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	<title>Journal Mural &#187; ParTage</title>
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		<title>&#171;&#160;Aventure du jour, bonjour&#160;&#187;: les besoins naturels nécessaires</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 18:34:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa M.]]></category>

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		<description><![CDATA[Le voyage du projet co Partage est la première expérience de camping pour la moitié du groupe. Nous découvrons ainsi le monde sous un point de vue plus pragmatique et avons reclassé nos priorités. Alors qu&#8217;à Poitiers ces dernières vont d&#8217;étudier à aller sur Facebook, voici celles de la vie à l&#8217;état primitif:
1.  De l&#8217;eau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le voyage du projet co Partage est la première expérience de camping pour la moitié du groupe. Nous découvrons ainsi le monde sous un point de vue plus pragmatique et avons reclassé nos priorités. Alors qu&#8217;à Poitiers ces dernières vont d&#8217;étudier à aller sur Facebook, voici celles de la vie à l&#8217;état primitif:</p>
<p>1.  <strong>De l&#8217;eau potable, voire de l&#8217;eau tout court.</strong> S&#8217;hydrater régulièrement n&#8217;est pas si évident lorsqu&#8217;on boit des bidons remplis dans les stations d&#8217;essence. Imaginez-vous aussi la frustration de passer des heures sur ou DANS le Tage pollué et de galérer ensuite pour se doucher. Pire encore: faire la vaisselle. Heureusement qu&#8217;il y a des fontaines d&#8217;eau ça et là, ainsi que des tuyaux d&#8217;arrosage délaissés&#8230;</p>
<p><span id="more-2971"></span></p>
<p>2.  <strong>Aller aux toilettes.</strong> Je ne souhaite pas aborder les détails ici mais simplement souligner la disparité de difficulté entre hommes et femmes, notamment en maillot de bain, et louer l&#8217;existence de stations d&#8217;essence.</p>
<p>3.  <strong>La nourriture.</strong> Nous vous imaginons aller au Monoprix parce qu&#8217;il vous manquait un pot de nutella ou un pack de bière avant dimanche. Ici, c&#8217;est sandwichs au déjeuner (viva el chorizo y el queso curado! à bas la baguette à haute dose&#8230;), plat le plus adapté pour nos pique-niques sur les rives du Tage. Le soir, c&#8217;est le luxe grâce au réchaud à gaz. Soit dit en passant, la fameuse bouteille de gaz ne fonctionnait pas les premières 48 heures de l&#8217;excursion, ce qui nous condamna à des plats froids. Enfin, les navétistes (deux personnes dans la camionnette à tour de rôle) sont chargés de faire le plein de nourriture chaque jour, tout en gardant un oeil sur la cagnotte d&#8217;argent qui doit nourrir 9 personnes durant 12 jours.</p>
<p>4.  <strong>Tapis de sol. </strong>Un grand merci à ceux qui nous ont prêté des sacs de couchage plus que confortables. Pour les néophytes du camping, nous vous conseillons fortement de prévoir des tapis de sol. Ceux-ci amortissent la destruction de nos dos allongés paisiblement sur des terrains rocailleux et empêchent nos sacs de couchage (certes imperméables) de se faire tremper par la rosée.</p>
<p>5.  <strong>Anti-moustique.</strong> Tout pour tuer les bestioles, nos chers cohabitants de la Terre Mère. (Citation de Hannah Arendt: “L&#8217;artifice humain du monde sépare l&#8217;existence humaine de tout milieu purement animal, mais la vie elle-même est en dehors de ce monde artificiel, et par la vie l&#8217;homme demeure lié à tous les autres organismes vivants.”). Et c&#8217;est une victime de sept piqûres d´araignée au dos qui parle. Assez dit.</p>
<p>6.  <strong>Un terrain où dormir.</strong> A éviter: les terrains de chasse (là où vous trouvez des cartouches par terre et entendez des coups de feu &#8211; tirs frénétiques dans les environs), les propriétés privées (là où il y a des grillages à franchir ou des bergers parmi les moutons), los terrenos de ganado bravo (en Espagne, les cornes des vaches et toros ne sont pas coupées&#8230;), les plantations d&#8217;olivier (au risque de se faire arroser au petit matin), et bien d&#8217;autres. Le camping le plus “luxueux” a eu lieu dans le jardin d&#8217;un club de kayak à Fuentidueña del Tajo (propriétaire très sympathique).</p>
<p>7.<strong>Un miroir. </strong>Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous avons touTES oublié un miroir. Notre dernier conseil pour vous épargner des séances d&#8217;épilation de sourcils devant le rétroviseur de la camionnette ou des plaintes comme “ma barbe est ridicule” est d&#8217;en apporter un. Quoique&#8230; peut-être qu&#8217;il vaut mieux ne pas voir son visage à l&#8217;état primitif.</p>
