Mural

« Abbalétabou », de retour du Maroc

De retour de leur voyage au Maroc, Lorenzo Uribe et Gustavo Castillo Ferrer, membres du projet collectif « Abbalétabou », nous font part de leur expérience. Leur épopée s’inscrit dans le cadre des recherches menées par leur groupe sur le conflit qui touche le Sahara occidental. Ce projet collectif cherche en effet à comprendre et faire connaître les raisons et les enjeux de celui-ci. Leur précédent article publié dans notre journal afin de présenter leurs motivations nous a interpellé quant à l’avancée de leur entreprise. Par ce nouvel article, nous avons voulu livrer à nos lecteurs les impressions de Lorenzo et de Gustavo sur leur voyage et ainsi mettre en évidence le futur du projet.

Coup de projecteur sur la situation conflictuelle de la zone ; enclave de 266 000 kilomètres carrés entre l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie, le statut du Sahara occidental est source de rivalité entre le gouvernement marocain et la République arabe sahraouie démocratique. La « marche verte » organisée par le roi du Maroc Hassan II en 1975 marque le début de rivalités. Les autorités espagnoles se retirant l’année suivante, le Front Polisario s’éveille pour revendiquer l’indépendance du Sahara occidental en s’opposant au Maroc qui souhaiter récupérer ce territoire. Pendant la Guerre Froide, le mouvement indépendantiste étant soutenu par les soviétiques, et notamment par l’Algérie, le territoire se profile comme un enjeu primordial dans l’opposition diplomatique Est-Ouest. En 1991, un cessez le feu est signé entre les deux partis et le territoire est divisé. Depuis lors, le Maroc contrôle et administre, dans les faits, une grande partie du Sahara Occidental… Cependant la détermination d’un statut légal continue à diviser. L’importance du conflit amène une grande partie des sahraouies à fuir en Algérie. Apparaissent alors de nombreux camps dans lesquels est réfugiée aujourd’hui encore une importante part de la population du désert.

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Dorian Louart: « Nous devons aller vers l’Afrique »

Photo: Rita Willaert (CC).

Photo: Rita Willaert (CC).

Dorian Louart est un étudiant en première année du Collège Universitaire de Sciences Po implanté à Poitiers. Il vient de passer une semaine au Burkina Faso dans le cadre du projet collectif ESCPO’ ir Crédit destiné à développer le microcrédit dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Ce projet qui dure depuis trois ans déjà est réalisé en coopération avec l’École Supérieure de Commerce et de Management de Poitiers et le conseil général de la Vienne. Le Samedi 13 Février au petit matin il prend l’avion à Roissy direction Ouagadougou, la capitale burkinabaise, en compagnie d’Olivia Solari Yrigoyen, étudiante elle aussi à Sciences Po et de deux autres étudiants tout droits venus de l’ESCEM. De retour à Poitiers il nous livre ses impressions sans concessions sur cette semaine bien particulière.

Maurice Neyra: Dorian bonjour, vous venez de passer sept jours sous un soleil de plomb, pas trop difficile de se réadapter aux températures hivernales?

DL:Non en fait pas trop. Je suis même étonné par le climat doux qui règne sur Poitiers. Quand je suis parti il neigeait, et maintenant il fait 10 degré, donc je n’ai véritablement aucun problème pour me réadapter.

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La lucha transexual, entrevista a Mónica León

ExisTrans' 2007. París, Francia. Foto: Philippe Leroyer (CC)

Mónica León. Existrans París 2006

© tofz4u www.flickr.com/people/tofz4u

M

ónica León destaca desde el primer instante en que entra a una habitación. Por miradas o codeos, su presencia no pasa desapercibida. El día de la entrevista, lleva puesto un par de zapatos altos y un elegante vestido blanco. En el pecho porta dos discretas insignias, un lazo rojo, representando la solidaridad con los enfermos de sida, y un símbolo con los seis colores del orgullo de la comunidad gay.

Dinámica activista transgénero en Argentina, fue coproductora del filme Hotel Gondolín, documental que trata sobre la problemática que viven las transexuales en este país. En 2004 viajó a Francia, donde permaneció sin papeles varios años, razón por la cual estuvo obligada a poner en pausa sus acciones reivindicadoras. No obstante, fue protagonista de un escándalo mediático cuando en 2005 intentó unirse en matrimonio con Camille Barré, a su vez una activista transexual francesa. En 2009 obtiene su primer permiso de residencia.

En esta entrevista Mónica León nos comparte un poco sobre su vida como transgénero y activista, así como sobre el movimiento trans en Argentina y en Francia.

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Identité nationale : noir c’est noir…Il n’y a plus d’espoir

Interview de mademoiselle Whitney GALIPO. Photo : Osvaldo Landaverde.

