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	<title>Journal Mural</title>
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		<title>De verges célestes et de divins clitos</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 21:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Carpentier]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Clermont]]></category>

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		<description><![CDATA[« I have a dream : Je rêve d&#8217;un pays où &#171;&#160;enculé&#160;&#187; ne serait plus une insulte, mais une invitation à l&#8217;amour ; Je rêve d&#8217;un pays où l&#8217;appartenance à une religion, à un syndicat, à une association, à un parti politique ou bien l&#8217;orientation sexuelle ne seraient pas assimilées à un éventuel trouble à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« I have a dream : Je rêve d&#8217;un pays où &laquo;&nbsp;enculé&nbsp;&raquo; ne serait plus une insulte, mais une invitation à l&#8217;amour ; Je rêve d&#8217;un pays où l&#8217;appartenance à une religion, à un syndicat, à une association, à un parti politique ou bien l&#8217;orientation sexuelle ne seraient pas assimilées à un éventuel trouble à l&#8217;ordre public [...] ». C&#8217;est par ces mots que Soeur Camélia et Novice Violetta, accompagnées des Soeurs Néfertata et Lysistrata, ont commencé la lecture de leurs évangiles à leurs ouailles lors de la Gay Pride de Tours, le 22 mai dernier.</p>
<p>Vous vous en douterez, ces nonnes de la Perpétuelle Indulgence n&#8217;ont pas fait vœu de chasteté; elles se sont engagées à promouvoir la « joie multiverselle » et à lutter pour l&#8217;« expiation de la honte et de la culpabilité ». Revenons tout d&#8217;abord sur la genèse du mouvement.</p>
<p><span id="more-3469"></span></p>
<p>En 1979, quatre comédiens débarquent dans le quartier gay de San Francisco vêtus d&#8217;authentiques robes de bonnes sœurs et déclenchent une vague de confessions spontanées de la part de brebis égarées, broutant hors des sentiers battus de l&#8217;hétérosexualité. Réalisant le manque d&#8217;espace de parole qui caractérisait alors la communauté LGBT, ils décident de fonder l&#8217;ordre de la Perpétuelle Indulgence. Cet ordre essaime rapidement sur d&#8217;autres continents*, notamment en Europe. Fidèles aux deux préceptes sus-cités qui constituent le socle dogmatique commun à tous les couvents, les Soeurs ont été pionnières dans la promotion d&#8217;un <em>safe sex </em>et ont renforcé ce combat pour la prévention depuis l&#8217;apparition du VIH.</p>
<p>Les quatre Soeurs que nous avons rencontrées lors de la gaypride nous ont expliqué les actions menées par le couvent de Paris dont elles sont issues. Elles se qualifient elles-mêmes d’« apparitions », de « Soeurs de trottoir », dans la mesure où la plupart de leurs actions consiste en un pèlerinage traversant les lieux de rencontre LGBT, au sein desquels elles offrent un espace de dialogue et d&#8217;écoute aux personnes qui en expriment le besoin. Selon elles, la bienveillance associée à la figure de la bonne sœur ainsi que l&#8217;anonymat procuré par le « masque » favorisent la mise en confiance et sont propices à des confidences parfois libératrices. Ces échanges peuvent constituer un exutoire à la culpabilité et à la honte que continue d&#8217;engendrer la norme hétérosexiste chez tous ceux qui s&#8217;en écartent. En outre, les Soeurs s&#8217;efforcent de récolter des fonds afin de financer deux types de projets: d&#8217;une part les « bourses des Soeurs », reversées à des associations qui défendent des causes similaires aux leurs; d&#8217;autre part, les week-ends de Jouvence, consacrés au soutien et au ressourcement de personnes concernées par le VIH.</p>
<p>La stratégie politique des Sœurs repose sur une bonne dose de provocation qui passe par le détournement de la rhétorique et des codes de la religion et leur permet de se faire missionnaires des causes LGBT. Les Sœurs, par leur tenue et leur maquillage notamment, récupèrent également le cliché de la folle, qu’elles poussent à l&#8217;extrême pour déconstruire les images préconçues et les jugements hâtifs qui sont parfois portés sur les membres de la communauté.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;image excentrique et frivole qu’elles renvoient contraste avec le sérieux de leur engagement : devenir Sœur est un véritable sacerdoce et exige une longue phase de noviciat. Au cours de cette période, le/la postulant-e doit apprendre à faire face aux regards et aux jugements potentiellement réprobateurs de la société, à gérer les interférences de son engagement avec sa vie privée et professionnelle… Malgré tout, le parcours des Sœurs n’est pas une pénitence: contribuer à éradiquer l&#8217;intolérance, la honte et la culpabilité au profit de la joie multiverselle est une activité hautement gratifiante, qui leur garantira &#8211; qui sait?- une place de choix au Paradis.</p>
<p>Nous avons aussi rêve! Nous aspirons au jour où les esprits pseudo-libres se seront désintoxiqués de l&#8217;opium hétérosexiste et saurons apprécier à leur juste valeur les actions d&#8217;hommes arborant pêle-mêle cornettes, paillettes et escarpins taille 45.</p>
<p>*Au cas où la lecture de notre article aurait suscité, chez certain-e-s d’entre vous, une vocation pour la 3<sup>ème</sup> année, nous vous signalons qu’il existe un <a href="http://www.hermanasindulgentes.com.ar/">couvent à Buenos Aires</a>.</p>
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		<title>¿Pagar la “deuda odiosa” argentina?</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/05/%c2%bfpagar-la-%e2%80%9cdeuda-odiosa%e2%80%9d-argentina/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 20:57:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Gastón Solari Yrigoyen]]></category>

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		<description><![CDATA[Se acerca el fin de mayo de 2010 y el Congreso argentino sigue discutiendo el mismo tema que enardeció la vida político-institucional de la Argentina el verano pasado: el Fondo de Desendeudamiento. Su creación, por decreto presidencial el 14 de diciembre de 2009, habilitó el uso de reservas del Banco Central para el pago de parte de la deuda externa argentina. Más allá de una discusión partidaria, el Fondo despertó, en algunos sectores de la sociedad, viejos cuestionamientos de fondo sobre la legitimidad de la deuda.

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Se acerca el fin de mayo de 2010 y el Congreso argentino sigue discutiendo el mismo tema que enardeció la vida político-institucional de la Argentina el verano pasado: el Fondo de Desendeudamiento. Su creación, por decreto presidencial el 14 de diciembre de 2009, habilitó el uso de reservas del Banco Central para el pago de parte de la deuda externa argentina. Más allá de una discusión partidaria, el Fondo despertó, en algunos sectores de la sociedad, viejos cuestionamientos de fondo sobre la legitimidad de la deuda.</p>
<p>Desde los partidos de la oposición, sin embargo, gran parte de las voces que se alzaron contra el Decreto de Necesidad y Urgencia (DNU) de la Presidenta Cristina Fernández de Kirchner no se pronunció en un principio contra el pago de la deuda en sí, sino que contra los medios para realizar dicho pago: los 6,5 millones de dólares de reservas del Banco Central de la República Argentina (BCRA) que serían destinados a saldar cerca de la mitad de los vencimientos de 2010 de la deuda con agentes privados del Club de París. En efecto, la oposición ve en este “<em>manoteo</em>” sobre las reservas un repentino intento del Gobierno de apoderarse de recursos extraordinarios que le permitan cumplir con los intereses de los acreedores y, a la vez, garantizar la continuidad del gasto público.</p>
<p><span id="more-3445"></span></p>
<p>El poder Ejecutivo debió eludir la Carta Orgánica del Banco Central que dispone que las reservas sólo pueden ser utilizadas para pagar a organismos internacionales (como fue el caso en 2006 con el FMI), y no a otro tipo de acreedores.  La oposición reaccionó calificando la maniobra como una injerencia del Ejecutivo sobre las instituciones autónomas del BCRA [1].  Además, los principales medios insistieron en los efectos inflacionarios que podría causar el uso de las reservas, lo cual sería significativo considerando el nivel actual del IPC que se acerca al 20% según la mayoría de los estudios privados [2].</p>
<p>El debate sobre el Fondo de Desendeudamiento se perdió entonces en un gran laberinto jurídico-institucional para llegar finalmente el 13 de abril a la Cámara Baja del Congreso donde los diputados le dieron un final temporal a las discusiones. Después de 10 horas de debate, por 140 votos en contra, 93 a favor y 6 abstenciones, Diputados desautorizó el Decreto que puso en marcha al Fondo de la polémica. Se trata de un rechazo parcial puesto que la Cámara de Senadores todavía debe pronunciarse, y las perspectivas de la oposición se encuentran más reducidas en esta Cámara.</p>