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		<title>Premier jour de notre périple!</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 09:19:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Delia Toja]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pas encore montés sur le canoë, mais en territoire espagnol: nous avons déjà rencontré des “autochtones” comme certaines personnes diraient. Cette terre n’est pas nouvelle, bien sûr que non, mais n’empêche, c’est la première fois pour nous tous (pour certains plus que pour d’autres) qu’on vient en Espagne faire un reportage: la première fois que notre but est d’analyser la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/DSC02682.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-2927" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/DSC02682-1024x740.jpg" alt="" width="573" height="414" /></a></p>
<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/DSC02682.jpg"></a>Pas encore montés sur le canoë, mais en territoire espagnol: nous avons déjà rencontré des “autochtones” comme certaines personnes diraient. Cette terre n’est pas nouvelle, bien sûr que non, mais n’empêche, c’est la première fois pour nous tous (pour certains plus que pour d’autres) qu’on vient en Espagne faire un reportage: la première fois que notre but est d’analyser la population à la quête d’un comportement quelconque qui nous donne un indice de ressemblance, ou de différence, avec ses voisins.</p>
<p>Le chemin jusqu’à Madrid a été long et fatiguant: mais nous ne pourrions avoir eu une meilleure mise en bouche de ce que ce voyage va (espérons-le bien) être.</p>
<p>Nous sommes partis de Poitiers à 00h56, en train jusqu’à Pau. Aviez- vous déjà entendu la rumeur selon laquelle dormir dans un train est presque impossible? Ce n’est pas une rumeur. N’essayez de trouver aucun deuxième sens à ses paroles: malgré toutes les positions essayées, impossible de dormir plus de dix minutes sans sentir un torticolis galopant. Or, cela n’a pas empêché des rires à 3h du matin.</p>
<p><span id="more-2917"></span></p>
<p>Arrivée à Pau. Aviez-vous déjà entendu la rumeur selon laquelle dormir dans les gares est presque impossible? Eh bien elle est fausse. Un bon tapis de sol et le tour est joué. C’est dans ces circonstances que nous avons attendu quelques heures jusqu&#8217;à ce qu’on retrouve Thomas, notre BE. Après un bref debriefing, nous voilà dans le camion: même si dans l’imagination de certains, celui-ci allait être une Westphalia, style hippie ou, même, comme dans “Little Miss Sunshine”, ça s’est avéré être une vrai camionnette, dont les portes ne tombent pas, ce qui est une bonne chose, d’ailleurs.</p>
<p>Après plusieurs heures de “dormitage”, de comprendre ce qui était écrit en basque, d’essayer de trouver un conducteur de camions portugais beau et de compter le nombre de voitures jaunes que nous voyions dans la route, nous sommes arrivés à Miranda del Ebro. Premières conversations avec des vieilles connaissances: le projet surprend, provoque des sourires, mais somme toute, impressionne. Un homme, même, avec un français presque parfait, nous a recommandé certains endroits<br />
dans le Tage où nous pourrions aller dans les rapides. Pas dans notre chemin, dommage.</p>
<p>C’est en sortant de Miranda del Ebro après notre premier (et dernier) vrai déjeuner, que nous nous sommes rendus compte que Sciences Po était partout. Ou plutôt, les Sciences Potes. Entre Burgos et Madrid, plus exactement dans les Encineras, dans une station service à côté d’un de ces Toros de Osborne, nous avons retrouvé 4 pictaviens<br />
d’adoption qui se dirigeaient à la capitale. Et c’est là que nous nous sommes finalement rendus, même si notre sens de l’orientation exceptionnel a failli nous envoyer à la Corogne. Chez Othman, nous n’aurions pas pu être mieux reçus. Trois heures à<br />
Carrefour et quelques disputes après, nous voilà avec quoi nous nourrir pour 4 jours. Mais avant, le couscous nous attend. Ce même couscous qui nous avait fait rêver pendant beaucoup d’heures, ce couscous pour lequel nous n’avons pas dormi, nous nous sommes couchés par terre, nous nous sommes perdus.</p>
<p>Eh bien on l’a eu&#8230; et qu’est-ce qu’il est bien passé!</p>
<p style="text-align: justify">C’est tout pour aujourd’hui. La prochaine chronique viendra dès qu’on sera prés d’une wifi&#8230; À Tolède sûrement.</p>
<p>P.S: Pour plus de photos, regardez notre page facebook Projet Partage.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Le Tage, un élément de géopolitique majeur</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 14:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Aymeric Flejou]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Tage avec 1007 kilomètres est le plus long fleuve de la péninsule Ibérique. Son cour d’eau traverse à la fois différents pays que sont l’Espagne et le Portugal et des régions distinctes a une échelle plus réduite qu’est celle du pays. 
