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	<title>Journal Mural &#187; Reportages</title>
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		<title>Protégeons nos océans !</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 20:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Bercault]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fondation suisse Antinea part à la découverte des océans via l’expédition The Changing Oceans Expedition. Prévu sur dix ans, la mission scientifique lancée en 2009 a pour objectif de cartographier l’impact humain sur les océans de la planète. Grâce au voilier Fleur de Passion , scientifiques et éco-volontaires établissent un état des lieux de nos mers et océans afin de trouver des solutions pour les protéger.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Fondation suisse Antinea part à la découverte des océans via l’expédition <em>The Changing Oceans Expedition. </em>Prévu sur dix ans, la mission scientifique lancée en 2009 a pour objectif de cartographier l’impact humain sur les océans de la planète. Grâce au voilier</strong><strong> Fleur de Passion</strong><strong><em> </em>, scientifiques et éco-volontaires établissent un état des lieux de nos mers et océans afin de trouver des solutions pour les protéger. <span id="more-5087"></span><br />
</strong></p>
<p>Dans quels états retrouverons-nous nos océans dans dix ans ? Ou, tout simplement quel est l’état actuel de nos océans ? Répondre à ces questions est l’objectif de la Fondation suisse Antinea avec la mission <em>The Changing Oceans Expedition</em>. A bord du voilier <em>Fleur de passion</em>, chercheurs, éco-volontaires et spécialistes de la communication unissent leurs efforts afin de mesurer l’impact humain sur les océans et de sensibiliser le grand public à l’écologie et au développement durable.</p>
<p><strong>The Changing Oceans Expedition</strong></p>
<p>Prévu sur dix ans, l’expédition <em>The Changing Oceans Expedition</em> vise à parcourir la planète bleue dans son ensemble. Plus de cent sites marins vont être étudiés à la loupe -ou plutôt au masque et à l’oxygène. Ainsi, <em>Fleur de passion</em> est une véritable plate forme de recherche où scientifiques de diverses nationalités peuvent étudier l’écosystème et la biodiversité marine. Après cinq années de restauration du voilier <em>Fleur de passion</em>, l’expédition fut lancée  le 8 octobre 2008 lors du  Congrès Mondial de la Conservation à Barcelone.</p>
<p>Le 11 juillet 2009, <em>Fleur de passion</em> quitta le port de Marseille pour effectuer sa première odyssée scientifique. En 2009, le voilier a parcouru toute la Méditerranée Occidentale, la Mer Adriatique et les côtes croates. En 2010, les scientifiques ont exploré les fonds marins des côtes espagnoles et françaises, ainsi que les fonds de la Manche, de la Mer du Nord et de la Mer Baltique. Cette année l’expédition se déroule en Mer Rouge. Les révoltes arabes n’ont pas freiné l’aventure. Par la suite, Fleur de Passion fera cap vers l’Afrique de l’Ouest, le Brésil et les Caraïbes (2012)… (Pour voir l’itinéraire globale de l’expédition : <a href="http://www.changingoceans.org/global-itinerary.php">http://www.changingoceans.org/global-itinerary.php</a>).</p>
<p><strong>Objectifs : cartographier les océans et sensibiliser le grand public</strong></p>
<p>La Fondation Antinea vise, à travers cette épopée marine, à cartographier les océans en fonction des activités humaines (impact humain). Nul besoin de rappeler que les activités touristiques, les activités portuaires ou encore les activités halieutiques peuvent nuire à l’environnement et doivent être maîtrisées. La pollution marine ne cesse de croître et de perturber les écosystèmes marins. C’est dans ce but que la Fondation Antinea entreprend un état des lieux des océans de la planète. La solution actuellement proposée par les scientifiques pour protéger les océans est la création d’Aires Marines Protégées. Ces dernières, trop peu nombreuses, doivent être développées par les pouvoirs publics afin de préserver les océans.</p>
