Photo : Jess Johnson (Creative Commons).
Renee was ready. She had hated this farm ever since she had arrived and had longed for this moment. As a London kid, she could not get used to this archaic way of living. Though Mrs Jones was a nice lady, she still was out of Renee’s orbit. She had gathered her belongings in a backpack which she grabbed firmly. The moment had come.
She slipped out of the sleepy house and closed the front door. She paused for a second to stare at the keyhole. She knew her own key was lying inside with the explanatory letter she had written. There would be no coming back.
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Mademoiselle,
(Car je ne crois pas, c’est mon avis, qu’on ait jamais trouvé mariage à votre goût
En effet, qui peut se vanter de vous avoir déjà apprivoisée ?)
Je ne sais comment trouver les mots ;
Pour vous livrer mon sentiment. . . . . . . .
Mais depuis le temps vous le savez. – Plait-il ! Cessez votre sourire narquois -
Le mieux est d’être franche!
Sur ce, très chère, je vous délie.
Tu voulais de l’opinion ! Je vais te montrer mes tripes !
- Ah ! Tu me nargues encore avec ta tronche d’ironie déguelasse -
Directe ! Dans le dictionnaire des égouts et des bordels !
Ça t’apprendra petite faucul : salope : catin :
qui se fout en permanence de la gueule de mon gosier à sec,,
« de ma plume » de mon stylo pâteux_maladroit
Incapable, nul, pourri…
Toi ? Une Demoiselle ?
Sale palabre ! Vieille passerelle ! -
Sans cesse à cause de toi faut qu’je bégaye(…)(…)(…)(…)
Triste folle ! Pt’ être bien qu’tu m’dé-boussoles…
Mais… s’tu savais comme je m’en gondole !
Tu as malgré tout réussi à être l’ustensile
Le plus débile, soit, le plus futile
Aussi prestigieux et vital pour l’animal.
—à quoi sert donc le mot …. Rhizome ? Mouluration ? Horripilateur ? ^ ^
Tout à fait jubilatoire ! -
« Bonjour je voudrais trois Rhizomes. En liquidités ? Alors ça fera deux numéraires»
Heureusement que la langue est parfois plus réaliste terre à terre corporelle
Péteuse arrogante chambre à air fardeau social emmerdeuse fonctionnaire château de Versailles !
Mais voilà qu’il faut s’attabler…
Parce que dehors on te crie, parce que dehors on te hurle.
Alors on parle, tu parles…discours, ardeur, rêve, espoir !
Quel tact? “” Tic Tac Boom””
Seules tes onomatopées ont encore de l’impact !
Des mots, des mots ! du vent ! du courant d’air !
Tes mots ?! J’y croyais mais je les vomis maintenant……
Crois-moi, des particules !
Trop pitoyables, bouffonnes, burlesques : trop ridicules.
A quoi bon ? Puisque tu embrasses aussi bien que tu _ _ _ _ _ _ _
C’est fini,
Plus jamais je n’articule.
Signée,
Une fille qui a malgré tout plus de langue que de visage…
Écrit par Anonyme
15 février 2010 |
Ta, je suis ta.
Je suis à toi ta tienne.
Comme une unité qui appartient au nombre supérieur, qui appartient au deux, aux deux. Attention… Un miroir brisé te montre la réalité… je ne suis pas, je ne suis plus. L’image brisée est éclatée, elle reflète mes « moi » éparpillés, mon unité désintégrée, désagrégée. Je ne suis une qu’en étant tienne quand tous mes « moi » vont vers toi, convergent vers tous tes « toi » qui me reçoivent dans leurs bras. Et étant une je suis tienne car cohérente, je t’appartiens. Mes « moi » serrés dans tes bras se font petits, tout petits. Et ils se serrent contre ta peau, de peur de s’égarer, de s’éparpiller. Sans toi, mes « moi » éparpillés, mon unité égarée… Je suis moi ta tienne quand je suis à toi, contre toi.
Petite, je suis petite.
Je suis peu, petite.
Par ce que tu es grand… grand comme un tout. Le tout unique de ta petite moi. Alors pour me blottir contre toi, mon moi rétrécit pour trouver les meilleurs endroits où se cacher et se nicher en toi. Je suis petite car avec toi je ne suis plus toute moi. Je deviens une partie de mon anatomie… Je suis ma main que tu tiens dans ta main ou qui courent sur toi. Je suis mon doigt dans tes cheveux ou dans ta bouche. Je suis ma langue contre la tienne. Je suis mon sein que tu caresse. Je suis cette partie de moi qui te sens, te touche, t’entend.
Blonde, je suis blonde.
Je suis blonde plutôt rouillée.
Je suis une blonde ex-brune. Le sel de nos larmes mélangées et le soleil de nos jours heureux ont blondit mes cheveux. Je garde chaque rayon de ta lumière dans mes boucles éblouies et désordonnées. Chaque caresse est précieusement conservée, dans mes cheveux oxydés, dans le registre des jours blonds de ta petite moi.