<p>Pero, a cuatro meses y medio de la creación del Fondo de Desendeudamiento, el culebrón político provocado por la pelea partidaria parece haber dejado de lado una cuestión fundamental, que es la de reconocer que la deuda que se está queriendo pagar es una deuda contraída en los últimos años de la Dictadura Militar a través de maniobras ilegales y fraudulentas, una deuda identificada como ilegítima por numerosas investigaciones y por la Justicia misma.  El fondo de la cuestión no sería entonces preguntarse cómo debe la Argentina pagar la deuda, pero preguntarse si debe pagarla y punto.</p>
<p>Algunos sectores de centro-izquierda e izquierda basaron sobre este punto su voto en contra del Decreto presidencial, reclamando la necesidad de una reexaminación minuciosa de los orígenes de la deuda por parte de la administración. Buscan el apoyo de la sociedad civil para exigir de parte del Gobierno una “<em>auditoría pública que permita discernir la porción legal de la ilegal y encarar la nueva etapa en un marco de verdad y justicia</em>” [3].</p>
<p>Un buen punto de partida para esta revisión son tal vez las investigaciones y causas judiciales ya existentes desde hace 28 años. De hecho, el 4 de abril de 1982, hacia el fin del Proceso de Reorganización Nacional, el prestigioso periodista e historiador Alejandro Olmos denunció, ante el Juzgado Federal en lo Penal N°2, las prácticas ilegales utilizadas por el ex-Ministro de Economía Martínez de Hoz y otros funcionarios de la Dictadura para contraer la deuda externa.</p>
<p>Los orígenes de la deuda externa argentina la asimilan de esta manera al concepto de <em>Deuda Odiosa</em> teorizado por el profesor de derecho Alexander Sack en 1927: “<em>Si un poder despótico incurre en una deuda no por las necesidades o los intereses del Estado sino para otorgar mayor fuerza a su régimen despótico, para reprimir a la población que se le enfrenta, etc., esta deuda es odiosa para la población del país. Esta deuda no es obligatoria para la nación; es una deuda de régimen, deuda personal del poder que la contrajo y, por consecuente, cae junto con el derrumbe del poder</em>“. [4]</p>
<p>Pero con el advenimiento de la democracia, los gobiernos que se sucedieron no cuestionaron la legitimidad de la deuda y ésta siguió creciendo permanentemente. La Argentina pasó de deber 45 millones de dólares en 1983 a deber cerca de 130 millones en 2000, poco antes de la crisis global del 2001 [5]. Este crecimiento exponencial puede explicarse en gran parte por las políticas de endeudamiento de la década de los noventa cuando Domingo Cavallo, el ministro de Economía de los gobiernos menemista y delaruista,  decidió estatizar ilegítimamente la deuda privada de los conglomerados locales y las bancas internacionales que en 1983 ya constituía la mitad de la deuda total.</p>
<p>Después de 18 años de investigación y peritaje, la causa Olmos finalmente desembocó en julio del 2000 en un firme dictamen del juez Ballestero que calificó a la deuda argentina como “<em>ilegal, inmoral, ilegítima y fraudulenta”</em> [6]. Inmediatamente, el extenso informe fue puesto a disposición del Congreso argentino para su consulta, pero jamás fue tratado.</p>
<p>Hoy en día, nuevamente, la discusión sobre el uso de las reservas del BCRA para el pago de la deuda con el Club de París parece obviar el hecho de que se procede a la convalidación de un fraude que  desde hace décadas somete a la Argentina al miedo de incumplir con las fechas de vencimiento determinadas por los acreedores y relega a un segundo plano toda deuda interna para con los sectores de la sociedad que viven en la pobreza y la indigencia. Frente a las pruebas de maniobras fraudulentas, irregularidades, destrucción de documentos y delitos de acción pública, la Presidenta de la Nación dijo que “<em>no hay manera de hablar de deuda ilegítima, por más que suene lindo</em>” [7], dejando entender que ya pasó el momento de analizar la legitimidad de la deuda y queriendo así descartar  toda posibilidad de realizar una auditoría pública. También están aquellos que, con el recuerdo del dramático 2001 todavía presente, rechazan todo cuestionamiento sobre la legitimidad anticipando un nuevo default si la deuda es anulada. Poco importaría entonces si la deuda es ilegal, puesto que si esto llegase a ocurrir, la Argentina sufriría nuevamente la condena de los mercados financieros internacionales y la consecuente falta de inversión extranjera.</p>
<p>Frente a esta evasión voluntaria del problema, un círculo de intelectuales, entre los cuales se encuentran el Nobel de la Paz Pérez Esquivel, el cineasta Solanas y el historiador Alejandro Olmos (hijo), sostienen como ejemplo el caso del Ecuador, dónde el gobierno de Correa anuló exitosamente, a fines de 2008, una parte considerable de su deuda externa después de que la Justicia declare su ilegalidad.  Insisten así en suspender todo pago de la deuda temporalmente hasta que se conozca un fallo determinando su legalidad, puesto que no se puede negociar lo que está siendo materia de mediación penal.</p>
<p>Los senadores que debaten actualmente el Fondo de Desendeudamiento deberían tal vez plantearse estas problemáticas de fondo antes de tratar las maneras de pagar la deuda. Sería tal vez una manera de responder por fin a la exigencia moral de reflexionar sobre la legitimidad de una deuda que constituye, desde hace ya más de dos décadas, la “<em>hipoteca del país</em>” [8].</p>
<p>[1] <a href="http://www.bcra.gov.ar/">Carta Orgánica del Banco Central de la República Argentin<br />
</a>[2] <a href="http://www.bcsf.com.ar/ces/index.php">Centro de Estudios y Servicios (CES), Bolsa de Comercio de Santa Fe<br />
</a>[3] <a href="http://www.proyecto-sur.com.ar/">Declaración oficial de Proyecto Sur, 29 de diciembre de 2009. Sitio oficia<br />
</a>[4] SACK Alexander, 1927. Citado por TAMEN Anaïs, <em>La doctrine de la dette odieuse</em>, 2004.<br />
[5] SOLANAS Fernando “Pino”, <em>Memoria del Saqueo</em>, 2004.<br />
[6] <a href="http://argentinaoculta.com/deuda/dictamen031.htm">Dictamen del Dr. Jorge Ballestero en la “Causa Olmos”, 16 de Julio 2000<br />
</a>[7] <a href="http://www.casarosada.gov.ar/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=6848&amp;Itemid=66">Discurso de la Presidenta C. Fernández de Kirchner, el 13 de enero de 2010.<br />
</a>[8] SOLANAS Fernando “Pino”, <em>op. cit.<br />
</em><strong>Prensa</strong>: <em>El País</em>, <em>Crítica de la Argentina</em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Publicado también en el <a href="http://opalc.org/web/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=585:ipagar-la-deuda-odiosa-argentina&amp;catid=117:economie&amp;Itemid=212">Observatorio Político de América Latine del Caribe</a>.</span></em></p>
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		<title>Carte scolaire: ghettoïsation ou mixité sociale ?</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/05/carte-scolaire-ghettoisation-ou-mixite-sociale/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 20:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Elise Comte]]></category>

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		<description><![CDATA[Promesse du candidat Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007, l'assouplissement de la carte scolaire dans le secondaire a provoqué de nombreux débats. Mesure d'expérimentation, généralisable en trois ans, elle a été justifiée par Xavier Darcos comme un nouvel instrument de mixité sociale. En effet, le gouvernement aurait ainsi souhaité que les boursiers méritants ou encore les élèves handicapés puissent accéder aux établissements nécessaires à la réussite de leur parcours scolaire. En novembre 2009, la Cour des Comptes, sur demande du Sénat, avait rendu un premier bilan qui mettait en évidence la perte d'effectif des lycées classés « ambition réussite » soit les lycées dits difficiles. En 2010, date à laquelle l'ancienne carte scolaire doit définitivement disparaître, l'heure est au bilan. Toutefois, les pouvoirs publics s'y sont toujours refusé. C'est donc le SNPDEN (Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale) qui s'est chargé de croiser les données et les témoignages, notamment des proviseurs, avec un total de 2785 réponses à cette « enquête de ressenti ». Les critères choisis par ce syndicat furent l'incidence de cet assouplissement sur les caractéristiques sociales et scolaires des élèves et, de manière plus générale, les effectifs. Ces critères sont rapportés à la moyenne générale de l'évolution de l'ensemble des établissements. A partir de cette grille, on peut dégager plusieurs tendances fortes. Comme de nombreux observateurs l'avaient prédit, les lycées ZEP, et de manière générale les établissements à mauvaise réputation, sont les grands perdants de cette mesure. Bien loin de l'objectif déclaré de mixité sociale, c'est à une forme « ghettoïsation » que l'on assiste. L'homogénéisation des caractéristiques sociales et scolaires est clairement visible tandis que les effectifs ont nettement diminué. Pour certains établissements, la question de leur maintien est même posée. L'assouplissement de la carte scolaire a eu pour effet pervers de créer un climat de suspicion. Il faut entendre que le simple fait de remettre en cause l'affectation