<p>Par ailleurs, l’autre objectif de la Fondation Antinea est de communiquer et sensibiliser les individus quant au défi environnemental qui nous attend. Des conférences sont organisées, des vidéos et photos sont disponibles sur internet et des articles paraissent sur l’expédition. Faire connaître l’expédition <em>The Changing Oceans Expedition </em>signifie donc également participer à la prise de conscience collective de la nécessaire protection de nos océans et qui plus est de nos écosystèmes.</p>
<p>Cette formidable aventure humaine, scientifique et environnementale n’aurait pu se faire sans le soutien direct de l’UNESCO et de l’IUCN. En outre, des personnes célèbres tels que le dessinateur Zep ou encore le réalisateur Luc Besson parrainent la fondation.</p>
<p><strong>Pour plus d’information</strong> :</p>
<p>-Fondation Antinea : <a href="http://www.antinea-foundation.org/">http://www.antinea-foundation.org/</a></p>
<p>-The Changing Oceans Expedition :  <a href="http://www.changingoceans.org/human-impact.php">http://www.changingoceans.org/human-impact.php</a></p>
<p>-Toutes le chroniques radiophonique de l’expédition sur : <a href="http://www.frequenceterre.com/toutes-les-chroniques-theme-118.html">http://www.frequenceterre.com/toutes-les-chroniques-theme-118.html</a></p>
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		<title>Algo de podre no reino da Dinamarca&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 13:01:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Filipe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Filipe Silva]]></category>

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		<description><![CDATA[Considerada a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa, a cidade livre de Christiania está ameaçada por uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa

Em tempos de primavera árabe, acidente nuclear e crise econômica nas zonas geográficas mais importantes do planeta, poucos são os expectadores atentos ao futuro de Christiania. Entretanto, a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa pode estar próxima de seu fim. Uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa põe fim a uma disputa judicial de mais de seis anos entre o Estado e os residentes. A corte considerou que uma decisão governamental de 2004 não ia de encontro à Convenção Europeia de Direitos Humanos e que o Estado poderia dispor do terreno ocupado em 1971.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Considerada a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa, a cidade livre de Christiania está ameaçada por uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Em tempos de primavera árabe, acidente nuclear e crise econômica nas zonas geográficas mais importantes do planeta, poucos são os expectadores atentos ao futuro de <em>Christiania</em>. Entretanto, a última experiência de comunidade alternativa ainda existente na Europa pode estar próxima de seu fim. Uma decisão recente da corte suprema dinamarquesa põe fim a uma disputa judicial de mais de seis anos entre o Estado e os residentes. A corte considerou que uma decisão governamental de 2004 não ia de encontro à Convenção Europeia de Direitos Humanos e que o Estado poderia dispor do terreno ocupado em 1971.</p>
<p style="text-align: justify;">Localizada na zona urbana de Copenhague, <em>Christiania</em> foi fundada por desempregados e anarquistas como forma de protesto contra a crise de moradia por que passava a Dinamarca nos anos 60 e 70. A área ocupada pertencia ao Ministério da Defesa, mas não era utilizada há anos e consistia em um conjunto de barracões militares abandonados. Seus primeiros residentes ocuparam o terreno, pintaram os antigos balcões com cores alegres, deram nome às ruas, e logo a cidade ganhou uma bandeira, um hino e regras de convivência específicas. Um conselho foi eleito para representar a coletividade e tomar decisões relacionadas à vida comum, como a distribuição das moradias e a inserção de novos habitantes. A cidade atraiu rapidamente olhares de todo o mundo, dividindo opiniões na sociedade dinamarquesa.</p>