Par la variété des zones géographiques et territoriales que le Tage est amené [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Tage avec 1007 kilomètres est le plus long fleuve de la péninsule Ibérique. Son cour d’eau traverse à la fois différents pays que sont l’Espagne et le Portugal et des régions distinctes a une échelle plus réduite qu’est celle du pays. <strong></strong></p>
<p>Par la variété des zones géographiques et territoriales que le Tage est amené à traverser le fleuve prend de facto une dimension politique s’inscrivant dans le cadre de la géopolitique de l’eau. La géopolitique de l’eau sous-entend les possibles rivalités et conflits liés à sa gestion que ce soit pour la régulation de son débit ou l’exploitation des multiples ressources hydrauliques. Si de telles rivalités ont tendance à prendre leur source dans une dimension internationale affectant les relations entre deux états il ne faut négliger les relations interétatiques. De fait chaque région tente de tirer de son bassin hydraulique de commune manière au détriment de la zone territoriale voisine située en aval.</p>
<p><span id="more-2884"></span></p>
<p>Le Tage, au même titre que l’Ebre traverse plusieurs autonomies différentes. On distingue parmi ces autonomies, la Castilla la Mancha, Madrid et l’Extremadura. Afin d’endiguer de possibles querelles entre régions comme c’est le cas pour la Catalogne et l’Aragon, l’état Espagnol mit en place une mesure novatrice d’un point de vue étranger, celui d’une gestion intercommunautaire. Pour ce a été mis en place  une confédération hydrographique pour la gestion du Tage, évitant de fait l’apparition de possibles conflits nationaux, l’organisme étant indépendant des régions sous la tutelle de l’état.</p>
<p>Les relations souvent conflictuelles entre deux états quant à la gestion d’un fleuve commun comme on le remarque avec les barrages Turcs sur le Tigre et l’Euphrate pour les pays en aval comme l’Irak par exemple sont très différentes pour l’Espagne et le Portugal. Ces deux pays membres de l’Union-Européenne ont tissé d’étroites relations diplomatiques. L’existence de programme commun à la péninsule Ibérique pour la gestion de l’eau confirme les faits. Ces programmes communs au Portugal et a l’Espagne vise à permettre un apport hydraulique régulier et ce même par période sécheresse grâce à la politique des grandes rétentions d’eau à l’aide des barrages dans les années 70-80.</p>
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		<title>L&#8217;économie de la péninsule ibérique et le Tage</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 14:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Inès Létrilliart]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Tage s&#8217;écoule sur 1007 km en traversant la péninsule ibérique. Cela en fait un facteur non négligeable de l&#8217;organisation des régions qu&#8217;il traverse. Si ces premiers 816 km s&#8217;étendent sur le territoire espagnol, il se révèle cependant être un facteur important de l&#8217;économie pour les deux pays.
En effet, les régions bordant le Tage reposent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Tage s&#8217;écoule sur 1007 km en traversant la péninsule ibérique. Cela en fait un facteur non négligeable de l&#8217;organisation des régions qu&#8217;il traverse. Si ces premiers 816 km s&#8217;étendent sur le territoire espagnol, il se révèle cependant être un facteur important de l&#8217;économie pour les deux pays.</p>
<p>En effet, les régions bordant le Tage reposent encore majoritairement sur le secteur primaire, on y  trouve donc essentiellement de l&#8217;agriculture et des élevages.</p>
<p>Au Portugal, au Nord du Tage, on cultive du maïs. Au sud du fleuve, du froment, et enfin du seigle près de la frontière espagnole. La vallée du Tage, notamment dans la région de Lisbonne, est cependant en train de s&#8217;industrialiser en développant les infrastructures de transport et de communication.</p>
<p><span id="more-2877"></span></p>
<p>On retrouve la culture du maïs en Espagne, mais ce n&#8217;est pas la principale. En effet, la culture la plus importante est celle de céréales, en majorité celle du blé et de l&#8217;orge. Il existe également de nombreux élevages de bétail, à laine principalement, ainsi que quelques bovins ou chèvres.</p>
<p>Pour une économie aussi rurale, la présence du Tage est essentielle car elle permet avant tout l&#8217;approvisionnement en eau qui lui est nécessaire. En effet, les champs ont besoin d&#8217;êtres arrosés et le bétail de s&#8217;abreuver. 80% des demandes en eau proviennent de l&#8217;irrigation des champs. De plus, les différents barrages situés sur le fleuve représentent une source d&#8217;énergie, et donc d&#8217;électricité par exemple, pour les villes et industries situées dans les alentours du Tage, on revient ici à l&#8217;industrialisation de la région de Lisbonne qui est ainsi facilitée par la présence de cette ressource en énergie. L&#8217;utilisation du Tage comme source d&#8217;énergie pour les industries n&#8217;est cependant pas encore une part très importe de la demande en eau: environ 6%.</p>
