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	<title>Journal Mural &#187; Sophie Ranger</title>
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		<title>Macchi ou l&#8217;art contemporain argentin</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 18:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin-là, je n’étais pas sortie de chez moi comme à l’accoutumée. Ce n’était ni pour aller m’enfermer dans un atelier ultramoderne pour tracer des perspectives de bâtiments désuets, ni pour aller dans les antres de la Di Tella écouter un énième cours sur la culture moderne. « Moderne » au sens argentin, c’est-à-dire, « européenne ».
Non. Ce matin-là, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin-là, je n’étais pas sortie de chez moi comme à l’accoutumée. Ce n’était ni pour aller m’enfermer dans un atelier ultramoderne pour tracer des perspectives de bâtiments désuets, ni pour aller dans les antres de la Di Tella écouter un énième cours sur la culture moderne. « Moderne » au sens argentin, c’est-à-dire, « européenne ».<span id="more-3807"></span></p>
<p>Non. Ce matin-là, Jorge Macchi nous faisait l’hon<a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/jorge1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3809" title="jorge" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/jorge1.jpg" alt="" width="327" height="500" /></a><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/jorge.jpg"></a>neur, à nous, humbles étudiants du cours d’introduction à l’art contemporain, de mener une <em>charla</em>, une conférence. Et autant vous dire qu’en tant que cent pour cent argentin, ses mots filaient aussi vite que les <em>slides</em> qui agrémentaient l’explication. Ces deux heures s’apparentaient à mon café du matin. Dures à avaler mais qui vous laisse une sensation d’étrange bien-être qui demande à être décortiquée.</p>
<p>La condition de l’artiste. Voilà de quoi Jorge venait nous parler. Ou plutôt, de sa propre condition en tant qu’artiste. La discussion prenait des airs de confession intime, et les brèches de vie qu’il mêlait à l’explication de son entreprise rendaient ses œuvres presque émouvantes. Presque. Car la première photo du power point ne soulevait que très peu d’enthousiasme dans les rangs des <em>pibes</em> endormis ; Un mur peint de telle manière qu’il représentât une partition musicale. Ce manque de considération envers l’œuvre s’évaporait lentement au rythme de l’énumération des reconnaissances que Jorge avait reçues du « monde de l’art » ; Tout à coup, sa qualification pour représenter l’Argentine à la Biennale de Venise en 2005, le prix reçu deux ans plus tôt par le Musée National des Beaux-arts de Buenos Aires, et l’attribution de la bourse Guggenheim, doraient son blason.</p>
<p>L’aura de l’artiste se meut au gré de la courbe de ses ventes sur le marché de l’art. Marché hypocrite et arbitraire. Autre débat dans lequel il serait inopportun de se lancer.</p>
<p>Jorge Macchi nous fait vibrer au son de son œuvre quand on s’aperçoit que la partition est le fruit de bandes de papier journal collées les unes à la suite des autres. Et cela selon un rythme qui reflète la saccade musicale : chaque espace correspond à une note, et chaque longueur de bande correspond à la durée de cette dernière. Lente vengeance de l’artiste envers la musique, de la haine née de sa difficulté à jouer du piano ; nous explique-t-il. Plus explicite est la vidéo qu’il réalise, intitulée « <em>Diario íntimo </em>». On retrouve les mêmes matériaux comme composante invariable de son œuvre. En effet, en filmant des titres d’extraits de journaux, l’artiste déclare mettre des mots sur son état d’esprit. Esprit maladif, désarçonné. Comme dans la bande son « <em>Super 8</em> » dont les cris font échos à ceux de Jorge. Aucune invention, juste la triste réalité que l’artiste se résout à admettre. L’artiste apparaît comme l’éternel romantique, romancier dans ses heures les plus sombres « <em>Perdí la noción de las cosas, me costó mucho creer en mí mismo, fui un muerto civil, tengo más cicatrices que piel.</em>.. ».</p>
