DF, DFectuosos DFiniendose, increíble ciudad sin límites, Tenochtitlan no muere.
Como no extrañar esas calles, trazadas con precisión para la sede de Nueva España. La Ciudad de México no deja de sorprender. La ciudad en movimiento mezcla con habilidad la espontaneidad de la capital tercer mundista, la tecnología del futuro y ese ambiente tan peculiar, tan propiamente alternativo, tan… chilango.
Todo empieza el lunes en la mañana. Después del reventón de fin de semana, el chilango inicia la semana con el tráfico. Con el vapor humano del metro. Los intestinos de la ciudad son atravesados por esos monstruos naranja que sin duda son la manera más rápida y eficaz de moverse en el DF. El chilango está acostumbrado a oír los “popurrí” de música que escupen bocinas de mala calidad, llevadas por ambulantes en el semáforo, en el tráfico o en el vagón metropolitano. El chilango tiene que resistir diariamente a las tentadoras llamadas para que se lo lléve: “llévele, llévele! La pluma azul, para todas ocasiones! Tres pesos, tres pesoooos!”
A medio día, el chilango sale al puestito de la esquina, a comerse sus tacos, va por su torta o se sienta en la fondita de la calle. Después de ello, no falla el cigarro suelto, 4 pesos en el kiosco.
La rutina sigue hasta martes, que el miércoles, despierta la noche chilanga. Que una cerveza por aquí, que si vamos por unos tragos a la Condesa, por unos mezcales a Coyoacán, que “Una cubita, ándale” y ya estamos bailando desenfrenadamente en uno de los antros capitalinos. Todas las músicas, todos los ambientes: para DJs internacionales, música comercial o electrónica alternativa “hecho en México”. Para todos gustos, todos sabores. ¿Qué querías un concierto? No faltarán las ocasiones de acudir al José Cuervo Salón, al Plaza Condesa, al Foro Sol. Festivales los hay. La escena musical se desarrolla lenta pero seguramente en la ciudad. Artistas internacionales acuden frecuentemente a representarse en los escenarios chilangos.
Para los amantes del deporte no hay escapatoria. La afición mexicana gira mucho entorno del fútbol, pero no sólo eso. Afortunado, el chilango se emociona durante un partido desde un palco, de lo contrario, tampoco le falta el ambiente a los generales del Estadio Azteca, del Estadio Universitario o del Estadio Azul. A un lado de este último, se encuentra la plaza de toros para los amantes de la tauro machía. Para una buena rutina de baile, ineludible es la lucha libre en la Arena México de la colonia Doctores.
El fin de semana llega con todo el descanso y la fiesta imaginables. ¿Un poco de naturaleza? El parque de Chapultepec recibe a los chilangos en sus tres secciones; los sureños acudirán a los jardines de Ciudad Universitaria (CU, para los amigos. Los amantes de la buena mesa irán a Polanquito a la terraza de alguno de sus restaurantes. Más alternativos, se sentarán en la Condesa o en la Cuahutemoc, zona en plena expansión restaurantera, con la ventaja de poder pasear en los alrededores del Ángel al finalizar la comida. Los domingos, la bici está de moda en el Paseo de la Reforma, quién cierra con ese propósito. El valiente ira desde Chapultepec al Centro histórico, pasando por el Monumento de la Revolución. El cultural se entretendrá en esa zona; con suerte, una exposición en Bellas Artes. De lo contrario, en el Zócalo, el Palacio Nacional da a admirar los murales de Diego Rivera. Para un descanso, fácil es encontrar un café en terraza.
El chilango es consumidor. Aquél vintage encuentra su suerte en la Colonia Roma. El lujoso optará por la Colonia Polanco. Sin embargo, cada quién consume la ciudad según su placer. Reunirse es también parte de la afición chilanga: los capitalinos batieron récord del mundo de flash mob con Thriller en 2009; el DF reunió más gran zombie walk este 2012. Entre otras movilizaciones, Huladiccion.
El DF late dentro de cada chilango. Por el momento, esperando ansiosamente regresar, como diría la Chilanga Banda, “Mejor yo me hecho una chela y chance enchufo una chava”.