<p style="text-align: justify;">Em 1989, foi beneficiada por um estatuto que dava a seus primeiros residentes o direito de dispor livremente do terreno ocupado. Não só <em>Christiania</em> representava uma experiência de igualdade e democracia participativa, como também contribuía para a reinserção de narcômanos e pessoas com dificuldades sociais de integração. Artistas, acadêmicos e ativistas dividiam pacificamente o terreno e o comércio de drogas leves era permitido ao redor da famosa <em>Pusher Street</em>. Ao proibir o uso de veículos motorizados, a coletividade pretendia ser um modelo de oposição à sociedade capitalista e ao consumismo. Polo de atração para turistas de todo o mundo, <em>Christiania</em> era uma exceção ao Estado, mas de alguma forma contribuía para que o governo fosse considerado tolerante. Assim, são complexas as razões que levam as autoridades a adotar uma política de “normalização” a partir da chegada ao poder do governo conservador de Anders Fogh Rasmussen em 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">Para os membros de <em>Christiania</em>, a decisão de revogar o estatuto a fim de garantir ao governo, e não aos moradores, o direito de dispor do terreno é motivada por razões econômicas. A comunidade está localizada em uma das zonas mais centrais da capital e, uma vez privatizada, o metro quadrado da área seria extremamente valioso. Destruir a cidade significaria, portanto, construir um complexo de prédios modernos para a alta sociedade. O governo evoca, no entanto, muitas outras razões.</p>
<p style="text-align: justify;">Inicialmente, o comércio de drogas em <em>Pusher Street</em> teria tornado-se extremamente lucrativo e dado origem a um fluxo de tráfico ilegal na Europa. O governo estima que, antes de ser proibido e coagido pelas autoridades há alguns anos, chegava-se a vender uma tonelada de drogas diariamente em <em>Pusher Street</em> por traficantes profissionais, que substituíam os residentes. Segundo o governo, também o índice de criminalidade teria aumentado nos últimos anos. Para os moradores, isso seria o resultado da diminuição de investimentos da parte do Estado a fim de que a cidade se deteriore, e que ele possa em seguida trazer a ordem e a prosperidade com o apoio da opinião pública.</p>
<p style="text-align: justify;">Disputas à parte, a questão do apoio da sociedade dinamarquesa é fundamental. Há uma insatisfação crescente de parte da população em relação a <em>Christiania</em>. O que surgiu como uma comunidade autossuficiente parece não funcionar perfeitamente como tal. Atualmente, boa parte dos moradores tem empregos normais e utiliza os serviços públicos de transporte, saúde e educação do país. Eles não pagam, entretanto, os altos impostos a que está submetido o resto da população, nem as altas taxas de aluguel. Instalada em um território da União e, portanto, pertencente ao povo dinamarquês; <em>Christiania</em> é restrita a poucos privilegiados que recebem uma autorização de estadia do conselho de eleitos. As reivindicações da coletividade já não são vistas como legítimas e seus moradores são constantemente julgados como aproveitadores, que se beneficiam do estado de bem-estar dinamarquês, sem arcar com suas consequências.</p>
<p style="text-align: justify;">De toda maneira, uma retirada à força dos habitantes seria politicamente inviável, e as autoridades deverão sentar-se para discutir o futuro da experiência. Os residentes estão dispostos a lutar por ela e já estão juntando dinheiro através de empréstimos para comprar do governo o maior número possível de casas. Mas é difícil saber que futuro a coletividade terá agora que seus habitantes já não podem tomar suas decisões de forma autônoma. Uma coisa é certa, com <em>Christiania</em> morre a última utopia anticapitalista europeia. Vejamos o que resta.</p>
<p><em>Alguns links para entender melhor Christiania:</em></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=u9M9MVCkDzs">Fotos de Christiania (youtube.com)</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yaau_-eD63g">Documentário sobre Christiania (youtube.com)</a></p>