<p>La <em>vendetta</em> contre les partitions ne déteint pas sur son gout prononcé pour la musique. Ses œuvres mêlent sons, images, matériaux hétéroclites… Les clous remplacent les notes, et dans ses vidéos, le son de l’acrobate sur le trampoline rythme la mélodie d’un lointain violon. Performances qui fourvoient les critiques dans la taxonomie d’artiste à laquelle Jorge appartient. En effet, il refuse d’être un de ces artistes d’art conceptuel. Son art ne reflète aucune idée, et n’est que l’amère expression de sa condition intrinsèque, dont il réalise l’importance alors qu’il entre aux Beaux Arts de Buenos Aires à vingt ans.</p>
<p>Trous, boursoufflures, griffonnages, orifices, ouvertures, brèches cadencent sa production. Cette porosité permet à l’artiste d’exprimer l’ambivalence. L’acte de destruction comme un cri appelant à la compassion. Jorge déclare ainsi que l’œuvre qu’il expose à la Biennale de Venise crie sa quasi schizophrénie. Au lieu de représenter les reflets de lumière d’une boule disco suspendue au plafond par un acte de composition picturale ou architecturale, il choisit de trouer les murs, le plafond, et de jouer avec l’opposition noir – des trous fromes -, blanc – du crépis. <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/macchioulartcontemporainargentin.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3810" title="macchioulartcontemporainargentin" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/macchioulartcontemporainargentin.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Ce thème de la violence transparait au delà de son choix de récolter les extraits de journaux dans les rubriques faits divers – qui ne sont, au fond, que des récits policiers -. En effet, il choisit la violence physique comme instrument artistique. Son œuvre <em>Buenos Aires tour</em> en est caractéristique. Après avoir cassé au marteau une vitre, et appliqué le tracé formé par les fissures sur un plan de Buenos Aires, il décida de créer un guide touristique des lieux par lesquels les lignes lézardent le plan. Le hasard, déclare Jorge, se profile comme la principale explication de ses actes.</p>
<p>Le spectateur est troublé, incommodé face à la brutalité de ce travail. Et nous ne pouvons qu’approuver sa déclaration  <em>« Creo que cumplí ». </em></p>
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		<title>Silence mortel dans les rues portègnes</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 22:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Silence. Quelle rare sensation que celle de me réveiller à Buenos Aires ce matin-là. Sans bruit. A 15 heures. Sans aucun bruit de la rue… L’antinomie, l’incompatibilité des termes me suggère de me rendormir. Je dois sûrement être en train de rêver, peu consciente de l’ambiance lourde qui pèse dehors. Peut-être devrais-je monter les persiennes ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Silence. Quelle rare sensation que celle de me réveiller à Buenos Aires ce matin-là. Sans bruit. A 15 heures. Sans aucun bruit de la rue… L’antinomie, l’incompatibilité des termes me suggère de me rendormir. Je dois sûrement être en train de rêver, peu consciente de l’ambiance lourde qui pèse dehors. Peut-être devrais-je monter les persiennes ? …</p>
<p>Le silence de mort qui règne m’extirpe enfin des bras de Morphée ; et m’aspire par la fenêtre. Et alors que ma rétine capte la chaleur solaire, aucun son n’atteint mon oreille.<span id="more-3770"></span></p>
<p>Impossible… Aucun <em>porteño</em> dans les jardins voisins, ni bruit déluré de <em>bocina</em>. Ni odeur de milanaise de soja cramée, ni <em>che boludos</em>, ni crissement de pneus sur Libertador. Ni… Rien, aucun trait caractéristique de Buenos Aires La Magnifique. Pourquoi n’ais-je pas mis de réveil, alors que nous sommes en plein milieu de la semaine ? Alors que les nuées s’évaporent, que je m’évapore dans les nuées… Bref, rassemblons le peu de raison en orbite qui me reste.</p>