On oublie trop souvent que le Journal Mural est le journal du premier cycle euro-latinoaméricain de Poitiers. Enfin non, ça on l’oublie pas vraiment. Ce qu’on oublie, c’est que les étudiants de troisième année, s’ils ne sont plus physiquement à Poitiers (ô Joie), peuvent toujours publier. On ne s’étendra pas ici sur les motifs divers qui peuvent les mener à oublier ce formidable vecteur d’expression qu’est le Mural, et on laissera au lecteur le soin de s’imaginer pourquoi la vie à Bogotá, Rio ou Mexico DF est peu propice à l’écriture. Peut-être est-ce la faute à une charge de travail considérable ou à un investissement surdimensionné dans la vie étudiante autochtone. Peut-être pas. Bref, ce n’est pas le sujet ; précisément car vous avez la chance d’être en train de lire un étudiant de troisième année qui échappe à ce genre de considérations primaires, et pour qui il s’agit d’écrire un rapide récit, certainement pas exhaustif (ce serait mauvais pour l’image de l’école) de mes premiers mois de 3A. Avec un peu de chance, ça aidera certains à faire leur choix pour l’an prochain, et puis ça m’occupe pendant les cours les plus inintéressants auxquels j’ai pu assister de ma vie.
Posons le décor : cela fait bientôt trois mois que je suis arrivé à Bogotá. Je me suis installé en collocation à deux pas de l’Externado, l’université avec laquelle Sciences Po a un accord d’échange. Une des meilleures universités du pays, soit dit en passant ; les cours y sont si passionnants que j’en profite pour composer cet article. Ainsi, à l’heure où j’écris ces lignes, j’assiste à une classe pompeusement intitulée Algèbre et Théorie des jeux, qui consiste grosso-modo en un cours de maths niveau terminale, où les références à la théorie des jeux sont plus qu’anecdotiques et régulièrement ponctué par les étudiants se levant pour téléphoner ou mettre leur iPad/iPhone 4S/Blackberry à charger, demandant au prof d’arrêter le cours quand ils ont faim ou s’apostrophant d’un bout à l’autre de la salle.
Oh bien sûr tous les cours ne sont pas comme ça ; certains sont pires. Les exposés sont désespérément descriptifs, et quand ils ne le sont pas, on tente de déterminer si le Printemps Arabe est « une révolution ou un ensemble d’actes terroristes » [sic] sans que cela ne choque personne. L’exercice roi ici n’est pas la dissertation, la fiche de lecture ni l’exposé. Non, c’est le quiz, quasi systématique et consistant à recracher sans une once de recul la pensée d’un auteur, souvent via un QCM. Autant vous dire qu’un abruti fini, sachant lire et doté d’une bonne mémoire serait rapidement major de la promo.
Tout semble fait pour annihiler toute réflexion personnelle chez les étudiants, qui en semblent tout à fait satisfaits. Ici, on n’apprend pas pour savoir, on apprend pour faire du fric.
Alors, quel intérêt d’être en Colombie, d’étudier à Bogotá ? C’est quand on sort de la fac qu’on saisit la chance d’être ici ; quand on voit tous les gomelos qui ont peur de traverser le quartier où je vis. Trop bohème, libre-pensant et hippie pour eux. Alors je me dépêche de rentrer chez moi, je monte sur ma terrasse et je me délecte du ballet quotidien des apprentis-bourgeois sapés à la gringa, se déplaçant en meute, qui font vraiment tache sur la Place du Chorro, habituellement peuplée d’indigentes démolis au bazuko, de clowns, de musiciens et de jongleurs. Je crois qu’ils ne veulent pas comprendre qu’une soirée passée sur cette place à siroter une binouse vous apprend plus que 4h hebdomadaires à écouter un couillon vous expliquer comment monter son business.
Vous pouvez y rencontrer, en vrac : un saxophoniste cinglé qui ne sait pas s’arrêter de jouer ni de crier des injonctions subversives, même encerclé d’une quinzaine de flics ; une Espagnole à la voix envoûtante qui finance son voyage à travers l’Amérique en vendant des chocolats et de la bouffe végétarienne ; un clown-hippie-rasta convaincu d’avoir rencontré Ernesto Guevara quand il a pris du San Pedro en Bolivie ; une mère célibataire de 4 enfants au visage rongé par la drogue, qui vend poudreuse et marie-jeanne pour survivre et élever ses gosses ; Gérard, un prof de yoga de Barcelone, qui passe son temps à mâcher des feuilles de coca. Tous ces gens ont vécu dix fois plus de trucs que tous les prototypes de l’Externado, avec iPad et pull Abercrombie & Fitch et sont ravis de les partager avec vous.
