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The age of stupid

The Age of Stupid : Pourquoi n’avons-nous pas empêché le changement climatique tant que nous le pouvions ?
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En 2055, un seul homme est encore vivant sur la Terre. Il habite dans une construction moderne où sont archivées toutes les œuvres littéraires et artistiques de l’humanité. La surface de la planète est complètement transformée. Il n’y a plus de vie.

Que s’est-il passé ? C’est ce que cet « homme de l’archive » essaie de comprendre en allant sur des vieilles images de télé. La réponse est alors claire. Ce sont les hommes eux-mêmes qui ont causé leur destruction. Tout en sachant ce que pouvaient entraîner leurs actions, ils ont continué à abuser de la planète alors que celle-ci commençait à craquer. Les années 2000 ont donc bien été« l’Age de la stupidité », l’âge des hommes qui ont décidé de ne rien faire pour leur avenir, pour assurer leur survie.

Le documentaire de Franny Armstrong nous expose donc quelques aspects de notre société qui peuvent nous conduire vers la destruction de la planète telle que nous la connaissons. L’exploitation sans scrupules du pétrole faite par des entreprises multinationales nuit à l’environnement mais aussi retarde le développement social et économique des pays qui subissent la « malédiction des ressources ». C’est en fait l’avarice, alimentée par les énormes sommes d’argent mobilisées par l’or noir, qui dirige les sociétés et les gouvernements.

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Grupo Casino: ¿víctima o cómplice de la estanflación venezolana?

Hipermercado Éxito. Foto: Satanslaundromat (Creative Commons)

Conferencia del 31 de marzo de 2010: Présentation du Groupe Casino.
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A principios de este año, la cadena de supermercados Éxito fue acusada por el gobierno venezolano de aumentar de manera especulada los precios de sus productos. Éxito, en ese entonces filial del conglomerado francés Casino, fue expropiado por el gobierno, quien más tarde se hizo propietario del 80% de las acciones que Casino tenía de la filial. Por lo tanto, no es sorprendente que durante la visita del grupo Casino a nuestra institución el pasado 31 de marzo, detalles acerca de la presencia de la multinacional en Venezuela hayan sido omitidos de la presentación.

La supuesta subida especulada de los precios fue una reacción frente a la devaluación de la moneda venezolana (el bolívar) el pasado 8 de enero. Con la inflación en 25,1% y el crecimiento económico en -3,3% (2009), el país se encontraba en estanflación: recesión e inflación simultáneamente. Así fue como en enero Hugo Chávez anunció que devaluaría el bolívar 50%. La tasa de cambio pasó de 2,15 bolívares por dólar a 4,30. También se estableció una tasa especial de 2,60 para productos básicos esenciales (alimentos y medicinas, entre otros).

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Welcome to Europe. Exit is this way

Photo : Maxime Marais (Creative Commons).

Présentation du délit de solidarité autour du Film « Welcome ». Conférence organisée par le Projet Co « Immigr’action ».
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S’il ne s’agissait pas d’une conférence en bonne et due forme, il n’empêche qu’elle a ouvert des perspectives qui sont trop souvent inconnues du public. Dans le court laps de temps qui leur a été accordé, les membres de la Cimade¹ ont soulevé plusieurs problématiques liées à ce qu’on appelle l’immigration « clandestine² ». Un petit retour (engagé) sur leur intervention.

On assiste depuis déjà un certain temps à une radicalisation de la lutte contre les ESI, autrement dit les « Étrangers en Situation Irrégulière ». On les oppose aux gentils migrants légaux, on les diabolise, on les accuse d’envahir la France et de profiter d’avantages en tous genres. Oui, c’est un discours que l’on peut entendre lors des JAPD (le soi-disant parcours de « citoyenneté »), ici même, à Poitiers, sortant de la bouche d’un gendarme. Ou encore dans une discussion de deux vieilles dames dans un TER Poitiers-Limoges. Le gouvernement a voulu justifier sa position en affirmant que lutter contre les illégaux, c’était protéger les légaux. Sauf que ce manichéisme est plus qu’éloigné de la réalité : ces deux catégories ne sont pas étanches et il arrive souvent qu’une même personne circule de l’une à l’autre.

En clair, il faut lutter contre ces méchants clandestins qui souhaitent naïvement trouver une vie meilleure. Tout est allègrement mis en place par un gouvernement qui souhaite rallier les électeurs d’extrême droite à sa cause. On a donc instauré des centres de rétention, où l’on enferme les clandestins en attendant de pouvoir les expulser dans la joie et la bonne humeur. Non non, nous dit-on, ces centres ne sont pas des prisons. En parallèle, les conditions de vie sont difficiles et précaires, comme on peut le voir dans le film Welcome et avec la fameuse « jungle » de Calais, régulièrement mise à bas de façon extrêmement délicate par les autorités. Sans compter le blocage administratif permanent et la volonté d’intimider les « délinquants solidaires ». Mais jamais au grand jamais les institutions n’acceptent d’assumer la responsabilité de cette situation : c’est toujours la faute de l’autre, de la loi, du gouvernement, du Père Noël.

