft size-Photo-jeudi wp-image-5577" title="chili3" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili3-300x186.jpg" alt="" width="180" height="112" /></a> La popularité du président Piñera a chuté à un faible 26% : il semblerait que le mouvement étudiant ait mis le feu aux poudres à un mécontentement latent provoqué par le modèle socio-économique chilien. D’autres revendications viennent s’ajouter à celle des étudiants : baisse des impôts, réforme des retraites, augmentation du budget de l’Etat consacré à la santé etc… Les 48 heures de grève générale mises en place par la <em>Central Unica de los Trabajadores</em>, premier syndicat du pays, le 24 et 25 août témoignent du climat de revendications sociales qui s’est désormais posé sur le pays, au point que certains parlent d’un « mai 68 chilien ».</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili4.jpg" rel="lightbox[chili]"><img class="size-Une wp-image-5578 alignnone" title="chili4" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/chili4-466x311.jpg" alt="" width="466" height="311" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>« Il est impossible qu’il soit impossible de changer cette histoire »</em></p>
<p style="text-align: left;">* * * * * * * *</p>
<p>Afin d’actualiser cet article (en attendant la publication du Chapitre 2), un court compte rendu de la situation dans le pays à l’heure actuelle : nous sommes désormais fin octobre, et ici, la lutte des étudiants continue. Debut octobre, la table de dialogue entre étudiants et gouvernement a été rompue par les leaders du mouvement jugeant les propositions du gouvernement bien insuffisantes pour répondre à leurs revendications. Les deux parties de l’actuel bras de fer restent divisées concernant le thème de la gratuité de l’éducation et aucune proposition du gouvernement ne répond actuellement à la principale requête des étudiants concernant la fin du profit réalisé avec l’Education et le passage à un système éducatif gratuit pour tous.</p>
<p>Les étudiants restent mobilisés. Plusieurs universités et lycées sont toujours <em>en paro</em> et des manifestations, auxquelles répondent des dizaines de milliers de personnes, sont toujours convoquées presque chaque semaine. La situation s’est cependant tendue dans le pays et personne ne semble pouvoir se prononcer sur le dénouement du mouvement.</p>
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<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Chiffres d’après :  Estudio sobre las causas de la deserción universitaria. </span></span><a href="http://www.microdatos.cl/"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Centro de Microdatos</span></span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR">, Departamento de Economía, Universidad de Chile;</span></span></span></p>
</div>
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		<title>Confessions post-festival</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 07:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier Spécial Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus la peine de se déplacer jusqu’à la côte d’Azur, le festival de Poitiers n’a rien à envier à celui de Cannes.  Car, la petite ville du Poitou héberge aussi ses stars…. Et quelles vedettes ! Etudiants sérieux et appliqués le jour, ils se transforment la nuit venue en de talentueux musiciens, acteurs et danseurs.  Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="inforight"><p><strong> Avec les photos du festival de  Salome et Eduardo : <a href="http://www.facebook.com/photo.php?fbid=200956469943986&amp;set=a.200944349945198.46224.195258860513747&amp;type=1&amp;theater#!/media/set/fbx/?set=a.200944349945198.46224.195258860513747">Voir leur album</a> </strong><strong></strong></p></div>
<p>Plus la peine de se déplacer jusqu’à la côte d’Azur, le festival de Poitiers n’a rien à envier à celui de Cannes.  Car, la petite ville du Poitou héberge aussi ses stars…. Et quelles vedettes ! Etudiants sérieux et appliqués le jour, ils se transforment la nuit venue en de talentueux musiciens, acteurs et danseurs.  Les nuits du 14 et 15 avril 2011,  le Festival « Art et Politique »  a fait la lumière sur des talents insoupçonnés&#8230;</p>
<p>Retour sur une année de travail et de collaboration grâce aux témoignages de nos  célébrités locales, bien plus accessibles que les Alain Delon et autres Isabelle Adjani.<span id="more-5275"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/accesalascene1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5287" title="accesalascene" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/accesalascene1.jpg" alt="" width="720" height="478" /></a></p>
<p>A une conventionnelle ballade sur la croisette, nos paparazzis Muralistes ont préféré la visite des coulisses du Khiriman. Rencontres avec quelqu’un des  brillants interprètes des habitants aux chaussettes longues.</p>
<p>*  Thierry, l’incorrigible présentateur télé de TVK, a fait rêvé les accros de la zapette Khirimanaise grâce au travail de <strong>Selen</strong> <strong>:    <em>« </em></strong><em>Ayant intégré la troupe de théâtre tardivement, j’ai découvert mon personnage et le Khiriman deux mois avant la r<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/thierryselen.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5280" title="thierryselen" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/thierryselen-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>eprésentation. Travailler sur cette pièce a été un véritable plaisir, du début jusqu’à la fin, malgré les moments difficiles et les répétitions qui finissaient tard le soir. L’expérience du festival représente pour moi un souvenir inoubliable. A 5 minutes du début de la pièce, le trac était très présent, trop présent sans doute, à tel point que j’avais l’impression de ne plus me rappeler d’une seule réplique. Mais la réactivité du public est le meilleur encouragement qui soit. Attendre les rires à des moments précis de la pièce, parfois être surpris quand ils surviennent à des moments imprévus pousse à donner le meilleur de soi-même. Cette représentation a été un cade<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/thierry.gif"><img class="alignright size-full wp-image-5278" title="thierry" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/thierry.gif" alt="" width="1" height="1" /></a>au pour les spectateurs autant qu’un cadeau qu’on se faisait à nous-mêmes. Le fruit d’un travail intense, un don de soi pendant un peu plus d’une heure et demi de jeu. Mais le plus important est le plaisir que nous avons eu à jouer chacune de nos scènes, et la meilleure récompense pour un acteur reste de voir dans les sourires des spectateurs que ce plaisir a été partagé. »</em></p>
<p>*  Ayant quitté sa peau de politicienne tyrannique, <strong>Annabel</strong> nous livre ses impressions au lendemain d’une représentation qui en a conquis plus d’un <strong>:</strong> <em>« C’est difficile de juger lorsqu&#8217;on joue, mais en tout cas, entre ce qu&#8217;on voulait transmettre et ce qui a été ressenti par le public, je crois qu&#8217;on peut être satisfaits de notre travail !  Je crois que le public a beaucoup ri des personnages, et qu&#8217;en même temps il a compris le message général, plus politique, que la pièce veut donner…</em></p>
<p><em><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/annabeltheatre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5282" title="annabeltheatre" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/annabeltheatre-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Selon moi, notre force principale, qui vient de notre démarche d&#8217;avoir écrit entièrement notre pièce, est d&#8217;avoir eu une réelle communication entre l&#8217;écriture et le plateau. Cela a permis que les personnages soient créés par l&#8217;écriture et par le jeu et donc une vraie appropriation par chacun de son personnage. Cela n&#8217;est pas toujours le cas quand on met en scène une œuvre &laquo;&nbsp;toute faite&nbsp;&raquo; et déjà jouée par des professionnels, où on a moins de libertés dans la construction des personnages.</em></p>
<p><em>En ce sens, écrire la pièce a été un défi pour les Saltamontes mais un vrai plus pour le rendu final. C&#8217;est une belle expérience et qui sait, on pourra peut être dans le futur améliorer certaines parties de la pièce dans le but de la jouer de nouveau! »</em> .  Si le Mural peut se  permettre, nous l’espérons.</p>
