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	<title>Journal Mural &#187; Littérature</title>
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		<title>Entre la pluma y el fusil</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 20:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Rafael Millán]]></category>

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		<description><![CDATA[Sumaron treinta cuentos, instrucciones, cartas, y hasta guiones de teatro, los textos que recibí a finales del año pasado, junto con un pedido de la profesora Vera para inmortalizar los trabajos de mis compañeros de la clase “Julio Cortázar: Entre la pluma y el fusil”.
Es una oportunidad doblemente original. Primero, porque nunca se ha publicado [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sumaron treinta cuentos, instrucciones, cartas, y hasta guiones de teatro, los textos que recibí a finales del año pasado, junto con un pedido de la profesora Vera para inmortalizar los trabajos de mis compañeros de la clase “Julio Cortázar: Entre la pluma y el fusil”.</p>
<p>Es una oportunidad doblemente original. Primero, porque nunca se ha publicado un conjunto completo de trabajos finales del campus; y segundo, porque representa la entrada a la web de un Julio Cortázar diferente, un Cortázar refabricado por completo por un grupo de jóvenes provenientes de varios rincones del mundo.</p>
<p>En homenaje al maestro Julio Crotázar, el Mural les presenta esta inédita colección, con el honor que merece el insigne cuentista argentino.</p>
<p><a href="http://journalmural.com/cortazar">Haz clic aquí para acceder a la colección</a>.</p>
<p>Rafael Millán</p>
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		<title>Humeurs changeantes III</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Apr 2011 19:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Ferrer]]></category>

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		<description><![CDATA[Ecouter cette chronique
Alors que Carré Viiip, la nouvelle émission de télé-réalité, ou télé-médiocrité, vient d’être déprogrammée par TF1, je redécouvre la solitude d’un vendredi soir vide de prime, tentant désespérément de zapper dans ma boite à conneries, fustigeant Endemol qui se plaignait de ne pas faire assez d’audience et qui n’a même pas pris la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/04/HC-III.mp3'>Ecouter cette chronique</a></p>
<p>Alors que Carré Viiip, la nouvelle émission de télé-réalité, ou télé-médiocrité, vient d’être déprogrammée par TF1, je redécouvre la solitude d’un vendredi soir vide de prime, tentant désespérément de zapper dans ma boite à conneries, fustigeant Endemol qui se plaignait de ne pas faire assez d’audience et qui n’a même pas pris la peine de penser à moi, à mes yeux et à mon cerveau (du moins ce qu’il en reste) qui, très honnêtement, vaut facilement celui d’un bon million de ménagères de moins de 50 ans, et de femmes de ménages de plus de 60. Du coup, je    me remets tranquillement de l’érection phénoménale que j’avais pu constater à la réception de ma dernière chronique et tente tant bien que mal de suivre les quelques conseils d’écrivains à six sous et professeurs de français improvisés, qui me préconisaient, à défaut d’écrire des conneries, d’avoir au moins ne serait-ce qu’un peu de fond. Bien. Je cherche donc du fond à donner à cet article, mais je n’en trouve pas et résolu me dis qu’au fond, écrire avec ne serait-ce qu’un peu de fond laisseraient la joie à certains de mes détracteurs de juger ce fond, telle une vieille idéologie ; fort d’une image «pseudo facho pas trop méchant non plus», je ne me risquerai donc pas à balancer de pauvres théories ou idées de comptoir, volonté d’emmerder sur fond de couille molle.<span id="more-5151"></span></p>
<p>          Aujourd’hui pourtant je ne provoquerai rien ni personne, n’en déplaise à certains.</p>
<p>            Hessel à pondu sa deuxième Bible, aussi utile que la première, Nagui présente une nouvelle émission, aussi utile que toutes les autres, Hollande se présente aux primaires, ce qui a surpris tout le monde, et Guéant continue ses conneries, ce qui ne surprend plus personne. Le paysage politico-médiatique français est à l’image des Cantonales ; c’est papi qui regarde, et en plus, il y comprend rien.</p>
<p>            Loin dans mes rêves pourtant, je revois le galbe d’une femme assez jeune, grande, brune, pétillante, qui avait su endiabler mes nuits d’adolescent pré-pubère. Je la revois, trainant à ses pieds autant de fidèles que l’officier SS du Vatican. Je revis la tristesse ce soir où, défaite devant Guignol comme un voleur, elle dut ravaler sa bravitude et vit, en un instant, les ventes de son single, le populaire «Fraternité», disparaître des vitrines. Oui, Ségolène tu me manques, et non je ne rigole pas. Le spectacle de Sarkozy, à l’affiche depuis 4 ans maintenant, ne fait plus rire personne, et même en montant sa troupe du Sarko Comédie Club, avec MAM en première partie, il n’aura réussi à me décrocher qu’un timide sourire. A côté de cela, Cécile Duflot me fait autant rigoler qu’Anne Roumanoff, DSK s’est reconverti dans un autre genre et ne pourra plus qu’être diffusé que très tard sur Canal +, un premier samedi du mois, et même Chirac, qui, après avoir triomphé dans «Les fourberies de Scapin,» s’illustre à l’affiche du «Malade imaginaire», me paraît moins vigoureux qu’avant. Copé chante très mal «J’me voyais déjà» et le Pen est nul dans «Papi fait de la résistance» ; il n’y a que «Le dîner de cons», où François Fillon joue un parfait François Pignon, qui puisse encore me faire un peu rire.</p>
<p>            Oui Ségolène, je regrette le temps où tu jouais tes sketchs au journal de 20 heures, arrivant comme une fleur dans les couloirs de France Télévision et clouant sur place un Pujadas bavant et qui, disons le tout de suite, bandait. Ah toi Ségolène, qui trouvait toujours une idée pour nous faire marrer, mes copains et moi ; étant capable d’annoncer successivement le SMIC à 4000 euros et la régularisation de tous les sans papiers du monde entier, tout ça trônant sur la muraille de Chine aussi à l’aise que De Villepin dans un concert de Johnny Hallyday. Que tu étais belle, portant tes robes d’été en hiver, défilant sur les podiums des congrès telle une Miss France à qui on aurait greffé un cerveau, à l’envers certes, mais pourtant si fécond. Tu me faisais rêver du matin au soir, passant plus à la télé que Nagui, avec qui tu irais si bien depuis que tu as quitté Bob l’Eponge. Tu représentais fièrement notre région, avec bien plus charisme que le grassouillet Raffarin qui porte sur son dos courbé le poids des dossiers assumés par un physique franchement disgracieux.</p>