sectorielle initiale est interprété comme le signe de fortes distinctions entre les lycées: il existe des bons et mauvais établissements. La décision des parents se porte donc sur des critères souvent subjectifs permettant de déterminer quels sont les bons lycées et de retirer pour certains leurs enfants de l'établissement rattaché à leur localisation. C'est ainsi que de nombreux établissements du secondaire, sans être classés en ZEP, ont connu une baisse de leur effectif. Ce que certains appellent les « établissements moyens » voient, depuis la mise en place de cette mesure, jouer différents critères: de localisation (le centre-ville étant dans l'inconscient collectif réservé aux meilleurs lycées) ou encore de statut (les effectifs du privé ont nettement augmenté). Ainsi, la carte des établissements scolaires connait une dualisation croissante entre les bons lycées qui attirent la majorité des élèves favorisés, et désormais une partie provenant des classes moyennes, tandis que de nombreux lycées ou collèges « moyens » basculent vers les établissements difficiles à faible mixité sociale. Il semblerait donc que les résultats espérés par le gouvernement soient restés au stade de souhaits pieux. En réalité, l'assouplissement de la carte scolaire n'a, en aucun cas, conduit à une plus grande mixité sociale; au contraire, il semblerait que pour un certain nombre d'établissements les inégalités se soient creusées. Au point de créer un fossé infranchissable ? Le gouvernement devra répondre à cette question en proposant son propre bilan, avant que cette mesure ne soit totalement délégitimée. Pour l'heure, le ministère déclare devoir confirmer l'importance de ces tendances avant de prendre les mesures qui s'imposent. Mais peut-on renverser la tendance ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: right;"><em>« Permettre aux parents de choisir l&#8217;établissement scolaire de leurs enfants est une manière de favoriser l&#8217;égalité des chances et la diversité sociale au sein des établissements scolaires. »<br />
</em>A propos de la Carte Scolaire. Site du Gouvernement.</p>
<p><span class="first">P</span>romesse du candidat Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007, l&#8217;assouplissement de la carte scolaire dans le secondaire a provoqué de nombreux débats. Mesure d&#8217;expérimentation, généralisable en trois ans, elle a été justifiée par Xavier Darcos comme un nouvel instrument de mixité sociale. En effet, le gouvernement aurait ainsi souhaité que les boursiers méritants ou encore les élèves handicapés puissent accéder aux établissements nécessaires à la réussite de leur parcours scolaire. En novembre 2009, la Cour des Comptes, sur demande du Sénat, avait rendu un premier bilan qui mettait en évidence la perte d&#8217;effectif des lycées classés « ambition réussite » soit les lycées dits difficiles.</p>
<p><span id="more-3438"></span></p>
<p>En 2010, date à laquelle l&#8217;ancienne carte scolaire doit définitivement disparaître, l&#8217;heure est au bilan. Toutefois, les pouvoirs publics s&#8217;y sont toujours refusé. C&#8217;est donc le SNPDEN (Syndicat National des Personnels de Direction de l&#8217;Éducation Nationale) qui s&#8217;est chargé de croiser les données et les témoignages, notamment des proviseurs, avec un total de 2785 réponses à cette « enquête de ressenti ».</p>
<p>Les critères choisis par ce syndicat furent l&#8217;incidence de cet assouplissement sur les caractéristiques sociales et scolaires des élèves et, de manière plus générale, les effectifs. Ces critères sont rapportés à la moyenne générale de l&#8217;évolution de l&#8217;ensemble des établissements. A partir de cette grille, on peut dégager plusieurs tendances fortes.</p>
<p>Comme de nombreux observateurs l&#8217;avaient prédit, les lycées ZEP, et de manière générale les établissements à mauvaise réputation, sont les grands perdants de cette mesure. Bien loin de l&#8217;objectif déclaré de mixité sociale, c&#8217;est à une forme « ghettoïsation » que l&#8217;on assiste. L&#8217;homogénéisation des caractéristiques sociales et scolaires est clairement visible tandis que les effectifs ont nettement diminué. Pour certains établissements, la question de leur maintien est même posée. L&#8217;assouplissement de la carte scolaire a eu pour effet pervers de créer un climat de suspicion. Il faut entendre que le simple fait de remettre en cause l&#8217;affectation sectorielle initiale est interprété comme le signe de fortes distinctions entre les lycées: il existe des bons et mauvais établissements. La décision des parents se porte donc sur des critères souvent subjectifs permettant de déterminer quels sont les bons lycées et de retirer pour certains leurs enfants de l&#8217;établissement rattaché à leur localisation.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que de nombreux établissements du secondaire, sans être classés en ZEP, ont connu une baisse de leur effectif. Ce que certains appellent les « établissements moyens » voient, depuis la mise en place de cette mesure, jouer différents critères: de localisation (le centre-ville étant dans l&#8217;inconscient collectif réservé aux meilleurs lycées) ou encore de statut (les effectifs du privé ont nettement augmenté). Ainsi, la carte des établissements scolaires connait une dualisation croissante entre les bons lycées qui attirent la majorité des élèves favorisés, et désormais une partie provenant des classes moyennes, tandis que de nombreux lycées ou collèges « moyens » basculent vers les établissements difficiles à faible mixité sociale.</p>
<p>Il semblerait donc que les résultats espérés par le gouvernement soient restés au stade de souhaits pieux. En réalité, l&#8217;assouplissement de la carte scolaire n&#8217;a, en aucun cas, conduit à une plus grande mixité sociale; au contraire, il semblerait que pour un certain nombre d&#8217;établissements les inégalités se soient creusées. Au point de créer un fossé infranchissable ? Le gouvernement devra répondre à cette question en proposant son propre bilan, avant que cette mesure ne soit totalement délégitimée. Pour l&#8217;heure, le ministère déclare devoir confirmer l&#8217;importance de ces tendances avant de prendre les mesures qui s&#8217;imposent. Mais peut-on renverser la tendance ?</p>
<p style="text-align: right;">Elise Comte, pour CEP Branly</p>
</div>
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		<title>Making of : la troupe de danse du festival « Art et Politique »</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 13:31:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Rafael Millán]]></category>

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		<description><![CDATA[
Scénario et caméra : Rafael Millán. Narration : Chüs Pan.
À lire aussi : Festival « Art et Politique » : seconde édition. Par Sophie Mouline.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="680" height="383" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11649968&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="680" height="383" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11649968&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Scénario et caméra : Rafael Millán. Narration : Chüs Pan.</p>
<p>À lire aussi : <a href="http://www.journalmural.com/2010/05/festival-art-et-politique-seconde-edition/">Festival « Art et Politique » : seconde édition</a>. Par Sophie Mouline.</p>
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		<item>
		<title>Dentro de la globalización sí hay alternativa: el socialismo del siglo XXI</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/05/dentro-de-la-globalizacion-si-hay-alternativa-el-socialismo-del-siglo-xxi/</link>
		<comments>http://www.journalmural.com/2010/05/dentro-de-la-globalizacion-si-hay-alternativa-el-socialismo-del-siglo-xxi/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 May 2010 23:18:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Santiago Munevar]]></category>

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		<description><![CDATA[Un fantasma recorre a América latina: el fantasma del socialismo. La oportunidad histórica que enfrenta la izquierda no tiene comparación con ninguna otra época en la región. Es por esto que se hace necesario avanzar en la construcción de herramientas teóricas que nos permitan trascender de la espontaneidad en la cual se desarrolla actualmente la práctica. Tanto en el medio académico como en el político, es común encontrarse con una división de la izquierda en dos campos. Una sería vegetariana, la otra carnívora. La primera sería reformista, pragmática, seria, avanzada, moderada, neodesarrollista, sensata, y la segunda, populista y autoritaria, nacionalista, revolucionaria, radical, con pocos fundamentos ideológicos, atrasada, borbónica. Sin embargo, otros tantos analistas han insistido en que la variedad y la amplitud de las izquierdas hace imposible una clasificación tajante entre dos polos2. Para lo que nos proponemos desarrollar, nos debemos preguntar si lo que se busca es renovar “el capitalismo haciéndolo más humano o se busca construir una sociedad que supere el capitalismo”3. El objetivo de este artículo es desarrollar algunos de los puntos fundamentales que construyen lo que se ha denominado como el Socialismo del Siglo XXI, y por lo tanto nos enfocaremos en lo relacionado con la construcción de una sociedad que supere al capitalismo.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">“No hay mejor momento que el de la crisis<br />