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Le Golem, ou pourquoi il est impossible d’écrire un livre

Conférence : Le Golem, ou pourquoi il est impossible d’écrire un livre, par Alberto Manguel. Photo : Grumpel (CC).

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« Nous pouvons mentionner ou évoquer, mais jamais exprimer » (José Luis Borges)

Première affirmation déstabilisante : il est impossible d’écrire un livre. Pourquoi donc ? A cause du langage. Pour Alberto Manguel, il ne s’agit pas de nier l’existence de la littérature, mais d’expliquer les difficultés et les déceptions qui en découlent. L’écrivain se heurte tout d’abord à son imagination, qui se révèle être plus ou moins fertile selon les heures. Mais il doit aussi faire face à la difficulté de la concrétiser par des mots. A l’image des récits bibliques, l’écrivain est tiraillé entre deux forces : il a le pouvoir de créer une réalité parallèle grâce au langage, mais le résultat ne sera jamais à la hauteur de ses espérances. Autrement dit, écrire frustre.

De là naît tout le questionnement sur le langage et sur son rapport à la réalité. Peut-on changer le monde grâce aux mots ? Est-il possible de créer du réel à partir du langage, comme pourrait nous le faire penser l’histoire du Golem ? Cette légende du XVIIIe siècle, c’est celle d’un rabbin qui, dans un ghetto de Prague, décide de protéger les juifs des pogroms. Pour cela, il modèle une créature en argile et la rend vivante en lui inscrivant le mot « Vérité » sur le front : le Golem est né. Mais un jour celui-ci devient fou, et le rabbin prend la décision de le détruire ; une fois de plus, il se sert du langage. En enlevant la première lettre du mot « Vérité », ce mot deviendra, en hébreu, le mot « Mort ». Brève illustration symbolique du pouvoir des mots.

Mais si le langage est puissant, il résiste aux simples mortels, il leur échappe. Borges lui-même était convaincu qu’il ne pourrait qu’être un « faiseur plus ou moins médiocre de phrases ». Qui n’a jamais été frustré de ne pas pouvoir exprimer une idée conformément à son souhait ? Pour contrer ce problème, certains ont décidé d’inventer des mots. D’autres ont préféré écrire des poèmes faits d’onomatopées. Ce n’est pas forcément très convaincant, mais comme dirait Roosevelt, « c’est dur d’échouer, mais c’est pire de n’avoir jamais essayé de réussir ».

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Milton Hatoum: “Livro por encomenda: Nunca mais!”

Conferência: Orfãos do Eldorado, por Milton Hatoum. Foto: Thiago Carrapatoso (CC).

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Foi com um sorriso no rosto que Milton Hatoum deu início à conferência da quarta-feira passada no anfiteatro “Simon Bolívar”.  Misturando um pouco de francês, um pouco de espanhol e acabando com o português, o autor agradeceu a presença de todos, cativando desde já o público presente. Foi assim, com muita gente que nem conseguiu onde sentar, que o autor começou a apresentação da sua última novela Orfãos do Eldorado.

Acompanhado do seu amigo e tradutor Michel Riaudel, Milton Hatoum leu um trecho do livro como introdução à conferência. Uma vez terminada a leitura, Hatoum fez uma confissão para todos os presentes. Ele reconheceu não ter nem lido o contrato do seu último livro antes de assiná-lo. Foi por isso que ele ficou deprimido durante 6 meses, quando descobriu com surpresa que ele só tinha um ano e meio para terminar um livro de exatamente 100 páginas.  O autor explicou que escrever com esses parâmetros foi difícil demais para ele. Ele já tinha começado um projeto de mais de 60 páginas, e viu-se obrigado a abandoná-lo porque não conseguiu resolver “como transformar essa árvore numa palmeira nua”…

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Centro América a inicios del siglo XXI: ¿Algo más que polarización y crisis?

Conferencia: Centro América a inicios del siglo XXI: ¿Algo más que polarización y crisis?, por Salvador Marti. Foto: © Universidad de Salamanca.

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“No sé si he sido especialmente desordenado.” De esa manera terminó Salvador Martí, profesor de la Universidad de Salamanca, una conferencia que él mismo describió como una “reflexión en voz alta”. Y puede que haya tenido razón.