L’unique condition est de le vouloir. Vouloir apprendre, ce n’est pas vouloir obtenir un diplôme qui vous garantit quelques millions de pesos mensuels. Étudier pour le bien commun, pour l’Amour de la Connaissance ou pour améliorer la société colombienne, profondément inégalitaire ? Que de considérations fort lointaines et utopiques… La société est inégalitaire ? Qu’elle le reste ! Comme ça on pourra continuer de se payer nos gadgets électroniques et nos fringues de marques, et enfin payer cette fac à nos gosses pour qu’ils fassent de même, et perpétuer ce merveilleux ordre social.
Ansiedad corre por mi cuerpo , frustración sale de mi mente. Miles de cosas por hacer, y ninguna he terminado. Exposés, disserts, fiche technique se suman una tras otra, esperando que las termine. Pero no, no las voy hacer,(…) suspense… por ahora. Una fuerza extraña me tira al vacío, al vacío del “No hacer nada” o al vacío del “no hacer lo que debo hacer.” Prefiero pan con nutella, ver una película o simplemente perderme el hilo de mis pensamientos. Es delicioso, hay que aceptarlo ¿Qué será? ¿Flojera, pereza o miedo? O ¿La mezcla de las tres?
Si, usted ya lo sabe. Es la procrastinación.
Por un lado, los médicos la llaman ”trastorno de comportamiento que consta de sustituir o postergar actividades que deben atenderse”. Existen 3 tipos de procastinacion: por evasión, evitar de empezar una actividad pendiente es decir, postergar el comienzo de una tarea; por activación ,es decir pausar un tarea ya empezada y finalmente, por indecisión, o sea caer en la eterna discusión de cómo empezar hacer la actividad pendiente. Por otro lado, la procrastinación también es asociada a la depresión o a problemas de atención y autoestima del individuo es decir a aquellos estados anímicos que afectan el comportamiento normal del ser humano.
Sin embargo, yo la llamo vicio, vicio de libertad. Vicio de perderse por un momento del mundo exterior. Perderse de la realidad que nos determina y nos dice que hacer. Soñar que somos otros y que no estamos aquí, sino allá. Allá, en ese mundo irreal, que nos deja ser libres e inútiles para la sociedad. Inútiles, porque que así no le servimos a ningún mundo utilitarista, que nos dice se siempre de ser “útiles” y de “sacar el mejor provecho de todo”, de “ser los mejores” etc. Libres, porque en nuestro fabuloso mundo, disfrutamos del momento y hasta volvemos a un pasado lejano que no fue. La procrastinación es entonces una arma contra el WORKAHOLISM o adicción al trabajo, o al espíritu de animalización que a veces es sometido el ser humano. La procrastinación lucha contra la alienación diaria a la que es sometido nuestra mente. Lucha también contra el perfeccionismo, lucha contra la razón, lucha contra todo lo que no nos deja vivir.
Así como Cervantes y su Quijote, dejemos volar nuestra alma a lo mas profundo de la sinrazón y démosle” la razón a la sinrazón”. Démosle la razón entonces, a esa deliciosa procrastinación que amenaza a la monotonía. Esa batalla ganada contra los molinos de viento.
Victoria Perez Saez nous relate le destin extraordinaire d’Ana Teresa Saez Garcia, dont le procès devant la Cour Internationale de Justice a eu un retentissement sans précédent et est relayé par le journal italien Italian Insiderici.
Ana Teresa Saez Garcia, est une femme qui s’est battue pendant plus de 4 ans contre l’IFAD (International Fund for Agriculture and Development), une des agences spécialisées des Nations Unis. Le jugement définitif a finalement été rendu le 1 Février 2012. C’est la Justice avec un grand « J » qui a triomphé.
L’enjeu ici dépasse le simple litige juridique confrontant une organisation internationale de développement. Il ne se résume pas non plus à une question d’argent qui découlerait de la décision de la Cour, la réparation attendue était bien plus d’ordre moral. C’est bien la justice qui a gagné en ce jour et pas seulement un individu.
Le cas n’est certainement pas passé inaperçu aux yeux de la Cour Internationale de Justiceattendu que rares sont les personnes qui s’aventurent dans ce genre de procès.
Nous pouvons en tirer une leçon que je résumerai, pour l’essentiel, de la façon suivante:« Ne jamais s’arrêter devant une injustice, ne jamais se laisser faire quand nos droits sont en jeux. » Ici, un seul individu, une femme, guidée par son sens de justice, a pu renverser un titan comme l’IFAD.
Voilà ce que représente ce cas. Il démontre que la parité de traitement entre les parties lors d’un procès est l’un des fondements de l’idée de justice et de respect des droits de l’homme.