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		<title>« Le Bal des menteurs », un exercice juridico-politique périlleux mais réussi</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 20:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Partouche]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le dernier documentaire en date du journaliste Daniel Leconte nous tient en haleine une heure cinquante six durant, livrant un portrait troublant du champs politique actuel. Il raconte la lutte acharnée que se sont livrés Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sur fond de faux listing et de comptes secrets chez Clearstream. Comme le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/Mural.jpg"><img class="size-Boite wp-image-4937 alignleft" title="Mural" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/Mural-200x133.jpg" alt="" width="200" height="133" /></a> Le dernier documentaire en date du journaliste Daniel Leconte nous tient en haleine une heure cinquante six durant, livrant un portrait troublant du champs politique actuel. Il raconte la lutte acharnée que se sont livrés Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sur fond de faux listing et de comptes secrets chez Clearstream. Comme le résume son réalisateur, « cette affaire a intéressé tous les français mais personne n’y a rien compris ». Et pour cause, les intrigues s’entremêlent sans fin. Une vraie pièce de théâtre dont chaque acte nous livre de nouveaux rebondissements et chaque nouveau personnage d’en complexifier l’issue finale.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Une affaire épineuse</span></strong></p>
<p>Tout commence le 3 mai 2004 lorsqu’Arnauld Van Ruymbeke reçoit une lettre anonyme l’informant de l’existence de 16 121 comptes occultes établies dans la banque Clearstream. Cette dénonciation incriminerait un grand nombre de personnalités françaises de premier rang parmi lesquelles figurent Dominique Strauss-Kahn, la chanteuse Alizée, Laeticia Casta et le ministre de l’intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy. Le magistrat, qui enquêtait depuis 2001 au sujet des frégates de Taïwan, y voit une formidable mine d’informations capable de l’aider à progresser dans son enquête. Quelques mois après l’ouverture d’une information judiciaire pour dénonciation calomnieuse, le magasine Le Point est informé du sujet. Les noms de Alain Gomez -ancien dirigeant de Thompson-CSF-, Philippe Delmas -vice-président d’EADS- et Nicolas Sarkozy apparaissent publiquement et menacent la carrière professionnelle de ces hauts fonctionnaires et, a fortiori la candidature du dernier à la Présidentielle de 2007. Ces listing sont-ils véridiques? Si oui les accusations du corbeau -le rapport de la DST pointe du doigt Jean-Louis Gergorin, ancien polytechnicien, puis énarque, actuel Président d’EADS et membre du Conseil d’Etat- s’avéreraient vraies et présenteraient le triste tableau d’une classe politique corrompue. De toute part, on s’indigne, on s’interroge, on s’inquiète. L’enquête se poursuit. D’incriminations en incriminations la piste remonte à trois personnages centraux: Jean-Louis Gergorin, le conseiller du ministre de la défense Philippe Rondot et l’informaticien libanais Imad Lahoud. Ils se seraient secrètement rencontrés à de multiples reprises. A quoi s’ajoute l’ombre de Dominique de Villepin qui semble étrangement plané au dessus de l’affaire&#8230;<span id="more-4936"></span></p>
<p>Au fur et à mesure que le procès avance, le suspens tenaille davantage le spectateur. L’on veut comprendre quels liens unissent Gergorin, Lahoud et Rondot. Et surtout, distinguer les menteurs des honnêtes hommes. Car les intrigues s’entrelacent indéfiniment. Que penser d’un Nicolas Sarkozy qui se clame innocent mais dont l’avocat n’est autre qu’un ami très proche? Pourquoi ce même homme n’a-t-il pas immédiatement démenti sa culpabilité? Ses détracteurs l’accusent d’avoir lui-même orchestré l’apparition de son nom sur les listings afin de faire tomber De Villepin. Parallèlement, le nom de Philippe Delmas est indissociable de celui de Gergorin tandis que la haine qui sépare Villepin et Sarkozy s‘inscrit dans un contexte beaucoup plus ancien. Certains en concluent alors à l’impossibilité de coïncidences. Les listings seraient l’instrument d’un règlement de compte sans vergogne. Enfin, comment expliquer que Jacques Chirac et Michelle Alliot-Marie aient gardé le silence face à ces agissements crapuleux? Ils ne pouvaient être passés à côté de ces informations capitales dans leurs fonctions respectives de Président de la République et de Ministre de la Défense -autrement dit de supérieure directe du Général Rondot.</p>