<p>Mercredi 27 octobre 2010, l’Argentine était destinée à mourir pour quelques heures. La<em> movida ­– </em>pour ne point dire le <em>quilombo</em>- allait être suspendu. Temporairement. Buenos Aires puait le silence, les anges eux-mêmes s’étaient rendormis. C’était un crime organisé, le décès de l’âme <em>porteña</em> par ses habitants. Conspiration sublime : le jour du <em>Censo nacional</em> était enfin arrivé !</p>
<p>Et un jour de flânerie à graver dans mon agenda, se sommant aux 244 autres de cette année de <em>intercambio</em>. En effet, afin de recenser les argentins et autres gauchos perdus, les autorités avaient décrété que mercredi 27 octobre 2010 serait un jour férié. Un de plus, à ajouter aux innombrables fêtes célébrant les amis, la race, le drapeau, les enfants, les banques…</p>
<p>Coup de sonnette. Je me livre à l’exercice civique, intriguée par les questions surprenantes de mon interlocuteur <em>censista</em> : nom, situation familiale, matières de mes murs, de mon parquet - ?- , type de toit, année de construction de l’édifice… Le trou noir. J’ai perdu l’habitude des « contrôles surprises ». Et des contrôles tout court. Il est avéré que la troisième année est une continuation des vacances d’été. Ne nous éloignons cependant pas de notre exercice premier, compréhension de ce <em>dia raro…</em></p>
<p>Homme remercié, Mac allumé, lanacion.com.</p>
<p>«  Nestor Kirchner est décédé ».</p>
<p>Tout s’éclaire, mes neurones s’ordonnent soudainement, les néons de mes questions incessantes se focalisent sur <em>« </em><em>¿Y ahora ? »</em>. Silence. Buenos Aires semble tanguer, La Mélancolique s’est tu et s’apprête à s’habiller de noir.</p>
<p>Tout à coup, des cris. Je me penche par la fenêtre et là, se mêlant aux pleurs d’une femme, une autre brandit un panneau « <em>No es tu cadáver que pondremos en la tierra sino la semilla de este proyecto popular</em>». Car Nestor est salué par les kichneristes pour sa sortie de crise spectaculaire en 2001, la négociation de la dette épaulée par le F.M.I et la ratification de la Loi du Point Final et de l’obédience due relatives aux jugements des criminels de la dictature de Videla. Cependant, le quotidien des argentins n’est pas si rose. On assiste à une interminable exacerbation des différences entre riches et pauvres, le moteur de la classe dirigeante reste les pots de vins et l’assiette au beurre ; Et Borges illustre parfaitement les racines du désordre de son pays en déclarant très justement que «  <em>La democracia es una superstición muy difundida, un abuso de la estadística</em> ». En effet, la corruption est le parasite de la moelle argentine.</p>
<p>Au-delà des réflexions d’ordre idéologique, la véritable question est de savoir ce qu’il adviendra du Parti Justicialiste, de connaître le destin du péronisme en Argentine et de la politique en générale. Car Cristina ne marche pas sans sa béquille.</p>
<p>D’ou l’éternelle questionnement des argentins, ¿<em>Y ahora </em>?</p>
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		<title>Lettre turque à l’intention du touriste curieux,</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/05/lettre-turque-a-l%e2%80%99intention-du-touriste-curieux/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 13:24:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Ô toi, valeureux voyageur en quête de lokoums et de kebabs, attends-toi à être surpris en posant le pied en Turquie. Car découvrir cette contrée est une entreprise qui se révèlera plus complexe que tu n’aurais pu te le figurer. Bien plus que par l’hétérogénéité de sa culture, ce sont les contradictions qui font de ce pays un joyau. Si l’on devait qualifier la terre native d’Homère, l’adjectif « bipolaire » serait le plus adapté. Vois-tu, visiteur, berceau de nombreuses civilisations antiques alors que revendicatrice de son titre européen, moderne tout en prêchant les merveilles de son passé, la Turquie est difficilement cernable. Car même si Mustafa Kemal Atatürk, le père de l’Etat turc, entreprit de fondre les échantillons de cultures hétéroclites en une nation turque, c’est la différence qui règne.