<p>            Ségolène on ne te voit plus. Je t’imagine aujourd’hui retranchée sur une île perdue, qui le sera quand même toujours moins que ton futur-ex parti. Je t’imagine entourée d’indigènes, t’indignant de l’absence de boutiques Naf-Naf ou Sephora. Ah, que tu es belle. Je suis sûr que là-bas, au moins, tu te sens bien. Ces personnes ne comprennent pas la langue que tu parles et te prennent donc au sérieux. Tu réussis même à les convaincre de la misère dans laquelle ils vivent et, en quelques mois, réussis à te faire élire comme leur chef, après leur avoir promis la construction d’un grand centre commercial au bord de la plage, sensé, selon tes dires, relancer l’économie régionale et assurer des débouchés pour les producteurs locaux. Ah que tu es bonne. Ton principal opposant cependant, un petit nerveux qui veut conquérir le monde avec 2 bambous, réussit à te faire chasser le l’île par un décret sur l’immigration ; toi Ségolène, ayant été la seule immigrante depuis des dizaines d’années est alors obligée de faire tes valises, prendre une feuille de palme comme seul souvenir de ta seule victoire, remettre ton panama et repartir en barque, ayant pris le temps d’emmener avec toi ton seul soutien, le deuxième ayant pris part pour l’ennemi depuis son arrivée au pouvoir. Tu repars ainsi chagrinée, ne comprenant pas l’échec de ton site internet «désirs d’avenir», sur une île où même une carte postale n’arriverait pas et où l&#8217;espérance de vie tourne autour de 25 ans.</p>
<p>            Aujourd’hui je te le dis haut et fort : Ségolène, mon amie, mon amour, je suis prêt à t&#8217;accueillir chez moi, si cela est nécessaire pour m’éviter la peur de te voir poser bagages à l’Elysée. Dans la mesure du possible cependant, je te demanderai de ne pas revenir ; à part moi, et ma libido moyenâgeuse, personne ne t’attend ici ; ton départ t’a fait du bien et nous a fait du bien, et, au jeu des chaises musicales, Cécile Duflot a posé ses trois fesses sur ta chaise libérée, l’occupant avec toute la grâce et la mesure que tu savais nous étaler, ah toi Ségolène. Sais-tu que le cirque Gruss embauche? Ne t’inquiète pas, j’ai déjà fait toutes les démarches et envoyé ton CV ; ils t’attendent lundi, si tu acceptes. Connais-tu la nouvelle émission de Ruquier, «On n’demande qu’à en rire?» ; les enregistrements se déroulent tous les jours à 15h30, tu pourrais prendre la peine d’y faire un tour. D’ailleurs, nous devrions aller manger chez tes parents ; tu sais qu’ils me demandent régulièrement de tes nouvelles&#8230; Ségolène, ma chérie, ne re-tente pas l’aventure ; laisse les vieux monsieurs tous gras s’entretuer. Ne te mêle pas à ces primaires, qui n’ont de premier que l’aspect primitif des idées qui y tournent. Toi, tu es bien trop belle pour eux, jaloux ; regarde la maire de Lille. Elle serait surement plus à l’aise dans la BD «Martine au bistrot» que dans une assemblée générale de l’ONU. Regarde Delanoë, qui nous donnerait presque envie d’être homophobe le temps qu’il s’en aille, et DSK qui me donnerait presque envie de devenir homosexuel le temps de sa présence ; il ne t’arrivent pas à la cheville, toi Ségolène, devant qui même Vincent MacDoom deviendrait hétéro.</p>
<p>            Pour finir, je le dis haut et fort : Ségolène je t’aime. Je t’aime proportionnellement à la distance qui te sépare de notre pays. C’est pour cela que je t’en conjure ; reste où tu es, où personne ne sait où tu es &#8211; c’est là la seule condition à la bonne tenue de notre relation. Tiens comme cela encore quelques années et je viendrai te chercher pour t’épouser, et nous irons tous les deux, casser la gueule à ces indigènes qui t’ont chassé. Je te vengerai Ségolène, et je vengerai toutes tes défaites. En attendant, et si ma lettre arrive jusqu’à toi, ne doute pas une seule seconde de l’exclusivité de notre relation : Ségolène je t’aime, autant que tu ne me manqueras jamais.</p>
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		<title>Humeurs changeantes II</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 21:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Ferrer]]></category>

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		<description><![CDATA[Insuffisamment rassasié de commentaires pleins de bon sens de cyber-branleurs, ou génération révoltée à la mode 2.0., je décide donc de me lancer dans un autre papier, l’idée même de faire perdre 30 secondes à nos révoltés de la classe biberon qui souhaiteraient y répondre me faisant éprouver un plaisir désormais presque physique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En bonus: un enregistrement audio du billet réalisé par le <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/CHRONIQUE-21.mp3">chroniqueur lui même!</a></p>
<p>Insuffisamment rassasié de commentaires pleins de bon sens de cyber-branleurs, ou génération révoltée à la mode 2.0., je décide donc de me lancer dans un autre papier, l’idée même de faire perdre 30 secondes à nos révoltés de la classe biberon qui souhaiteraient y répondre me faisant éprouver un plaisir désormais presque physique. <span id="more-5114"></span></p>
<p>Il est vrai que depuis quelques temps je rêve. Je rêve de voir apparaître enfin un monde meilleur, un monde où la violence ne serait plus qu’un souvenir et la faim une abstraction. Un monde où les gens vivraient en paix et en harmonie dans n’importe quel endroit ; les noirs avec les blancs, les juifs et les musulmans &#8211; un monde dans lequel les provocateurs publics seraient mis au chômage technique, la bêtise ayant été éradiquée après l’éducation des abrutis. Mon rêve est de voir des hommes politiques exempts de tout reproche, des dirigeants de grandes multinationales soucieux de la terre qui nous accueille et des hommes qui y vivent.</p>
<p>Non, mes rêves mythomanes ne sont pas alimentés par une récente liaison, jusque là secrète, avec Cécile Duflot, mais bien sincères ; je le souhaite, l’espère et, insoucieux, l’attend. Je rêve de voir de vrais intellectuels, de vrais politiques, avec de vraies solutions, de vraies idées. Le monde est, j’en suis certain, rempli de personnes de ce type, le travail consisterait désormais à leur accorder un soupçon de crédit, ou mieux encore (une folie) 15 secondes sur TF1, faisant passer une interview de Ségolène Royal ou Xavier Bertrand à plus que 14 minutes et 45 secondes &#8230; (quelle injure!).</p>