Sexy, « Tu es sexy ».
Ça, c’est toi qui le dit,
Quand je joue à être ta petite blonde sexy.
Je vois une jeune fille aux yeux verts et poilus, coiffée de tresses enfantines.
Je note qu’elle a les mains abîmées et les boucles d’oreilles dépareillées.
Je remarque qu’elle porte une fine chaîne en argent avec un pendentif en forme de cœur.
Je souligne que le bleu turquoise et le vert sapin dominent sa tenue.
Je me demande si elle a des vêtements d’autres couleurs dans son placard.
Je suis certaine qu’elle mange souvent des bonbons et des yaourts à la fraise en cachette dans son lit.
Je doute qu’elle sache faire la cuisine.
Je parie qu’elle aime rire et qu’elle fait elle-même beaucoup rire les autres.
Je ne peux pas croire que ce soit elle l’aînée de sa fratrie.
Je n’aimerais pas qu’elle me fasse à manger.
Je préférerais qu’elle fasse la vaisselle parce que je sais qu’elle n’a pas peur des éponges.
Je regrette qu’elle n’ait pas frappé plus tôt à la porte de ma vie.
Je Vois ma colocataire, mon amie, ma sœur de cœur.
Je vois d’abord une tignasse blonde.
Je note que les vêtements sont en accord avec la tignasse blonde : un pull simple, un pantalon trop large, des chaussures de skate imposantes, sales et déchirées.
Je remarque une succession de boucles d’oreille non assorties : une petite étoile verte, une perle noire, une salamandre argentée et une énorme spirale en bois pour surplomber le tout.
Je souligne une grande bouche, plutôt au sens figuré.
Je me demande si ces vêtements bizarres sont ceux qu’elle a acheté chez Jules.
Je suis certaine que cette grande bouche a beaucoup de chose à dire et qu’on va l’entendre tout au long de l’année.
Je doute que l’on arrive à la faire taire.
Je parie que le seul moyen de le faire, serait de l’effrayer avec un tas d’éponges, objet dont elle a une phobie.
Je ne peux pas croire que ses pensées soient toutes rationnelles.
Je n’aimerais pas que ce soit quelqu’un qui manque d’humour.
Je préfèrerais qu’elle aime les yaourts à la fraise parce que j’y suis allergique et on finit toujours par les jeter.
Je regrette que l’on ne se soit pas rencontré avant.
Je Vois quelqu’un dont l’apparence et la position décalées – genoux remontés sous son menton – reflètent la personnalité.
Laura et Vanessa
J’aurai pu commencer par « Il était une fois… », raconter l’histoire de la Princesse-aux-milles-et-unes-qualités et de son magnifique-mais-ô-malheureusement-inexistant prince charmant. J’aurai pu, convoquer les joyeux lutins, les belles petites fées, Peter pan et pourquoi pas Mickey ? J’aurai pu, c’est vrai, nous vendre du rêve.
Et bien, non.
Aujourd’hui, j’ai décidé de raconter la vie. La vie des autres. Lire la suite »
Écrit par Anonyme
11 décembre 2009 |
Sur les marches des escaliers, les étudiants se sont étalés. Comme un tapis multicolore déroulé qui descend les escaliers, préparant l’arrivée d’un important invité.
Quand on se penche du haut de l’escalier du deuxième étage de Sciences Po, on peut voir tout le monde monter.
Certains montent les marches quatre à quatre.
Du haut, on a presque l’impression qu’ils les avalent d’une grande enjambée.
Certaines du rythme de leurs talons, marquent leur ascension.
Du bas, le tac tac prétentieux martyrise les tympans sensibles et le bois de l’escalier.
Certains,
par
le
poids
de
leur
sac
entraînés,
défient
ardûment
l’imposante
loi
de
la
gravité.
De
tous
côtés,
ils
ont
plutôt
l’air
de
tomber.
D’autres guillerets ou pressés…
…Montent les escaliers.
Seuls ou accompagnés…
…Montent les escaliers.
Endormis, yeux cernés ou au beurre noir…
…Montent les escaliers.
De côté, vers le haut ou [vers]le bas…
…Montent les escaliers.
Mais depuis dix minutes déjà, plus personne…
…Ne monte les escaliers.
Du haut des escaliers, on commence à s’ennuyer. Les quinze premières minutes passées, on n’a plus rien à se raconter. Toutes les vacances y sont passées, mais on a beau implorer les escaliers, la professeur attendue n’est toujours pas arrivée.