<p>Un autre secteur de l&#8217;économie qui ne doit pas être oublié est celui du tourisme. Les abords du Tage possèdent plusieurs réserves naturelles parmi les plus grands de la péninsule espagnole, avec une importante biodiversité qui attire les personnes souhaitant découvrir les richesses de la nature. La beauté et la tranquillité du paysage ainsi que les diverses activités de plein air proposées (sports d&#8217;aventure, ballades à cheval, voire pêche ou chasse) en font un séjour attractif. Le Tage en lui-même représente une possibilité d&#8217;activité de plein air avec des descentes en canoë-kayak. De plus en plus d&#8217;établissements ouvrent d&#8217;ailleurs pour afin de faciliter ces séjours et activités, ce qui augmente l&#8217;activité du secteur tertiaire autour du Tage.</p>
<p>Le Tage fait donc partie intégrante du fonctionnement économique des régions qui se trouve alentour, en permettant la présence d&#8217;activités à la fois de l&#8217;agriculture et des services.</p>
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		<title>Revues de presse</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/04/revues-de-presse/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 14:19:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Casado]]></category>

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		<description><![CDATA[« Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou encore : D&#8217;amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou encore : Vos yeux beaux d&#8217;amour me font, belle Marquise, mourir. Ou encore : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d&#8217;amour me font. Ou encore : Me font vos yeux beaux mourir, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou encore : D&#8217;amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou encore : Vos yeux beaux d&#8217;amour me font, belle Marquise, mourir. Ou encore : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d&#8217;amour me font. Ou encore : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d&#8217;amour… »</p>
<p>Tous, nous connaissons ces mots que Molière faisait dire à Monsieur Jourdain. Tous, nous avons ri au collège en lisant la prose pataude du <em>Bourgeois gentilhomme</em>. Mais qui d’entre nous aurait imaginé se plier un jour au même exercice ? Personne ! Et pourtant, nous, membres du projet collectif ParTage, nous sommes retrouvés, ridicules mais pourtant admirables d’application, dans la position de Monsieur Jourdain composant sont impromptu.</p>
<p>Je m’explique. Au début du mois de novembre, notre projet collectif, déjà bien entamé, commençait à prendre une tournure plus affirmée. Il nous a donc fallu entamer deux tâches, apparemment anodines et pourtant tellement complexes :<strong> la rédaction de lettres de motivation pour les médias et pour les sponsors</strong>. En effet, notre projet s’inscrit dans une démarche de promotion de la péninsule ibérique à travers, entre autres, un écho médiatique. Pour cela, il nous fallait donc contacter les médias. D’autre part, l’aboutissement de notre promotion repose sur l’épopée en canoë, reliant Madrid à Lisbonne sur le Tage. Il nous fallait donc un appui financier.</p>
<p><span id="more-2869"></span> Nous voilà ainsi réunis en petits « comités de rédaction », essayant de se livrer au difficile exercice de la rédaction de lettres de motivation. Seul quelqu’un ayant assisté à ces comités pourrait rendre compte avec justesse de l’ambiance qui y régnait. Combien de débats pour une virgule ! Pour un mot ! Combien de temps passé à discuter sur une tournure tantôt défendue, tantôt décriée ! Et, lorsque, ayant enfin achevé ce périlleux travail, le comité de rédaction soumettait le précieux document à l’approbation générale : que de rectifications, de critiques. Il nous fallait à nouveau biffer certaines phrases, en récupérer d’autres que nous avions définitivement mis à l’écart, rectifier, raturer, déplacer, remplacer… Ouf ! Et après mille relectures, quelle émotion lorsque le document était définitivement approuvé ! Imaginez ce travail répliqué deux fois pour la traduction desdites lettres en portugais et en espagnol !</p>
<p>Heureusement pour vous, chers lecteurs, cette saynète se termine bien. Quelle n’est pas notre surprise lorsque, quelques jours après l’envoi de nos lettres, nous recevons plusieurs réponses encourageantes, voire positives ! Quelle n’est pas notre surprise d’obtenir un rendez-vous avec un journaliste et de voir un article sur notre projet publié dans la presse régionale. Sachez-le : tout travail porte ses fruits.</p>
<p>Pour jeter un coup d’œil sur <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&amp;num=1461203">l’article dans le journal Nouvelle République</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Loterie, voyage et autres curiosités&#8230;</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/04/loterie-voyage-et-autres-curiosites/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 14:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ines</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Casado]]></category>