<p>Oui, aujourd’hui je deviens comme tout le monde ; humaniste, à moitié tolérant et finalement presque chiant. Je serais maintenant presque disposé à payer en nature n’importe quel génie qui pourrait nous pondre une idée, une solution, presque un miracle ; un illuminé qui aurait au moins de vraies convictions qui rouleraient des pelles à un semblant de courage. Qui est celui qui nous libérera de ces débats, qui n’ont de débat que le nom, où l’on aurait presque l’impression d’être accoudé à un comptoir, entendant brièvement les piliers de bars nous refaire le monde après quelques pintes. Quel gâchis, en effet, il est de voir certains esprits encore compétents se prostituer auprès de partis qui ne le sont plus, et qui feraient mieux d’utiliser tout leur argent à se payer un peu de bon sens, celui-ci qui, au pauvre marché de l’esprit réellement libre, coûte désormais une fortune de par sa rareté.</p>
<p>Inutile cependant de m’accabler de «fais le toi même puisque apparemment t’es le meilleur» ; en fait, chacun son truc. Moi je préfère largement faire l’amour à tous les puceaux de provocation, qu’on ne m’en demande pas plus. J’ai pourtant eu la prétention de pouvoir mener une série de douze articles sur la poésie française, mes pages racontant avec brio le parcours d’un Verlaine des temps modernes, Philippe Katrine ; elles ont pourtant été refusées, la série Art déjà confiée. J’aurais surement pu me lancer dans la critique cinématographie, rédigeant des papiers sur des films étant même plus longs que la taille de leur scénario presque avatarien ; malheureusement, la place de cinéma m’étant rarement offerte je préfère dépenser mes quelques milliers d’euros d’argent de poche mensuels à financer les quelques boites de nuits de la ville et à tenter de relancer l’économie régionale en redonnant du travail aux trafiquants en tout genre. J’avais même prévu d’écrire sur les pavés de la place Notre Dame, ayant pris le temps de les compter un soir où je ne retrouvais plus la porte de mon immeuble ; quel dommage que l’on m’ai coupé l’herbe sous le pied et déjà écrit sur cela. J’avais pourtant espéré avoir suffisamment de talent pour écrire des articles on ne peut plus intéressants racontant l’ennui que l’on éprouve un dimanche férié en plein novembre. Non, ce boulot n’était pas pour moi, la rédactrice en chef étant bien plus brillante dans ce domaine que mon petit nombril minable, et c’est pourtant elle-même que je me garderai bien de critiquer ; elle, qui a déjà le courage de m’offrir une tribune, subissant les remarques de démocrates tolérants et fans de la page Facebook «Révolution en Tunisie» qui voudraient me faire taire.</p>
<p>Après tout, le seul poste encore à pourvoir était finalement celui de petit chroniqueur prétentieux, racontant une vie dont personne n’a rien à foutre, et critiquant allègrement les gens tentant de rivaliser d’égo avec moi-même, n’aimant pas les gens plus pédants que moi. J’en appelle donc aux engagés ; oui, ceux qui veulent faire de la politique et non pas du théâtre, ceux qui rêvent davantage de donner un toit aux sans-abris que de coucher avec la Carla Bruni de demain. Certains de mes frères, fidèles à Notre Dame de Sciences Po, où l’uniforme se portera dès la rentrée prochaine, se feront, je n’en doute pas, âme charitable pour tenter de sauver le bateau France se dirigeant lentement mais surement vers un iceberg de misère intellectuelle. Homme, femme, homosexuel ou transsexuel, français, arabe ou même guadeloupéen, en tongs-chaussettes, ou en Prada et même en Zadig et Voltaire avec un sac Longchamps (soyons fous), tout le monde peut tenter sa chance. Aucun besoin d’avoir Twitter et de passer sa vie sur Facebook, rien de sexuel ne sera demandé ni de référence exigée ; les idées seront toutes les bienvenues. Inutile cependant de ressortir un programme du Modem, du PS ou même de l’UMP ; le but étant avant tout de rédiger une politique viable plutôt qu’un sketch de Mimi Mathy joué par JM Bigard.</p>
<p>Aujourd’hui pourtant je fais ma boudeuse, et devient très réticent à l’idée d’écrire dans un journal où la bien pensance n’est plus seulement un maître mot mais bien un courant de pensée. Oscillant entre le journal intime d’un adolescent frustré dégueulant tout son mal être sur son école &#8211; ouais &#8211; olalala qu’esquon travaille trop &#8211; mon dieu!- mais j’ai envie de dormir moi, écrivant sur son école et pour son école, et un florilège d’articles wikipediens, tous très sensés, et pour lesquels on peut désormais s’attendre à lire sur la reproduction des marmottes en hiver et l’antisémitisme inconscient chez la population Romani. Il ne faut pas se méprendre ; j’adore lire ces articles. Ils sont très bien écrits, et par des gens brillants qui nous offrent le temps d’un instant le soupçon d’une culture éphémère. Alors bon, on pourra toujours dire, critiquer pour critiquer est bien facile et qu’il s’agit là d’une prétention que même Delon ne s’autoriserait pas. Et pourtant, la vraie prétention aujourd’hui, où le melon est presque devenue une obligation, ne serait-elle pas finalement de critiquer les autres tout en se laissant critiquer sans y voir aucun problème ; ce serait ainsi le moyen de trouver une certaine humilité chez certaines personnes, bien plus enclines à critiquer qu’à se voir critiquer.</p>
<p>Je m&#8217;arrêterai là pour ce papier, ayant désormais pris peur d’aller trop loin ; et quand je vois ce qu’il est tristement arrivé à cette grande tapette de Galliano je me dis qu’il vaudrait mieux que je m’achète le manifeste du parti ironique, où le politiquement incorrect est lui-même une ironie. Je m’excuse d’avance pour les personnes qui se sentiront touchées à l’écoute de ces quelques phrases ; qu’elles se rassurent, une critique de merde, aussi sérieuse soit-elle, restera toujours une critique de merde</p>
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		<title>Instrucciones para viajar en avión</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 10:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Roquette]]></category>

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		<description><![CDATA[Cuando tienes que tomar un avión compras un pasaje para vivir algunas horas de temor y miedo. No solamente sabes que vas a tener pánico, como además tienes que pagar caro para sentirlo. En primer lugar, no sólo vas a enfrentar varias horas encerrada en el cielo, pero es inevitable que una obsesión devoradora te domine en las tres horas anteriores al viaje. En segundo lugar, tienes que estar preparada para ser maltratada y revisada en el control de seguridad.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cuando tienes que tomar un avión compras un pasaje para vivir algunas horas de temor y miedo. No solamente sabes que vas a tener pánico, como además tienes que pagar caro para sentirlo. En primer lugar, no sólo vas a enfrentar varias horas encerrada en el cielo, pero es inevitable que una obsesión devoradora te domine en las tres horas anteriores al viaje. En segundo lugar, tienes que estar preparada para ser maltratada y revisada en el control de seguridad.<span id="more-4991"></span> Si son malcriados, no contestes, no levantes la voz y sobre todo no hagas nada para irritar a los “controladores”. Después de esta aventura, mientras tengas ganas de fumar, la única cosa que puedes hacer es gastar más dinero en comida <strong>estúpidamente </strong>cara y asquerosa. <strong>¡Ah! Que ni siquiera se te ocurra</strong> utilizar los baños. Si los utilizas, estarás probablemente condenada a una multiplicidad de enfermedades incurables.</p>