<p>Oncle George<strong>, </strong>le vieillard qui aime un peu trop le whisky a ému son public. <strong>Anne-Sophie, </strong>son interprète nous donne ses impressions : <em>« Faire le tri de nos émotions est je pense quelque chose d&#8217;assez complexe tant elles étaient opp<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/onclegoergetheatre.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5284" title="onclegoergetheatre" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/onclegoergetheatre-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>osées tout en cohabitant toutes en même temps dans nos corps et nos esprits. Réellement, préparer un évènement comme celui là, et le vivre le moment venu, c&#8217;est assez différent. Surtout quand la représentation est unique. Dans ces moments là, je ne me &laquo;&nbsp;mets&nbsp;&raquo; à penser qu&#8217;au dernier moment : penser au public je veux dire. On sent une certaine tension, nerveuse, palpable, depuis le début de la journée, et on est tiraillé entre l&#8217;appréhension et l&#8217;excitation. C&#8217;est une sensation très particulière. Il faut se dire que le spectacle est enfin arrivé. Jusque là, même si tout était près, il manquait l&#8217;élément principal d&#8217;interaction. Et en ce qui me concerne, l&#8217;appréhension a dominé quand même un certain temps, avant que j&#8217;ouvre enfin la porte menant à la scène, que je vois tout ce public là dont notre devoir serait de nous rendre complice pendant 2 heures, et tendant ma bouteille au premier spectateur dont je croisai le regard, je me laissais emporter par George et sa démarche titubante, jusqu&#8217;à la scène, rejoignant les autres acteurs qui venaient de passer, eux aussi, la première étape d&#8217;apprivoisement.</em><em>»</em></p>
<p>Quelques mots sur le désormais célèbre monologue de l’Oncle George : <em>« En ce qui concerne mon monologue, je ne m&#8217;attendais pas tellement à ce que les écrivains veuillent se focaliser sur Georges au début. Mais quand on regarde bien, c&#8217;est vrai que ce personnage interroge, il est le plus âgé, il boit beaucoup, tout en sortant régulièrement des phrases telle que &laquo;&nbsp;les nouveaux politiciens, ils vont rien faire de nouveau&nbsp;&raquo;&#8230;on peut se demander ce qu&#8217;il a connu, ce cher oncle George, pour que le bourbon 29 devienne son meilleur ami. J&#8217;ai fait un travail &laquo;&nbsp;pré-monologue&nbsp;&raquo; avec Jean Phillipe (un des auteurs) avant son écriture, on s&#8217;est dit les idées qu&#8217;on y voyait, la trame du &#8216;frangin&#8217; je l&#8217;avais un peu dans la tête, et on était à peu près dans la même longueur d&#8217;ondes de toute façon. Il l&#8217;a écrit, et en le lisant la première fois je n&#8217;étais pas du tout convaincue. Je trouvais qu&#8217;il y avait trop d&#8217;injures que je ne voyais pas dans la bouche de George, ou certaines tournures&#8230;.donc on l&#8217;a revu encore ensemble un peu, puis je l&#8217;ai appris. Il était vraiment très long au départ. Je l&#8217;ai joué une fois devant les écrivains, mais je n&#8217;avais que peu d&#8217;idées de jeu au début, c&#8217;était monotone et très long&#8230;.On en a coupé une bonne partie, mais il a fallu que je me l&#8217;approprie et que je trouve plusieurs idées de jeu, les autres m&#8217;ont beaucoup aidé. Ce qui est génial c&#8217;est que chacun donne ses idées sur tout, apporte quelque chose aux jeux des autres, et qu&#8217;on a des interactions Directes avec nos écrivains (si ça ce n&#8217;est pas un privilège!). C&#8217;est totalement extra comme expérience. Vraiment.</em> »</p>
<div id="attachment_5291" class="wp-caption aligncenter" style="width: 730px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/troupedessaltamontes.jpg"><img class="size-full wp-image-5291" title="troupedessaltamontes" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/troupedessaltamontes.jpg" alt="" width="720" height="482" /></a><p class="wp-caption-text">La troupe des Saltamontes</p></div>
<p>Pendant que la troupe des Saltamontes savoure un succès bien mérité, la troupe de danse du campus nous transportent au pays du flamenco, de la salsa et du tango avec son spectacle « Liberate ».  Elle nous délivre un artifice de techniques, de couleurs, de sourires. Concrétisation magnifique de nombreuses heures de répétition.</p>
<p><strong>Silvia</strong>, une des chorégraphes et danseuses, revient sur le spectacle et sa préparation : <em>« Cette année le festival Art et politique a été passionnel. Tant dans l´organisation comme dans la performance finale, la souffrance productive et l´émotion enflammée ont véritablement rythmé les danseurs.</em></p>
<p><em>Organiser le festival de danse a supposé un engagement et un travail sur moi-même très enrichissant, qui allait de la prévision des répétitions à réussir à transmettre si ce n´est qu´une petite étincelle de passion et d´âme pour la danse. Dans ce sens, je dirai que sur scène on sentait des étincelles et un esprit de groupe soudant qui m´émeut, et cela après des semaines de travail difficile<span style="text-decoration: line-through;">s</span> et <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/silvia.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5293" title="silvia" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/silvia-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>parfois tendues, mais je le pense, toujours souriantes.</em></p>
<p><em>C’est, sans doute, une expérience que je n´oublierais jamais. Une aventure dans laquelle 22 personnes se sont lancées &laquo;&nbsp;</em><em>por amor al arte&nbsp;&raquo;. La plus grande satisfaction fut d’être sur scène et de sentir une flamme t&#8217;envahir  pour exprimer des sentiments et des sensations, qui semblent être passées quand le public constitué d´amis et camarades, applaudit : pour moi cette émotion est vitale. Il n´y a vraiment pas de mots qui puissent reproduire les émotions que provoque la danse et surtout danser entouré d´individus parfois méconnus pour qui la danse devient un pont avec soi-même.</em> »</p>
<div id="attachment_5294" class="wp-caption aligncenter" style="width: 730px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/troupededanse.jpg"><img class="size-full wp-image-5294" title="troupededanse" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/troupededanse.jpg" alt="" width="720" height="482" /></a><p class="wp-caption-text">La Troupe de danse</p></div>
<p>La troupe de danse en aura mis plein les yeux du public poitevin. Quant au groupe de musique Mar Aberto, il s’est chargé de ravir son ouïe (quand on vous dit que le festival de Poitiers est exceptionnel !). Vendredi soir, la place Charles de Gaulle a vibré au rythme des sons hispaniques et ibériques.</p>
<p><strong>Claire</strong>, une des chanteuses, <em><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/claire1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5296" title="claire" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/claire1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></em>revient sur l’expérience de ce premier concert : <em>« L&#8217;expérience du Festival a véritablement soudé le groupe. C&#8217;est a ce moment là qu&#8217;on s&#8217;est rendus compte du chemin qu&#8217;on avait parcouru depuis le début du l&#8217;année et du plaisir qu&#8217;on prenait (</em><em>et qu&#8217;on prend) à jouer ensemble. Pour ma part, je crois que c&#8217;est parce que j&#8217;avais véritablement confiance dans les autres membres du groupe que j&#8217;ai pu, au final, maitriser mes morceaux.<br />
Les membres du groupe sont devenus mes amis. On vient d&#8217;univers musicaux tellement différents que l&#8217;aventure ne paraissait à l&#8217;origine pas aussi simple que ça. Et pourtant, on l&#8217;a fait. » </em>Et très bien fait ! <em>« J’ai pu connaître et faire partager un petit  bout de la culture ibérique. Si une personne au moins a découvert un morceau qui lui a plu et risque de s&#8217;y intéresser plus en profondeur, alors je serais satisfaite. Cet héritage culturel, c&#8217;est aussi le notre. Le mettre en musique, c&#8217;est un peu comme une frêle contribution à l&#8217;Histoire de ces pays. » </em>Mar Aberto, on attend votre CD!</p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/Marabertoconcert.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5297" title="Marabertoconcert" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/Marabertoconcert.jpg" alt="" width="720" height="482" /></a></p>
<p>Autant de témoignages de nos acteurs, de nos danseurs, de nos musiciens qui permettent d’unir coulisses et scènes d’un festival.  En coulisses, du travail individuel et collectif, des semaines de répétition, de l’appréhension et du stress ; sur scène, des représentations d’une incroyable qualité, deux soirées magnifiques. La coopération, la joie, la fierté comme trait d’union. Et une salle, qui vous acclame.</p>
<p>Car, comme conclut <strong>Florian</strong>, président du BDA : <em>« Le festival Art et Politique fut une réussite. Ce fut un grand moment de partage, d&#8217;émotions et d&#8217;émerveillements. Tous les étudiants ont pu démontrer leurs talents artistiques et ainsi dévoiler leur passion. Cette troisième édition du festival a été une véritable aventure humaine et artistique, un moment fort et inoubliable de la vie du campus de Poitiers. »</em></p>
<p>[Un remerciement spécial à Selen, Anne-Sophie, Annabel , Silvia, Claire et Florian qui ont accepté de répondre à nos questions, à Julia  pour son aide journalistique et à Eduardo et Salome pour leurs magnifiques photos... Et félicitation à l'ensemble des danseurs, acteurs et musiciens pour ce très beau festival!]</p>
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		<title>Cap deux, franchi!</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 12:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 18 mars 2011, 1085 internautes ont visité le Mural.
Ce jour-là nous avons béni notre compteur de visites. Fier de réaliser que tata, cousin, et petit(e) ami(e) des « Muralistes » ne sont pas les seuls à lui porter de l’intérêt (par devoir de compassion s’entend), le Mural a soufflé sa deuxième bougie dignement.