de un sistema para instaurar el sistema opuesto<br />
o alternativo, que surge precisamente de las entrañas<br />
del que se encuentra conmovido por la crisis”, Carlos Fonseca<sup>1</sup>.</p>
<p><span class="first">U</span>n fantasma recorre a América latina: el fantasma del socialismo. La oportunidad histórica que enfrenta la izquierda no tiene comparación con ninguna otra época en la región. Es por esto que se hace necesario avanzar en la construcción de herramientas teóricas que nos permitan trascender de la espontaneidad en la cual se desarrolla actualmente la práctica. Tanto en el medio académico como en el político, es común encontrarse con una división de la izquierda en dos campos. Una sería vegetariana, la otra carnívora. La primera sería reformista, pragmática, seria, avanzada, moderada, neodesarrollista, sensata, y la segunda, populista y autoritaria, nacionalista, revolucionaria, radical, con pocos fundamentos ideológicos, atrasada, borbónica. Sin embargo, otros tantos analistas han insistido en que la variedad y la amplitud de las izquierdas hace imposible una clasificación tajante entre dos polos<sup>2</sup>. Para lo que nos proponemos desarrollar, nos debemos preguntar si lo que se busca es renovar “el capitalismo haciéndolo más humano o se busca construir una sociedad que supere el capitalismo”<sup>3</sup>. El objetivo de este artículo es desarrollar algunos de los puntos fundamentales que construyen lo que se ha denominado como el Socialismo del Siglo XXI, y por lo tanto nos enfocaremos en lo relacionado con la construcción de una sociedad que supere al capitalismo.</p>
<p><span id="more-3026"></span></p>
<p>Diferentes factores convergen para explicar por qué surgen estos intentos de construcción de una sociedad alternativa en este momento de la Historia. Entre ellos juegan un rol importante, la crisis de la representación democrática o el agotamiento de la “democracia liberal burguesa”, el impacto social de la “larga noche neoliberal”<sup>4</sup> con sus planes de ajuste estructural, la erupción de un gran número de Movimientos Sociales por toda la región y la globalización de las luchas en contra del neoliberalismo. Hugo Chávez fue quien hizo un llamado a “reexaminar la historia del socialismo y recuperar el concepto de socialismo” en diciembre de 2004. El Foro Social Mundial de enero de 2005 y la IV Cumbre de la Deuda Social, el 25 de febrero, declararon “que no había otra alternativa al capitalismo que el socialismo, pero advertía que tenía que ser un socialismo diferente a los conocidos, que había que inventar ‘el socialismo del siglo XXI’”<sup>5</sup>. Como decía Salvador Allende, “un socialismo con vino tinto y empanadas”. Intentaremos presentar algunos puntos cardinales del proyecto renovado de la izquierda en América Latina.</p>
<p>Los aspectos fundamentales de un proyecto político son: el sujeto social, la organicidad política y el proyecto de socialismo. En lo que concierne al sujeto social, es decir el grupo de individuos que va a realizar el cambio por medio de la acción, la teoría marxista tradicional ponía en el centro a la clase obrera. En los años ochenta se cuestionó con más fuerza esta idea y se difundió con fuerza aquella que consideraba que “el nuevo sujeto revolucionario latinoamericano no puede ser sólo la clase obrera”<sup>6</sup>. Esta transformación está ligada a la irrupción en la escena política de los Nuevos Movimientos Sociales, compuestos por feministas, indígenas, afro-descendientes y las comunidades LGBT. A las preocupaciones clásicas de la igualdad y de la democracia, se han agregado agendas diversas relacionadas con la etnicidad, el género, la raza y otras fuentes de desigualdad<sup>7</sup>. El concepto de “multitud”, desarrollado por Michael Hardt y Antonio Negri, es un claro ejemplo de este cambio en el sujeto social. El objetivo de este concepto es insistir en la multiplicidad de agentes que no deben ser iguales entre sí para cooperar. Es un sujeto capaz de comunicar y de actuar como un todo, manteniendo sin embargo las diferencias. El concepto de pueblo es una síntesis que reduce todas las diferencias según estos autores. La “multitud” sería entonces el sujeto que se opone al “Imperio” en la postmodernidad<sup>8</sup>. Más allá de las discusiones que hay alrededor, este concepto nos permite evidenciar la diversidad que caracteriza al nuevo sujeto social revolucionario.</p>
<p>Para el marxismo-leninismo clásico, la revolución ha de ser posible gracias a la organización de la clase obrera en un Partido Comunista, constituyendo así la “vanguardia” que guía al pueblo. Se hacía necesario un partido único que aglutinara a toda la clase obrera, y este partido estaba organizado según el concepto leninista del centralismo democrático. Con la revisión intelectual de las experiencias soviética y de los países de Europa del Este, este concepto fue rechazado al considerar que el elemento centralista se impuso sobre el democrático<sup>9</sup>. En otras palabras, se critica el centralismo, el modelo vertical, la falta de participación de las bases en la construcción del proyecto político, entre otros elementos. Es por esto que surgen voces que reclaman una organización democrática, horizontal, participativa. Una organización cuyo papel es “facilitar, acompañar, y no suplantar”. El movimiento popular no debe ser considerado como la mera correa de transmisión de las decisiones del partido. “Hay que pasar de una actitud verticalista a una actitud de pedagogos populares capaces de potenciar toda la sabiduría que existe en el pueblo”<sup>10</sup>. Sin embargo, si bien la horizontalidad tiene virtudes innegables, “muy pocas veces muestra eficacia para condensar las fuerzas”<sup>11</sup>. Actualmente predominan los “frentes amplios” de partidos y movimientos, las “coordinadoras” o los “encuentros” de organizaciones sociales que son formas descentralizadas. Estas articulaciones pueden ser eficaces para afrontar a un gobierno o para llegar al poder, pero durante el proceso de cambios revolucionarios se necesitan formas más elaboradas, permanentes y previsibles de organización<sup>12</sup>. En cuanto al  tema de un partido único, Hugo Chávez asegura que es indispensable (PSUV) pero muchos analistas son reticentes porque consideran que “Un Partido Único de la Revolución corre el mismo riesgo que las grandes coaliciones entre los grandes partidos, que terminan por anular la representación al cubrir todo el espacio posible, dejando necesariamente a amplios sectores sin encontrar su propia voz”<sup>13</sup>. En todo caso, vertical u horizontal, lo indispensable es que la construcción de esta organicidad se haga desde la base, generando dinámicas de participación y de deliberación.</p>
<p>El análisis de los cambios en la concepción del sujeto social revolucionario y en la organización política, nos permite enfocarnos de ahora en adelante en el proyecto del socialismo del siglo XXI. Para empezar, los promotores de este concepto insisten en la necesidad de construir un socialismo autóctono. No se trata de construir o copiar modelos de otras latitudes. Esta característica no es particularmente nueva, pero es indispensable a la hora de pensar en cualquier proyecto político. Fidel Castro ya había dicho “Cada vez que copiamos nos equivocamos”, Simón Rodríguez “O inventamos o erramos” y José Carlos Mariátegui decía que “el socialismo en América latina no puede ser calco y copia sino invención heroica de nuestros pueblos”<sup>14</sup>. Sintetizando, podríamos decir que los rasgos particulares que habría que tener en cuenta en cada país son: la Historia y las tradiciones, la estructura económica heredada, las correlaciones de fuerza (nacionales e internacionales) y los diferentes actores históricos (clase obrera, indígenas, militares, líderes…)<sup>15</sup>. El árbol de las tres raíces (Simón Bolívar, Simón Rodríguez y Ezequiel Zamora) de Hugo Chávez o el “socialismo comunitario” en Bolivia, que busca rescatar y potenciar las prácticas indígenas, se inscriben dentro de esta lógica de construcción de un proyecto propio.</p>
<p>Para entrar en el corazón de lo que hoy se denomina el Socialismo del Siglo XXI, son fundamentales la Democracia Participativa y Protagónica (DPP) y el Nuevo Modelo Económico (NME). En cuanto al primer concepto, la idea a partir de la cual se promueve otro modelo político es que la sociedad “no se decreta desde arriba sino que se construye desde abajo, ocupando el pueblo un papel protagónico”<sup>16</sup>. La democracia liberal burguesa ha llegado a su fin y debe darse un salto hacia el protagonismo del pueblo en la toma de decisiones. Y no se trata simplemente de resolver los problemas sociales de la gente (alimentación, salud, educación, etc.) sino de “transformar la forma misma de la democracia creando espacios que permitan que las personas, al luchar por el cambio de las circunstancias, se vayan transformando a sí mismas”<sup>17</sup>. Y esta transformación, es un cambio en la conciencia de cada persona que se impregna de solidaridad al actuar en nombre y a favor de la comunidad. También es importante subrayar, como lo hace Marta Harnecker, que “no es lo mismo que una comunidad conquiste una pasarela para lo cual se ha organizado y ha luchado, a que reciba la pasarela como un regalo del Estado paternalista”.</p>