Bonjour Whitney,
Suite à la récente actualité en France – je fais bien entendu allusion au projet de loi xénophile sur le port de la burqa ou encore l’intéressant débat sur l’ouverture nationale – nous aurions souhaité avoir l’avis d’une étudiante à SciencesPo Paris tout droit venue de la colonie française si chère aux cœurs des Français, la Guadeloupe.
Pour vous présenter brièvement, vous êtes donc Guadeloupéenne, vous êtes une personne de couleur et vous êtes une femme.  En gros, vous cumulez.

Parlez-nous d’abord un peu de vous. Pourquoi êtes-vous…une personne de couleur ?

J’adore vraiment cette manière très politiquement correcte de parler de ma couleur de peau.  Pourquoi suis-je noire ? Je ne sais pas pourquoi je suis noire. C’est une bonne question. Je crois que ma mère a prié tous les jours que Dieu fait pour avoir un bébé de la même couleur qu’elle. Il est vrai qu’être noire apporte quand-même beaucoup d’avantages ; quand on est blanc, on ne peut pas faire de blagues sur les noirs, mais quand on est noir, on peut faire des blagues sur les blancs et sur les noirs !

Qu’est ce que vous appelez un « blanc » exactement ?

Et bien un Blanc c’est une personne de couleur. Mais une couleur très pâle. J’ajouterai aussi une personne qui a des liens de parenté avec ceux qui ont exploité mes ancêtres.

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Une touche de judaïsme à Poitiers

Jacques Mergui, président de l’Association Cultuelle et Culturelle Israélite. Photos : Vanessa Carronnier Scott (J. Mergui) et Premasagar (Jersusalem; CC).

Nous connaissons tous Poitiers pour ses monuments historiques tels que l’Église Notre-Dame la Grande ou le Baptistère Saint-Jean. Nous pouvons considérer l’origine religieuse catholique comme le principal point commun entre les édifices situés de part et d’autre de la ville. Pourtant, Poitiers est également imprégnée d’autres cultures, certes plus discrètes. J’ai donc choisi d’interviewer ce vendredi 23 octobre 2009 Jacques Mergui, le président de l’Association Cultuelle et Culturelle Israélite.

Vanessa Carronnier Scott : Je vais commencer par deux questions simplistes : y a-t-il une communauté juive à Poitiers et quelle importance a-t-elle ?

Jacques Mergui : Oui, une communauté existe. Il y a une petite communauté à Poitiers, répartie entre la Vienne et les Deux-Sèvres. Elle comprend une centaine de personnes donc ce n’est qu’un très faible pourcentage par rapport à la population totale. Dans cette population, certains pratiquent et d’autres moins. Les rites sont pratiqués surtout lors des fêtes ou des occasions comme les enterrements, les circoncisions, etc.

V.CS : Depuis quand la communauté est-elle présente ?

J.M : La communauté a commencé à s’installer dans Poitiers au XIIème siècle, puis elle a disparue car elle a été chassée sous Philippe Auguste et elle est revenue à la Révolution. Il y a eu, au long de cette période, des hauts et des bas dans le nombre de personnes. Il y a eu des problèmes bien sûr en 1940. Les Juifs ont été attrapés, parqués dans le camp de Limoges puis amenés à Drancy et ensuite à Auschwitz. C’était ce que voulait Hitler. Il ne voulait plus de Juifs.

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Vanessa Moracchini : « Le vote oblige les uruguayens à affirmer leur citoyenneté »

Clôture de la campagne électorale du Frente Amplio le 21 octobre 2009. Photo : Nae (CC).

Pour mieux comprendre ce sujet, nous vous invitons à lire l’article intitulé La Biblia y el calefón, une introduction au contexte politique des élections uruguayennes.

Vanessa Moracchini est l’unique représentante de la République Orientale de l’Uruguay au le campus de Sciences Po Poitiers. Avec son parcours original qui l’a notamment vu passer par Hong Kong, il est intéressant de savoir ce qu’elle pense de la politique uruguayenne. Vanessa nous livre sans concessions ses impressions au sujet des élections qui ont lieu dans son pays ce Dimanche 25 Octobre 2009 pour désigner le successeur de Tabaré Vázquez.

Maurice Neyra : Vanessa, peux-tu nous retracer brièvement ton parcours atypique et bien chargé pour seulement 19 ans ?

VM : Oui bien sûr. Je suis née aux Emirats Arabes Unis en 1990, puis ma famille et moi, sommes partis à Hong-Kong. Le travail de mon père nous a ensuite conduits vers l’Indonésie, puis Singapour. Je suis rentrée au lycée à Shanghai, ville que j’ai adorée. Bien entendu, le fait que nous ayons le statut d’expatrié me permettait surtout de nouer des liens avec d’autres « expats ». Pour finir mon tour en Asie du Sud Est, je suis revenue à Hong-Kong, pour la Terminale. Bien que je considérais ces pays asiatiques comme mes maisons (« homes » au sens anglais du terme), je suis avant tout franco-uruguayenne de nationalité.