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">Ô</span> toi, valeureux voyageur en quête de <em>lokoums</em> et de <em>kebabs</em>, attends-toi à être surpris en posant le pied en Turquie. Car découvrir cette contrée est une entreprise qui se révèlera plus complexe que tu n’aurais pu te le figurer. Bien plus que par l’hétérogénéité de sa culture, ce sont les contradictions qui font de ce pays un joyau. Si l’on devait qualifier la terre native d’Homère, l’adjectif « bipolaire » serait le plus adapté. Vois-tu, visiteur, berceau de nombreuses civilisations antiques alors que revendicatrice de son titre européen, moderne tout en prêchant les merveilles de son passé, la Turquie est difficilement cernable. Car même si Mustafa Kemal Atatürk, le père de l’Etat turc, entreprit de fondre les échantillons de cultures hétéroclites en une nation turque, c’est la différence qui règne.</p>
<p>A Istanbul, des galeries d’art contemporain et projets architecturaux avant-gardistes côtoient les mosaïques de la mosquée bleue, des femmes voilées jusqu’au dernier cheveu discutent avec la jeunesse turque en jupe &#8211; dont la longueur prête à la critique -, des joueurs de Backgammon déplacent pions dans la fumée de leur Marlboro… La capitale européenne de la culture 2010 ne manquera pas d’attiser ta curiosité de flâneur… Car flâner deviendra ta passion. C’est en déambulant dans les rues inclinées de Beyoğlu, où le vieux métro se fraie un passage entre badauds aux babines luisantes de glace turque, que tu t’imprègneras de leur culture.</p>
<p><span id="more-3021"></span></p>
<p>Ton œil aiguisé décèlera la dualité entre une capitale écartelée entre deux continents, et l’intérieur du pays, concentré de diverses influences, tant phrygiennes que musulmanes, byzantines que grecques… Ton oreille sera sensible aux vieux rocks des années 90 qui résonnent dans les boîtes de nuit istanbuliotes pendant que les voyageurs en <em>dolmuş</em>, omnibus locaux, seront balancés dans les montagnes de la Cappadoce aux rythmes du tout nouveau <em>hit</em> occidental. L’employé de <em>Metro</em>, compagnie de voyage renommée, pourra ne pas comprendre l’anglais alors qu’un anatolien te brandira fièrement un <em>hello</em>.</p>
<p>Sois certain que parcourir les terres reculées de la Turquie te révèlera la face cachée de ce qui fonde son caractère antinomique. Les colonnes grecques qui jalonnent le pays frisent les vestiges de théâtres romains, témoignant de l’empilement de siècles d’histoire qui forment la Turquie actuelle. L’exemple le plus évoquant demeure celui de la basilique Sainte-Sophie, convertie en mosquée lors de la prise de Constantinople. Ainsi, la Turquie paraît louer son héritage, mais un héritage censuré dont seuls les vestiges archéologiques en sont les rois. En effet, les récentes épurations de populations sont reléguées au second rang de l’histoire nationale et le premier signe de commémoration du génocide arménien est bien récent ; le 24 avril dernier, une centaine de manifestants protestaient dans les rues d’Istanbul en brandissant le slogan de « Plus jamais ça » afin que la Turquie reconnaisse cette période sombre de sa construction.</p>
<p>Ainsi, pèlerin, un dernier conseil : savoure les <em>baklavas</em> turcs au doux goût sucré d’un héritage varié aux fondements des particularismes de la Turquie d’aujourd’hui.</p>
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		<title>« Une fleur dans le macadam »</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/04/une-fleur-dans-le-macadam/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 23:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Indignation. Abattement. Révolte. Crépitement de sentiments… Fin. Ecran noir. Cœur meurtri et pommettes rouges.
Sortie de la salle. Silence creux. Torpeur indigne. Indignation flottante. Pas un mot ne sort de la bouche des spectateurs effarés de la violence du film de Sherry Hormann : Fleur du désert. Violence ? Oui.