<p>Esta construcción de Poder Popular se materializa, en el caso de Venezuela en los Consejos Comunales, estudiantiles, de trabajadores, de campesinos, en los Comités Locales de Planificación Pública, en los Comités de Salud, grupos culturales, Círculos Bolivarianos, Mesas de Agua y Consejos Comunitarios de Agua, comités y grupos de participación e impulso de las misiones, Unidades de Batalla electoral, Comités de Tierra Urbanos, entre muchos otros. Sin embargo, este sistema autogestionario “no debe limitarse a experiencias de base de pequeñas dimensiones. Debe crearse un sistema que permita conciliar y cohesionar los intereses de otras comunidades, centros de trabajo o grupos de interés para poder gestionar de esta manera los asuntos públicos de la sociedad en general. Para esto debe establecerse una forma de representatividad o delegación. No rechazamos todo tipo de representatividad, rechazamos la democracia representativa burguesa, porque no es suficientemente representativa”<sup>18</sup>. Los criterios de este sistema de delegación o vocería son: los delegados son electos en los lugares que residen o trabajan, están directamente ligados a la base que los eligió, los electores no les transfieren derechos, no son políticos profesionales, no reciben de sus electores un mandato libre, tampoco reciben un mandato imperativo, su voto no puede ir predeterminado, preserva intereses originales de sus electores, su tarea y sus obligaciones no terminan cuando termina el proceso de toma de decisiones y pueden ser revocados si no cumplen el mandato. El Poder Popular es uno de los pilares elementales de los procesos de transformación actuales, y el futuro de la izquierda depende en buena medida de la conservación y promoción de estas formas de democracia y autogobierno<sup>19</sup>.</p>
<p>El Nuevo Modelo Económico (NME) constituye el segundo pilar sobre el cual se erige el socialismo del siglo XXI. Este NME fue sintetizado por Hugo Chávez en el “triangulo elemental del socialismo”: la propiedad social de los medios de producción, la producción social organizada por los trabajadores y la satisfacción de las necesidades comunales<sup>20</sup>. La propiedad social de los medios de producción no es lo mismo que la propiedad estatal, confusión que estuvo presente en las experiencias del siglo XX. No es lo mismo la “propiedad formal” y jurídica del Estado que la “apropiación real” de los medios de producción. Si bien en la experiencia soviética los medios de producción eran propiedad del Estado, que supuestamente representaba al pueblo, “los trabajadores seguían siendo un tornillo más de la fábrica”, el proceso productivo en sí sufrió pocas modificaciones, se mantenía la organización jerárquica de la producción<sup>21</sup>. En cuanto a la producción organizada por los trabajadores, es decir la autogestión, hay que empezar por formar y hacer que los trabajadores se apropien del conjunto de los conocimientos relacionados con el proceso de producción, comercialización y el financiamiento de la empresa. Y la determinación de las necesidades comunales debe realizarse por medio de una planificación, ya no centralizada y autoritaria, sino descentralizada y participativa, “debe ser la propia gente la que defina y fije las prioridades para su satisfacción”<sup>22</sup>. Este NME debe también integrar el factor ecológico y la lucha contra el consumismo. Esta nueva economía no se erigirá sobre la redistribución de la pobreza, ni de la riqueza, su fundamento es la distribución social del bienestar<sup>23</sup>.</p>
<p>Más que pretender hacer un manifiesto, lo que pretendimos hacer es una síntesis de algunas ideas y conceptos que son centrales en el proyecto político de la izquierda en América Latina. Comenzando el siglo XXI, nos encontramos frente a un sujeto social revolucionario que no se limita a la clase obrera, la necesidad de construir una organización política cuyo papel sea “facilitar, acompañar, y no suplantar” y cuyo proyecto sea un “socialismo con vino tinto y empanadas”. El Socialismo del Siglo XXI se erige sobre dos grandes bases: la construcción del poder popular y un nuevo modelo económico. Los cambios materiales que se derivan de esta teoría deben conducir a una “transformación espiritual”, es decir una revolución en las conciencias de las personas en el sentido que los valores fundamentales no sean el egoísmo y la ambición sino la solidaridad y la cooperación. América latina atraviesa una época decisiva y, asumiendo el tono normativo, ojalá que las coaliciones de izquierda en el poder sepan aprovechar la correlación de fuerzas favorable e inicien procesos de transformación revolucionarios, contribuyendo así a formar un Bloque Regional de Poder<sup>24</sup>.</p>
<p style="font-size: 60%;"><sup>1</sup> FONSECA Carlos, El Socialismo del Siglo XXI como Desafío Histórico, in RODAS Germán (Coord.), América Latina Hoy, Reforma o Revolución, Ediciones Ocean Sur, 2010, p. 127.<br />
<sup>2</sup> CHAVEZ, GARAVITO, BARRETT (Eds.), La Nueva Izquierda en América Latina, Ediciones La Catarata, Madrid, 2008, p. 50. O SAINT-UPÉRY Marc, El Sueño de Bolívar, El Desafío de las Izquierdas Sudamericanas, Ed. Paidós Ibérica, 2008, p. 16.<br />
<sup>3</sup> HARNECKER Marta, América Latina y El Socialismo Del Siglo XXI, Inventando para no Errar, 17 de marzo de 2010, publicado en Rebelion.org, p.20, http://www.rebelion.org/docs/102813.pdf.   <br />
<sup>4</sup> Ya hemos desarrollado este tema en otro documento, “Un balance de la ‘larga noche neoliberal’”, publicado el 20 de enero de 2010 en <a href="http://opalc.org/web/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=478:un-balance-de-la-qlargan-noche-neoliberalq&amp;catid=47:les-politiques-publiques-en-amerique-latine&amp;Itemid=78">OPALC</a>.<br />
<sup>5</sup> HARNECKER, op. cit, p. 26.<br />
<sup>6</sup> Ibid., p. 6. <br />
<sup>7</sup> CHAVEZ, GARAVITO, BARRETT (Eds.), op. cit., p.33.<br />
<sup>8</sup> BAJOIT, HOUTART, DUTERME, Amérique Latine, À Gauche Toute?, Edition Couleur Livres, Bruxelles, 2008, p. 90.<br />
<sup>9</sup> RODAS Germán (Coord.), América Latina Hoy, Reforma o Revolución, Ediciones Ocean Sur, 2010, p.19. <br />
<sup>10</sup> HARNECKER, op. cit., p.6.<br />
<sup>11</sup> STOLOWICZ Beatriz, La Izquierda Latinoamericana y las Encrucijadas del Presente, in ESTRADA Jairo (Compilador), Izquierda y Socialismo en América Latina, Universidad Nacional de Colombia, 2008, p. 21.<br />
<sup>12</sup> CHAVEZ, GARAVITO, BARRETT (Eds.), op. cit., p. 43.<br />
<sup>13</sup> MONEDERO Juan Carlos, En Donde está el Peligro… El Desborde de la Representación y el Surgimiento de Alternativas, in CHAVEZ, GARAVITO, BARRETT (Eds.), op. cit., p.352.<br />
<sup>14</sup> BORÓN Atilio, El Mito del Desarrollo Capitalista Nacional en la Nueva Coyuntura Política de América Latina, in ESTRADA Jairo (Compilador), Izquierda y Socialismo en América Latina, Universidad Nacional de Colombia, 2008, p. 79. <br />
<sup>15</sup> HARNECKER, op. cit., p. 34. <br />
<sup>16</sup> Ibíd., p. 35.<br />
<sup>17</sup> Ibíd., p. 36. <br />
<sup>18</sup> Ibíd., p. 39 a 42.<br />
<sup>19</sup> TAPIA Luis, Bolivia. La Izquierda y los Movimientos Sociales, in CHAVEZ, GARAVITO, BARRETT (Eds.), op. cit., p. 307.<br />
<sup>20</sup> HARNECKER, op. cit., p. 43.<br />
<sup>21</sup> Ibíd.<br />
<sup>22</sup> Ibíd., p. 45.<br />
<sup>23</sup> MEDINA Carlos, Sobre el Socialismo del Siglo XXI y el Poder Popular, in ESTRADA Jairo (Compilador), Izquierda y Socialismo en América Latina, Universidad Nacional de Colombia, 2008, p. 153.<br />
<sup>24</sup> DIETRICH Heinz, El Socialismo del Siglo XXI, Ediciones FICA, 2007, p. 182.</p>
<p>Publicado también en el <a href="http://opalc.org/web/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=587:dentro-de-la-globalizacion-si-hay-alternativa-el-socialismo-del-siglo-xxi&amp;catid=117:economie&amp;Itemid=212">Observatorio Político de América Latine del Caribe</a>.</p>