Certes, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong>Le 18 mars 2011, 1085 internautes ont visité le Mural.</strong></p>
<p>Ce jour-là nous avons béni notre compteur de visites. Fier de réaliser que tata, cousin, et petit(e) ami(e) des « Muralistes » ne sont pas les seuls à lui porter de l’intérêt (par devoir de compassion s’entend), le Mural a soufflé sa deuxième bougie dignement.</p>
<p>Certes, pour ne pas gâcher la fête, nous nous sommes bien gardés de nous lancer dans une étude profonde du pourquoi-et-comment de nos visites, laquelle aurait sûrement révélé qu’un ¼ de nos visiteurs s’est retrouvé là par hasard (on remerciera Google francophone de lier à nos pages tous mots clefs à consonance « Latina »), un autre ¼ venu voir l’avancé &laquo;&nbsp;des battles de commentaires&nbsp;&raquo;, un autre ¼ venu se pencher sur l’évolution de la dernière polémique Muraliste, et puis, peut-être le dernier ¼ est-il venu réellement lire un –voire plusieurs si vous nous autorisez à rêver en ce jour d’anniversaire- de nos articles?<br />
Quand bien même un tel pronostic d’étude ne doit pas être loin de la réalité, la seule preuve que nous ne sommes pas les seuls à zieuter le Mural nous apporte récompense et satisfaction. L’expérience Muraliste nous a apprise à ne pas être trop exigeants.</p>
<p style="text-align: right;">Modeste journal étudiant dans le monde des grands.</p>
<p>Car, deux ans, c’est encore tout jeune. Et le Mural n’est pas des plus faciles à éduquer. Trois équipes ont déjà pris le relais, connaissant tour à tour les joies d’un article publié et commenté, de la croissance du compteur de visites, des compliments des camarades… et partageant les moments-un-peu-moins-agréables du manque d’inspiration, de la chasse aux fautes d’orthographes, de l’article qui fait « flop », du commentaire qui fait mal. Des déboires finalement vite oubliés en voyant notre petit grandir sur la toile (sourires aux lèvres quand on surprend un camarade errer sur nos pages, et ce quand bien même il se livre à cette activité uniquement dans les cours les plus ennuyants !).</p>
<p>En témoigne les quelques mots ci-dessous, offerts par l’équipe créatrice, à l’occasion des deux ans du journal :</p>
<p><strong>* Alice Pappas :</strong> « Je crois qu&#8217;on ne peut être plus fier de ce projet parti de rien! Le Journal Mural, pour lequel nous luttions pour avoir des articles à la fin du mois est devenu ce que nous voulions depuis le début, un espace de débat sur des domaines aussi variés qu&#8217;il y a d&#8217;opinions dans notre campus, un espace d&#8217;échanges, de controverses et finalement de souvenirs. Nos articles ne servent pas juste à rappeler des faits divers mais à montrer que nous avons une voix et qu&#8217;on peut se faire entendre, d&#8217;abord parmi nous, puis à l&#8217;extérieur. Parole d&#8217;ancienne ; vous tirerez un maximum de profit de cette expérience (à niveau de rédacteur en chef, journaliste ou chroniqueur). Parce qu&#8217;au final, ce qu&#8217;on vous demandera c&#8217;est ce que VOUS pensez sur tel ou tel sujet et pas uniquement la théorie appliquée&#8230;et ça ce n&#8217;est pas toujours si facile à exprimer.</p>
<p>Je tiens à remercier l&#8217;équipe actuelle pour avoir maintenu et dynamisé ce projet avec succès et -j&#8217;anticipe- merci aux générations futures qui voudront bien en reprendre les rênes! »</p>
<p><strong>* Pedro Garcia :</strong> « Lors qu’on a commençé à imaginer l’idée du Mural, ma plus grande inquiétude était la « concurrence » au projet. J’avais l’impression qu’il ne manquait pas de moyens d’expression en ligne. Mais en même temps, j’étais certain que les étudiants du campus avaient besoin d’une voix différente, faite par des étudiants et faite pour les étudiants. Le Mural a endossé ce rôle et a permis aux étudiants de partager et de s’exprimer comme membres de Sciences Po Paris, campus de Poitiers. Je suis très fier des publications, des collaborations et du feedback que le projet reçoit. Je souhaite une bonne continuation aux futurs muralistes et j’espère qu’il y aura beaucoup plus d’anniversaires. »</p>
<p><strong>* Rafael Millán :</strong> « Quel plaisir de voir le Mural si présent dans le campus aujourd’hui. Dire qu’il y a juste deux ans nous n’étions qu’une petite équipe de cinq personnes en train de faire du brainstorming en Mafalda. Merci à ce groupe originel pour avoir vu au-delà du papier quand le Mural n’était qu’une vague idée, et à l’équipe de l’année suivante pour ses efforts pour consolider le Mural. Bravo aux étudiants qui participent cette année pour toutes les nouveautés que vous avez apporté au journal. Mais ne vous arrêtez pas, car c’est en innovant à chaque génération que le Mural maintiendra une voix dans le campus. »</p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/MURALII.gif"><img class="alignleft size-Boite wp-image-5056" title="MURALII" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/MURALII-200x267.gif" alt="" width="200" height="267" /></a>Quand à l’équipe actuelle, elle reconnait que l’éducation du jeune Mural est loin d’être terminée ; il doit encore bien grandir pour 1) apprendre à écrire sans aucune faute d’orthographe, 2) apprendre à se changer régulièrement, 3) s’endurcir face aux commentaires-ennemis, 4) être moins timide pour se faire davantage remarqué. Mais en attendant que 1000 visites ne soit plus qu’un chiffre de visites ridiculement faible (j’aime imaginer le Ciber-Sciences-Pote de la génération 2020 qui lira moqueur cet article alors que le Mural sera au hit parade des journaux on line… -<em>Ok, je rêve</em>-), prenons le temps de nous arrêter souffler les deux bougies Muralistes sur le long chemin qui lui reste à parcourir…</p>
<p>Nous remercions tous ceux qui prennent le temps de soutenir notre projet, ceux qui alimentent le Mural de leurs écrits, ceux qui prennent le temps de lire nos articles (incluant tous ceux qui les survolent pour remercier plus de monde !), ceux qui nous aident à avancer par leurs commentaires, ceux qui nous soutiennent par leur « like » et même ceux qui se perdent sur nos pages nous permettant des joies comme celle du 18 mars 2011.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Petit Mural, Joyeux Deux Ans ! </strong></p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.journalmural.com%2F2011%2F03%2Fcap-deux-franchi%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe>]]></content:encoded>
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		<title>En mars, le Mural fête ses deux ans!</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2011/02/en-mars-le-mural-fete-ses-deux-ans/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 13:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités du Mural]]></category>
		<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Amis lecteurs,

Oui, « Amis lecteurs » parce que c’est moins utopique que « fidèles lecteurs » mais surtout parce qu’un anniversaire se fête entre amis. 

            Parce que ça fait deux ans que le Mural lutte tant bien que mal pour se faire une place dans les moyens d’expressions on line,  deux ans qu’il ne cesse d’innover pour attirer un minimum de lecteurs,  deux ans qu’il essaye de plaire à ceux pour qui il a été créé (soyez indulgents, on parle de vous), mais surtout deux ans qu’il existe.

En ce mois de Mars 2011, le journal MURAL  fête ses deux ans.

Parce que c’est grâce à vous que le journal soufflera, fièrement, sa seconde bougie, nous vous invitons à participer à l’événement.

 Prenez le temps de lire ce message (promis, je m’engage à le faire moins long que nos articles!)  afin de connaître l’actualité du journal en ce mois muralement exceptionnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/MURALII.gif"></a><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/MURALralentie.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-4665" title="MURALralentie" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/MURALralentie.gif" alt="" width="250" height="334" /></a>Chers Amis lecteurs,</strong></p>
<p>Oui,<strong> « Amis lecteurs »</strong> parce que c’est moins utopique que « fidèles lecteurs » mais surtout parce qu’un anniversaire se fête entre amis.</p>
<p>Parce que ça fait <strong><span style="text-decoration: underline;">deux ans</span></strong> que le Mural lutte tant bien que mal pour se faire une place dans les moyens d’expressions <em>on line</em>,  <strong><span style="text-decoration: underline;">deux ans</span></strong> qu’il ne cesse d’innover pour attirer un minimum de lecteurs,  <strong><span style="text-decoration: underline;">deux ans</span></strong> qu’il essaye de plaire à ceux pour qui il a été créé (<em>soyez indulgents, on parle de vous</em>), mais surtout <strong><span style="text-decoration: underline;">deux ans</span></strong> qu’il existe.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">En ce mois de Mars 2011, le journal MURAL  fête ses deux ans.</span></strong></p>
<p>Parce que c’est <strong><span style="text-decoration: underline;">grâce à vous</span></strong> que le journal soufflera, fièrement, sa seconde bougie, <strong><span style="text-decoration: underline;">nous vous invitons à participer à l’événement</span></strong>.</p>
<p>Prenez le temps de lire ce message <em>(promis, je m’engage à le faire moins long que nos articles!) </em> afin de connaître l’actualité du journal en ce mois muralement exceptionnel.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">* Inauguration de deux nouvelles rubriques : </span></strong></p>
<p>Nous inaugurons ce mois-ci deux nouvelles rubriques, la rubrique <strong>« La photo du Jeudi » </strong>et <strong>la rubrique « Muralito » :</strong></p>