Il était une fois …. Tel un conte, l’histoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2758" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img class="size-Boite wp-image-2758" title="19244441" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/19244441-200x266.jpg" alt="" width="200" height="266" /><p class="wp-caption-text">© Bac Films</p></div>
<p>Indignation. Abattement. Révolte. Crépitement de sentiments… Fin. Ecran noir. Cœur meurtri et pommettes rouges.</p>
<p>Sortie de la salle. Silence creux. Torpeur indigne. Indignation flottante. Pas un mot ne sort de la bouche des spectateurs effarés de la violence du film de Sherry Hormann : <em>Fleur du désert</em>. Violence ? Oui.</p>
<p>Il était une fois …. Tel un conte, l’histoire finit bien. Cependant, sans crapaud ni soulier doré. Et avec en prime, un tableau peint de cruauté humaine.</p>
<p><span id="more-2756"></span>On tourne. Il était une fois Waris Dirie&#8230; dont l’histoire véridique est mise au service du septième art. Somalienne, elle s’est échappée de sa tribu nomade alors que son père tentait de la marier à un homme de cinquante ans son aîné. Pas de marraine. Ni d’ailleurs de lanterne magique pour la sauver…</p>
<p>Sans carrosse, elle arrive cependant à gagner Londres. Cendrillon travaille pendant six ans dans des conditions dégradantes au sein de l’ambassade de son pays. Et là, la chute. Elle est propulsée comme mannequin international. Glorieuse salvation ? Le podium serait-il son prince charmant ? Non.</p>
<p>Son prince charmant, c’est Terence Donovan. Ce célèbre photographe de mode repère cette beauté gracieuse et innocente.</p>
<p>Il était une fois… le néant. Gommez-moi ces étoiles dans vos yeux. Non, l’histoire n’est pas un conte de fée. C’est la dénonciation de l’excision qui est portée sur le grand écran. Même Walt Disney n’aurait pensé à pareil carton. Clitoridectomie, pratique traditionnelle barbare. Condamnation de ce qui enlève à cent cinquante millions de femmes par an ce qu’elles possèdent de plus féminin. Même la Petite Sirène ne connut pareille inhumanité.</p>
<p>Silence brisé. Decrescendo.</p>
<p>Pour en savoir plus  <em>Fleur du désert</em>, de Sherry Hormann, avec Liya Kebede, Sally Hawkins, Timothy Spall, sur <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138826.html">allocine.fr</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La solution face à l’échec de la conférence de Copenhague : en Norvège ?</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/03/la-solution-face-a-l%e2%80%99echec-de-la-conference-de-copenhague-en-norvege/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 21:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne désespérons pas quant à une sortie du dilemme apparu lors des  infructueuses négociations de nos dirigeants au Sommet de Copenhague. Les terriens peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles. En cas de crise provoquée par le réchauffement climatique, l’issue d’urgence existe ! Son oubli abusif réside sûrement dans la date éloignée de son inauguration, le 26 février 2008. Et de son éloignement géographique : l’île norvégienne du Spitzberg. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">N</span>e désespérons pas quant à une sortie du dilemme apparu lors des  infructueuses négociations de nos dirigeants au Sommet de Copenhague. Les terriens peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles. En cas de crise provoquée par le réchauffement climatique, l’issue d’urgence existe ! Son oubli abusif réside sûrement dans la date éloignée de son inauguration, le 26 février 2008. Et de son éloignement géographique : l’île norvégienne du Spitzberg.</p>
<p><span id="more-2345"></span></p>
<p>En effet, c’est à mille kilomètres du pôle Nord que se situe la Svalbard Global Seed Vault, traduite littéralement par « Chambre forte mondiale de grains du Svalbard », qui regroupe 4,5 millions d’échantillons végétaux du monde entier. Ces derniers sont conservés dans un bunker afin de remédier à d’envisageables pertes accidentelles de la diversité biologique. Ainsi, en cas de catastrophe naturelle, des doubles de semences permettront de remédier à une altérité des banques génétiques traditionnelles. Tels les sachets hermétiques d’herbe que nos grands-mères picardes conservent dans leurs congélateurs, les semences reposent dans le permafrost, où la température ambiante est de -20 à -30 degrés Celsius.</p>
<p>A cent vingt mètres de profondeur, au bout d’un couloir de cent mètres, sa découverte n’est pas accessible au premier venu ! Alors, en cas de catastrophe naturelle, aurions-nous les moyens d’aller récupérer nos sachets ? Trêve de sarcasme, la situation géographique de cette arche souterraine est légitime : celle-ci est stratégiquement située dans une zone éloignée des activités tectoniques, au sec, à trente mètres au-dessus du niveau de la mer.</p>
<p>Alors, « l’arche de Noé » sera-t-elle capable de sauver la planète face aux incompétences de nos chefs ?</p>
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		<title>L’apogée de la mégalomanie émiratie : Saadiyat Island</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan en avait rêvé, l’émirat d’Abou Dhabi sur lequel il règne l’a fait !