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		<title>Lettre turque à l’intention du touriste curieux,</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 13:24:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Ô toi, valeureux voyageur en quête de lokoums et de kebabs, attends-toi à être surpris en posant le pied en Turquie. Car découvrir cette contrée est une entreprise qui se révèlera plus complexe que tu n’aurais pu te le figurer. Bien plus que par l’hétérogénéité de sa culture, ce sont les contradictions qui font de ce pays un joyau. Si l’on devait qualifier la terre native d’Homère, l’adjectif « bipolaire » serait le plus adapté. Vois-tu, visiteur, berceau de nombreuses civilisations antiques alors que revendicatrice de son titre européen, moderne tout en prêchant les merveilles de son passé, la Turquie est difficilement cernable. Car même si Mustafa Kemal Atatürk, le père de l’Etat turc, entreprit de fondre les échantillons de cultures hétéroclites en une nation turque, c’est la différence qui règne.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">Ô</span> toi, valeureux voyageur en quête de <em>lokoums</em> et de <em>kebabs</em>, attends-toi à être surpris en posant le pied en Turquie. Car découvrir cette contrée est une entreprise qui se révèlera plus complexe que tu n’aurais pu te le figurer. Bien plus que par l’hétérogénéité de sa culture, ce sont les contradictions qui font de ce pays un joyau. Si l’on devait qualifier la terre native d’Homère, l’adjectif « bipolaire » serait le plus adapté. Vois-tu, visiteur, berceau de nombreuses civilisations antiques alors que revendicatrice de son titre européen, moderne tout en prêchant les merveilles de son passé, la Turquie est difficilement cernable. Car même si Mustafa Kemal Atatürk, le père de l’Etat turc, entreprit de fondre les échantillons de cultures hétéroclites en une nation turque, c’est la différence qui règne.</p>
<p>A Istanbul, des galeries d’art contemporain et projets architecturaux avant-gardistes côtoient les mosaïques de la mosquée bleue, des femmes voilées jusqu’au dernier cheveu discutent avec la jeunesse turque en jupe &#8211; dont la longueur prête à la critique -, des joueurs de Backgammon déplacent pions dans la fumée de leur Marlboro… La capitale européenne de la culture 2010 ne manquera pas d’attiser ta curiosité de flâneur… Car flâner deviendra ta passion. C’est en déambulant dans les rues inclinées de Beyoğlu, où le vieux métro se fraie un passage entre badauds aux babines luisantes de glace turque, que tu t’imprègneras de leur culture.</p>
<p><span id="more-3021"></span></p>
<p>Ton œil aiguisé décèlera la dualité entre une capitale écartelée entre deux continents, et l’intérieur du pays, concentré de diverses influences, tant phrygiennes que musulmanes, byzantines que grecques… Ton oreille sera sensible aux vieux rocks des années 90 qui résonnent dans les boîtes de nuit istanbuliotes pendant que les voyageurs en <em>dolmuş</em>, omnibus locaux, seront balancés dans les montagnes de la Cappadoce aux rythmes du tout nouveau <em>hit</em> occidental. L’employé de <em>Metro</em>, compagnie de voyage renommée, pourra ne pas comprendre l’anglais alors qu’un anatolien te brandira fièrement un <em>hello</em>.</p>
<p>Sois certain que parcourir les terres reculées de la Turquie te révèlera la face cachée de ce qui fonde son caractère antinomique. Les colonnes grecques qui jalonnent le pays frisent les vestiges de théâtres romains, témoignant de l’empilement de siècles d’histoire qui forment la Turquie actuelle. L’exemple le plus évoquant demeure celui de la basilique Sainte-Sophie, convertie en mosquée lors de la prise de Constantinople. Ainsi, la Turquie paraît louer son héritage, mais un héritage censuré dont seuls les vestiges archéologiques en sont les rois. En effet, les récentes épurations de populations sont reléguées au second rang de l’histoire nationale et le premier signe de commémoration du génocide arménien est bien récent ; le 24 avril dernier, une centaine de manifestants protestaient dans les rues d’Istanbul en brandissant le slogan de « Plus jamais ça » afin que la Turquie reconnaisse cette période sombre de sa construction.</p>
<p>Ainsi, pèlerin, un dernier conseil : savoure les <em>baklavas</em> turcs au doux goût sucré d’un héritage varié aux fondements des particularismes de la Turquie d’aujourd’hui.</p>
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		<title>L’autre… c’est moi.</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 13:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Fridlender]]></category>

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		<description><![CDATA[Pardonnez-moi de reprendre ici le nom du spectacle de Gad Elmaleh. Je dois dire que j’ai toujours adoré cette expression, mais ce n’est que récemment que j’en ai compris toute la portée en lisant un article de Werner Bohleber sur la « construction des communautés imaginaires » [Emil Kazakov « L'Église bulgare, les Juifs bulgares et la question nationale », Hérodote 3/2002 (N°106), p. 61-80]. Cet article est un essai de comprendre psychanalytiquement la haine destructrice dans le cas spécifique de l’Allemagne nazie. Mais ce qu’il dit ouvre une porte à l’interprétation de la xénophobie. Une interprétation à proprement parler effarante. Je vous épargnerais un résumé rébarbatif, mais je voudrais juste souligner quelques éléments particulièrement illustratifs.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">P</span>ardonnez-moi de reprendre ici le nom du spectacle de Gad Elmaleh. Je dois dire que j’ai toujours adoré cette expression, mais ce n’est que récemment que j’en ai compris toute la portée en lisant un article de Werner Bohleber sur la « construction des communautés imaginaires » [Emil Kazakov « L'Église bulgare, les Juifs bulgares et la question nationale », <em>Hérodote</em> 3/2002 (N°106), p. 61-80]. Cet article est un essai de comprendre psychanalytiquement la haine destructrice dans le cas spécifique de l’Allemagne nazie. Mais ce qu’il dit ouvre une porte à l’interprétation de la xénophobie. Une interprétation à proprement parler effarante. Je vous épargnerais un résumé rébarbatif, mais je voudrais juste souligner quelques éléments particulièrement illustratifs.</p>
<p>Un des fils conducteurs de l’article est la relation entre nationalisme et antisémitisme. La Nation, « <em>esquisse d’une communauté imaginaire fondée sur la volonté d’être ensemble </em>» (Anderson, 1938), n’existe pas en tant que telle et, ne sachant pas trop comment se définir par elle-même, a besoin d’un élément extérieur pour s’identifier : pour l’Allemagne, c’est les Juifs. Mais qu’est-ce qu’ « être Juif » ? Une religion ? Un peuple ? Une façon de se comporter ? De penser ? Cette confusion, ce flou des termes, conduit inconsciemment à une « mystification fantasmagorique » des Juifs. Autant dire qu’ils n’appartiennent plus à « notre » réalité. Nous oublions souvent que nous ne connaissons l’ « autre » qu’à travers certains préjugés. Qu’est-ce qu’un Arabe ? Un musulman ? Un Noir? Un homosexuel ? Avouons-le : il est toujours plus simple de lui coller une étiquette et de l’enfermer dans un bocal que de se demander qui IL est. Un premier pas vers la déshumanisation ?</p>
<p><span id="more-3016"></span></p>
<p>L’introduction du concept des « fantasmes inconscients ubiquitaires » (terme plutôt barbare) permet à l’auteur de montrer que la perception des autres est conditionnée par soi-même. Et non seulement parce que (évidemment) ce sont nos yeux qui voient l’autre au sens matériel, mais surtout  parce que certains fantasmes aspirent à être extériorisés et, ne pouvant les réaliser soi-même, l’individu se contente les projeter sur les « autres ». Ces « autres » qui n’étant plus humains peuvent parfaitement accomplir toutes nos saletés de désirs inconscients. Là où ces fantasmes deviennent dangereux, c’est quand on nous dit qu’ils seraient partagés par plus ou moins tous les êtres humains. Exemple : l’accusation dont faisaient objet les Juifs (oui encore) de meurtre rituel d’enfants. Cette idée serait en fait le fruit d’un fantasme inconscient d’hostilité entre frères, l’aîné souhaitant s’approprier son cadet (conflit infantile qui s’explique notamment avec l’obligation de partager la mère. Et lorsque cette réaction s’étend à un groupe important, nous la trouvons plus légitime : il est bien connu que plus on est nombreux à penser de la même façon, plus on a raison. Quid des erreurs collectives ?</p>
<p>Le groupe &#8211; la Nation &#8211; est à l’individu ce que la mère est à l’enfant.  L’étranger renvoie l’enfant à la mère. L’image maternelle sécurisante permet de vaincre la peur de l’étranger. Or que se passe-t-il si ce lien maternel n’est pas assez fort ? C’est là que l’enfant sent qu’il doit se défendre contre l’étranger. L’étranger trouble le lien narcissique qui unit le groupe car il est plus « dur à identifier au groupe », et plus le groupe est précaire, plus les réponses de « défense » seront « <em>massives et virulentes</em>». Qu’est-ce qu’une Nation sinon le fantasme d’un Moi idéalisé et symbolisé dans le citoyen que je suis ? Une jouissance de l’égo qui se complaît dans son illusion de toute puissance d’un Moi fusionné avec le Moi national.</p>