Todo empezó con una interrogación inicial: ¿cuáles han sido los cambios que han operado en Centroamérica en los últimos años? Son varios los elementos que fueron expuestos. Primero,  la forma de percibir la política, la increíble despolitización de los jóvenes generada por el rechazo a esta actividad. Los políticos en Centroamérica son mayores, y esta tendencia a las gerontocracias es sorprendente en unos países tan jóvenes. Esto ha creado finalmente una cultura de cinismo que empuja a la juventud a querer partir de sus países. El proyecto más común y honorable es el de inmigrar. La inmigración y las remesas son un factor social y económico importante, pero este fenómeno también está cambiando con la segunda generación de migrantes, que se desprende cada vez más de su país de origen. Después entra a jugar el aspecto de la violencia. En los años ochenta, se trataba de una violencia idealizada, romántica, la de una guerrilla que buscaba hacer otro proyecto político. Hoy en día, los “maras” han transformado la noción de violencia. Esta es ahora vista como algo sin sentido y ha causado una estigmatización social del pobre que es visto como un delincuente. Las políticas de mano dura de la policía discriminan abiertamente a los jóvenes de bajos recursos. Tanto así que los párrocos han iniciado campañas de financiación para removerles los tatuajes a muchachos que son etiquetados de criminales por su simple aspecto físico.

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Freud et Staline au Mexique ?

Conférence: Freud y Stalin en México, par Ruben GALLO.
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Pardon ? Qu’est-ce qu’ont à voir Sigmund Freud et Joseph Staline ? Qui plus est, au Mexique ! Le titre de la conférence avait de quoi déconcerter, et c’est donc relativement sceptique que je me suis installée en amphi Bolivar.

Ruben Gallo est actuellement professeur à Princeton ; il était venu à Sciences Po pour donner une conférence sur le sujet de son nouveau livre, Freud in Mexico: The Neuroses of Modernity. L’enjeu était à la fois d’analyser qu’elle avait été la réception de Freud au Mexique et quelle idée Freud se faisait du Mexique. Et c’est en examinant sa bibliothèque que des pistes se sont ouvertes. En effet, pas d’histoires du Mexique ou de livre sur les Aztèques chez le père de la psychanalyse. En revanche s’y trouvait un ouvrage pour le moins surprenant : Derecho Penal Mexicano, de Raúl Carrancá y Trujillo, 1937. Après une petite enquête, Ruben Gallo trouva que Carrancá, juriste mexicain, était très peu connu (voire inconnu) dans le milieu universitaire. Pourquoi ce livre se trouvait-il dans la bibliothèque de Freud ?

C’est en se penchant sur l’auteur que l’on comprend le lien entre Freud et le Mexique. Carrancá avait la certitude que l’on pouvait améliorer la criminologie grâce à d’autres sciences. Il pensait donc que le juge pouvait s’appuyer sur des concepts de sociologie, de médecine, de psychologie…et de psychanalyse ! Carrancá a donc appliqué les théories de Freud pour essayer de cerner l’inconscient des accusés, de façon à identifier leurs névroses et déterminer leur peine en fonction de son diagnostic. Il a d’ailleurs publié quelques plusieurs articles sur le sujet dans les années 30, en envoyant même un à Freud qui lui répondit avec enthousiasme.

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Des talons hauts

Conférence: La qualité de vie des transgenres et des transsexuels dans tout ses aspects, par Mónica LEÓN.

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D

es talons hauts, un tailleur blanc immaculé, une taille fine, des cheveux longs, bruns, impeccables. Cette voix, un peu grave, ces quelques traits qui la trahissent, qui font, trop souvent peut-être, se retourner le passant. Ce visage enfin, portant les marques de ces longues années de lutte, conséquences du choix d’une vie, d’un rôle difficile à assumer dans une société encore agressive à la question  transsexuelle.

Femme dans un corps d’homme, Monica León, autrefois – dans une autre vie -  Benito Martin León, est née en 1975, à Salta dans une petite ville du Nord-Ouest de l’Argentine. Alors qu’elle a quatre ans, elle est abusée sexuellement par le voisin de son père. Elle le sera de nouveau à 10 et 12 ans. Déjà, arrive l’adolescence, accompagnée de sa familière vague de mal-être, et le courage d’avouer à Papa et Maman que non, elle ne se sent pas homme, qu’elle est, viscéralement, femme. La réaction ne se fait pas attendre, face à des parents prêts à accepter un Benito homosexuel, mais pas travesti, c’est la fin de la vie de famille pour Monica, exclue comme elle le dit, « du noyau familial ». A 15 ans, la voilà dans les rues, prostituée. Dans les rues de sa ville d’abord, puis dans les quartiers de Buenos-Aires, où elle vit pleinement son identité féminine. Son métier aussi, qu’elle assume et, pour ne pas changer, revendique. Une identité tout de même pas toujours facile à vivre. A plusieurs reprises, elle est arrêtée par les autorités, et violée, comme si elle avait été mise au monde pour la révolte. Puis elle apprend, par des infirmières peu respectueuses de ce principe dérisoire qu’est le secret médical, et en compagnie du reste de la salle d’attente, qu’elle est séropositive. Elle a 19 ans.