En effet, voulant que sa ville égalât Paris, Venise ou New York dans le ranking des grands centres culturels, la capitale des Emirats Arabes Unis est en passe de devenir LA métropole internationale de la culture, concentrée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan en avait rêvé, l’émirat d’Abou Dhabi sur lequel il règne l’a fait !</p>
<p>En effet, voulant que sa ville égalât Paris, Venise ou New York dans le <em>ranking</em> des grands centres culturels, la capitale des Emirats Arabes Unis est en passe de devenir LA métropole internationale de la culture, concentrée sur 2700 hectares d’île. Située à 500 mètres au large d’Abou Dhabi, l’île de Saadiyat, « île du bonheur » en arabe, devrait voir affluer des touristes venant du monde entier à partir de 2013. La parcelle insulaire, en plus des infrastructures sportives et pavillonnaires, s’inscrit dans la logique de délocalisation des firmes internationales. Ainsi, l’île accueillera le musée Guggenheim Abou Dhabi dessiné par Frank Gehry, le Louvre Abou Dhabi dont Jean Nouvel se charge de la construction, le Musée National du nom du père de la Nation, Sheik Zayed, dédié à l’histoire des Emirats, le Musée Maritime par Tadao Ando, et le Performing Arts Centre, véritable kaléidoscope de salles de concert, d’opéra, de théâtre.</p>
<p><span id="more-1337"></span></p>
<p>Les centimes ne manquent pas au royaume du pétrole et alimentent la lampe d’Aladin du Sheikh. Ce dernier ayant voulu que « la culture traverse les frontières et que par conséquent, Saadiyat appartienne au peuple des Emirats Arabes Unis, au Moyen-Orient et au monde entier » s’est engagé à louer la marque du Louvre pendant trente ans pour la modique somme de 400 millions d’euros.</p>
<p>L’île, sanctuaire artistique pensé par les autorités d’Abou Dhabi comme un moyen d’émancipation face à sa rivale Dubaï, soulève de farouches polémiques. Pour Françoise Cachin, l’ancienne directrice des Musées de France, la participation à ce projet est une dérive terrible de la déontologie du travail des musées et a signé pour s’inscrire formellement dans la controverse une tribune dans <em>Le Monde</em> contre le « Las Vegas des sables » ; « Pas question de brader le patrimoine national, pas question de l&#8217;exporter contre espèces sonnantes et trébuchantes » a déclaré cette vigile du temple renfermant les vestiges patrimoniaux de la France. Dans une logique mêlant pétrodollars, relations diplomatiques et œuvres d’art, pareils arguments se retrouvent dans la bouche de ceux qui condamnent la multiplication des succursales du Guggenheim.<br />
D’un point de vue humain, les fondateurs du projet ne sont pas exemplaires. Un rapport des <em>Human Rights Watch</em> publié en mai 2009 les accuse de violer les droits des travailleurs venant des quatre coins de l’Asie du Sud pour construire la cité artificielle.</p>
<p>Il me semble inconcevable de vouloir fonder dans une société patriarcale, autocratique et imprégnée par l’Islam, une enclave de culture occidentale. Comment être assuré que les autorités émiraties permettront l’exposition d’œuvres fortement chargées sexuellement, religieusement et politiquement ? De plus, les Toulouse-Lautrec, les Picasso et les Monet auront du mal à se fondre au milieu des sombres abayas et des imposantes dishdashs déambulant au beau milieu du Golfe Persique. Mais la question ne se pose même pas car les événements culturels sont désertés par les autochtones.</p>