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		<description><![CDATA[« La loterie était le seul événement public auquel les prolétaires portaient une sérieuse attention. Il y avait probablement quelques millions de prolétaires pour lesquels c’était la principale sinon la seule raison de vivre. » In George Orwell, 1984
En 1948, George Orwell théorisait déjà la loterie dans son célébrissime roman 1984. La loterie cristallisait périodiquement les espoirs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>La loterie était le seul événement public auquel les prolétaires portaient une sérieuse attention. Il y avait probablement quelques millions de prolétaires pour lesquels c’était la principale sinon la seule raison de vivre. » </em>In George Orwell, <em>1984</em></p>
<p>En 1948, George Orwell théorisait déjà la loterie dans son célébrissime roman <em>1984</em>. La loterie cristallisait périodiquement les espoirs les plus fous du prolétariat. Elle symbolisait l’ascension sociale, le bonheur, et palliait à toute revendication politique ou sociale. George Orwell, écrivain talentueux et &#8211; vous le découvrez peut-être &#8211; brillant politicien, en faisait un instrument de manipulation des masses.</p>
<p><span id="more-2866"></span></p>
<p>En toute modestie, nous avons voulu marcher dans les traces de George Orwell et nous lancer dans la fantastique entreprise que constitue l’organisation d’une loterie. Après moult péripéties administratives dont je vous épargnerai les fastidieux détails et après moult débats emportés, nous finîmes par fixer la date de la loterie le samedi 27 mars. Outre les substantiels subsides qu’elle devait nous apporter, cette loterie constituait une première étape dans la promotion de la péninsule ibérique. En effet, à travers la vente de tickets à Sciences Po., mais aussi au marché, dans les restaurants universitaires ou simplement dans la rue, nous parvînmes à cristalliser les attentes de quelques six cents participants autour d’une corbeille de produits espagnols et portugais. Les participants pouvaient espérer gagner du vin, des pâtisseries, de la charcuterie et de très nombreuses autres spécialités dont les mérites ne sont plus à vanter.</p>
<p><strong>Le jour J, à l’heure H, une foule « trépignante » de curieux s’était réunie dans l’amphithéâtre Bolivar de l’hôtel Chaboureau dans l’expectative de gagner la fantastique corbeille ou, tout au moins, de pouvoir glaner quelques larmes de joie ou de dépit parmi les participants.</strong> Je ne vous ferai pas languir plus longtemps, chers lecteurs. Il est donc temps que je vous annonce le nom de l’heureux gagnant de notre loterie. Il s’agit de (roulement de tambours) : Sophie Ranger ! (dont je tairai ici l’adresse pour éviter que des indésirables ne viennent réclamer une part du gâteau).</p>
<p>Mais il serait dommage que l’histoire s’achève par cette fin, si joyeuse soit elle. En effet, le destin nous en réserve une plus surprenante et plus réjouissante encore, si toutefois cela est possible. Vous vous en doutez, cette loterie nous aura énormément apporté. Tout d’abord elle nous permit d’apprendre à gérer l’aspect événementiel (ce qui n’est pas rien), mais aussi à pratiquer le métier de démarcheur, à éplucher le code civil pour trouver l’article concernant les tombolas et autres loteries. Mais, surtout, cette loterie nous apporté de l’argent. Je sais, la considération peut paraître bien terre-à-terre et bien bassement matérialiste. <strong>Cependant, grâce à cette loterie, je suis en mesure de vous annoncer –et cet article fait figure de communiqué officiel- que nous PARTONS en Espagne et au Portugal afin de réaliser notre projet</strong> ! Le projet ParTage acquiert enfin une dimension concrète et certaine !</p>
<p>Le voyage se déroulera du samedi 24 avril au mercredi 5 mai et nous vous invitons à suivre notre périple au travers des différents moyens de communication que nous mettrons à votre disposition.<!--more--></p>
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		<title>Cantar o Tejo é vivê-lo</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 22:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Música é vida” disse Amália Rodrigues. Na mais simples das frases, a diva do fado, a que foi e continua a ser a rainha das noites de Lisboa, a que guarda o charme dos fins de tarde sobre o Tejo, fala-nos de uma experiência que se pode viver de duas maneiras. Se por um lado, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>“Música é vida” disse Amália Rodrigues. Na mais simples das frases, a diva do fado, a que foi e continua a ser a rainha das noites de Lisboa, a que guarda o charme dos fins de tarde sobre o Tejo, fala-nos de uma experiência que se pode viver de duas maneiras. Se por um lado, a música mexe e remexe o interior de cada um da forma mais íntima e pessoal, mudando a nossa maneira de ver o mundo, levando-nos a enfrentar a realidade numa viajem ao imaginário, pode igualmente transformar-se num verdadeiro fenómeno colectivo, vindo definir e consolidar a identidade de um povo. Assim, pela harmonia de uma melodia podemos criar a harmonia de uma sociedade, a identificação entre os seus membros, a consciência de um passado e uma cultura comuns, e, talvez de uma forma idealista, uma solidariedade quase total.</p>