<p>C’est donc dans le scepticisme que s’ouvre, le 21 septembre 2009, le procès de l’affaire Clearstream. Après 4 mois de délibération, il condamne Gergorin, Lahoud et Rondot et relaxe De Villepin. Toutefois les retentissements n’ont pas cessés de se faire entendre.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">« Ce film est un western »</span></strong></p>
<p>Comme l’indique son réalisateur, le <em>« Bal des menteurs » </em>est le film d’un procès, et surtout de la polémique qu‘il a généré. Ce docu de société renouvelle le genre peu exploité en France de la fiction juridique, qui a pourtant largement inspiré le cinéma hollywoodien. De <em>12 Angry Men </em>à <em>Kramer contre Kramer</em>, celui-ci s’empare des rouages de la justice. Plus particulièrement, le tribunal est un lieu privilégié d’étude de la race humaine et de ses dérives. Les criminels y côtoient les escrocs. Les meurtriers se confrontent aux juristes droits et tous puissants. Tandis que se presse une foule de badauds venue assouvir un voyeurisme malsain. On y dévoile les secrets les mieux gardés et ont y fait la lumière sur la nature humaine et ce qui lui reste d’animalité et parfois de sauvagerie.</p>
<p>Leconte alterne les prises de position. Ils se met à la place des protagonistes: des accusés comme des victimes, des juristes abusés, comme des spectateurs. Ces derniers apparaissent de manière sporadiques, incarnés par la spontanéité de deux quinquagénaires assis dans le hall et qui essaient de séparer le grain de l’ivraie au fil des rebondissements. Leurs commentaires naïfs symbolisent l’incompréhension de l’opinion publique, délaissée par la complexité de l’affaire. Le <em>« Bal des menteurs » </em>rend ce procès accessible. Il le ramène à échelle humaine, en dénouant progressivement les manœuvres. Il se veut didactique sans moraliser ni livrer une opinion à l’emporte pièce qui restreindrait le débat.</p>
<p>Il est le fruit de l’indignation d’un homme pour qui le procès n’est pas fini, pour qui des points d’ombres persistent et qui par ses recherches et sa détermination veut en hâter le dénouement. Ce documentaire brille par ses témoignages et sa façon à part entière de refaire le procès en dehors du tribunal. Car n’oublions pas que Daniel Leconte est avant tout un journaliste avisé. Comme il le souligne lui-même, bien que l’interrogatoire soit informel, les inculpés y livrent des informations capitales et l’issue du procès s’y rejoue. Comme si ce qui était dit dans l’intimité de l’interview était susceptible de changer le regard des juristes sur leur cas, voire même de les sauver. Et force est de constater que bien que les juristes aient condamné Lahoud et Gergorin et que Dominique de Villepin ait été relaxé, ce documentaire peut changer la donne dans le procès en appel qui s’ouvrira le 2 mai prochain. Le réalisateur déplorait deux grands absents: Dominique de Villepin et le général Rondot. Peut-être n’est-ce que partie remise car un dernier pan du procès reste encore à être joué et son issue menace sérieusement d’ébranler notre perception de la gestion du pouvoir.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">’</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">effondrement de la théorie machiavélique </span></strong></p>
<p>En effet, l’on est tenté de se demander si ce type de scandale a toujours lieu d’être, à l’heure de Wikileaks et de la recherche d’une plus grande transparence. Stiglitz déplorait l’opacité dans la gestion de l’économie américaine qui a mené à la crise économique de 2008. Tandis que Michèle Alliot-Marie et Karl-Theodor zu Guttenberg, au cœur de scandales politiques fâcheux, furent désavoués et contraints à la démission. Les gouvernants doivent aujourd’hui rendre compte de chacun de leurs agissements et de leurs choix. Et aucun compromis n’est admis dans la réalisation du bien commun. Les associations de défense des Droits de l’Homme et des libertés ne cessent de nous rappeler que chacun de nous compte dans son intégrité.  Il semble que l’ère de la politique machiavélique, au sens littéral du terme, est révolue. Les populations ne sont plus disposés à accepter la manipulation, le secret et le mensonge. Les nantis ne sont plus ces personnages intouchables dont les actions ne font l’objet d’aucun contrôle. Les peuples réclament chaque jour plus de droits. Comment dès lors tolérer l’imposture des listings Clearstream et les dénonciations calomnieuses? Elles sont interprétées comme de nouveaux abus de confiance des politiques envers les citoyens. Toutefois, cette politique pseudo-autoritaire a ses limites.  l’issue de l’appel prévu pour mai 2011 sonnera le glas des supercheries.</p>