<p><strong>-  « La photo du Jeudi » :</strong> l’idée est de présenter chaque jeudi, jour de renouvellement de notre une, une des magnifiques photos prises par les artistes photographes qui arpentent les couloirs de Chaboureau. <strong><span style="text-decoration: underline;">Nous prions ces derniers d’oublier leur modestie et de nous envoyer leurs plus beaux clichés à journalmural@sciences-po.org</span>. </strong> Le thème est libre, la photo devra juste être accompagnée d’un titre.</p>
<p><strong>- « Muralito » :</strong><strong> </strong>La rubrique qui manquait au campus ! De vos fantasmes à vos fétiches, du dîner de vendredi soir à la cuite de lendemain, cette rubrique sera notre coin café pour discuter de l’art, de la littérature, du cinéma, de l’œnologie et encore de la cuisine, des légendes urbaines, des scandales familiaux, des réveils à ressort mécanique etc. Nous vous invitons dès à présent à venir enrichir notre tout nouveau <a href="http://www.journalmural.com/rubrique/muralito/">MURALITO!</a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">*Concours de billets d’humeurs: </span></strong></p>
<p>A l’occasion des deux ans du journal, nous vous invitons à participer à un concours de billets d’humeurs.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour information :</span><strong> </strong><strong>Le billet d&#8217;humeur est un formidable mode d&#8217;expression journalistique. Situé entre l&#8217;éditorial et l&#8217;article de presse, le billet d&#8217;humeur adopte des formes variées. Il permet de véhiculer librement ses opinions sur un sujet d&#8217;actualité. Selon votre bonne ou mauvaise humeur, votre billet sera plus ou moins lu&#8230;. Alors à vos stylos !</strong></p>
<p>Envoyez nous vos billets d’humeur entre le 22 février et le 6 mars (pas d’excuses vous avez les vacances entières pour créer des chefs d’œuvres) à <a href="mailto:journalmural@sciences-po.org">journalmural@sciences-po.org</a> ; les votes auront lieu sur le Mural la semaine de la rentrée, et la remise des prix la semaine suivante.<strong> On compte sur votre participation !</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">* Réalisation d&#8217;un Mural sur les murs de Chaboureau : </span></strong></p>
<p>La semaine de la rentrée sera l&#8217;occasion pour tout les élèves de la promo poitevine 2010-2011 de réaliser un vrai Mural sur les murs de votre chère école<em> (bon ok, sur une affiche collée sur les murs de votre chère école). </em>N&#8217;oubliez pas de venir laisser votre message!</p>
<p>D’autres événements sont en cours de préparation et auront lieu tout au long de la semaine du 7 au 12. N’hésitez pas à vous tenir au courant grâce à notre nouvelle rubrique <a href="http://www.journalmural.com/rubrique/actualites-du-mural/">Les Actualités du Mural</a> !</p>
<p style="text-align: center;">On compte sur vous pour aider notre petit à passer le cap des deux ans !</p>
<iframe src='http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.journalmural.com%2F2011%2F02%2Fen-mars-le-mural-fete-ses-deux-ans%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=recommend&amp;colorscheme=light&amp;height=35' scrolling='no' frameborder='0' style='border:none; overflow:hidden; width:450px; height:35px' allowTransparency='true'></iframe>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Encefalografía de aquel que busca inspiración</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2011/02/encefalografia-de-aquel-que-busca-inspiracion/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 17:06:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[12H53, sentada en un murete de la plaza Charles de Gaulle, buscando inspiración. Ni siquiera se me ocurrió pedir un café en una terraza. Es que el café de la terraza &#8211; el que no tiene el regusto de plástico al cual se han acostumbrado las papilas gustativas de los estudiantes con fe en los [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="inforight"><p><strong>Dans le même ton : <a href="http://www.journalmural.com/2010/01/etude-anthropologique-dun-hall-de-gare/">Etude anthropologique d&#8217;un hall de gare</a></strong><strong> </strong></p></div>
<div id="attachment_4968" class="wp-caption aligncenter" style="width: 730px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/PHOTOPOITIERS.jpg"><img class="size-full wp-image-4968" title="PHOTOPOITIERS" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/PHOTOPOITIERS.jpg" alt="" width="720" height="484" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Eduardo J. Diaz</p></div>
<p>12H53, sentada en un murete de la plaza Charles de Gaulle, buscando inspiración. Ni siquiera se me ocurrió pedir un café en una terraza. Es que el café de la terraza &#8211; el que no tiene el regusto de plástico al cual se han acostumbrado las papilas gustativas de los estudiantes con fe en los supuestos poderes del extraño brebaje generado por la sagrada máquina &#8211; huele demasiado a vacaciones como para que pudiera llevar bien a cabo mi tarea actual. <em>Encontrar inspiración</em>.</p>
<p>No es que el mundo actual no nos dé lugar para despotricar sobre millones de temas,<em> </em>sino que las agencias de prensa no nos envían sus comunicados para que pudiéramos escribir artículos de información sin pasar tiempo escrutando minuciosamente otros periódicos para dominar el asunto del artículo sobre el cual tenemos la pretensión de escribir (esta revelación no es una incitación para enviar los artículos del Mural al análisis <em>underground).</em> Hoy no me siento con ninguna legitimidad para disertar sobre eventos cuyo sentido podría ser escarnecido por ojos crédulos; no tengo ganas de escribir un enésimo <em>coup de gueule</em>; pasar horas escribiendo <em>el compte-rendu</em> de una conferencia que nunca será leído (sí, sí, lo averiguo con el feedback) porque los pocos interesados seguramente tuvieron la iniciativa de moverse hasta la conferencia misma. <em>Buscando Inspiración</em>.</p>
<p><span id="more-4550"></span></p>
<p>Igual, no tengo muchas esperanzas de que Doña Inspiración, asustada por la blancura de mi cuadernillo, aparezca de repente en la Plaza para teñir mis páginas (tipo el síndrome del estudiante que pasa media hora de su examen mirando por la ventana por si acaso surgieran, volando, las respuestas…). Sólo pienso que para los que, a veces, se dedican al romanticismo y al ensueño, la Plaza Charles de Gaulle puede ser una musa en sí misma.</p>
<p>Me di cuenta de que, seguramente por lo difícil que es acceder a la información, el aprendiz periodista Muralista dedica muchas veces su pluma a libros, películas, exposiciones, cuadros, para poder firmar con dignidad un artículo que refleje una opinión propia. Decidí que hoy la Place du Marché sería mi libro, mi película, mi cuadro. Objeto insólito de algunos clichés. Encontraré inspiración en la vida cotidiana misma.</p>
<div id="attachment_4562" class="wp-caption alignleft" style="width: 327px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision4.jpg"><img class="size-medium wp-image-4562" title="Uneautrevision" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision4-300x200.jpg" alt="" width="317" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Ana Cuartero</p></div>
<p>Que los que nunca soñaron con el encanto que anima la plaza, hagan clic en la cruz roja en lo alto de la página, ya que este artículo no tiene ninguna otra pretensión que la de inmortalizar con algunas palabras el ambiente de un lugar donde pasamos tiempo sin pasarlo verdaderamente (o sea, para ser más comprensible, el síndrome del estudiante que siempre sale de su piso en el último momento para ir a clase y por ende no se puede permitir cruzar la Plaza <em>en cueillant les pâquerettes)</em>. Tipo el ejercicio de un pintor que hubiera decidido colocarse aquí, mismo día, misma hora, para fijar en su tela los transeúntes de la Plaza. Salvo que si yo hubiera decidido hacerlo dibujando, los transeúntes se parecerían a extraterrestres y la Iglesia se caería.</p>
<p>El clima cálido, el que decidió revolucionar el calendario de la estaciones, hizo salir de sus escondites a numerosos protagonistas potenciales para mi cuadro. Es mediodía. Sol en su apogeo. Observo. Ramilletes de jóvenes, saboreando su picnic (bocadillos-en-bolsas-amarillas, síndrome del estudiante aprovechando su independencia para reemplazar los tupperwares de mamá por manjares más deleitables), sonriendo, riendo. <em>Costard-cravates</em>,  sastres, tacones de aguja. Los que salen del trabajo, los que vuelven al trabajo, los que están en el trabajo. Huele a kebab. Turistas fotografiando Notre-Dame. Un chico con prisa, pasando delante del objetivo. Una pareja tomando el sol. Aquellos que distribuyen<em> </em>octavillas, los que las botan, los que les echan un vistazo y los pocos que las leen. Las terrazas abiertas con anticipación, lugar de descanso a mediodía. El guía intentando explicar a alumnos jóvenes la significación de las estatuas que ornan la fachada de la Iglesia. No les interesan en absoluto. Los compadezco. Una chica, mirando con insistencia el móvil que, me imagino, debería animarse de un momento al otro. El enamorado que compra flores. El ciclista, manos en el freno, decidido a cruzar la plaza sin despegar los pies del pedal. Un hombre, soltero, sentado en un rincón de la Plaza. El vendedor de frutas. Las colas en las panaderías. La chica que contesta a su móvil. La pareja que se va, cogiéndose de la mano.</p>