<p>Assim, como todos os povos, o Português criou a sua própria música, produto da sua história, das suas vivências. O Fado nasceu um dia no Tejo, vindo do outro lado do mundo, e tendo a sua origem nos cantos de escravos brasileiros, mais conhecidos como <em>Lundum</em>. Veio do fundo do mar, e se pelas águas do Tejo passou, lá parece ter ficado. Às mágoas e dores que trouxe a maresia, respondeu com choros e gritos de saudade; às glórias e felicidades que as correntes levaram até á costa lusa, cantou hinos de louvor e reflectiu a luz torrada tão-somente Lisboeta com que o céu agraciou a cidade. Ergueu a voz de um povo e fez-se narrador das suas histórias, das suas festas populares e da sua “estranha forma de vida”.</p>
<p>É vendo as mulheres lavar a roupa no rio que ri ainda Amália, é do cimo da Torre de Belém que canta Mariza, é sentado num banco de jardim que adormece Carlos do Carmo, é empoleirado no pontão abandonado que se liberta Camané, é olhando o Cristo Rei nos olhos que se inspira Ana Moura, é de pés dentro de água que chora Dulce Pontes, e é num beco de viela banhando o passado, que vive ainda hoje Marceneiro.</p>
<p>Não há vento que não soe ao lamurio de uma fadista, não há sino de Igreja que não faça lembrar a guitarrada, não há fado que não se oiça à beira Tejo, e não há canto que melhor enlace este rio e sua amada.</p>
<p style="text-align: right;">Lourenço Jardim de Oliveira, para ParTage</p>
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		<title>Do Tejo nasceu a saudade…</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 22:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Roquette]]></category>

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		<description><![CDATA[«O Tejo é o mais belo rio que corre pela minha aldeia». No inicio do século XX, Fernando Pessoa sob o pseudónimo de Alberto Caeiro escreveu sobre o impacto do rio Tejo no quotidiano dos lisboetas. Respeitando a simplicidade e ingenuidade, característica de Caeiro, o poeta descreveu o rio luso-espanhol e sublinhou a sua importância [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«<em>O Tejo é o mais belo rio que corre pela minha aldeia</em>». No inicio do século XX, Fernando Pessoa sob o pseudónimo de Alberto Caeiro escreveu sobre o impacto do rio Tejo no quotidiano dos lisboetas. Respeitando a simplicidade e ingenuidade, característica de Caeiro, o poeta descreveu o rio luso-espanhol e sublinhou a sua importância para os Descobrimentos.</p>
<p>Com o verso «<em>Pelo Tejo vai-se para o mundo</em>», Pessoa sintetiza o impacto do rio na cultura portuguesa, nomeadamente pelo facto do Tejo ser um ponto de partida e de chegada na época de grande glória lusa. Á sua volta e em sua função foram construídos o Mosteiro dos Jerónimos e a Torre de Belém. Do primeiro, ficaram as lembranças das missas pelos navegadores e marinheiros que partiram à descoberta de um mundo novo e perigoso. Do segundo, as memórias dos que vigilavam a chegada dos valentes e queridos portugueses ou dos ameaçadores inimigos que pelo Tejo tentavam entrar na capital. Ambos construídos sob o próspero reino de D. Manuel, constituem uma prova física da sua importância de há quinhentos anos, que se continua a manifestar hoje pela lembrança e saudade, característica crassa para a cultura lusa.</p>
<p>Do Tejo foi-se para o mundo, e a Europa graças a Portugal descobriu novos caminhos e novas terras. Como consta na epopeia <span style="text-decoration: underline;">Lusíadas</span> de Luiz Vaz de Camões, Vasco da Gama descobriu o caminho para as Índias saindo da <em>ocidental praia lusitana</em> i.e. do Tejo. Do mesmo modo, quando Pero Vaz de Caminha escreveu ao rei D. Manuel dando-lhe a boa nova da descoberta do Brasil, começou por evocar a partida de Belém. Esta memória das naus, faz com que o Tejo esteja carregado de simbologia de um passado glorioso, e talvez seja ele a causa do sentimento de saudade e de melancolia constante nos portugueses. Alberto Caeiro demonstra no poema que evocámos a carga sentimental do Tejo e noutro poema da <span style="text-decoration: underline;">Mensagem</span>, Fernando Pessoa, vem de certa maneira confirmar a hipótese que fizemos quando nos questionámos sobre a origem da melancolia lusa. «O mar salgado, quanto do teu sal são lágrimas de Portugal? Por te cruzarmos, quantas mães choraram, quantos filhos em vão rezaram! Quantas noivas ficaram por casar. Para que fosses nosso, o mar».</p>
<p>A conquista do mar e das terras a que ele levou, partiu do Tejo. O rio ficou portanto conotado como o responsável pelas vidas que o mar tirou, e portanto no coração das mães, filhos e noivas a ultima imagem foi a da partida &#8211; pelo Tejo. Quando nos questionamos sobre as razões da palavra «saudade» existir apenas em português, a resposta está provavelmente associada aos sentimentos do século XVI, século dos Descobrimentos, século onde o Tejo era o ponto de partida.</p>