<p>La pureté d’une Nation est un idéal vague qui ne sait se construire autrement qu’en triant cet « autre » qu’elle perçoit comme étant un élément négatif pour elle. Mais connaît-elle vraiment l’ « autre » ? Cet « autre » sur lequel elle projette tout ce qu’elle ne veut pas voir en elle ? Cet « autre » qui n’est rien d’autre qu’elle-même Cet autre, cet autre c’est moi.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival &#171;&#160;Art et Politique&#160;&#187;: seconde édition</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/05/festival-art-et-politique-seconde-edition/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 15:56:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Sourires aux lèvres. Yeux pétillants. Heureux sous un tonnerre d’applaudissements. C’est que nos jeunes artistes sciences-potes ont de quoi être fiers.  Danseurs. Chanteurs. Comédiens. Musiciens. Talentueux, motivés et pleins d’énergie, ils ont éclairé les soirées du mercredi 21 et jeudi 22 avril 2010. Amis, professeurs et courriels de l’administration n’ont pas manqué de féliciter les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sourires aux lèvres. Yeux pétillants. Heureux sous un tonnerre d’applaudissements. C’est que nos jeunes artistes sciences-potes ont de quoi être fiers.  Danseurs. Chanteurs. Comédiens. Musiciens. Talentueux, motivés et pleins d’énergie, ils ont éclairé les soirées du mercredi 21 et jeudi 22 avril 2010. Amis, professeurs et courriels de l’administration n’ont pas manqué de féliciter les organisateurs et participants de ce très beau festival ; le Mural souhaitait lui aussi revenir sur cet événement.</p>
<p>Le Festival « Art et Politique » se déroula à Poitiers les 21 et 22 Avril Dernier. Il fut organisé par le Bureau des Art du campus de Poitiers et par le projet collectif « Le festival Cubain ». Une collaboration qui permit de combiner spectacles artistiques et cycle de conférences, lesquels vinrent ainsi remplacer, l’espace de ces deux jours, cours et exposés.</p>
<p><span id="more-2996"></span></p>
<p>C’est sur quelques notes de musique brésilienne que les trois coups furent donnés.  Venu accompagner d’instruments de musique des plus étranges, le brésilien Augusto de Alencar démontra par quelques airs originaux que la musique Brésilienne ne peut se résumer à la Samba. Par sa bonne humeur et sa conférence des plus informelles, il diffusa rythmes et sourires pour donner le ton au festival.</p>
<p>Quoique… Mercredi soir, Montserrat lui ne rigolait pas. C’est que deux heures durant, le personnage crée par Emmanuel Roblès, se réanima pour vivre le dilemme tragique auquel il fut confronté en Juillet 1812. Cet officier espagnol, ne tolérant plus la violence de l’armée espagnole face aux indigènes, vient d’aider Bolivar à échapper aux troupes du général Izquierdo lesquelles cherchent à le capturer par tous les moyens. Conscient que sa capture mettrait fin à l’espoir d’une Amérique Latine libérée de la domination espagnole, Montserrat refuse d’avouer à ses compatriotes, conscients de sa trahison, où se cache Bolivar. Il est alors enfermé avec six otages innocents qui seront exécutés si Montserrat refuse de parler. L’espoir d’une Amérique latine indépendante contre la vie de six innocents. La pièce d’Emmanuel Roblès pose ici un dilemme des plus tragiques. D’autant plus tragique, qu’il est bien mis en scène. Emotions. Attentes. Suspens. Dans la salle des salons de Blossac, c’est le silence le plus complet. Les spectateurs sont captivés. Pas un ne pense à éternuer. C’est que nos jeunes comédiens sont épatants. Soudainement transformés en lieutenant violent et sadique, en officiers des plus monstrueux, en moine capucin,  ou encore en innocents vivant leur dernière heure, ils s’exécutent devant nous et nous replongent sans difficultés au début du XIX siècle.  Les nombreuses heures de travail et de répétitions venaient de porter leurs fruits. Monteserrat version sciencespotes : un véritable succès.</p>
<p> Montserrat mort, mais la révolution assurée, la troupe de théâtre laisse alors sa place à la troupe de danse. Loin d’être terminé, c’est dans un petit cabaret Cubain, El Elterno, que le spectacle se prolonge. Inspirés par le film « Adieu Cuba », d’Andy Garcia, nos camarades danseurs nous entrainent à l’époque de la révolution cubaine en retraçant l’histoire d’El Eterno, avant, pendant et après la révolution. A leurs services : salsa, rock, tango, mambo …  Les ressources chorégraphiques ne manquent pas à nos camarades qui brillent sur chaque chanson. Des costumes au pas de danse, la représentation impressionne. Public ravi, les camarades sciences potes viennent de comprendre la raison des samedis après-midi en Manchu, musique à fond, « 1 et 2 et 3 » en toile de fond. Amigos bailadores, félicitations.</p>
<p>Le jeudi, la journée fut réservée aux conférences organisées par le projet collectif le « festival Cubain ».  Durant cette journée, intervinrent Jacobo Machover, Jesus Zunegra, Marie-Catherine Scherer et Eduardo Lamora pour nous parler ou nous montrer (par le biais de film) des aspects de la vie culturelle à Cuba. Parallèlement fut organisée une exposition de photos du photographe François Saintigny dont les clichés vinrent faire vivre l’instant de quelques jours les murs de l’amphi Bolivar.</p>
<p>Le festival se clôtura par un spectacle public sur la place Charles de Gaulle. Alors que la pluie aurait du selon les dires de Madame Météo perturber le bon déroulement de ces événements, elle laissa nos artistes dévoiler tranquillement leurs talents aux passants poitevins et leurs camarades venus en nombre les acclamer.   Il faut dire qu’il aurait été dommage de les priver d’une seconde représentation du spectacle de danse, et du concert tant attendu de Canta Historia.  Neufs étudiants du campus ont en effet travaillé durant l’année, dans le cadre d’un projet collectif, à l’enregistrement d’un cd musical dans lesquels ils interprètent des chansons qui marquèrent l’histoire de l’Amérique Latine. Leur disque récemment paru, ils nous l’interprétèrent en live sous cris et applaudissements de leurs premiers fans. L’air d’ « apesar de você » [1] résonna à l’air libre mettant fin à ces 48 heures culturellement et artistiquement si riches.</p>
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		<title>C’est quoi Poitiers pour vous ?</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 15:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Aldon]]></category>

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		<description><![CDATA[Assis à une table de bar de la Place Notre Dame, il suffit d’observer les passants pour comprendre que Poitiers porte bien son S ; la ville, hôte du campus délocalisé de Sciences-Po, est incontestablement plurielle. Au-delà des représentations et des impressions, chacun de nous a sa vision propre de Poitiers. D’où la question que nous posons : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/cestquoipoitierspourvous.jpg"><img class="alignright size-Boite wp-image-2993" title="cestquoipoitierspourvous" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/cestquoipoitierspourvous-200x290.jpg" alt="" width="200" height="290" /></a>Assis à une table de bar de la Place Notre Dame, il suffit d’observer les passants pour comprendre que Poitiers porte bien son S ; la ville, hôte du campus délocalisé de Sciences-Po, est incontestablement plurielle. Au-delà des représentations et des impressions, chacun de nous a sa vision propre de Poitiers. D’où la question que nous posons : C’est quoi Poitiers pour vous ? <span id="more-2982"></span>Les premières réponses nous fournissent un début de piste :</p>
<p><em>« Puuuueeesss, Poitiers para mi » « c’est une ville ; des étudiants », « my studying, my friends », « une ville médiévale », « com uma catedral e varias igrejas ». En somme, Poitiers est « um mundo paralelo » « tout dépend du tour que l’on veut donner à notre visite. »</em> </p>
<p>Ce 8 avril 2010, le projet Chili con Farci a voulu rassembler, dans un amphithéâtre au nom symbolique[1], quelques uns des ingrédients de Poitiers.</p>
<p>Madame Annie Brillaud [2] fut la première convive. Sa présentation nous permis de partager son goût de la ville en nous conduisant à travers l’histoire et les rues de Poitiers ; d’y voir  grandir la petite cité historique dont on découvre encore des vestiges. Poitiers s’est mitonné doucement avec ses commerçants,  ses ambulants et ses habitants, acquérant au fil du temps, une importance croissante. La ville conserve sa teneur moyenâgeuse jusqu’au XIX<sup>ème</sup>  siècle. Puis, « l’Empire détruit Poitiers » ou du moins, transforme profondément son organisation interne. Comme toutes les grandes villes de France, Poitiers voit ses maisons détruites au profit des grands immeubles comme nous pouvons l’observer autour de l’Hôtel de ville, construit en 1869. Alors que la ville est reliée depuis 1851 par les chemins de fer à Paris, la gare située, comme nous le savons tous, au fond de la vallée, n’était elle pas reliée à la ville par l’escalator. Les responsables politiques de l’époque mirent en œuvre des programmes d’aménagement du territoire urbain. Il s’agissait selon la recette parisienne de concasser, inciser et dorer la ville. C’est ainsi que l’on rabota contours et détours des ruelles de la ville pour imposer aux pictaviens un Poitiers aux avenues larges et rectilignes. Depuis la modernité ne cesse de s’immiscer dans le paysage du Poitiers ancien : les tours de la ville des Couronneries &#8211; années 1970 – rivalisent d’un centimètre avec la flèche de la Cathédrale gothique –des années 1370, la Médiathèque ou le TAP font écho à l’église Notre Dame la Grande ou le grand bâtiment qui est aujourd’hui la Banque de France.</p>