<p>Suenan las campanas. Es la una. Podría pasar horas alimentándome de lo que observo y de lo que oigo. Pero, por respeto por el lector (imaginándome con utopía que alguien en este mundo que tenga prisa consiga leer hasta aquí) decido acabar aquí mi homenaje a la plaza <em>pictavina</em>. Protagonistas que pasan. Protagonistas que se van. Protagonistas que se mezclan. Quizás cada uno tiene algo que contar. Fuente de inspiración. Pero hoy no me interesa saber más de ellos. Una línea para cada uno, fijado en mi papel por el poder de las palabras.</p>
<p>No resolví para nada la cuestión de la inspiración. Escribí líneas que no hicieron avanzar el mundo. Dejé mi mente pensar en un idioma que no domina. Dejé mis pensamientos divagar, desconcentrados por los alrededores que viven.</p>
<p>Pongo por escrito la encefalografía de aquel que se para, por momentos, a observar la vida.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision3.jpg"></a></p>
<div id="attachment_4972" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/notredame.jpg"><img class="size-large wp-image-4972 " title="notredame" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/notredame-1024x685.jpg" alt="" width="614" height="411" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Eduardo J. Diaz</p></div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision2.jpg"></a></p>
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		<title>Richard Descoings rencontre le Mural</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 18:33:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Descoings]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastien Tadiello]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de sa venue à Poitiers le mardi 25 janvier 2010 Richard Descoings a accepté de répondre à quelques questions des paparazzis muralistes. Entre gestion d’une institution pour le moins importante, réunions budgétaires et administratives, petit déjeuner/déjeuner/dîner avec des personnalités, des débats au sujet parfois insolite avec les étudiants (« comment redonner sens aux nouvelles générations ?»), quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/unericharddescoing.bmp"><img class="size-full wp-image-4306 alignright" title="unericharddescoing" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/unericharddescoing.bmp" alt="" /></a>A l’occasion de sa venue à Poitiers le mardi 25 janvier 2010 Richard Descoings a accepté de répondre à quelques questions des paparazzis muralistes. Entre gestion d’une institution pour le moins importante, réunions budgétaires et administratives, petit déjeuner/déjeuner/dîner avec des personnalités, des débats au sujet parfois insolite avec les étudiants (« comment redonner sens aux nouvelles générations ?»), quelques posts facebookiens, le directeur de Sciences-po Paris nous a livré quelques mots sur les campus délocalisés.</em></p>
<p><strong>Mural : En cette année 2011, le campus de Poitiers souffle fièrement sa dixième bougie. Pouvez-vous nous expliquer quelles furent vos motivations pour créer un campus spécialisé sur l’Amérique Latine et la Péninsule Ibérique ? </strong></p>
<p><strong>R. Descoings : </strong>En créant les campus, notre idée étant d’internationaliser le premier cycle du collège universitaire.  Il était évident que l’Amérique Latine et la Péninsule Ibérique devaient trouver une place dans cette initiative.  Le rôle des acteurs politiques locaux dans ce type d’initiative a été primordial.  Ces derniers souhaitaient voir se développer dans la région un même type de campus que celui ouvert à Nancy un an auparavant. Or les très bonnes relations de l’université de Poitiers avec la fameuse université de Salamanque, la tradion d&#8217;accueil d&#8217;étudiants hispanophone et lusofones,  peuvent entre autres justifier la localisation dans la région Poitou-Charentes d’un centre d’étude spécialisé sur la Péninsule ibérique et l’Amérique Latine.</p>
<p><strong>Quelles étaient vos attentes en créant le campus ?</strong></p>
<p><strong> </strong>L’idée principale était de créer une génération multiculturelle et polyglotte : permettre à des étudiants français et à des étudiants étrangers d’étudier ensemble est une manière de favoriser la tolérance et l’altérité.  Je pense que vous en êtes les acteurs et les témoins quotidiens.</p>
<p><strong> Donc finalement, 10 ans après, le campus de Poitiers ressemble à ce que vous aviez imaginé ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Au niveau des résultats, oui. Surtout en termes d’altérité, comme vous devez en jugez par vous-même dans un campus où la mixité culturelle est la principale richesse. Il est vrai, cependant, que le campus a évolué dans une voie propre et extérieure à ma volonté initiale. D’un point de vue sociologique, cette évolution est passionnante car elle est le fruit des envies et pratiques du corps social qui a modelé de lui-même les campus tels qu’ils sont aujourd’hui. « La révolution poitevine » suite à la réforme de la troisième année est un bon exemple de l’adaptabilité des campus. Vous avez réussi, par vos contestations, à modifier le projet initial. Voilà dix ans que le corps d’élèves façonne selon sa volonté les campus qui ont donc pris, au cours du temps, leur autonomie… et « le plus joli c’est que chacun des campus a pris sa vie, ses différences, sa caractéristique».</p>
<p><strong>Quels sont vos projets d’avenir concernant les campus délocalisés ?</strong></p>
<p>Nous avons ouvert en 2010 le campus Euro-Américain à Reims et souhaitons mettre en place pour septembre 2011 un programme Europe-Afrique en région parisienne. Pour l’instant nous ne souhaitons pas ouvrir davantage de campus mais plutôt se centrer sur la stabilité et le développement des campus existants.  Nous sommes entrain d’augmenter les capacités d’accueil des campus de manière à recruter davantage d’étudiants. Le nouveau campus de Reims présente un important potentiel et nous travaillions actuellement à son renforcement.  Ce campus pourrait accueillir 1500 étudiants. Les campus de Menton et du Havre présentent aussi une importante possibilité d’expansion.  Au regard des dossiers, de très nombreux étudiants ont leur place dans notre institution mais nous restons limités par les capacités d’accueil.</p>
<p><strong> Vous êtes vous fixé un chiffre précis d’admis dans chaque campus ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas forcément en faveur d’objectifs chiffrés et précis d’étudiants dans chaque campus car le choix du campus ne doit pas avoir de conséquence sur la procédure d’entrée à Sciences-Po. Nous ne souhaitions pas différencier les campus délocalisés et le campus de Paris en fonctionnant selon des critères quantitatifs.</p>
<p><strong> Vous ne faites donc pas de différence entre le campus de Paris et les campus de régions ?</strong></p>
<p>Il ne s’agit pas de différencier les étudiants des campus et les étudiants de Paris, par contre, je pense que l’internationalisation des études est très importante. Je vais vous livrer une formule très méchante, et donc pas vraie, mais qui peut vous permettre de comprendre ma vision : « Paris est la clef d’entrée dans le monde d’aujourd’hui, les campus en région, la clef d’entrée dans le monde de demain ».  Il faut se rendre à l’évidence, la France et même l’Europe ne sont plus le centre du monde et l’ouverture est désormais primordiale pour l’avenir.  Je pense que l’entrée des étudiants dans le monde actif est aujourd’hui plus certaine lorsqu’elle se fait par les grandes régions du monde.  Ainsi je souhaite internationaliser l’admission au 1<sup>er </sup>cycle du collège universitaire de Sciences-po Paris.</p>
<p><strong> Cela signifie que tous les étudiants en premier cycle devront se spécialiser sur une zone géographique spécifique ?</strong></p>
<p>Nous espérons atteindre un objectif élevé (environ 60%) d’étudiants du premier cycle dans des campus délocalisés.  Cependant, je ne pense pas que la solution adéquate soit d’imposer à tous nos élèves les études en campus délocalisés. Nous devons laisser le choix aux étudiants d’une spécialisation régionale ou non. Il sera toujours possible de réaliser son premier cycle sur le campus de Paris  où nous allons, par contre, mettre en œuvre la procédure internationale d’admission.</p>
<p><em>[Avec nos remerciements à Monsieur Richard Descoings et Monsieur Olivier Dabène d'avoir permis cet entretien.] </em></p>
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		<title>Sommes-nous vraiment des homo oeconomicus ?</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Jan 2011 12:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cours d’économie ont fait rentrer l’homo oeconomicus dans ma vie. Bon, soyons honnête, ce n’était pas non plus une rencontre révolutionnaire ; ce bonhomme passe sa vie au marché à choisir entre des pommes et des poires. Des milliers d’étudiants lui ont déjà dit que d’après sa fonction d’utilité, monsieur-préfère-les-pommes-aux-abricots-et-les-abricots-aux-poires-et-donc-par-transivité-les-pommes-aux-poires mais impossible de lui faire lâcher son panier. C’est que monsieur est rationnel et ne mange en dessert que le fruit qui maximisera son utilité (toute personne ayant déjà disserté sur l’utilité d’une pomme est priée de me faire parvenir ses conclusions). Sachant que je ne supporterais pas longtemps un homme qui refuse mon gâteau au chocolat au prétexte que l’utilité qu’il lui procure n’est pas assez éloignée du point d’origine, j’aurais du passer mon chemin… Seulement voilà, c’est entre autres la passion rationnelle de notre ami pour les fruits du verger (et pour les glaces à la vanille en temps de petit écart de rationalité diététique) qui font de lui un être singulier suscitant bien des réflexions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les cours d’économie ont fait rentrer <em>l’homo oeconomicus</em> dans ma vie. Bon, soyons honnête, ce n’était pas non plus une rencontre révolutionnaire ; ce bonhomme passe sa vie au marché à choisir entre des pommes et des poires. Des milliers d’étudiants lui ont déjà dit que d’après sa fonction d’utilité, monsieur-préfère-les-pommes-aux-abricots-et-les-abricots-aux-poires-et-donc-par-transivité-les-pommes-aux-poires mais impossible de lui faire lâcher son panier. C’est que monsieur est rationnel et ne mange en dessert que le fruit qui maximisera son utilité <em>(toute personne ayant déjà disserté sur l’utilité d’une pomme est priée de me faire parvenir ses conclusions</em>). Sachant que je ne supporterais pas longtemps un homme qui refuse mon gâteau au chocolat au prétexte que l’utilité qu’il lui procure n’est pas assez éloignée du point d’origine, j’aurais du passer mon chemin… Seulement voilà, c’est entre autres la passion rationnelle de notre ami pour les fruits du verger (et pour les glaces à la vanille en temps de petit écart de rationalité diététique) qui font de lui un être singulier suscitant bien des réflexions.<span id="more-4226"></span></p>