<p style="text-align: right;">Maria Roquette, para ParTage</p>
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		<title>“O Tejo, o mais belo rio” ou “o Tejo, o mais poluído”</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 07:42:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
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		<description><![CDATA[Autrefois, Fernando Pessoa décrit dans son poème1 le Tage comme un fleuve majestueux qui ouvre ses portes vers le monde. Aujourd’hui, ce symbole de l’âge d’or a perdu de sa beauté et de sa grandeur pour devenir un fleuve sali par l’homme. Il suffit d’aller à Lisbonne, et plus précisément à la Praça de Comercio pour réaliser qu’il n’est plus le fleuve qui a tant donné d’inspiration aux poètes. La bouteille vide bercée par les vagues  décevra surement le lecteur naïf de Fernando Pessoa. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">A</span>utrefois, Fernando Pessoa décrit dans son poème¹ le Tage comme un fleuve majestueux qui ouvre ses portes vers le monde. Aujourd’hui, ce symbole de l’âge d’or a perdu de sa beauté et de sa grandeur pour devenir un fleuve sali par l’homme. Il suffit d’aller à Lisbonne, et plus précisément à la Praça de Comercio pour réaliser qu’il n’est plus le fleuve qui a tant donné d’inspiration aux poètes. La bouteille vide bercée par les vagues  décevra surement le lecteur naïf de Fernando Pessoa.</p>
<p>La pollution a en effet envahi le Tage, notamment au niveau de son embouchure. Elle a fondamentalement trois origines. Tout d’abord, l’urbanisation progressive sur les bords du Tage a négligé la préservation de la qualité de l’eau en rejetant dans le fleuve l’eau domestique usagée. Pour vous donner une idée, près de deux millions personnes vivent dans la région, ce qui correspond à un rejet de 300 000 m³ d’eau résiduelle des habitudes quotidiennes d’hygiène et des activités domestiques. A cela s’ajoute l’activité industrielle, facteur tout aussi important. Elle aussi déverse dans le fleuve ses résidus, qui n’ont malheureusement pas toujours été bien traités. Ces effluents contiennent en général des substances non biodégradables et souvent, des éléments toxiques. Vous pouvez facilement imaginer les conséquences pour le Tage et ses habitants sous marins…Enfin, l’agriculture intensive est en partie responsable de la pollution de ce grand fleuve. En effet, elle diffuse dans l’eau, de manière indirecte (par les nappes phréatiques) dans l’eau,  les engrais qui ne sont pas absorbé par les plantes. Cela inclut un grand nombre de pesticides dont l’excès est porté dans les sources de l’estuaire par les eaux de pluies et les eaux d’irrigation.</p>
<p><span id="more-2421"></span></p>
<p>Cependant, il est intéressant de constater que la pollution n’est pas homogène dans toutes les régions du fleuve. Au nord ,  des stations de traitements d’eaux usagées permettent de ralentir l’effet de pollution tandis que dans le sud, ce traitement est négligé malgré la concentration de zones industrielles et de populations. La solution paraît ainsi simple : développer des stations d’épuration d’eau dans le sud. Mais en réalité, le traitement des eaux ne doit pas seulement se faire à l’échelle du fleuve mais aussi à travers les différents affluents du fleuve qui polluent tous les jours le Tage. Le Rio Trancão &#8211; exemple plus significatif &#8211; se jette dans le fleuve tel une bouche d’égout dans le Tage, apportant avec lui des substances métalliques (du cuivre notamment).</p>
<p>Heureusement, aujourd’hui, des mesures sont progressivement prises et la situation commence à s’améliorer depuis les années 70 où la pollution avait atteint des niveaux alarmants. La loi du 1er août 1988, par exemple, établit des normes et des objectifs de qualités pour protéger et améliorer la qualité de l’eau. De même, celle du 19 juin de 1997 se concentre sur les zones menacées d’eutrophisation² ou encore en 2000, lorsque le gouvernement a établi des règles strictes en ce qui concerne le traitement des eaux résiduelles.  Ces nouvelles mesures sont un signe d’espoir pour le Tage. Peut-être qu’ainsi, dans les prochaines décennies, il redeviendra la source d’inspiration de grands poètes…</p>
<p>¹ O Tejo é mais belo écrit sous l’acronyme d’Alberto Cairo<br />
² Dégradation d’un milieu aquatique du a un apport trop élevé en nutriments, ce qui a pour conséquence une surproduction d’algues.</p>
<p style="text-align: right;">Margaux Dereux, pour ParTage</p>
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		<title>La faune et la flore du Tage</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 07:38:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Muralito]]></category>
		<category><![CDATA[ParTage]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Boucetta]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Tage traverse d’Est en Ouest le centre de la péninsule ibérique et possède ainsi une faune et une flore représentatives de la région.