<p>Básicamente, cuando pagas un pasaje de avión, pagas para vivir <strong>una pesadilla.</strong></p>
<p><strong> </strong>Maria Roquette</p>
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		<title>Instrucciones para tener un buen garbo</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2011/03/instrucciones-para-tener-un-buen-garbo/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 10:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Philippine Fichez]]></category>

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		<description><![CDATA[Tener buen garbo puede ser una cosa mucho más simple, natural y divertida que lo que uno cree. Es, antes que nada, una cuestión de actitud, que sea para un hombre o una mujer. Tiene que mantener su espalda derecha con sus hombros relajados pero sin que parezcan colgar por voluntad propia. Su postura debe ser firme con la cabeza levantada y los ojos llenos de confianza y una chispa traviesa. Para evitar que parezca presumido no olvide la sonrisa ligera y calurosa.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Artículo redactado en el marco de una actividad realizada en clase de español con la profesora Cristina Aruffo.</p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em>Tener buen garbo puede ser una cosa mucho m</em><em>ás simple, natural y divertida que lo que uno cree. Es, antes que nada, una cuestión de actitud, que sea para un hombre o una mujer. Tiene que mantener</em><em> su espalda derecha con sus hombros relajados pero sin que parezcan colgar por voluntad propia. Su postura debe ser firme con la cabeza levantada y los ojos llenos de confianza y una chispa traviesa. Para evitar que parezca presumido no olvide la sonrisa ligera y calurosa.<span id="more-4981"></span></em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em>Pero toda la gracia reside en los detalles, tanto en su físico como en su manera de vestirse. Un bonito corte de cabello, un peinado elegante, un maquillaje ventajoso,</em><em> una joya original, una bufanda preciosa o zapatos limpios. El detalle, es una verdadera maravilla, no es para nada lo que parece. Una cosa tan pequeña e insignificante que, en realidad puede cambiar completamente su aspecto. La gente finge que no tiene ningún tipo de importancia cuando es lo más fundamental, el detalle, el buen garbo.</em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em>Pero en fin será realmente posible dar instrucciones para « tener buen garbo » ya que no hay definición universal de quien tiene </em><em>o no buen garbo. ¿Estar</em><em>á en el ojo del que mira, este buen garbo? No, esto no lo creo. El buen garbo se encuentra en sus propios ojos es simplemente estar seguro de uno mismo y ser natural.</em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #3366ff;"><em> Fichez Philippine</em></span></p>
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		<title>MENTON : Türkiye</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 20:25:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Shreya Parikh]]></category>

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		<description><![CDATA[You might find yourself there, inevitably, someday! Sipping the thick coffee or the sugar-saturated tea, or ferrying yourself from Europe to Asia, gaping at the difference that you would experience by crossing a single bridge!
Turkey has been quite a mystery, something that reveals itself so openly; you don’t believe its apparent truth. My friends, who [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>You might find yourself there, inevitably, someday! Sipping the thick coffee or the sugar-saturated tea, or ferrying yourself from Europe to Asia, gaping at the difference that you would experience by crossing a single bridge!</p>
<p>Turkey has been quite a mystery, something that reveals itself so openly; you don’t believe its apparent truth. My friends, who have happily lived all their lives there, still find Turkey hard to define. I think every frame there carries a piece of Turkey: the red flags that flutter in every direction, the gypsies that sell roses, the people cluttered in the trams, the youth constantly protesting on the streets.<span id="more-4958"></span>As a kid, I painted my own set of ideas about what Turkey would be like. My brain was saturated with stories of crusaders and sultans, enough to believe that I would get there before they vanished. So I did suffer a bit of heartbreak when I finally arrived, but all for good!  So no, there are no more sultans on horseback in elaborate costumes, nor are there any caliphs. Constantinople might be long gone, but left behind are labyrinths of different cultures, tastes and smells, and all under the banner of Istanbul. The Hagia Sophia and the Blue Mosque remain less intact than before, but the majesty of what goes on in the Spice Bazaar and the fish market cannot be described by words.</p>
<p>I have always been struck by the oddness of making Ankara the capital of Turkey. It almost seems like Mustafa Kemal woke up one fine day and decided to make a capital out of nothing. You walk from barren villages, suddenly into this concentration (called Ulus) of everything, and then back again into nothing. This oddness did somehow remind me a lot of Rabat (since as a kid I always thought of Marrakesh as the capital of Morocco).</p>
<p>Turkey, for me, continues to be a dream of contradictions, making it almost ethereal. It is beautiful and alluring in its form and I am sure that it will keep calling me back to breathe in all its smells and colours.</p>
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		<title>Our father</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 18:38:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[James]]></category>

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		<description><![CDATA[Our Father, Who art in heaven,
Hallowed be Thy Name.