<p>Trêve de sarcasme et de raillerie, il convient de rappeler que la construction de l’île de Saadiyat s’inscrit dans une dynamique écologique. En effet, ses bâtisseurs se revendiquent de l’industrie « propre », respectueuse de l’environnement. Subséquemment, une autoroute à seulement dix voies relie l’île au continent et du désert s’élance le chantier de la surclimatisée cité culturelle. Ah ! Ma plume ne se résout à faire l’éloge de ce déconstructivisme architectural qui rendra le spectacle surprenant. En effet, l’ombrelle d’acier de cent quatre vingt mètres de diamètre du Louvre côtoiera la « chaussure futuriste » du Performing Arts Centre, des arbres seront plantés de telle sorte que le visiteur puisse croire à une vision d’optique.</p>
<p>Ainsi, Abou Dhabi, aveugle face à son passé culturel nous oblige à vendre l’âme de notre Louvre. La France le fait de bon cœur : elle livre déjà ses Rodin au Brésil.</p>
<p style="text-align: right;">Sophie Ranger</p>
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		<title>Louis XIV ? L’art absolu, mon cher !</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[
 Louis XIV, l&#8217;homme et le roi
20 octobre 2009 au 7 février 2010 au Château de Versailles
L’exposition « Louis XIV, l’homme et le Roi » qui se tient du 20 octobre 2009 au 7 février 2010 au Château de Versailles, présente une collection impressionnante de trois cents trésors du souverain, provenant des quatre coins du monde. Première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="inforight">
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/422px-Louis_XIV_of_France.jpg"><img class="alignnone size-Box wp-image-1318" title="422px-Louis_XIV_of_France" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/422px-Louis_XIV_of_France-200x284.jpg" alt="422px-Louis_XIV_of_France" width="200" height="284" /></a> <strong>Louis XIV, l&#8217;homme et le roi</strong><br />
20 octobre 2009 au 7 février 2010 au Château de Versailles</div>
<p><span class="first">L</span>’exposition « Louis XIV, l’homme et le Roi » qui se tient du 20 octobre 2009 au 7 février 2010 au Château de Versailles, présente une collection impressionnante de trois cents trésors du souverain, provenant des quatre coins du monde. Première exposition consacrée à celui qui agrandit le pavillon de chasse de Louis XIII en l’actuel château, ce ne fut pas une tâche aisée que de réunir en plus de l’incontournable « Portrait de Louis XIV » par Hyacinthe Rigaud, les armoires en marqueterie d’argent et d’écaille d’André Charles Boulle, la nef italienne en lapis-lazuli enchâssée dans une monture d’orfèvrerie, le bureau à gradin de Pierre Gole ou encore le « Parnasse Français » de Louis Garnier, Simon Curé et Augustin Pajou, représentant le Roi sous les traits d’Apollon. L’organisatrice de la scénographie de l’exposition, Giada Ricci, déclare avoir voulu « une mise en scène sobre et contemporaine, en sortant les œuvres de leurs places habituelles où elles se trouvent souvent noyées dans les décors ».</p>
<p>Le règne de Louis le Grand s’est caractérisé par l’épanouissement des arts comme le démontre son goût assez prononcé pour les miniatures, les gemmes, les sculptures, les manuscrits enluminés, les camées, les médailles et les joyaux. Cette collection est l’héritage des relations personnelles que le Roi-Soleil a établi avec les artistes : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique et Molière pour le théâtre.</p>
<p><span id="more-1315"></span></p>
<p>Ainsi, l’exposition dresse le portrait culturel de ce roi trop souvent perçu comme un monarque tyrannique et insolemment oublié par les français. Derrière ce monarque absolu, au caractère belliqueux, inaccessible et distant des réalités de son peuple, derrière ce roi profondément catholique, on retrouve un roi mécène amateur d’art, un roi en proie à des passions artistiques sensibles, à un goût original vivement prononcé et un collectionneur inassouvi. Souverain aux goûts culturels particuliers, être humain doté d’une sensibilité artistique bouleversante, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe comme Charles Ier d’Angleterre et Philippe IV d’Espagne.</p>