<p>Commençons par les présentations. Pour ceux qui ont la chance de ne pas cerner mon humour, je précise que l’homo oeconomicus en tant que ô-combien-passionnant compagnon de route n’existe pas vraiment. Il s’agit en effet d’une notion abstraite utilisée par les économistes classiques et néo-classiques pour modéliser le comportement de l’être humain. L’homo oeconomicus est le superman du captage d’information, capable dans n’importe quelle situation de connaître parfaitement les ressources qui sont à sa disposition et les prix de celles-ci.  Et ses supers pouvoirs ne s’arrêtent pas là : l’homo oeconomicus est l’incarnation même de la rationalité. Pour présenter les choses autrement qu’avec le dilemme pomme-poire, l’individu rationnel est celui capable de comparer les alternatives et d’être cohérent dans ses choix. L’homme qui ne se trompe jamais et prend toujours les bonnes décisions en vue d’atteindre la fin qui lui est assignée : la maximisation de son bien-être matériel.</p>
<p>Pour ceux qui désirent le rencontrer, sachez que selon la science économique nous avons tous un homo oeconomicus en nous<em> (discutez de votre situation avec Adam Smith ou J.S Mill si vous n’aimez pas les pommes).</em> L’idée étant que chacun de nous, pensés comme individus parfaitement informés et rationnels, participent à la vie économique en cherchant à maximiser leur bien-être. L’homo oeconomicus est le personnage central de bien des théories économiques classiques et néo-classiques, et il va de soit que mes 2&#215;12x1h59 d’e-cours d’économie <em>(avec, en plus de ça, une pause café de 4m50 toutes les 23min),</em> ne me permettent pas de remettre en cause leur pertinence<em>. </em>Pour cela, je vous renvoie aux travaux des sociologues Kahneman et Tversky, de Pierre Bourdieu, ou encore du Prix Nobel de l’économie, Amartya Sen, qui disposent de légèrement plus de matière que moi pour contester l’utilisation de l’homo oeconomicus. Mais la réflexion n’appartient pas qu’aux grands. Prendre conscience de l’écart existant entre l’homo oeconomicus, abstraction nécessaire à l’analyse économique et la réalité ne semble pas négligeable quand cette négligence transformerait notre monde en un axe abscisse-ordonnée, le destin en fonction d’utilité, et le cerveau des hommes en calculettes-super-perfectionnées-dotée-d’une-option-« calculer le coût d’opportunité ».</p>
<p>Le fait que l’homo oeconomicus calcule l’utilité que lui procure chacun des fruits n’est qu’une des raisons rendant sa compagnie peu souhaitable. Car l’homo oeconomicus est aussi un grand égoïste. Ce n’est pas de sa faute : ses pères, partisans d’une approche individualiste et utilitariste, l’ont fait naître seul, isolé, tel « Robinson sur son île de la microéconomie ». Sur son île, l’homo oeconomicus n’a qu’un souci en tête<em> </em>: maximiser son bien être matériel et économique. Les autres ? Connait pas. Premier décalage important avec une réalité où l’homme est bien plus souvent le membre de collectifs qu’un être seul et souverain. Et dans ce monde là, l’égoïsme n’est pas franchement désirable. Car que l’on adhère ou non à la main invisible-de-tous-sauf-de-Smith qui se charge de transformer l’intérêt de chaque homo oeconomicus en bonheur pour tous, il faut reconnaitre que cette conception réductrice de l’homme porte à réflexion. Il serait bien triste de laisser croire que six milliards cinq d’homo oeconomicus habitent notre planète alors que dans le dialecte de cette singulière espèce <strong>justice sociale, politique, éthique, solidarité</strong> ne trouvent pas de sens.</p>
<p>Cette réflexion est née en plein examen lorsqu’au lieu de me concentrer sur le tracé fin et précis de mes courbes d’indifférences, je me demandais <em>(si l’homo oeconomicus pouvait diffuser sa fonction d’utilité au moment des élections présidentielles puisque parait-il qu’il ne prend que les bonnes décisions</em>) 1) comment expliquer que survivent le téléthon et autres œuvres de solidarité financées en grande partie par le don dans un monde, où nous dit-on, chacun n’est centré que sur son bien être économique et financier 2) ce que penseraient Gandhi, l’Abbé Pierre, Mère Teresa, Coluche et compagnie d’être considérés comme des homo oeconomicus. Les grands noms parce c’est plus percutant que si j’avais parlé de Solange, bénévole à la croix rouge, Pierre, pompier de Paris, Jean, Clown à l’hôpital des enfants, Véronique, membre d’Amnesty International, Jordie un peu sonné après avoir donné son sang et ces milliers d’autres qui donnent de leur temps ; mais l’idée est la même. Au contraire de l’homo oeconomicus, l’homo sapiens, en général, n’est pas animé que de motivations égoïstes et  uniquement d’ordre économique. Il ne s’agit pas, malheureusement, de croire que la solidarité des uns et des autres changera un monde qui depuis bien longtemps ne tourne pas très rond. Tout au moins, pouvons nous reconnaitre que l’altruisme et la solidarité  restent des valeurs existantes de nos sociétés et qu’il est finalement bien pessimiste, de ne voir en chacun que l’égoïste homo oeconomicus qui  sommeille et, dans certaines situations, se réveille.</p>
<p>Un des pères de l’homo oeconomicus, J.S Mill a précisé lui-même que ce monsieur-je-n’ai-que-des-dollars-dans-le-cerveau est né uniquement d’une nécessité, pour l’analyse scientifique, d’isoler une seule dimension de l’action individuelle (la recherche de la richesse) afin d’étudier toutes ses conséquences en matière de phénomènes économiques. Et que Mill et ses disciples se rassurent, cet article ne se veut pas une critique de leurs théories. Laissons les détracteurs confirmés analyser comme une limite de l’analyse classique l’écart qui existe entre cette abstraction économique et la réalité  … et nous, novices en économies et penseurs-en-recherche-d’optimiste, voyons dans cet écart la rassurante preuve que l’homo oeconomicus en chair et en os a encore du mal, dans le monde actuel, à tenir debout <em>(et vous l’aurez compris, si c’est rassurant, c’est pas uniquement pour une histoire de pommes et de bananes !). </em></p>
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		<title>Sida : une journée mondiale pour une lutte quotidienne</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 21:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la 23ème année consécutive, la journée du 1 décembre fut dédiée à la lutte contre le sida. Conceptualisée en 1988 lors du Sommet des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida, la journée mondiale de la lutte contre le sida est l’occasion d’une sensibilisation du public à la triste réalité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la 23<sup>ème</sup> année consécutive, la journée du 1 décembre fut dédiée à la lutte contre le sida. Conceptualisée en 1988 lors du Sommet des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida, la journée mondiale de la lutte contre le sida est l’occasion d’une sensibilisation du public à la triste réalité de cette épidémie : plus de 25 millions de morts et près de 60 millions de personnes affectées depuis l’apparition de la maladie. La lutte vise, malheureusement, un adversaire de taille. Depuis sa première manifestation en 1980, le virus s’est propagé de par le monde à une allure surprenante. En 1990, 7,3 millions de personnes vivaient avec le VIH ; fin 2009, ils étaient 33,4 millions.  Parmi eux, 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans.<sup>1</sup></p>
<p>L’épidémie sévit particulièrement sur certaines régions. En décembre 2009, on comptait en Afrique subsaharienne plus de 22,4 millions de personnes vivant avec le VIH ; 3,8 millions en Asie du Sud et du Sud-Est, 2 millions en Amérique Latine… De tels chiffres mettent en évidence une réelle disparité régionale ; cependant le sida n’en reste pas un moins une épidémie sans frontière. Ralentir l’épidémie, lutter contre sa propagation, inverser la tendance est un devoir collectif, une exigence mondiale. En signant la Déclaration du Millénaire, 191 Etats s’engagent sur cette voie.<span id="more-4093"></span>  </p>
<p><strong>« Combattre le VIH/Sida… »,</strong><strong> </strong><strong> un Objectif du Millénaire pour le Développement.</strong></p>