Dans l’article ci-dessous, il est mentionné qu’Ana Teresa Saez était responsable des Programmes de développement pour les pays Amérique Latine et du Caraïbe lorsqu’elle travaillait à l’IFAD. A ce sujet, notons que des suites du non-renouvellement injuste de son contrat, un grand nombres des 33 pays dont elle était responsable ont écrit au President en lui réclamant, et en soulignant la qualité du travail d’Ana Teresa Saez Garcia.
D’autant que ce n’est pas seulement le poste de travail de Mme Saez qui a été supprimé mais le Programme en soi dédié à l’Amérique Latin qu’elle dirigeait pour toute la région. L’Amérique Latine s’est dès lors vue privée de représentant pour la lutte contre la desertification au sein de cette importante organisation internationale financière pour le développement
Fait marquant, la décision de la Cour Internationale de Justice a été prise unanimement par les 13 juges qui composent la cour – une victoire en soi.
« Ana Teresa Saez Garcia took on IFAD and won. »
Victoria Perez-Saez
L’IFAD est une institution internationale financière issue de la World Food Conference de 1974 et officiellement institutionnalisée en 1977. (http://www.ifad.org/)
Salamanca te da lo que Poitiers te quita. Te da las tapas, las calles llenas en domingo, los bares y las barras libres, los chupitos a un euro y el sol.
Entre las numerosas conferencias y la animada e incansable vida nocturna salmantina, hemos vuelto a casa pensando solo en dormir. La vuelta a la rutina del campus se ha hecho dura, y ha costado encontrar el momento de sentarse y volver a abrir los libros por donde los habíamos dejado. (¿Dónde los habíamos dejado…?) Salamanca nos descubrió una fiesta incansable, con gente diferente y un ambiente inigualable. La ciudad con más bares por habitante de España nos acogió con los brazos abiertos, y nosotros… nos dejamos querer. El ambiente universitario, económico y animado, amenizó todas nuestras veladas. ¡Y qué decir de las cañas con tapa a precio de pain au chocolat!
Photo par Salome Suarez-Detoeuf
¡Pero visto así cualquiera diría que fuimos a Salamanca de vacaciones! Después de una buena colección de conferencias marcadas por la participación extranjera y la comodidad de las butacas (algunos lo comprobaron mejor que otros), la sensación general ha sido positiva. Los debates y documentales propuestos por el Instituto de Iberoamerica de Salamanca nos permitieron compartir impresiones dentro del marco de la semana franco-latina. Una de las cosas a destacar fueron las diferencias entre el método de exposición francés/de Sciences Po y el español, bastante más informal y abierto. Este intercambio permitió a nuestros compañeros latinoamericanos y franceses conocer de primera mano una de las universidades más antiguas y prestigiosas de Europa, así como una ciudad que no deja indiferente.
Tras una semana de experiencia universitaria típicamente española, queremos pensar que no todas las semanas del estudiante salmantino son así de agotadoras, pero ojalá sean tan intensas.
« Les étudiants chiliens sont en grève » m’informe-t-on, vaguement, quelques jours avant mon grand départ pour le Chili… Mais en cette période de pré-départ, préoccupée par valise, visa, et despedida, je n’imagine pas alors le sens qu’il convient de donner à cette information. Après un mois dans le pays, plus de doute cependant : nous sommes arrivés au Chili à un moment historique (et quand je dis « moment historique » ce n’est pas la pseudo-journaliste-sensationnaliste-que-je-peux-être qui s’exprime mais l’étudiante-en-échange-au-Chili dont le mois a été rythmé par davantage d’évènements que sa plume n’aurait pu en inventer).
La Casa Central de la Universidad de Chile, Universidad en toma.
En juillet 2011, à mon arrivée, le mouvement étudiant chilien est déjà fort d’une organisation et d’une détermination surprenante. Des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants ont rejoint leurs huit milles camarades qui ont initié la lutte pour « une éducation digne et gratuite », lors de la première marche du 28 avril 2011. Le 16 juin puis le 14 juillet, le 9 et le 18 août, plus de cent cinquante mille chiliens marchent dans les rues de Santiago au son de « ¡Y va a caer, y va a caer, la educación de Pinochet! » (Traduire par « Elle va tomber, elle va tomber l’éducation de Pinochet »). Ce qu’ils demandent, c’est la réforme en profondeur d’un système éducatif lucratif et inégalitaire hérité de la dictature.