Certaines convictions sont inébranlables. Un professeur, même dans son absence apparente, est présumé présent par l’élève, jusqu’à preuve formelle, inébranlable et incontestable du contraire. On remarquera qu’ironiquement, la réciproque est fausse. A savoir que le professeur n’aura aucun mal à admettre que l’élève est absent, même dans le cas où celui-ci, présent, n’a pas tout simplement pas entendu son nom à l’appel à travers le brouhaha confus des débuts de cours. En clair, un élève qui aura mis une demi heure, voire plus, à considérer l’éventuelle possibilité d’une hypothétique absence du professeur sera lui-même par celui-ci constaté, admis, inscris, déclaré et enregistré comme absent un moins d’une demi-seconde de temps.
Cette remarque n’est pas innocente. Elle permet au narrateur de justifier la persistance des élèves, au bout de la demi-heure précitée, persistance donc d’espérer la venue improbable de celle qui deviendra l’éternelle absente.
« Peut-être… peut-être est-ce un exercice… Genre au bout d’une heure elle arrive et elle nous demandera de raconter l’attente… »
Temps de réflexion. Silence brisé qui meurt déshonoré par une onomatopée [a-t-on idée de tuer pour une onomatopée ?].
« Heeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuu…. ouais… »
Vite fait quoi. On en attend toujours trop des [les ?] professeurs. Mais bon, mieux vaut attendre et espérer qu’attendre et désespérer.
CONCLUSIONS
« Le professeur ne sera pas en mesure de dispenser les cours » … L’administration promet de nous tenir informés. Insouciants, innocents qui vous en remettez aux mains des faiseurs de papiers compliqués, sachez dorénavant vous en méfiez.
Anonyme
Plongé dans l’histoire, les yeux écarquillés, Olivier écoutait son grand-père. Le vieil homme racontait son passé de résistant, un après-midi d’été, dans un quartier modeste. L’adolescent connaissait aujourd’hui, la plupart des aventures de son aïeul, pour ainsi dire, par cœur. Les histoires qui se déroulaient pendant la Seconde Guerre Mondiale le passionnaient. Il écoutait probablement celle-ci pour la énième fois. Il adorait également étudier cette sombre période, comme le prouvaient ses lourds classeurs remplis de documents. Cependant, le jeune garçon se gardait bien de parler de ce centre d’intérêt à ses amis. Ils ne pourraient pas comprendre et le ridiculiseraient.
Olivier, donc, buvait les paroles de son grand-père : » Ce jour-là, avec mon camarade Bernard Lebrun, dont je t’ai déjà parlé, nous avions décidé de participer au détournement d’un train allemand. Il se dirigeait vers notre capitale française, remplis de soldats ennemis. La tâche de notre groupe de résistants était de le faire dérailler. Nous devions descendre sur les voies afin d’abaisser un levier qui changerait la direction des rails, mais pas entièrement. Il fallait qu’il reste bloqué entre les deux voies. Bien sûr, cela était plus difficile qu’il n’y parait. Nous devions éviter les patrouilles de soldats qui pouvaient nous surprendre. La torture nous attendait si l’on se faisait prendre. »
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Écrit par Anonyme
26 novembre 2009 |
Tu le connais, ce sentiment.
Tu la vis quotidiennement, cette frustration.
Tous les matins, tous les maudits matins, ce même mouvement agaçant. Insupportable. Intolérable. Inévitable. Ce stupide réflexe primaire. Et si? … Oui pourquoi pas… Et si on se mettait tous d’accord et on faisait comme si rien ne s’était passé? On l’ignore et c’est tout! Enfin, faudrait d’abord mettre tout le monde d’accord et trouver un moyen, mais bon, soyons fous… oui! Laissez-moi imaginer qu’un matin on n’ouvre plus les yeux. Ce mouvement vers le haut des paupières qui, à chaque fois, fait voler en mille éclats les illusions bercées par la nuit.
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Ça y est, j’ai enfin fini mon travail ! Je vais pouvoir y aller, se dit-il, un sourire rêveur aux lèvres… Il quitta son bureau, recula sa chaise dans un grincement de protestation. D’un geste agile, il empoigna ses clés. Après avoir enfilé son blouson dans le vestibule, il sortit et pensa à refermer soigneusement derrière lui. Il contourna la maison afin de récupérer son vélo, paresseusement appuyé contre le mur, près de la terrasse.
L’adolescent enfourcha la selle habilement, appuya de tout son poids sur les pédales pour sortir du petit jardin terreux. Il rejoignit la route principale quelques instants plus tard.
C’était une bonne idée d’acheter cette bicyclette. Ainsi, je suis plus libre, je peux la rejoindre facilement… Mais je sais qu’elle ne sera jamais loin pour moi… Le flot de pensées tourbillonnait à la vitesse du vent dans la tête du jeune garçon tandis qu’il roulait vers elle. Ne dit-on pas que l’amour donne des ailes ? Il savourait à l’avance l’instant de joie qu’il allait vivre.
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África y yo jugábamos a las escondidas como cualquier tarde de otoño en Los Bosques de Palermo. Esta vez yo la tenía que buscar a ella, así que, luego de contar, me dirigí a su lugar favorito de escondite, unos cuantos arbustos cerca del lago.
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