Le fait que le Tage sillonne pendant de nombreux kilomètres des régions inhabitées ou peu habitées a fait de ce fleuve une zone naturelle et écologique riche dont la protection et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Tage traverse d’Est en Ouest le centre de la péninsule ibérique et possède ainsi une faune et une flore représentatives de la région.</p>
<p>Le fait que le Tage sillonne pendant de nombreux kilomètres des régions inhabitées ou peu habitées a fait de ce fleuve une zone naturelle et écologique riche dont la protection et la préservation sont d’une grande importance. En témoignent notamment les parcs naturels qui ont été créés pour protéger légalement la zone, comme le Parc national de Monfragüe, le Parc national du Haut Tage, ou encore la Réserve naturelle de l’estuaire du Tage, près de Lisbonne.</p>
<p><span id="more-2417"></span></p>
<p>La longueur de 1200 kilomètres du Tage implique que ce fleuve traverse plusieurs milieux climatiques. Il y pousse toutes sortes d’arbres et de plantes, depuis les pins et les autres espèces végétales qui sont capables de résister aux conditions rudes et sèches de la partie haute du Tage, jusqu’à l’écosystème de zones humides près de Lisbonne, en passant par pas moins de trois autres milieux climatiques, depuis Tolède jusqu’à Lisbonne. On peut ainsi croiser en descendant le Tage de nombreux arbustes et fourrés comme le thym, des chênes, différents types de saules, des bouleaux, des cerisiers, et des arbousiers. Il faut aussi noter qu’il existe  des zones désertiques où ne poussent que quelques rares arbustes.</p>
<p>Autour du fleuve vivent quatre espèces en voie de disparition : le vautour noir, l’aigle impérial ibérique, la cigogne noire et le lynx ibérique. La plupart des espèces de prédateurs de la péninsule (rapaces et mammifères)  y sont aussi présents.</p>
<p>Les espèces animales qui y sont le plus nombreuses et le plus étudiées sont sans doute les rapaces. Les nidifications de ces oiseaux sont très nombreuses chaque année, et l’exemple le plus abondant est le vautour fauve, que l’on n’a pas mal à observer par groupes frôlant souvent la vingtaine de spécimens. En plus de ces vautours, d’autres espèces de rapaces sont abondantes autour du Tage, comme la buse, l’épervier, le faucon pèlerin, ou encore l’aigle de Bonelli. D’autres espèces sont bien plus difficiles à trouver à cause de leur quantité réduite, le Lanier par exemple.</p>
<p>Revenons sur les mammifères protégés tout au long du Tage. Le lynx ibérique, déjà cité, est l’espèce de félin la plus menacée au monde. Il ne subsiste en effet que 200 exemplaires de cet animal, dont la plupart vivent dans le Parc National de Monfragüe. Le mammifère aquatique le plus présent est la loutre, notamment près d’Aranjuez. On trouve également de nombreux loups ibériques sur les bords du fleuve, surtout dans la province de Badajoz. Les autres mammifères du Tage sont le blaireau, le cerf, le sanglier, le renard et le lapin, entre autres.</p>
<p>On trouve enfin certains types de reptiles, surtout des lézards, des grenouilles, mais aussi certains types de serpents, comme la couleuvre à échelons. Les poissons les plus représentés tout au long du Tage sont la truite et le brochet, ainsi que certains types d’anguilles. Cependant il y a quelques années les poissons étaient beaucoup plus nombreux dans le fleuve, et ils disparaissent aujourd’hui progressivement à cause de la construction de barrages et la pollution des eaux.</p>
<p style="text-align: right;">Othman Boucetta, pour ParTage</p>
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