A last glance. A last bow of the head. Hands come apart. Stillness lost. You get up and walk down the aisle in the cold silence of the holy place. The saints around cast their inquiring eyes down below on the occasional sinners passing by. I reached [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Our Father, Who art in heaven,<br />
Hallowed be Thy Name.</em></p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/mural-our-father7.jpg"></a><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/mural-our-father8.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4748" title="mural our father" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/mural-our-father8-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>A last glance. A last bow of the head. Hands come apart. Stillness lost. You get up and walk down the aisle in the cold silence of the holy place. The saints around cast their inquiring eyes down below on the occasional sinners passing by. I reached the large entrance door no longer able to bare the oppression of the sanctuary. A look into the darkness behind and you swing the door open entering the night. Left or right? I’m right handed. And?</p>
<p>You start walking. The streets are quite empty. The sort of empty you usually find at night. The sort of empty where a lone walker’s footsteps are enough to awaken light sleepers, the sort of empty where ordinary people would feel sort of lonely walking alone, I liked that. It feels nice to be able to walk right in the middle of the street. Marching on conquering the lifeless city, imposing your heart beat and step to the silence. King- like.  No longer powerless but powerful. <span id="more-4730"></span></p>
<p style="text-align: center;"><em>Thy Kingdom come,<br />
Thy Will be done, on earth as it is in Heaven.</em></p>
<p>In the darkness there’s a whole different life. Light reveals; obscurity hides, she’s the garment dressing all that roam her. We all become suspects. Of what? Of nothing, just suspects.</p>
<p>Perceptions change, senses acute. You hide in shadows. I look at others draw closer unaware. Then as they walk past and make out your lonely figure in the dark they quicken their pace. Ignoring your existence but acknowledging my presence by their hastening. You started to follow someone.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Give us this day our daily bread,</em></p>
<p style="text-align: center;">It was entertaining.</p>
<p style="text-align: center;"><em>And forgive us our trespasses<br />
As we forgive those who trespass against us.</em></p>
<p>At first he changed sides, you did so too. He started to walk faster, you let him put some distance for a while. Then you caught up with him. He was growing tense, I could feel it, his head turned left and right now and then, he fumbled around with his hands, took his phone out, checked for messages, put it back into his pocket, took it out again, checked for messages, put it back into his pocket. You could hear him breathing hard, the pace was too fast for him. You could smell his perfume, he was sweating, fear mounting, letting the dull notes of his fragrance flee his cowardice. He knew, he did nothing, uncertainty, improbability took the better of him. It was easier to lie to his conscious that all was well and ignore his instinct’s screams. How easy it is to look away so as to keep our foundations from quavering. Unperturbed by what we are unwilling to accept. Sheer stupidity. It was deadly, you were enjoying it.</p>
<p style="text-align: center;"><em>And lead us not into temptation,</em></p>
<p>You took out your lighter. Opened it with a click. Closed it with another. Did it again. And again. Every two steps. Step. Step. Click click. Step. Step. Click click. Step. Step. Rhythm. It was settling in. It was someone hard at work on an antique typewriter. It was a leaking tap sending drops dripping to the stone floor. It was a musician&#8217;s metronome commanding its owner. Tick. Tick. Tick. Tick. Tick. Tick. The melody living according to it. Domination. Followed by rebellion in the musicians inapt hands spoiling the music; the tightening of the tap; a superior ordering his secretary to come do his bidding. It was the rain taking away the clear sounds of shoes against paved streets, it was the far off chimes of solitary bells breaking the tranquility of fear and its rhythm.</p>
<p>He ran.</p>
<p style="text-align: center;"><em>But deliver us from evil. Amen.</em></p>
<p>You went for his neck.  <a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/mural-our-father5.jpg"></a></p>
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		<title>L’homme créa Némésis à son image, et ne se demanda pas si cela était bon.</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2011/02/l%e2%80%99homme-crea-nemesis-a-son-image-et-ne-se-demanda-pas-si-cela-etait-bon/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 17:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hlne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Helène Bourrée]]></category>

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		<description><![CDATA[Dieu créa l&#8217;homme à son image, il le créa à l&#8217;image de Dieu, il créa l&#8217;homme et la femme. […]Dieu vit tout ce qu&#8217;il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. La Bible – Ancien Testament – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Dieu créa l&#8217;homme à son image, il le créa à l&#8217;image de Dieu, il créa l&#8217;homme et la femme. […]Dieu vit tout ce qu&#8217;il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. </em>La Bible – Ancien Testament – Le Pentateuque.</p>
<p>La fête est finie. On a mis les invités – et ceux qui se sont pointés à la sauvette –  à la porte. Brisant le silence de la nuit, les chansons paillardes couvrent les râles de ceux qui ont encore trop bu et s’agrippent au premier lampadaire venu pour ne pas tomber, alors qu’ils dégobillent le trop plein de gnole ingurgitée, en se promettant que c’est la dernière fois. Avant de récidiver.</p>
<p>Va falloir ranger. Sortir les grands sacs-poubelle, vider les cendriers aux relents des cigarettes froides, écrasées d’un geste désabusé, avant de s’en griller une autre, balancer les gobelets qui jonchent un parquet imbibé d’alcool, et passer un bon coup de serpillère, histoire de faire table rase de la décadence d’une époque. Plus efficace que tous les produits ménagers dont des publicités ventent les mérites sur nos petits écrans à longueur de journée, une bonne grosse caillasse de plusieurs milliers de tonnes au bord du crâne. Un bruit sourd. Silence radio.</p>
<p>On pourra dire bien des choses sur l’origine de ces petits bonhommes qui parsèment une planète gangrénée par toutes les saloperies que ses blessures à répétition lui ont infligées. Les scientifiques, dans une lucidité cynique, affirmeront d’un air blasé que tout cela n’est que le fruit du hasard, en brandissant des statistiques à tout va. Les religieux, transis par une fièvre pieuse, acclameront Dieu et glorifieront son nom, en agitant une Bible défraichie. Adam, lui, se gausse allègrement en clamant qu’il n’en a strictement rien à carrer, tant qu’il lui reste de quoi se rincer le gosier.<span id="more-4706"></span></p>