Le système éducatif chilien s’est vu transformé par les politiques néo-libérales mises en place par le général Pinochet. Durant la dictature (1973-1990), les dépenses publiques consacrées à l’éducation sont drastiquement réduites. Désétatisant le système, Pinochet met fin à l’éducation supérieure gratuite en 1981. Celle-ci est désormais à la charge de chacun. Les établissements scolaires et leurs gestions sont transférés aux municipalités, lesquelles ne reçoivent plus qu’un montant de subvention par élève, identique quelque que soit la richesse des municipalités. La Loi Organique Constitutionnelle de l’Education promulguée en 1990 enracine une privatisation croissante du système éducatif ; réformée sur certains points durant les gouvernements de la Concertation, elle régit cependant encore le système éducatif chilien.
Aujourd’hui, sous la présidence de Sebastian Piñera, alors que le pays se targue de sa bonne croissance (9,8% au premier semestre) seulement 4,4 % du PIB de l’Etat est consacré à l’éducation (l’Unesco recommande 7%). Un étudiant doit débourser mensuellement entre 250 et 600 euros pour étudier (à titre indicatif et bien parlant, le salaire minimum chilien est inférieur à 300 euros !) (Chiffres d’après : Estudio sobre las causas de la deserción universitaria. Centro de Microdatos, Departamento de Economía, Universidad de Chile;). La majorité des étudiants (70%) s’endettent sur environ quinze ans afin de pouvoir financer leurs études supérieures ; pour ceux dont les revenus sont au plus bas, ils doivent parfois renoncer aux études supérieures. D’autre part, le système éducationnel chilien génère d’importantes inégalités dans l’accès à une éducation de qualité. A noter aussi à l’intérieur d’une même université, chaque cursus universitaire, a son propre coût. Un système congelant, de fait, la mobilité sociale. L’éducation est « un bien de consommation » déclare le Président ; les étudiants se mobilisent pour en faire un droit.
Manifestation du 9 aôut 2011
Et quelle mobilisation ! Courageux et déterminés, les étudiants chiliens cherchent à se faire entendre grâce à « une manière différente de se mobiliser», selon les propres termes de Camila Vallejo, porte-parole de la CONFECH, la réunion des Fédérations étudiantes. Depuis juin, un calendrier de mobilisations culturelles, artistiques, et sportives « por la Educación » a remplacé l’emploi du temps académique des universités publiques. Les étudiants ont déserté les salles de cours (les universités publiques sont en grève, rejointes au mois d’aout par certaines universités privées) pour investir un espace public, devenu le théâtre de leurs actions.
La presse a rapporté les jets de pierre et les vitres cassées lors des journées de manifestation, faisant souvent suite aux affrontements avec les policiers. Certes, ils ont lieu mais il convient de souligner que ces actes de violence sont condamnés par le mouvement étudiant, duquel ils viennent entacher la remarquable mobilisation. Car les étudiants, cette même génération que la classe politique dirigeantes dit « dépolitisée » ont su se créer une voix, pacifiquement, en organisant des activités originales et d’une ampleur impressionnante. Avec talent, ils innovent des singuliers moyens d’expressions pour pallier aux défaillances des institutions politiques représentatives dans lesquelles ils n’ont plus confiance. (Les images de trois mois de mobilisation)
Quelques exemples (choisis parmi les plus remarquables, des centaines de mobilisations ayant étaient organisées) :
1, 8 milliards de dollars étant le montant nécessaire pour assurer l’accès à l’éducation gratuite, les étudiants chiliens ont initié le 13 juin les « 1800 heures pour l’éducation ». Une sorte de marathon insolite durant lesquelles la banderole « Education gratuite, tout de suite » fut portée par plus de 4000 coureurs chiliens, sans arrêt. Après deux mois à observer, admirative, les coureurs et leurs banderoles courir autour du Palais présidentiel, à n’importe quelle heure, sous n’importe quel climat, je me réjouis de savoir que le 27 août ils ont célébré la réussite de ce marathon-protestation.
Des centaines de couples s’embrassèrent face à la Moneda lors du « Besatón por la Educacion». Des centaines d’étudiants ont parcouru, en vélo, en courant, à pied, les 130 kilomètres qui séparent Santiago de Valparaiso où se trouve le Congrès.
Je fus aussi très impressionnée (et tout comme la société chilienne, préoccupée) par la détermination de ces lycéens qui ont passé plus de 71 jours en grève de la faim. C’est dire la force du combat que d’imaginer des étudiants, encore mineurs, prêt à sacrifier leur santé pour appuyer leurs demandes.