<p>         Réunis en septembre 2000 à New York lors du sommet du Millénaire, les Etats membres des Nations Unis ont défini une ligne commune d’objectifs à suivre pour répondre aux exigences du développement mondial.  Huit objectifs concrétisent cette volonté de coopération internationale pour lutter contre l’extrême pauvreté et la faim, la mortalité infantile et les maladies, garantir l’égalité des sexes, l’accès à l’éducation primaire et l&#8217;accès aux soins et la préservation de l’environnement.  Le virus du Sida est une des cibles de l’Objectif 6. Cet objectif  se consacre à la lutte contre les maladies mortelles. « Stopper la propagation du VIH/sida et commencer à inverser la tendance actuelle » est le défi que se sont lancés les dirigeants mondiaux d’ici à 2015.  A cinq ans de l’échéance où en sommes-nous ?</p>
<p>         A l’occasion de la journée mondiale du Sida, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a souligné l’importance du rôle joué par la communauté internationale dans la lutte contre l’épidémie : « depuis trois décennies, la maladie a causé des souffrances indicibles et des décès par millions, la communauté internationale s&#8217;est unie avec passion pour agir et sauver des vies ».  Il ne s’agit cependant pas là d’un cri de victoire mais plutôt d’une incitation à continuer sur le chemin engagé… bien que celui-ci soit long et épineux.  « Le monde à réussi à enrayer l’épidémie et il commence à inverser la propagation du VIH/sida » nous apprend le rapport annuel du Programme Commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA).  Mais le verbe « commencer » (et seulement commencer !) ne vient que renforcer l’incitation de Ban-Ki-Moon à la persévérance : « Nous devons continuer de tracer une voie nouvelle et audacieuse pour aller de l&#8217;avant ». </p>
<p><strong>Le point sur la situation actuelle</strong><br />
         Un regard sur le rapport 2010 des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, nous informe sur l’évolution de la situation depuis qu’a été impulsé l’objectif 6. Nous l’avons vu, le nombre de personnes infectées par le virus du sida n’a fait qu’évoluer depuis l’apparition de celui-ci.  En revanche la propagation de la maladie semble en baisse depuis 1996, car le nombre de nouvelles infections par le VIH diminue depuis cette date. L’ONU voit dans le paradoxe, qui allie une baisse de nouvelles infections et une hausse de la population affectée, les signes d’un meilleur accès aux traitements contre le sida permettant aux personnes infectées de vivre plus longtemps. Le rapport fait référence ici aux traitements anti-VIH. Ces traitements permettent d’empêcher la prolifération de la maladie en corrigeant partiellement  le déficit immunitaire induit par le VIH chez de nombreux patients. Ils ne peuvent tuer la maladie mais permettent de prolonger l’espérance de vie et améliorer la qualité de vie du malade.<sup>2</sup><sup> </sup>Ces thérapies antirétrovirales chez les femmes séropositives enceintes diminuent aussi le risque de contamination de l’enfant. Pour tous, hommes, femmes, enfants, garantir l’accès aux soins aux personnes infectées est un droit humain fondamental.   En 2003, l’ONUDISA et l’OMS s’allient pour offrir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant avec le SIDA dans les pays en développement d’ici à la fin de 2005 (initiative 3 x 5).  Ce plan est impulsé sur le constat que plus de 6 millions de personnes vivant dans les pays développés nécessitaient un traitement antirétroviral immédiat auquel ils n’avaient pas accès. En 2008,  environ 4 millions de personnes (pour 400 000 à son lancement) ont pu bénéficier de cette initiative. </p>
<p> Cependant la diffusion de ces thérapies ne peut suffire en elle-même à réaliser l’objectif 6. En effet, la propagation rapide de l’épidémie entraine une augmentation considérable du nombre de victimes que  la mise à disposition de médicaments, en dépit de son augmentation, ne suffit pas à couvrir. En 2008, on comptait encore 5,5 millions de personnes n’ayant pas accès aux médicaments dont elles avaient besoin. D&#8217;autre part, la lutte contre le sida doit mettre fin aux nouvelles infections pour que l&#8217;épidémie cesse de se répandre. En regard des deux arguments énoncés, la lutte contre le sida doit aussi prendre pour forme des programmes de prévention et d’information.</p>
<p>    Le rapport souligne le manque d’information d’une grande partie de la population mondiale sur les risques de transmission du VIH : « Moins d’un tiers des hommes jeunes et moins d’un cinquième des jeunes femmes des pays en développement disent posséder ce type de connaissances à propos du VIH ». Cette donnée justifie l’importance d’un travail d’information car « posséder des connaissances sur le VIH est la première étape pour en éviter la transmission ». Depuis 2000, de nombreux Etats ont progressé sur cette voie mais d’importantes inégalités entre régions, sexes, et classes sociales sont autant d&#8217;obstacles  difficiles à franchir.  On retrouve ces disparités, entre hommes et femmes, entre les ménages les plus riches et les plus pauvres, dans l’utilisation du préservatif qui reste de manière générale, peu répandue dans les pays en développement<sup> 2</sup>. Notons cependant une augmentation dans l’utilisation de préservatifs durant des rapports à risques dans les pays en développement depuis 2000.  Selon Onusida, l’adoption de pratiques sexuelles plus sûres est une des explications principales à la diminution du nombre de nouvelles infections. « De tels progrès sont dus en définitive à des gestes individuels, appuyés par un ensemble d’interventions comportementales, biomédicales et structurelles et les efforts collectifs des États, des partenaires du développement et de la société civile ». « De tels Progrès » ne doivent cependant pas faire oublier que la majorité des rapports sont encore peu protégés dans certains pays en développement.  Cependant cela démontre une certaine prise de conscience et l’effet positif des efforts conjoints des différents acteurs impliqués dans la lutte contre le sida. Ces avancées, bien que faibles, sont en ce sens une incitation à la persévérance à l’information et à la sensibilisation.</p>
<p> <strong>« Accès universel et droit de l’homme »</strong></p>
<p>         Placée sous le thème « Accès universel et droit de l’homme », la journée mondiale pour la lutte contre le sida de cette année met l’accent sur une facette du problème peu souvent abordée. Nous avons constaté l’urgence de la crise sanitaire. Le sida n’affecte cependant pas uniquement la santé physique des personnes sinon aussi leur identité et leur condition sociale.  Des droits fondamentaux sont bafoués par la stigmatisation dont sont victimes ces personnes.  Le droit à la santé,  droit d’accès à l’éducation, l’emploi, le logement, la sécurité sociale  peuvent se voir affectés par des pratiques discriminatoires. La non-discrimination est un droit garantit par nombre de textes<sup>3</sup>. Des clauses spéciales ont cependant dues être rédigées face aux inégalités dont sont victimes les personnes infectées : &laquo;&nbsp;la discrimination en fonction du statut VIH/SIDA, réel ou supposé, est contraire aux règles internationales en vigueur touchant les droits de l&#8217;homme ». Depuis 2006, année où les Etats membres de l’ONU signent la Déclaration politique  sur le VIH/Sida, la législation pour la protection contre la discrimination des personnes infectées par le VIH s’est renforcée.  Des problèmes demeurent cependant dans leur application ou respect. D’autre part, on observe aussi des pays encore dépourvus d’aucune protection juridique à cet égard. La lutte contre la discrimination doit être un des enjeux du combat mené par la communauté internationale, souligne Margaret Chan, directrice de l’OMS.  Elle n’en reste pas moins à la responsabilité de nous tous ; car rappelons-le, la stigmatisation est avant tout un fait de société créé par les comportements de chacun.</p>
<p>         Le sida est une maladie encore bien trop tabou. Une maladie qui affecte physiquement et socialement des millions de personnes, chaque jour, dans chaque pays. <strong><em>« Arrêter le sida. Tenir les promesses »</em></strong>, l’histoire d’une lutte mondiale qui doit persévérer jusqu’à la victoire finale, laquelle fut définie par l’ONU comme  « la réalisation des 3 zéros : zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès liés au VIH/Sida ».</p>
<p><sup> </sup></p>
<p><sup>1 Ces chiffres sont issus du rapport annuel de l’ONUSIDA de 2009, disponible à l’adresse suivante : </sup><a href="http://data.unaids.org/pub/Report/2010/2009_annual_report_fr.pdf"><sup>http://data.unaids.org/pub/Report/2010/2009_annual_report_fr.pdf</sup></a><sup>. </sup></p>
<p><sup>2 Les graphiques et cartes publiées par l’ONU dans son rapport permettent d’illustrer ces propos : </sup><a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010_goal6.pdf"><sup>http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010_goal6.pdf</sup></a><sup> </sup></p>
<p><sup>3 Le <strong>droit à la non-discrimination</strong> figure dans l&#8217;article 2 de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels; la Convention internationale sur l&#8217;élimination de toutes les formes de racisme et de discrimination raciale; la Déclaration sur l&#8217;élimination de la discrimination à l&#8217;égard des femmes; la Convention relative aux droits de l&#8217;enfant; la Charte africaine. </sup></p>
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		<title>Proxima estação: Baixa Chiado.</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 13:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Avant le 7 novembre 12H43 tu t’étais toujours demandé pourquoi « Saudade » est le premier mot que l’on t’a appris en portugais avant « Bom dia » et « Obrigado ». Et puis le 14 novembre 07H57, tu rentres de ta semaine d’Ecole d’Automne à Lisbonne et là : Saudade.