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Une Australienne à Poitiers

"I knew that if I went to a larger city it would be easier to speak English."

Megan Hau, une étudiante australienne qui est venue vivre en France pour un an, nous parle de son expérience à la Faculté de Lettres et Langues à l’Université de Poitiers tant qu’étudiante étrangère.

Quand est-ce que tu es venue en France ?

HAU : January 2008

Pourquoi est-ce que tu as choisi Poitiers ?

HAU : As a part of my international studies program I could choose from the following cities : Strasbourg, Toulon, every Parisian suburb, Rennes, Reims, Bordeaux, and Lyon. I wanted to give this year the most effort I could in terms of exposure to French culture, way of life, and language. I knew that if i went to a larger city it would be easier to speak English. So I wanted to go to the smallest, prettiest town where I wouldn’t know anyone. I knew people who were going to Strasbourg, so I didn’t want to go there, and so basically I ended up deciding between Rennes and Poitiers. There were seven people from my school going to Rennes, so I ended up choosing Poitiers.

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Smilja Dabène : Un coup de foudre pour un élève ? « Sans arrêt »

Smilja Dabène

Chargée des relations internationales à Sciences Po Paris, campus de Poitiers.

Smilja Dabène, chargée des relations internationales, est très présente dans la promotion de Sciences Po Poitiers dans les Amériques, mais elle a également un rôle prédominant au sein du 1er cycle, en étant toujours à l’écoute des élèves venus d’ailleurs pour les aider à s’intégrer. Certains d’entre eux l’avaient déjà rencontrée lors de leurs entretiens en cette période d’admissions, il est intéressant de connaître l’envers du décor de la demi-heure décisive. Smilja nous a accordé un entretien, sans langue de bois.

Sara Sentissi : Première question tout d’abord, quelles sont vos impressions par rapport aux entretiens que vous avez fait passer cette semaine – semaine du 1er juin ?

SD : La première impression que j’ai eu – sans parler de la qualité des candidatures – c’est la diversité des candidatures. Nous avons eu des candidats provenant de lycées en dehors du système d’éducation français. Cela prouve que Sciences Po commence à être reconnu au niveau international.

La deuxième impression est la diversité des pays. On remarque aujourd’hui une plus grande demande de la part d’élèves d’Amérique du Nord et des pays européens en dehors de la péninsule ibérique (plus d’Allemands, d’Américains, etc.)

En ce qui concerne la qualité des dossiers, ils sont toujours bons et grâce à la diversité des systèmes secondaires d’origine, on est face à des entretiens différents, ils ne sont pas standards, chaque candidat est différent, de par sa personnalité et son parcours.

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Ali Dilem

Nous étions nombreux, ils l’étaient aussi. C’était la journée dédicace au 27 rue saint Guillaume. Des centaines d’auteurs, de tous les âges, pour tous les goûts, étaient présents : du romancier au poète, du dramaturge au caricaturiste… de O. Duhamel à F. Zeller en passant par J. d’Ormesson, ou encore, par Plantu ou DILEM. En retard, joufflu, bronzé, le sourcil arrogant, le regard noir indifférent, machiste et grossier, il rejeta les cadeaux et à peine encore arrivé il demandait déjà à partir. Aucune comparaison avec le bonhomme méditerranéen sympathique participant activement à l’émission Kiosque de Tv5 et ayant gagné le trophée de la liberté de la presse en 2006. En tant que son assistante pour la soirée, j’eu droit à ses lamentations du fait d’être assis à côté de Plantu, à son air pressé et blasé continu et aux remarques déplacées sur mon décolleté.

C’est donc au « plus irrévérencieux » des caricaturistes algériens comme il était indiqué sur son dernier chef-d’œuvre,   que j’ai fait mon interview.

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La crise selon Wasmer

Le professeur Etienne Wasmer nous donne ses impressions des campus de région ainsi qu’un analyse de la crise économique.

Journal Mural : Quand vous allez dans le campus de région vous voyez des différences d’ambiance entre les campus ou pas ?

Etienne Wasmer : Des différentes d’ambiance, elles sont toujours bonnes, et sans flagornerie c’est toujours agréable d’aller en campus en province parce que les étudiants sont toujours contents de voir la personne en chair et en os plutôt que sur un écran.

Est-ce qu’il y a des différences d’atmosphère ? Je trouve que c’est toujours assez chaleureux. On ne peut pas vraiment dire qu’il y ait des campus où les gens ont l’aire plus anxieux ou déprimés que d’autres. Ça dépend plus du moment auquel j’arrive : avant ou après le galop. Si c’est juste avant le galop c’est plutôt anxieux si c’est après c’est plutôt détendus. Ça dépend du galop je suppose. Mais je n’ai pas remarqué de grosses différences.

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