<p style="text-align: center;">*  *  *</p>
<p>Tous les cadres s’étaient réunis sur ordre pressant du patron. Les chiffres ne parvenaient pas à décoller, et la boîte perdait de plus en plus. C’est la crise.</p>
<p>Adam, qui ruminait inlassablement en rongeant son stylo, écoutait d’une oreille distraite les cris exaspérés de son supérieur. Il aimait sentir le plastique craquer contre ses dents. Le mâchouiller, en prenant bien soin de faire tout le tour, puis refermer la mâchoire d’un coup sec, le stylo entre ses molaires.</p>
<p>« Dupont ! Qu’est-ce que vous foutez encore ?! Bordel, vous pourriez vous bouger le cul au lieu d&#8217;attendre que le temps passe entre deux primes ! »</p>
<p>Adam haïssait cet homme. Un cou de taureau, avec la cravate la plus énorme qu’il ait jamais vue. Il suait la suffisance et la supériorité par tous les pores de sa face, sur laquelle on peinait à distinguer ses petits yeux de rat libidineux sous les sourcils les plus fournis et broussailleux de la Création. Néanmoins, il se plaisait à jouer avec ses nerfs, et lui répondit d’un sourire emprunté – il ne savait plus à qui – avant de se lever afin de prendre la parole. La sonnerie du téléphone du big boss retentit soudain. D’un geste de la main, il demanda à Adam de patienter, et décrocha. Il murmura quelques mots inaudibles derrière sa barbe de trois jours, puis reposa son joujou dernier cri, le tain livide, avant d’allumer l’écran géant, qui trônait au bout de la salle de réunion. Une journaliste apparut, essayant tant bien que mal de maîtriser ses émotions, son micro tremblant comme une feuille entre des mains trahissant sa frayeur. Avec une voix blanche chevrotante, elle annonça que les craintes formulées par des astronomes, jusqu’alors tues, se révélaient confirmées après des mois de recherches. Un rocher de plusieurs dizaines des kilomètres de diamètre s’était détaché d’une ceinture d’astéroïdes et fonçait vers la Terre. La collision était inévitable, et les dégâts sans commune mesure.</p>
<p>Mais la Terre n’eut pas besoin de la participation d’un astéroïde pour voir sa surface changer. La panique envahit la population, et les pays s’embrasèrent. Pour maintenir un semblant d’ordre, les Nations Unies établirent une illusoire loi martiale et des couvre-feux tout aussi dénués de sens. Il s’agissait de ne pas laisser la Terre s’auto détruire. On aurait tué pour un bout de pain sec, ou un steak passé de trois semaines. Tous les commerçants pliaient bagages, les banques firent faillite, et les pillages se multipliaient. Le peu de policiers fidèles au poste ne suffisaient pas pour endiguer la criminalité qui explosait. C’était l’anarchie, et au travers d’elle le reflet de la nature animale de l’homme, qui s’était targué des siècles durant d’être la plus avancée des créatures terrestres.</p>
<p>On restait cloitré chez soi, en parlant des choses que l’on ne fera pas. On découvrait des petits plaisirs auxquels on n’avait jamais prêté attention. On regardait le soleil se lever, en se demandant encore combien de fois on pourrait y assister. Adam n’attendait plus rien. Il venait d’épouser la bibine. Pourtant, il avait bien réussi à s’en défaire quelques années auparavant, alors que, rentrant complètement torché d’une beuverie organisée par l’un de ses amis – un parfait connard qu’il exécrait mais qui sortait toujours un bon whisky de derrière les fagots quand l’occasion se présentait – il avait pris la voiture et avait heurté, au détour d’un virage, un couple qui avait eu le malheur de vouloir profiter d’une soirée en tête à tête. Il s’en foutait royalement. « De toute façon, ils seraient morts demain. Ou dans l’heure qui suit ». Pour se prouver que ce n’était pas qu’une peau de chagrin qu’il transformait en insouciance quand le houblon faisait office de sang dans ses veines, il but une rasade de plus. « Ca va pas me tuer ». Puis il éclatait de rire devant l’incongruité de la situation.</p>
<p>Adam n’aimait pas grand monde. Il ne s’aimait pas lui-même. Un traumatisme d’enfance qu’il s’était promis toute sa vie de régler. Voyant la promptitude et l’ironie avec laquelle celle-ci se dirigeait vers le néant, il s’était décidé à prendre les choses en main. Après la confirmation de l’annonce de la fin du monde, il avait filé à l’anglaise. Pas besoin de démissionner. Son vieux patron avait coulé avec le navire. On l’avait retrouvé pendu dans son bureau. Comme de tout le reste, Adam s’en lavait les mains. Il se dirigea vers les toilettes, et leva la lunette pour se soulager. Bizarrement, il avait toujours gardé cette vieille habitude que lui avait inculquée sa mère. Sa voix stridente résonnait encore dans ses oreilles, quand elle hurlait en bas des escaliers que c’était un « gros dégueulasse qui ne respectait rien dans cette foutue baraque ». Adam s’amusait de la situation. Privé d’un père qu’il n’avait jamais connu, et dont il serait volontiers allé pisser sur la tombe, il avait besoin de s’imposer en tant qu’homme, et ne savait pas s’y prendre autrement qu’en faisant tourner en bourrique sa pauvre mère qui s’arrachait les cheveux pour donner une éducation décente à ce « bon à rien qui finira comme son ivrogne de père ». Mais du jour au lendemain, alors qu’il apprenait son décès – une crise cardiaque, probablement causée par un surmenage trop intense – la première chose qu’il faisait avant de défaire sa braguette, était bien de se rattraper aussi lamentablement qu’il le pouvait, auprès de cette femme pour qui il avait le plus profond respect. La seule personne qu’il n’ait jamais aimée.</p>
<p>Il eut un mouvement de recul en voyant le reflet de son visage dans le miroir. Une barbe grisonnante qui lui mangeait le visage, des yeux aux teintes jaunâtres, et des cheveux en bataille lui donnaient un air de damné revenant des entrailles de la terre. D’un haussement d’épaules impuissant et indifférent, il tourna le dos à cette projection hideuse de l’homme d’affaires, abonné aux chèques dont il aimait par-dessus tout les zéros qui s’alignaient, devenu un parasite de la société. Dans la poche intérieure de sa veste, il glissa un petit pistolet qu’il avait acquis à la sauvette, indispensable en ces temps où une vie qui foulait les trottoirs d’une ville soumise aux règles, qui stipulaient précisément qu’il n’y en n’avait pas, était en danger constant.</p>
