Il est désolant de constater que quand on annonce à un groupe d’élèves parisiens de SciencesPo, l’enthousiasme en berne, qu’on veut faire sa troisième année en République Dominicaine, chacun d’entre eux se retient d’esclaffer de s’esclaffer de rire. La plage et les cocotiers: rien de très sérieux tout ça…n’est-ce pas ?
Combien d’entre eux crieraient au scandale si on s’amener à réduire la Chine, nouvelle destination en côte pour la troisième année, aux bars branchés dont regorgent Pékin et où vont épancher leur luxure les petits expats universitaires ?
Lire la suite »
Une répétition…
C’est mercredi soir, rendez-vous à 19h45 dans l’amphi du bâtiment de Sciences Naturelles de l’UFR de Poitiers. Peu à peu, la salle se remplit au fur et à mesure que les plus de cent choristes arrivent et s’installent à leurs pupitres. C’est un tableau assez pittoresque : des hommes et des femmes, certains avec des barbes ou des moustaches grisonnantes, d’autres en jeans et portant leurs sacs de l’université. En effet, la chorale regroupe des chanteurs de tous les âges : membres du personnel et étudiants de l’université sont bienvenus, tout comme les étudiants faisant leur cursus ailleurs.
Lire la suite »
En 2006, à Poitiers, une grève de la faim de 98 sans-papiers rend la question des personnes en situation irrégulière embarrassante pour les autorités. Au cours de cette manifestation, six étudiants de notre campus avaient organisé dans le cadre de leur projet collectif « Citoyenneté sans-papiers » une table ronde dans les locaux de Science Po. Un événement qui avait réuni des gens de divers horizons et qui avait même capturé l’attention des journaux. Pourtant, ils sont peu nombreux ceux qui se souviennent encore de cette histoire, presque tombée aujourd’hui dans l’oubli.
C’est pourquoi la semaine dernière, j’ai demandé à Olivier Dabène de me montrer les archives des projets collectifs. Durant ces dernières années, beaucoup d’entre eux ont rencontré du succès : les Visages de l’Amérique latine, l’Opalc, l’Espoir Crédit et tant d’autres. Mais à côté, il y a eu aussi beaucoup de bonnes idées, tout simplement abandonnées. Ce n’est pas étonnant, malgré les efforts de l’administration, qu’un projet collectif ait peu de possibilité de survie.
Lire la suite »
Un policía se protege de la gripe A en la Ciudad de México.
Estos último meses, México ha adquirido gran protagonismo dentro de los medios internacionales, ya sea prensa, televisión o radio. Por desgracia, parece que en este caso no se puede hablar de que cualquier publicidad es buena. El turismo, la segunda actividad económica más importante del país, se ha visto afectado de forma alarmante. Las estimaciones oficiales señalan despidos de entre 150’000 y 200’000 personas. La imagen que antes evocaba México se está viendo remplazada por las acciones del crimen organizado y las enfermedades potencialmente pandémicas. Pareciera que, si la situación continúa así, los mexicanos comenzarán a extrañar el cliché de la siesta y el sombrero. Este reportaje trata sobre la imagen que se tiene de México en el 1er ciclo de América Latina, España y Portugal de Sciences Po.
Lire la suite »
Quand Arthur Schlomoff a décidé d’entrer à Sciences Po, il avait passé toute sa vie au Brésil. Sans connaître la procédure internationale, il est parti en France, où il a passé son bac. Très déterminé à entrer à Sciences Po, il a fait une classe préparatoire pendant l’été de 2007. À la fin des vacances, il a passé le concours Bac+0.
Quelques mois avant, Aiko Cortés avait passé l’épreuve orale de la procédure internationale à Santiago, Pedro García lui l’avait présenté au lycée français de Mexico, et Gabriel Gutiérrez, salvadorien, était allé au Guatemala pour passer son oral.
En sortant de la salle d’évaluation, Arthur, Aiko, Pedro et Gabriel ont eu le même désagréable sentiment de ne pas avoir réussi à leurs épreuves. Après en avoir reçu confirmation par écrite, la déception est devenue définitive. Comment ont-ils trouvé de la motivation pour postuler deux fois dans cette école ?
Lire la suite »
Tous les mercredis soirs, Jody étudiante de 2ème année à Sciences Po se rend dans le quartier des Couronneries de Poitiers, quartier méconnu des étudiants du centre ville. Mais que cherche-t-elle dans ces contrées lointaines?
Cette année, elle a choisi dans le cadre de son projet collectif de faire partie de l’Association de la fondation étudiante pour la ville, alias l’Afev. Proposant des accompagnements personnalisés pour des enfants et des jeunes en difficultés scolaire ou sociale, l’Afev est une association qui se nourrit du désir d’engagement d’étudiants comme Jody qui cherchent à participer activement à la vie associative de leur ville. Se sentir utile donc, mais aussi apprendre à communiquer, rentrer en contact avec des gens nouveaux, s’impliquer dans quelque chose de concret, voilà les apports souvent recherchés par l’étudiant. Deux heures par semaine, Jody est accueillie par Salimatou, comme Sara par Mathilde ou Quentin par Mama. Deux heures qui, tout au long de l’année, vont créer des liens qui n’auraient jamais vu le jour autrement.
Lire la suite »
Ces étudiants passent parfois inaperçus, il y en a à peu près une dizaine en première année. Mardi dernier, à la salle Mafalda, j’ai rencontré plusieurs Franco-français pour parler de leur expérience à Poitiers. À six mois de leur arrivée, le bilan est clair : le début n’a pas du tout été simple, mais ils ne regrettent pourtant pas d’être ici.
Lire la suite »