<p>Le <em>« Bal des menteurs </em>», dont le titre est directement inspiré par les propos de Lahoud, est une histoire abracadabrante où chacun se tient, où chacun est lié. Une valse de mensonges qui ont secoué durant quatre ans la sphère politique française. La lutte à mort de deux hommes, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, pour le pouvoir. Un conflit d’intérêt dont les proportions démesurées l’ont érigé en une véritable affaire d’Etat. A un an de la présidentielle, l’issue du litige est décisif. Il pourrait radicalement modifié la désignation du candidat UMP et participer à la désagrégation d’une mouvance politique qui dit avoir l’apanage de l’unité. Le débat promet d’être mouvementé en ce mois de mai 2011. Espérons toutefois qu’il sonnera le glas des supercheries et des tromperies du politique envers ses citoyens. Car comme le dit si bien Michel Serres: « La seule vraie désobéissance est celle qui permet d’inventer. »</p>
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		<title>Shirin Ebadi à Poitiers, chronique d’un périple mémorable</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 21:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce lundi 14 mars, nous sommes aux alentours de 17 heures lorsqu’une Mercedes noire la dépose devant le bâtiment B 21 du campus universitaire de Poitiers. Accompagnée d’un membre du comité organisateur et de son interprète personnel, elle salue d’un grand geste de la main les quelques élus locaux ayant fait le déplacement. Les journalistes dégainent leurs appareils photos, prêts à shooter.  Quant à la centaine de curieux venus assister à l’inauguration d’une rue en hommage à son combat pour le respect des droits de l’homme, ils sont aux anges. Une joie légitime, car « elle », c’est Shirin Ebadi, l’iranienne prix Nobel de la paix en 2003.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>http://vimeo.com/21115356</p>
<p>Ce lundi 14 mars, nous sommes aux alentours de 17 heures lorsqu’une Mercedes noire la dépose devant le bâtiment B 21 du campus universitaire de Poitiers. Accompagnée d’un membre du comité organisateur et de son interprète personnel, elle salue d’un grand geste de la main les quelques élus locaux ayant fait le déplacement. Les journalistes dégainent leurs appareils photos, prêts à shooter.  Quant à la centaine de curieux venus assister à l’inauguration d’une rue en hommage à son combat pour le respect des droits de l’homme, ils sont aux anges. Une joie légitime, car « elle », c’est Shirin Ebadi, l’iranienne prix Nobel de la paix en 2003.<span id="more-4868"></span></p>
<p>En visite dans la région pour une durée de trois jours, son programme prévoit  une première halte à l’IUFM poitevin. A peine descendue du bolide aux vitres teintées, un second membre appartenant au comité organisateur vient l’accueillir. Ce dernier susurre ensuite quelques mots à l’oreille de l’interprète d’une madame Ebadi qui arbore, comme à son habitude, un large sourire. La première femme à devenir juge en Iran, c’était en 1974, ne comprend pas un mot de la langue de Molière. Toutefois, ce détail ne semble pas l’inquiéter outre mesure tant elle accorde une confiance aveugle à son interprète. L’homme censé la guider lors de son périple dans la Vienne paraît être lui aussi dans son élément. Son visage ne traduit pas même un signe d’agacement, éventuel résultat du crépitement assourdissant des innombrables flashs. Il indique à Shirin Ebadi le chemin à suivre en vue d’aller à la rencontre d’Alain Claeys, le maire de Poitiers. Démarche solennelle, protocole oblige, le député socialiste parcours aux cotés de l’iranienne les derniers mètres qui les séparent d’une plaque où  le nom de l’illustre invitée trônera à jamais. L’inauguration officielle de la rue « Shirin Ebadi » se déroule sous un tonnerre d’applaudissements et surtout devant les caméras du Journal Mural.