<p>La carcasse torturée de l’hôtel de ville, éventrée par une foule sombrant dans le désespoir et la folie, achevait de se consumer dans les flammes qui l’embrasaient. Adam s’arrêta un instant devant ce triste tableau, à l’image de sa vie. Il avait été homme de foi, longtemps, très longtemps auparavant. Gamin, il s’était même engagé sur les voies du Seigneur. Aujourd’hui, il se moquait de la passion que vouaient les hommes à un esprit supérieur, mais pour la première fois depuis de nombreuses années, il pénétrait dans la cathédrale qui avait accueilli toutes ses prières, sans qu’elles parviennent toutefois à lui rendre sa foi envolée dans la nature, emportant avec elle un bout du petit bonhomme plein d’espoir et de malice qu’il était. Le monument médiéval respirait la même sérénité que dans ses souvenirs. Ses chaussures claquaient sur les dalles froides, alignées comme un régiment de soldats au garde-à-vous. Il ne restait plus aucun cierge à bruler pour implorer une hypothétique miséricorde divine. Les derniers encore allumés s’affaissaient mollement, répandant leur cire sur les restes de ceux qui avaient épuisé leur quota de non-réponses aux prières de ceux qui croyaient encore à une intervention céleste. Miraculeusement  la maison de Dieu était le seul témoignage du génie architectural humain à avoir été épargné de sa puissance de destruction. Il sourit à la pensée que cela pourrait être la dernière manifestation d’un Dieu qui avait abandonné ses enfants à leur sort. Adam s’avança vers l’autel, où un Christ mourrait inlassablement sur sa croix.</p>
<p>« T’as bien raison mon vieux. C’est qu’une bande de brebis galeuses. Tu les as perdues depuis longtemps. T’aurais mieux fait de ne pas sacrifier ton fils qu’on a cloué comme un malpropre. Il n’a pas lavé le pêché du monde. Il a rendu l’homme encore plus dangereux pour lui-même qu’il ne l’était avant, car quoiqu’il fasse, il savait qu’il serait pardonné. Tu nous as laissé croire à un salut éternel, à un pardon inconditionnel. Mais regarde-nous à présent, mariner dans notre propre jus. On va tous passer l’arme à gauche, et ça va être un beau bordel de par tes contrées. Tu dois bien te marrer de là où tu es, à voir les derniers fanatiques se prosterner en louant ton nom. Comme si t’allais nous sauver de ce foutu merdier. »</p>
<p>Un homme d’Eglise surgit derrière lui, dans sa soutane noire, le col romain mal ajusté. Il contemplait, sans vraiment y porter attention, l’autel derrière lequel il avait si souvent donné la messe. Adam se retourna, et planta son regard vitreux dans le sien. Il n’y lu que l’incompréhension et la misère de l’abandon.</p>
<p>«  Pourquoi rester seul dans cette Eglise ? Personne ne se rappellera de vous. Vous ne mourrez ni en héros, ni en martyr. Votre Dieu aura bien trop à faire pour se soucier de vous et de votre vie pieuse et débonnaire.</p>
<p>-  Je la lui ai donnée. J’ai attendu. Toute ma vie, j’ai attendu un signe de lui, un souffle, un rêve. S’il faut que je meure, alors je peux attendre la mort. Et s’il faut que mon âme attende dans l’au-delà, alors elle attendra. Nous mourrons tous, mon fils. Et je veux m’en aller à ses côtés.</p>
<p>-  Je ne suis pas votre fils, renchérit Adam d’une voix blanche.</p>
<p>-  Ah. Oui. Bien sûr. Vous vous êtes éloigné du chemin. D’où votre blasphème.</p>
<p>-  Dieu m’accorderait-t-il son pardon ? Comme une extrême onction avant l’heure ? C’est dans vos cordes, non ? Faites votre boulot pour une fois, ça m’éviterait d’avoir à faire quelque chose que je regretterais.»</p>
<p>Le prêtre fit volte-face et se tourna vers un Adam dont un sourire cruel déformait le visage. Un éclair de lucidité le frappa.</p>
<p>«  Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons. Je suis un homme d’Eglise. Les gens viennent me voir. Enfin, les gens venaient me voir, rectifia le prêtre penaud.</p>
<p>-  Vous m’avez ouvert la voie, mon père. Votre catéchisme avait réussi à m’embrigader dans votre délire. Et c’est vous aussi qui l’avez définitivement fermée.</p>
<p>-  C’est que vous n’avez pas su écouter la voix du Seigneur. Elle requiert dévouement, patience et assiduité.</p>
<p>-  Putain, venez pas me faire la morale ! explosa Adam. Espèce de salopard, comment ose-tu ?! Après toutes ces années, tu n’as donc aucune mauvaise conscience ?! Je me souviens de tout ! De tout ! Je me souviens de toi, sale pervers, sale obsédé ! Faire ça à des gosses… J’espère pour toi que t’as pris ton pied ! Parce que ça s’arrête ! Tout s’arrête aujourd’hui ! Tu toucheras plus à qui que ce soit ! »</p>
<p>Adam empoigna le curé par le col, qu’il arracha, et le projeta sur un banc. Le prêtre s’écroula de tout son long, avant de se relever maladroitement, et se mettre à reculer, espérant échapper à son bourreau qui levait déjà son arme d’un calme olympien. Panique. Effroi. Incrédulité. La face de la victime n’afficha qu’une supplique silencieuse, pour demander un pardon inaccordable. Adam braqua le pistolet dans sa direction.</p>
<p>« Tu l’emporteras pas au paradis, enflure. »</p>
<p>Il pressa la détente.</p>
<p>Adam se foutait éperdument qu’il crève comme tout le monde. Il voulait être l’objet de sa mort. Il voulait voir sa figure se décomposer, le sentir trembler. Il voulait vivre de sa terreur, se nourrir d’elle pour se donner du courage. Il n’y avait que sa propre justice qu’il avait voulu rendre, dans sa forme la plus animale. Il venait de goûter à cette vengeance qu’il attendait, alors que toutes sortes de liqueur avaient remplacé le sang dans ses veines. Tranquillement, il rangea son arme, et sortit de l’Eglise. Il ne savait pas encore si ce qu’il éprouvait était du soulagement, tant son cœur palpitait, agité par trop d’adrénaline. Cela lui plaisait. Il se sentait invincible.</p>
<p>Sur le parvis, une jeune femme se dirigea vers lui. Elle avait du entendre le coup de feu et s’inquiéter. Adam lui fit comprendre qu’il allait bien et reprit son chemin. Eve Durant, qui avait enterré ses parents quelques années auparavant, décédés des suites d’un accident causé par trois grammes d’alcool dans le sang d’un chauffard défoncé, leva son arme, et logea deux balles dans le crâne d’Adam.</p>
<p>Il y eut un soir, et il y eut un matin.</p>
<p>Nous ne sommes pas grand-chose, et ne laisserons rien.</p>
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		<title>Encefalografía de aquel que busca inspiración</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2011/02/encefalografia-de-aquel-que-busca-inspiracion/</link>
		<comments>http://www.journalmural.com/2011/02/encefalografia-de-aquel-que-busca-inspiracion/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 17:06:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[12H53, sentada en un murete de la plaza Charles de Gaulle, buscando inspiración. Ni siquiera se me ocurrió pedir un café en una terraza. Es que el café de la terraza &#8211; el que no tiene el regusto de plástico al cual se han acostumbrado las papilas gustativas de los estudiantes con fe en los [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="inforight"><p><strong>Dans le même ton : <a href="http://www.journalmural.com/2010/01/etude-anthropologique-dun-hall-de-gare/">Etude anthropologique d&#8217;un hall de gare</a></strong><strong> </strong></p></div>
<div id="attachment_4968" class="wp-caption aligncenter" style="width: 730px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/PHOTOPOITIERS.jpg"><img class="size-full wp-image-4968" title="PHOTOPOITIERS" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/PHOTOPOITIERS.jpg" alt="" width="720" height="484" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Eduardo J. Diaz</p></div>