Plusieurs artistes se sont unis à la cause. Le 21 août, lors du « Domingo familiar por la Educacion », réapparaissent sur le devant de la scène les Inti Illimani, les Illapu, et autres groupes symboliques des luttes sociales chiliennes. Quelques jours avant, « El pueblo unido jamás será vencido» des Quilapayun résonne devant la Universidad de Chile, repris par une foule émue. A mes côtés, j’observe des étudiants, mais aussi leurs parents, leurs grands-parents, leurs petits frères, leurs professeurs. Le mouvement étudiant a recueilli le soutien de 80 % de la société chilienne.
Le soir de ma fenêtre, j’observe les santaguinos taper sur leur casserole, cri de mécontentement de la population. Le cacerolazo, moyen de protestation utilisé sous la dictature de Pinochet, résonne de nouveau dans le pays depuis la violente répression de la marche –non autorisée par le gouvernement- du 4 août.
La popularité du président Piñera a chuté à un faible 26% : il semblerait que le mouvement étudiant ait mis le feu aux poudres à un mécontentement latent provoqué par le modèle socio-économique chilien. D’autres revendications viennent s’ajouter à celle des étudiants : baisse des impôts, réforme des retraites, augmentation du budget de l’Etat consacré à la santé etc… Les 48 heures de grève générale mises en place par la Central Unica de los Trabajadores, premier syndicat du pays, le 24 et 25 août témoignent du climat de revendications sociales qui s’est désormais posé sur le pays, au point que certains parlent d’un « mai 68 chilien ».
« Il est impossible qu’il soit impossible de changer cette histoire »
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Afin d’actualiser cet article (en attendant la publication du Chapitre 2), un court compte rendu de la situation dans le pays à l’heure actuelle : nous sommes désormais fin octobre, et ici, la lutte des étudiants continue. Debut octobre, la table de dialogue entre étudiants et gouvernement a été rompue par les leaders du mouvement jugeant les propositions du gouvernement bien insuffisantes pour répondre à leurs revendications. Les deux parties de l’actuel bras de fer restent divisées concernant le thème de la gratuité de l’éducation et aucune proposition du gouvernement ne répond actuellement à la principale requête des étudiants concernant la fin du profit réalisé avec l’Education et le passage à un système éducatif gratuit pour tous.
Les étudiants restent mobilisés. Plusieurs universités et lycées sont toujours en paro et des manifestations, auxquelles répondent des dizaines de milliers de personnes, sont toujours convoquées presque chaque semaine. La situation s’est cependant tendue dans le pays et personne ne semble pouvoir se prononcer sur le dénouement du mouvement.
Chiffres d’après : Estudio sobre las causas de la deserción universitaria. Centro de Microdatos, Departamento de Economía, Universidad de Chile;
La guerra es el arte de destruir hombres, la política es el arte de engañarlos. Jean Le Rond D’ Alembert
CONFÉRENCE JOURNALISME DE GUERRE : L’INFORMATION SINISTRÉE
Una ciudad destruida, soldados sin rostro, extraños armados, miedo derramado, sueños mutilados, cuerpos sin nombres y nombres sin cuerpo. Caos. La guerra está a nuestro alcance.
Con sólo prender la televisión o abrir el periódico nos enfrentamos a una realidad que es tan común que incluso se ha vuelto distante. Vemos la guerra; cada vez más de cerca, pero pocas veces nos preguntamos quién es quién está detrás de la cámara, quién narra desde primera fila el caos, quién arriesga su vida por una dar la noticia. Los han llamado kamikazes, insensatos, incluso irresponsables, pero son ellos los que están dispuestos a ir al epicentro de los conflictos, de dónde muchos huyen y otros quisieran escapar. Periodistas de guerra. Son ellos quienes se convierten en testigos de los límites de la humanidad. A veces basta con solo una pluma, papel y una cámara para convertirse en el instrumento que habla por y para miles de víctimas. Hace unas semanas, el jueves 13 de octubre para ser exactos, en nuestro querido Auditorio Bolivar, tuvimos la presencia de dos periodistas que han dedicado su vida en hacer de la guerra algo más que un encabezado de prensa. En poco más de tres horas nos relataron la difícil tarea de convertirse en periodista de guerra, pero sobre todo el por qué. Podría ser difícil imaginar qué te llamaría a meterte en la boca del lobo voluntariamente; pero para Dominique Gerbaud, presidente de Reporters sans Frontières y Loïc de la Mornais gran reportero en France Télévision no es posible imaginar una vida sin la adrenalina de estar frente al fuego. Es complicado y fascinante entender lo que ellos llaman ‘el paraíso de hacer reportajes de guerra’.