<p>Poitiers, qui a fêté plus d’un bicentenario, n’oublie pas ceux qui l’ont chamboulés. À l’occasion de celui du Baron Haussmann (1809-2009), la ville en a  profité pour, d’ici 2012, se lancer dans des projets tels que Poitiers <em>Cœur d’agglo </em>[3] afin de revoir son organisation urbaine : voir plus loin dans l’instant afin de continuer à durer…</p>
<p>Le second convive est un habitué des lieux. Plus proche de Pessoa que de Bolivar, M. Veillon est maître de conférences d’Histoire et Droit des États. Son objectif était de nous dresser un portrait de la ville à travers ses personnages. À la surprise de tous, le destin nous joua un premier tour lorsqu’il entama la vie de Sainte Radegonde suivie de celle de la Reine Aliénor d’Aquitaine et enfin celle de la favorite (du XIVème Louis et des auditeurs de M.Veillon) Madame de Montespan. Car qui mieux que des femmes pour représenter l’histoire de notre ville ? Le parallèle anachronique est implicite, le destin a ses raisons que la raison ne connaît pas. Le campus, où les femmes dominent les hommes, s’est installé là où les femmes sont les plus redoutables ! Trois exemples, trois histoires d’exception, aux multiples péripéties et retournements au cours desquels ces femmes, intrépides et passionnées firent face aux hommes qui pensaient contrôler leur vie. En quinze minutes et quarante-sept secondes, M. Veillon déroule sans peine 150 ans de vie de ces Amazones, des XVIe et XVIIe siècles poitevins avant de laisser la parole au troisième convive.</p>
<p>M. Garcia a la particularité d’être fils d’un Espagnol et d’une Française. Il a choisi de s’installer dans le Poitou, où sont nées les histoires. En effet, victimes des idées reçues, nous pensions que « Les Milles et Une Nuits » étaient à l’origine de tout. Et bien, ce conteur de profession et de passion, nous prouva que Shéhérazade avait une homologue poitevine. Encore une femme, me direz-vous. « Définitivement, elles sont à l’honneur ce soir » répond Frédéric Garcia. Un mois après la journée internationale de la femme, M. Garcia choisit de nous raconter l’histoire d’une femme battue qui ne dut sa survie et celle de l’enfant qu’elle portait, qu’aux histoires arrosées de vinasse qu’elle racontait à la brute qui lui servait de compagnon de route.  Poitiers ville médiévale ou Poitiers grand village, avec ses bardes, ses troubadours ou ses conteurs ; Poitiers aujourd’hui ville universitaire internationale sauvegardant sa mémoire et son folklore et en particulier, ses histoires qui se content si bien, devant un feu de bois à la fin d’un repas délicieux pour retrouver son enfance. M. Garcia ramena à la table la tradition orale qui existe, persiste mais peut, à tout moment, disparaître si nous cessons de la pratiquer.</p>
<p> Soirée de tous les possibles, la rencontre que Chili con Farci avait imaginé,  laissa également libre cours à des interventions historico-introspectives bon enfant bien  que plus hasardeuses à saisir dans leur complexité conceptuelle. Seront mentionnées au hasard pour mémoire sciences-potevines, les interventions :</p>
<p>-      d’Arthur  :  «  <em>Mon premier souvenir de Poitiers est un mur, visible depuis la gare. (…) en revenant à Poitiers pour y suivre mes études, j’ai retrouvé ce mur et j’ai dû monter plusieurs fois la rue grimpante qui serpente sur un kilomètre au moins, avant de comprendre qu’il y avait des escalators » </em> </p>
<p>-          de Morgan avec qui l’improbable est toujours le plus sûr :  <em>«  J’aime courir. (…) Un jour, dans les bois, près d’une rivière, j’ai croisé deux personnes cherchant des pièces romaines avec un détecteur de métaux (…) J’en arrive à ma question : Poitiers a-t-elle était bombardée pendant la Guerre ?</em> »[4]</p>
<p>En guise de fin de soirée et afin de ne pas laisser les participants sur leur faim, Chili con Farci  a offert un petit banquet poitevin.  Les plats, réalisés par nos soins, sont devenus au fil de la préparation les meilleurs sujets et recettes de nouvelles histoires poitevines. Au menu, le broyer poitevin – que nous avons brisé sous vos yeux- le Farci, plat éponyme, des cassemuseaux et un Gouéron</p>
<p> Merci à tous ceux qui sont venus les écouter et les goûter !</p>
<p style="text-align: right;">Luc Aldon pour le projet collectif &laquo;&nbsp;Chili con Farci&nbsp;&raquo;.</p>
<p> </p>
<hr size="1" />[1] Simon Bolivar</p>
<p>[2] Animatrice de l’Architecture et du Patrimoine à la communauté d’agglomération de Poitiers.</p>
<p>[3] Article de Benjamin Devisme à suivre</p>
<p>[4] Voir la conférence pour mettre fin au suspense</p>
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		<title>&#171;&#160;Aventure du jour, bonjour&#160;&#187;: les besoins naturels nécessaires</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 18:34:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa Moracchini]]></category>

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		<description><![CDATA[Le voyage du projet co Partage est la première expérience de camping pour la moitié du groupe. Nous découvrons ainsi le monde sous un point de vue plus pragmatique et avons reclassé nos priorités. Alors qu&#8217;à Poitiers ces dernières vont d&#8217;étudier à aller sur Facebook, voici celles de la vie à l&#8217;état primitif:
1.  De l&#8217;eau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le voyage du projet co Partage est la première expérience de camping pour la moitié du groupe. Nous découvrons ainsi le monde sous un point de vue plus pragmatique et avons reclassé nos priorités. Alors qu&#8217;à Poitiers ces dernières vont d&#8217;étudier à aller sur Facebook, voici celles de la vie à l&#8217;état primitif:</p>
<p>1.  <strong>De l&#8217;eau potable, voire de l&#8217;eau tout court.</strong> S&#8217;hydrater régulièrement n&#8217;est pas si évident lorsqu&#8217;on boit des bidons remplis dans les stations d&#8217;essence. Imaginez-vous aussi la frustration de passer des heures sur ou DANS le Tage pollué et de galérer ensuite pour se doucher. Pire encore: faire la vaisselle. Heureusement qu&#8217;il y a des fontaines d&#8217;eau ça et là, ainsi que des tuyaux d&#8217;arrosage délaissés&#8230;</p>
<p><span id="more-2971"></span></p>
<p>2.  <strong>Aller aux toilettes.</strong> Je ne souhaite pas aborder les détails ici mais simplement souligner la disparité de difficulté entre hommes et femmes, notamment en maillot de bain, et louer l&#8217;existence de stations d&#8217;essence.</p>
<p>3.  <strong>La nourriture.</strong> Nous vous imaginons aller au Monoprix parce qu&#8217;il vous manquait un pot de nutella ou un pack de bière avant dimanche. Ici, c&#8217;est sandwichs au déjeuner (viva el chorizo y el queso curado! à bas la baguette à haute dose&#8230;), plat le plus adapté pour nos pique-niques sur les rives du Tage. Le soir, c&#8217;est le luxe grâce au réchaud à gaz. Soit dit en passant, la fameuse bouteille de gaz ne fonctionnait pas les premières 48 heures de l&#8217;excursion, ce qui nous condamna à des plats froids. Enfin, les navétistes (deux personnes dans la camionnette à tour de rôle) sont chargés de faire le plein de nourriture chaque jour, tout en gardant un oeil sur la cagnotte d&#8217;argent qui doit nourrir 9 personnes durant 12 jours.</p>
<p>4.  <strong>Tapis de sol. </strong>Un grand merci à ceux qui nous ont prêté des sacs de couchage plus que confortables. Pour les néophytes du camping, nous vous conseillons fortement de prévoir des tapis de sol. Ceux-ci amortissent la destruction de nos dos allongés paisiblement sur des terrains rocailleux et empêchent nos sacs de couchage (certes imperméables) de se faire tremper par la rosée.</p>
<p>5.  <strong>Anti-moustique.</strong> Tout pour tuer les bestioles, nos chers cohabitants de la Terre Mère. (Citation de Hannah Arendt: “L&#8217;artifice humain du monde sépare l&#8217;existence humaine de tout milieu purement animal, mais la vie elle-même est en dehors de ce monde artificiel, et par la vie l&#8217;homme demeure lié à tous les autres organismes vivants.”). Et c&#8217;est une victime de sept piqûres d´araignée au dos qui parle. Assez dit.</p>
<p>6.  <strong>Un terrain où dormir.</strong> A éviter: les terrains de chasse (là où vous trouvez des cartouches par terre et entendez des coups de feu &#8211; tirs frénétiques dans les environs), les propriétés privées (là où il y a des grillages à franchir ou des bergers parmi les moutons), los terrenos de ganado bravo (en Espagne, les cornes des vaches et toros ne sont pas coupées&#8230;), les plantations d&#8217;olivier (au risque de se faire arroser au petit matin), et bien d&#8217;autres. Le camping le plus “luxueux” a eu lieu dans le jardin d&#8217;un club de kayak à Fuentidueña del Tajo (propriétaire très sympathique).</p>
<p>7.<strong>Un miroir. </strong>Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous avons touTES oublié un miroir. Notre dernier conseil pour vous épargner des séances d&#8217;épilation de sourcils devant le rétroviseur de la camionnette ou des plaintes comme “ma barbe est ridicule” est d&#8217;en apporter un. Quoique&#8230; peut-être qu&#8217;il vaut mieux ne pas voir son visage à l&#8217;état primitif.</p>
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