<p>12H53, sentada en un murete de la plaza Charles de Gaulle, buscando inspiración. Ni siquiera se me ocurrió pedir un café en una terraza. Es que el café de la terraza &#8211; el que no tiene el regusto de plástico al cual se han acostumbrado las papilas gustativas de los estudiantes con fe en los supuestos poderes del extraño brebaje generado por la sagrada máquina &#8211; huele demasiado a vacaciones como para que pudiera llevar bien a cabo mi tarea actual. <em>Encontrar inspiración</em>.</p>
<p>No es que el mundo actual no nos dé lugar para despotricar sobre millones de temas,<em> </em>sino que las agencias de prensa no nos envían sus comunicados para que pudiéramos escribir artículos de información sin pasar tiempo escrutando minuciosamente otros periódicos para dominar el asunto del artículo sobre el cual tenemos la pretensión de escribir (esta revelación no es una incitación para enviar los artículos del Mural al análisis <em>underground).</em> Hoy no me siento con ninguna legitimidad para disertar sobre eventos cuyo sentido podría ser escarnecido por ojos crédulos; no tengo ganas de escribir un enésimo <em>coup de gueule</em>; pasar horas escribiendo <em>el compte-rendu</em> de una conferencia que nunca será leído (sí, sí, lo averiguo con el feedback) porque los pocos interesados seguramente tuvieron la iniciativa de moverse hasta la conferencia misma. <em>Buscando Inspiración</em>.</p>
<p><span id="more-4550"></span></p>
<p>Igual, no tengo muchas esperanzas de que Doña Inspiración, asustada por la blancura de mi cuadernillo, aparezca de repente en la Plaza para teñir mis páginas (tipo el síndrome del estudiante que pasa media hora de su examen mirando por la ventana por si acaso surgieran, volando, las respuestas…). Sólo pienso que para los que, a veces, se dedican al romanticismo y al ensueño, la Plaza Charles de Gaulle puede ser una musa en sí misma.</p>
<p>Me di cuenta de que, seguramente por lo difícil que es acceder a la información, el aprendiz periodista Muralista dedica muchas veces su pluma a libros, películas, exposiciones, cuadros, para poder firmar con dignidad un artículo que refleje una opinión propia. Decidí que hoy la Place du Marché sería mi libro, mi película, mi cuadro. Objeto insólito de algunos clichés. Encontraré inspiración en la vida cotidiana misma.</p>
<div id="attachment_4562" class="wp-caption alignleft" style="width: 327px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision4.jpg"><img class="size-medium wp-image-4562" title="Uneautrevision" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision4-300x200.jpg" alt="" width="317" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Ana Cuartero</p></div>
<p>Que los que nunca soñaron con el encanto que anima la plaza, hagan clic en la cruz roja en lo alto de la página, ya que este artículo no tiene ninguna otra pretensión que la de inmortalizar con algunas palabras el ambiente de un lugar donde pasamos tiempo sin pasarlo verdaderamente (o sea, para ser más comprensible, el síndrome del estudiante que siempre sale de su piso en el último momento para ir a clase y por ende no se puede permitir cruzar la Plaza <em>en cueillant les pâquerettes)</em>. Tipo el ejercicio de un pintor que hubiera decidido colocarse aquí, mismo día, misma hora, para fijar en su tela los transeúntes de la Plaza. Salvo que si yo hubiera decidido hacerlo dibujando, los transeúntes se parecerían a extraterrestres y la Iglesia se caería.</p>
<p>El clima cálido, el que decidió revolucionar el calendario de la estaciones, hizo salir de sus escondites a numerosos protagonistas potenciales para mi cuadro. Es mediodía. Sol en su apogeo. Observo. Ramilletes de jóvenes, saboreando su picnic (bocadillos-en-bolsas-amarillas, síndrome del estudiante aprovechando su independencia para reemplazar los tupperwares de mamá por manjares más deleitables), sonriendo, riendo. <em>Costard-cravates</em>,  sastres, tacones de aguja. Los que salen del trabajo, los que vuelven al trabajo, los que están en el trabajo. Huele a kebab. Turistas fotografiando Notre-Dame. Un chico con prisa, pasando delante del objetivo. Una pareja tomando el sol. Aquellos que distribuyen<em> </em>octavillas, los que las botan, los que les echan un vistazo y los pocos que las leen. Las terrazas abiertas con anticipación, lugar de descanso a mediodía. El guía intentando explicar a alumnos jóvenes la significación de las estatuas que ornan la fachada de la Iglesia. No les interesan en absoluto. Los compadezco. Una chica, mirando con insistencia el móvil que, me imagino, debería animarse de un momento al otro. El enamorado que compra flores. El ciclista, manos en el freno, decidido a cruzar la plaza sin despegar los pies del pedal. Un hombre, soltero, sentado en un rincón de la Plaza. El vendedor de frutas. Las colas en las panaderías. La chica que contesta a su móvil. La pareja que se va, cogiéndose de la mano.</p>
<p>Suenan las campanas. Es la una. Podría pasar horas alimentándome de lo que observo y de lo que oigo. Pero, por respeto por el lector (imaginándome con utopía que alguien en este mundo que tenga prisa consiga leer hasta aquí) decido acabar aquí mi homenaje a la plaza <em>pictavina</em>. Protagonistas que pasan. Protagonistas que se van. Protagonistas que se mezclan. Quizás cada uno tiene algo que contar. Fuente de inspiración. Pero hoy no me interesa saber más de ellos. Una línea para cada uno, fijado en mi papel por el poder de las palabras.</p>
<p>No resolví para nada la cuestión de la inspiración. Escribí líneas que no hicieron avanzar el mundo. Dejé mi mente pensar en un idioma que no domina. Dejé mis pensamientos divagar, desconcentrados por los alrededores que viven.</p>
<p>Pongo por escrito la encefalografía de aquel que se para, por momentos, a observar la vida.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision3.jpg"></a></p>
<div id="attachment_4972" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/notredame.jpg"><img class="size-large wp-image-4972 " title="notredame" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/notredame-1024x685.jpg" alt="" width="614" height="411" /></a><p class="wp-caption-text">© Photo par Eduardo J. Diaz</p></div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Uneautrevision2.jpg"></a></p>
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		<title>Lavoura</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 23:18:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Filipe Silva]]></category>

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		<description><![CDATA[Na cama forma Ana
colher de pelo de pele o ás fere
o ás confere ao ás da pele
pavimento]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Na cama forma Ana<br />
colher de pelo de pele o ás fere<br />
o ás confere ao ás da pele<br />
pavimento<span id="more-4386"></span></p>
<p>pá sem ente pá semente<br />
terra quente ode rente<br />
ás corrente sob saliente<br />
cimento</p>
<p>Ana em cima ama<br />
pá na cama o pé de Ana<br />
a pele asno Ana pelo ás Di-ana<br />
ciumento</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZVgmemJn944&amp;NR=1">Lavoura arcaica</a></p>
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