El encontrarse en una situación extrema donde tienes 360° de visión para captar el momento, para vivir la historia. Donde cada minuto que pasa el peligro crece exponencialmente, donde caer en la tentación de quedarse cinco minutos más es tan seductor como suicida. Para ellos el vivir en el borde significa más que solo un trabajo o una profesión, es convertirse en la puerta de un mundo cruel que necesita ser visto, es ser la voz de los conflictos, es ser intérprete del caos.
Pero ser periodista de guerra no es sólo estar en medio del conflicto; es encontrar el equilibrio entre tomar riesgos fuertes y conocer los límites de uno mismo y la situación. Es estar consciente que un chaleco antibalas no es lo que te puede salvar, sino la sensatez con la que actúes y la experiencia que tengas. Es también saber que hay situaciones fuera de tu control y que en un instante te puedes convertir en un simple número rojo. No cualquiera está dispuesto a tomar esos riesgos. No cualquiera es capaz de encarar a la muerte sabiendo que es incapaz de poder hacer algo. Se requiere una vocación y una entrega total a la causa para vivir con heridas que no son sólo del cuerpo. Porque existe el momento en que dejas de ser un periodista y eres simplemente un ser humano frente a una catástrofe. Y es que al final del día, ellos saben que el poder contar la historia en verdad es sólo suerte. No hay manual ni instructivo que te diga cómo hacerlo; sólo tu pasión para saber por qué lo haces.
La Fondation suisse Antinea part à la découverte des océans via l’expédition The Changing Oceans Expedition. Prévu sur dix ans, la mission scientifique lancée en 2009 a pour objectif de cartographier l’impact humain sur les océans de la planète. Grâce au voilier Fleur de Passion, scientifiques et éco-volontaires établissent un état des lieux de nos mers et océans afin de trouver des solutions pour les protéger. Lire la suite »
Considerada a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa, a cidade livre de Christiania está ameaçada por uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa
Em tempos de primavera árabe, acidente nuclear e crise econômica nas zonas geográficas mais importantes do planeta, poucos são os expectadores atentos ao futuro de Christiania. Entretanto, a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa pode estar próxima de seu fim. Uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa põe fim a uma disputa judicial de mais de seis anos entre o Estado e os residentes. A corte considerou que uma decisão governamental de 2004 não ia de encontro à Convenção Europeia de Direitos Humanos e que o Estado poderia dispor do terreno ocupado em 1971.
Localizada na zona urbana de Copenhague, Christiania foi fundada por desempregados e anarquistas como forma de protesto contra a crise de moradia por que passava a Dinamarca nos anos 60 e 70. A área ocupada pertencia ao Ministério da Defesa, mas não era utilizada há anos e consistia em um conjunto de barracões militares abandonados. Seus primeiros residentes ocuparam o terreno, pintaram os antigos balcões com cores alegres, deram nome às ruas, e logo a cidade ganhou uma bandeira, um hino e regras de convivência específicas. Um conselho foi eleito para representar a coletividade e tomar decisões relacionadas à vida comum, como a distribuição das moradias e a inserção de novos habitantes. A cidade atraiu rapidamente olhares de todo o mundo, dividindo opiniões na sociedade dinamarquesa.
Em 1989, foi beneficiada por um estatuto que dava a seus primeiros residentes o direito de dispor livremente do terreno ocupado. Não só Christiania representava uma experiência de igualdade e democracia participativa, como também contribuía para a reinserção de narcômanos e pessoas com dificuldades sociais de integração. Artistas, acadêmicos e ativistas dividiam pacificamente o terreno e o comércio de drogas leves era permitido ao redor da famosa Pusher Street. Ao proibir o uso de veículos motorizados, a coletividade pretendia ser um modelo de oposição à sociedade capitalista e ao consumismo. Polo de atração para turistas de todo o mundo, Christiania era uma exceção ao Estado, mas de alguma forma contribuía para que o governo fosse considerado tolerante. Assim, são complexas as razões que levam as autoridades a adotar uma política de “normalização” a partir da chegada ao poder do governo conservador de Anders Fogh Rasmussen em 2001.
Para os membros de Christiania, a decisão de revogar o estatuto a fim de garantir ao governo, e não aos moradores, o direito de dispor do terreno é motivada por razões econômicas. A comunidade está localizada em uma das zonas mais centrais da capital e, uma vez privatizada, o metro quadrado da área seria extremamente valioso. Destruir a cidade significaria, portanto, construir um complexo de prédios modernos para a alta sociedade. O governo evoca, no entanto, muitas outras razões.