Moment important de la scolarité du 1er cycle du collège de Sciences Po à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: center;"><em> <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/lisbonne.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-3871" title="lisbonne" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/lisbonne.bmp" alt="" /></a></em></div>
<p>Avant le 7 novembre 12H43 tu t’étais toujours demandé pourquoi <strong><em>« Saudade » </em></strong>est le premier mot que l’on t’a appris en portugais avant « Bom dia » et « Obrigado ».<strong><em> </em></strong>Et puis le 14 novembre 07H57, tu rentres de ta semaine d’Ecole d’Automne à Lisbonne et là : <strong>Saudade</strong>.</p>
<p>Moment important de la scolarité du 1<sup>er</sup> cycle du collège de Sciences Po à Poitiers, l’Ecole d’automne est  l’occasion pour les étudiants du campus de vivre une expérience d’enseignement <em>(et pas que d’enseignement !)</em>  hors des murs.  Cette année, les murs d’accueil se trouvaient à 1168 km, 20 heures de bus.  Universidad Nova de Lisboa. Auberge Pousada da Juventude. Estação Baixa Chiado, Q.G de la promo.  L.I.S.B.O.N.N.E<span id="more-3863"></span></p>
<p>            La semaine fut principalement prise en charge par Paulo, Patricia, Marta, Raquel quatre étudiants portu<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/electrico.jpg"></a>gais à l’université de la Nova… que nous ne pouvons que féliciter et remercier. Prenant en compte notre statut pluriel d’étudiants, de touristes et de jeunes festifs, le programme de la semaine allia conférences, visites culturelles et découvertes des soirées façon Lisbonne.</p>
<p>Le quart d’heure académique s’étala sur cinq matinées.  Au programme : des conférences dispensées par des enseignants, chercheurs, ou doctorants.  Elles portèrent notamment sur les relations extérieures du Portugal, les rapports de l’Amérique Latine avec le monde, ou encore sur la culture portugaise. Et puisque l’accueil de l’Universidade de la Nova ne se limita pas à nous prêter ses fauteuils, les étudiants du campus de Poitiers purent suivre un cours d’histoire et un cours d’institutions internationales dispensés par des professeurs de l’université.  L’intégralité de la leçon échappa à beaucoup pour causes de certaines lacunes dans la langue des Xutos-&amp;-Pontapes, mais cette expérience offra un aperçu des méthodes académiques portugaises. Certes, nous rentrerons calmés dans nos prétentions lusophones mais on pourra toujours s’autoproclamer experts en relation France-Portugal, Mercosur, et culture portugaise <em>(ou pas).</em></p>
<p>         <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/ferrocaril.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3877" title="ferrocaril" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/ferrocaril-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/electrico.jpg"></a> Du moins connaitrons-nous le charme de la Capitale portugaise.  Les après-midi furent dédiés à la culture.  Nos mollets se souviennent encore de la visite de la ville. Mais ne soyons pas mauvaises langues, nos yeux aussi. Nos yeux surtout. Lisbonne est belle. Et en –bons- touristes que nous sommes, nous avons aimé braver ses collines, glisser sur ses trottoirs pavés, mitrailler de flash ses monuments, dessiner ses  rues, nous prendre en photo dans l’Electrico numéro 28, goûter au bacalhau à toutes les sauces, profiter de l’air frais des bords du Tage, s’émerveiller des vues aux miradors, savourer <em>(passer 3 gâteaux on utilisera le verbe « s’empiffrer »)</em> des pasteis de Belém, admirer o Castillo de San-George, o Monestario de los Jerónimos de Santa-Maria de Belém, se perdre dans les ruelles de l’Alfama, se perdre tout court loin des exposés, du froid, de nos habitudes.</p>
<p> Plus que touristes, nous fûmes aussi Invités. Invités à une dégustation de vins pour montrer aux étudiants de France qu’au Portugal aussi on sait bien utiliser le raisin (<em>même si on en fait du vin vert !</em>). Invités à l’Assemblée Nationale pour assister à quelques instants d’une commission parlementaire. A l’ordre du jour : la loi sur le budget de l’éducation. Sur la discussion nous ne nous étendrons pas, les propos ne pouvant sortir de la salle d’audience <em>(la vrai raison étant bien sûr que nous avons compri bien peu de chose de ce qu’il s’est dit)</em>, mais nous avons apprécié d’en être les spectateurs. Invités de l’ambassadeur de France dans ces impressionnants salons. Laisser sac à dos et basket, chausser talons hauts et cravates. Laisser dégaine étudiante pour adulte responsable. Le temps d’un petit four.  Quelques instants, jusqu’à ce que ressurgisse notre folie estudiantine à l’angle du Bairrio Alto.</p>
<p>  Le Bairrio Alto mérite bien quelques mots <em>(les photos sont en revanche censurées). </em>Hautement agréable, animé, festif.  Le quartier des bars. En sureprésentation. A se demander comment ils survivent à la concurrence. A se demander avant d’aller passer ton jeudi, vendredi, et samedi  sur la devanture des bars du Barrio Alto et découvrir la surpopulation festive. Parce que là est le charme du quartier. Partager ton verre <em>(ça s’appelle encore des verres ou il y’a une taille limite?)</em> avec amis et nouveaux collègues de soirées<em> (autant que ton niveau de portugais te permette de communiquer),</em> danser dans les différents bars et flâner dans l’agréable atmosphère des nuits de novembre au Portugal.  <em> </em></p>
<p style="text-align: right;">                                                           L’école d’Automne c’était un peu tout ça.</p>
<p>            Mais Lisbonne ne s’explique pas avec des mots. L’ambiance Lisboète ne se laisse pas coucher sur papier. Elle se vit. Nos chauvins de poitevino-portugais seront heureux de la conclusion : Lisbonne, je crois que nous t’avons aimé. <strong>Saudade</strong>.</p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/vuedumirador.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-3878" title="vuedumirador" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/vuedumirador-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a></p>
<p><em>Photos par Silvia Marroquin.</em></p>
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		<title>La vie privée, tu « aimes » ?</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 21:36:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Combien de temps encore avant qu’on se colle un radar facebook sur le derrière ? Combien de temps avant que le bouton « publier sur facebook » ne fasse son apparition sur les sites d’achat-vente en ligne ? Après tout, puisqu’on peut informer nos 555 amis (oui, il est beaucoup plus facile de se faire des amis au XXIème [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Combien de temps encore avant qu’on se colle un radar facebook sur le derrière ? Combien de temps avant que le bouton « publier sur facebook » ne fasse son apparition sur les sites d’achat-vente en ligne ? Après tout, puisqu’on peut informer nos 555 amis (oui, il est beaucoup plus facile de se faire des amis au XXIème siècle) de l’achat de nos billets de trains, de l’endroit où nous nous trouvons, de la personne située à côté de nous, pourquoi pas aussi publier sur facebook le prix et la photo des pyjamas que nous venons d’acheter en ligne ?<span id="more-3742"></span></p>
<p>Mettons nous d’accord. Un réseau social, en soit, c’est une bonne idée. Ce n’est pas le demi-milliard d’utilisateurs actifs qui me contredira. Un click sur Facebook et on retrouve sa meilleure amie de maternelle, le copain qui a déménagée à Kuala-Limpour,  la maitresse de Cm2, et le bogoss aux yeux bleus de la soirée de la veille. On reprend contact. « Bonjour, ça va, qu’est ce que tu deviens » « Salut, bien, je fais ma vie ». Cool. Utile. Facebook, vous me direz, est une invention géniale. On en use. On en abuse. Mais facebook nous abuse. Devant son succès, le réseau social perd la tête. Il innove. Mal. Dangereusement.</p>
<p> A 8h, Stéphanie déjeune. Plus de café. Pierre et Marie « aiment ça ».  A 10h03, Stéphanie en a marre de réviser l’économie. Noémie lui souhaite bonne chance. Courage ma Stefou, demain soir on sort. Où ? George propose le Georgia Bar. Grégoire « aime » ça. Ils prendront pleins de photos déjantées. Quelqu’un les « tagguera ». Cool. Stéphanie a fini de réviser à 14h. Elle va manger avec Gaël. Au Mac Do, ça te va ?  Oui c’est mieux. Elle a trop fait la « teuf » et n’a plus d’argent pour un bon restau. Avant, elle écrit à Laurent qu’elle l’aime. Plus que tout. L’amour de sa vie. C’est important que tout le monde le sache. Je continue ? Inutile, la vie de Stéphanie n’a pas de secret pour vous. Celle d’Anna, Vincent, Grégoire, non plus…  Fil d’actualité facebook. Plus passionnant qu’une série télévisée, qu’un roman-feuilleton, que les cours d’amphi, que la Une du Monde.  Etalons notre vie privée. Montrons aux gens qu’on est in. La soirée d’hier soir était de la bombe. J’ai encore mal à la tête. 5 kilos de perdu. Mon amour je t’aime. New York, demain.</p>
<p>Etions nous plus malheureux il y a cinq ans, parce que la moitié du lycée, les trois quarts de la promo de l’université, les camarades de colo, les amis des amis des amis, les cousins de la meilleure amie du cousin, le voisin de la belle-mère, ignoraient tout de nos soirées du week-end, de la quantité d’alcool absorbée, de l&#8217;adorable surnom du petit copain/copine, de la destination de nos vacances et du programme de notre matinée/après-midi/soirée/nuit ? Somme nous tellement plus heureux aujourd’hui, alors que tout n’est plus qu’apparence et voyeurisme ? Détrompez-vous, des photos de vous à moitié debout, ne vous rendent pas plus cools. Juste plus vulnérables.</p>
<p>En publiant sur Facebook nous perdons le monopôle dont nous jouissons sur notre photo déguisé en poussin (ou autre, mais restons soft), sur votre amour et vos messages cursis, et sur ce statut que vous avez si bien préparé. Car nous avons coché, sans lire bien sûr, la petite case autorisant Facebook à jouir de nos passionnantes données.</p>
<p>Les paramètres de confidentialités facebook sont bien cachés. Pourtant, il vaudrait mieux sacrifier quelques minutes d’étalage de détails, d’étalage de vie et prendre le temps de chercher, de modifier, et de restreindre les pièces accessibles de notre vie (facebookement-non)-privée  à nos vrais amis, avant que n’importe qui ne s’amuse à en faire un puzzle public.</p>
<p>Car où allons-nous ? Depuis peu, Facebook veut savoir, à chaque minute, dans quel endroit où nous trouvons. Avec qui. Pourquoi. Jusqu’à quand.  Quel dommage, vraiment, que par faute de crise économique, on n&#8217;ai pas encore créé nos fameux radars individuels informateur de notre passionnante vie (c’est vrai quoi, ça éviterait de sortir de la douche pour écrire sur facebook la température de l’eau).</p>
<p><em>[Utilisatrice de Facebook, ceci n'est pas un jugement de moral. Juste une réflexion. Car il y'a matière. <strong><span style="text-decoration: underline;">Le débat est ouvert...]</span></strong></em></p>
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