<p>Même le plus naïf visiteur croyant connaître ce souverain sous toutes ses coutures, serait en proie au sentiment tiraillant de ne pouvoir cerner ce fougueux caractère dont il n’a saisi que la superficialité. Pourtant à l’issue de la visite : un doute surgit. Hardouin-Mansart, Le Nôtre, Girardon, Le Brun, Van der Meulen, Cucci et les autres ont-ils été influencé par Louis XIV ou bien cet entrepreneur protecteur a permis à ces créateurs d’être couronnés de gloire dans leur entreprise personnelle ?</p>
<p style="text-align: right;">Sophie Ranger</p>
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		<title>Renoir, plus qu’une sommité, une personnalité</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2009/11/renoir-plus-qu%e2%80%99une-sommite-une-personnalite/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 18:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Derrière la mathématique des chiffres, un art ; 3,5 millions d&#8217;euros de budget, 3 ans de préparation, 350 000 visiteurs attendus,  150 œuvres exposées, 1500 m² d&#8217;exposition et 60 à 80 agents de sécurité ne pourront saccager les mérites de l’esthétique du style renoirien.



Renoir au XXe siècle
23 septembre 2009 – 4 janvier 2010
Galeries Nationales du Grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">D</span>errière la mathématique des chiffres, un art ; 3,5 millions d&#8217;euros de budget, 3 ans de préparation, 350 000 visiteurs attendus,  150 œuvres exposées, 1500 m² d&#8217;exposition et 60 à 80 agents de sécurité ne pourront saccager les mérites de l’esthétique du style renoirien.</p>
<p><span id="more-1192"></span></p>
<div class="inforight">
<p><strong><img class="alignnone size-full wp-image-1211" title="PARenoir" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/PARenoir.jpg" alt="PARenoir" width="200" height="263" /></strong></p>
<p><a href="http://www.rmn.fr/Renoir-au-XXe-siecle"><strong>Renoir au XXe siècle</strong></a><br />
23 septembre 2009 – 4 janvier 2010<br />
Galeries Nationales du Grand Palais<br />
Avenue du Général Eisenhower<br />
75008 Paris<br />
01 44 13 17 19</div>
<p>L’exposition se tenant du 23 septembre au 4 janvier 2010 à Paris retrace la florissante période artistique d’Auguste Renoir du début du XXe. Empreint d’une nostalgie indiscutable, il rompt au tournant du siècle avec les logiques impressionnistes pour diluer sa peinture dans une sensualité féminine charnelle. Ce sont effectivement les œuvres caractérisées par une maturité artistique qu’adulateurs passionnés tout comme novices curieux peuvent admirer en déambulant dans les sobres galleries du Grand Palais.</p>
<p>Nues voluptueuses, baigneuses généreuses de sensibilité, portraits témoignant des sentiments à fleur de peau du peintre et ambiances bourgeoises romantiques se succèdent, laissant transparaître un Renoir vieillit, serein, méditatif.  Bien que déclarant se chercher à cinquante ans, il déclarera en 1913, six ans avant sa mort « je commence à savoir peindre », alors qu’il se consacre à la sculpture.</p>
<p>La peinture représente pour Renoir l’art « d’égayer les murs » plus qu’une voie d’expression de l’émotivité mature qui transparait cependant dans ses acryliques, ses sanguines et multiples autres esquisses au fusain.</p>
<p>Fût-ce Cagnes, où il dût se rendre pour raisons médicales, ou le détachement artistique de Mallarmé, à l’origine de cette saisissante parenthèse de vie ? Nul ne le sait, bien que l’exposition offre d’abondantes pistes pour cerner la psychologie du personnage plus que la conversion artistique qu’il opéra en entrant dans un nouveau siècle.</p>
<p>Sophie Ranger</p>
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