Inicialmente, o comércio de drogas em Pusher Street teria tornado-se extremamente lucrativo e dado origem a um fluxo de tráfico ilegal na Europa. O governo estima que, antes de ser proibido e coagido pelas autoridades há alguns anos, chegava-se a vender uma tonelada de drogas diariamente em Pusher Street por traficantes profissionais, que substituíam os residentes. Segundo o governo, também o índice de criminalidade teria aumentado nos últimos anos. Para os moradores, isso seria o resultado da diminuição de investimentos da parte do Estado a fim de que a cidade se deteriore, e que ele possa em seguida trazer a ordem e a prosperidade com o apoio da opinião pública.
Disputas à parte, a questão do apoio da sociedade dinamarquesa é fundamental. Há uma insatisfação crescente de parte da população em relação a Christiania. O que surgiu como uma comunidade autossuficiente parece não funcionar perfeitamente como tal. Atualmente, boa parte dos moradores tem empregos normais e utiliza os serviços públicos de transporte, saúde e educação do país. Eles não pagam, entretanto, os altos impostos a que está submetido o resto da população, nem as altas taxas de aluguel. Instalada em um território da União e, portanto, pertencente ao povo dinamarquês; Christiania é restrita a poucos privilegiados que recebem uma autorização de estadia do conselho de eleitos. As reivindicações da coletividade já não são vistas como legítimas e seus moradores são constantemente julgados como aproveitadores, que se beneficiam do estado de bem-estar dinamarquês, sem arcar com suas consequências.
De toda maneira, uma retirada à força dos habitantes seria politicamente inviável, e as autoridades deverão sentar-se para discutir o futuro da experiência. Os residentes estão dispostos a lutar por ela e já estão juntando dinheiro através de empréstimos para comprar do governo o maior número possível de casas. Mas é difícil saber que futuro a coletividade terá agora que seus habitantes já não podem tomar suas decisões de forma autônoma. Uma coisa é certa, com Christiania morre a última utopia anticapitalista europeia. Vejamos o que resta.
Le dernier documentaire en date du journaliste Daniel Leconte nous tient en haleine une heure cinquante six durant, livrant un portrait troublant du champs politique actuel. Il raconte la lutte acharnée que se sont livrés Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sur fond de faux listing et de comptes secrets chez Clearstream. Comme le résume son réalisateur, « cette affaire a intéressé tous les français mais personne n’y a rien compris ». Et pour cause, les intrigues s’entremêlent sans fin. Une vraie pièce de théâtre dont chaque acte nous livre de nouveaux rebondissements et chaque nouveau personnage d’en complexifier l’issue finale.
Une affaire épineuse
Tout commence le 3 mai 2004 lorsqu’Arnauld Van Ruymbeke reçoit une lettre anonyme l’informant de l’existence de 16 121 comptes occultes établies dans la banque Clearstream. Cette dénonciation incriminerait un grand nombre de personnalités françaises de premier rang parmi lesquelles figurent Dominique Strauss-Kahn, la chanteuse Alizée, Laeticia Casta et le ministre de l’intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy. Le magistrat, qui enquêtait depuis 2001 au sujet des frégates de Taïwan, y voit une formidable mine d’informations capable de l’aider à progresser dans son enquête. Quelques mois après l’ouverture d’une information judiciaire pour dénonciation calomnieuse, le magasine Le Point est informé du sujet. Les noms de Alain Gomez -ancien dirigeant de Thompson-CSF-, Philippe Delmas -vice-président d’EADS- et Nicolas Sarkozy apparaissent publiquement et menacent la carrière professionnelle de ces hauts fonctionnaires et, a fortiori la candidature du dernier à la Présidentielle de 2007. Ces listing sont-ils véridiques? Si oui les accusations du corbeau -le rapport de la DST pointe du doigt Jean-Louis Gergorin, ancien polytechnicien, puis énarque, actuel Président d’EADS et membre du Conseil d’Etat- s’avéreraient vraies et présenteraient le triste tableau d’une classe politique corrompue. De toute part, on s’indigne, on s’interroge, on s’inquiète. L’enquête se poursuit. D’incriminations en incriminations la piste remonte à trois personnages centraux: Jean-Louis Gergorin, le conseiller du ministre de la défense Philippe Rondot et l’informaticien libanais Imad Lahoud. Ils se seraient secrètement rencontrés à de multiples reprises. A quoi s’ajoute l’ombre de Dominique de Villepin qui semble étrangement plané au dessus de l’affaire… Lire la suite »