Tout cela, elle nous le confiera en Bolivar.

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Géopolitique des questions gaies et lesbiennes dans le monde contemporain

Conférence: Comment peut-on être homosexuel?, Géopolitique des questions gaies et lesbiennes dans le monde contemporain, par Louis-George TIN.
Photo: César Ochoa (CC).

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La conférence tenue le jeudi 2 février en amphithéâtre Simon Bolivar par Louis-George TIN , intellectuel français impliqué dans la lutte contre l’homophobie et le racisme, a permis à un auditoire varié de mieux cerner les enjeux qui gravitent autour de la question homosexuelle de nos jours. C’est dans le cadre du projet collectif « Esprits Libres » que cet homme de combat est intervenu à Sciences-po, l’objectif étant de sensibiliser un large public sur des questions qui occupent une place de plus en plus importante dans notre société. Si cette conférence a pris une tournure quelque peu différente de celle que certain imaginaient, elle n’en fut pas moins palpitante. C’est en débutant par un rappel historique de la place qu’a occupée la question homosexuelle dans nos sociétés que Louis-George TIN a dressé un panoramique des enjeux géopolitiques actuels qu’elle englobe au niveau international.

Louis-George TIN a tout d’abord rappelé qu’en Europe, zone où la reconnaissance des couples homosexuels est la plus avancée, le débat sur l’homosexualité est directement lié aux institutions européennes. L’on a assisté au cours des deux dernières décennies à un véritable effet domino en Europe : si les choses se jouent aujourd’hui à l’échelon européen en ce qui concerne les questions gaies et lesbiennes, la position des instances européennes est déterminante pour le positionnement des pays en ce qui concerne la lutte contre l’homophobie.

Afin d’avoir une vision plus globale des enjeux géopolitiques de la question homosexuelle dans différentes parties du monde, Louis-George TIN s’est concentré sur le cas complexe de l’Afrique. Sur ce continent, c’est une logique réactive par rapport à l’Occident qui a entraîné la radicalisation des pays africains concernant la question homosexuelle. Dans une grande majorité des pays du continent, un renforcement des politiques répressives a pris place afin de montrer au reste du monde que les valeurs africaines sont incompatibles avec l’homosexualité. Ainsi, des pays tels que l’Egypte au sein desquels les homosexuels n’étaient pas stigmatisés jusque dans les années 70, ont pris une orientation bien différente depuis trente ans. L’homosexualité est en réalité perçue comme un symbole de la colonisation occidentale, une importation des pays du Nord qu’il faut éradiquer des pays africains. Lire la suite »

México DF, que gobierne el caos

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Conferencia: Les grandes villes sont-elles gouvernables ?, por Patrick Le Galès. Foto: Teseum (CC).

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Urbanistas y politólogos ya han insinuado antes la existencia de ciudades ingobernables, entre ellas metrópolis como Tokyo, Nueva York, Sao Paulo y México DF. A primera instancia, podemos afirmar fácilmente que catalogar una ciudad de ingobernable es simple determinismo resignado. Es claramente la puerta de escape más fácil a todas las responsabilidades del gobierno y del ciudadano para no afrontar el caos de convivencia característico a las metrópolis de la época actual. A la ciudad de México, que la gobierne el caos.

Así pues, la ingobernabilidad de México DF es pereza mental. ¿O no? Si pensamos que es la tercera aglomeración urbana más poblada del mundo¹ el problema se hace más complicado. ¿Cómo coordinar la vida diaria de casi 23 millones de personas? Si sumamos la población de Noruega, Suecia y Finlandia apenas llega a los 20 millones.² Hay más chilangos³ en México DF que chilenos en Chile.

La Zona Metropolitana de la Ciudad de México (ZMCM) está conformada por las 16 delegaciones del Distrito Federal, así como por cuarenta municipios del estado de México y uno del estado de Hidalgo. Es decir, tan sólo en el más básico plano político existe la necesidad de una coordinación íntima entre los órganos ejecutivos, legislativos y judiciales de las tres entidades. Es decir, están forzados a coexistir diversos intereses, distintas prioridades y opiniones de gobiernos que no fueron ideados para ejercer grados tan altos de interacción. No existe ni jerarquía ni igualdad, ni nadie que obligue a los gobiernos a actuar juntos.

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