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, on retrouve les protagonistes confortablement installés dans la salle de conférence de l’IUFM. Claeys prononce un discours émouvant, introduisant madame Ebadi comme une « personne dotée d’une volonté inébranlable ayant révolutionné le droit des femmes et des enfants dans son pays et les Droits de l’Homme plus généralement ». Il ajoute que les membres de l’université de Poitiers sont comblés de recevoir cette femme véritable « exemple de combattivité ». Puis c’est au tour de Shirin Ebadi de s’exprimer. Elle revient tout d’abord sur la dégradation progressive de la démocratie en Iran, avant d’aborder son cas personnel. Ce notamment en insistant sur la difficulté qu’éprouvent les magistrats à réaliser leur labeur de manière indépendante, faisant fi des risques encourus. Aujourd’hui, ces « excès d’imprudence démocratique » se traduisent par une situation guère reluisante. La plupart de ses anciens confrères ou consœurs croulent actuellement dans des centres pénitenciers  ou sont jadis passés par la case prison. Seuls trois de ses proches amis demeurent en exercice. Alors, lorsqu’un enseignant présent parmi l’assistance l’interroge sur les relations diplomatiques qu’entretient Nicolas Sarkozy avec son homologue iranien  Mahmoud Ahmadinejad, Ebadi esquisse un sourire gêné. Un sourire qui en dit long sur la vision qu’elle porte du régime autoritaire sévissant dans son pays natal. Exilée à Londres, Shirin Ebadi ne peut aujourd’hui rejoindre l’Iran, sous peine d’être enfermée dans les geôles de Téhéran.</p>
<p>Autre moment phare de la conférence, la question d’un journaliste de Centre Presse faisant écho aux révolutions arabes : « Madame Ebadi, d’après vous, les révoltes tunisiennes, égyptiennes ou libyennes peuvent-elles inspirer le peuple iranien ? ». La réponse est sans appel : « Elles inspirent déjà le peuple iranien. Des manifestations ont lieu tous les jours, bravant la dure répression orchestrée par notre président ». Ebadi raconte comment cinq étudiants, engagés dans l’opposition, ont récemment été criblés de balles par des policiers au sein même de leur université. Mais ce n’est pas le genre de la maison que de s’avouer vaincu ou de tomber dans le catastrophisme, et la Nobel 2003 continue à prôner la lutte pacifique. Par-dessus tout, elle espère que les manifestations cesseront de se terminer en bain de sang : « Pourquoi l’accès à la démocratie du peuple iranien doit-il se traduire par des dizaines de morts et du sang versé sans compter ? ». Finalement, répondant à la question d’un autre journaliste, Ebadi prend fermement position contre le projet nucléaire iranien. Acclamée par le public, elle peut tranquillement se retirer avec le sentiment du devoir accompli. Encore et toujours en défendant brillamment et avec ferveur les causes de la démocratie, de la paix dans le monde et des Droits de l’Homme. Plus qu’un prix Nobel sur le papier, Shirin Ebadi est une noble femme. Son combat inspire le respect et ne doit jamais tomber dans l’oubli. Merci madame Ebadi, merci de nous rappeler des valeurs trop souvent bafouées.</p>
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		<title>Quand le muet se fait entendre</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 17:41:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Jalles]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque les premiers cris de la Révolution du Jasmin se firent entendre à Sidi Bouzid, rares furent ceux qui pouvaient imaginer l’ampleur de ce mouvement. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement la Tunisie qui a connu une révolution et a renversé sont “Président”. Après 18 jours de manifestations, l’Égypte vient lui aussi d’entrer dans une nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="inforight"><p> Article écrit pour le projet co <strong>: <a href="http://bicentenariodospuntocero.com/blog/"> Bicentenario 2.0</a></strong><strong> </strong></p></div>
<p>Lorsque les premiers cris de la Révolution du Jasmin se firent entendre à Sidi Bouzid, rares furent ceux qui pouvaient imaginer l’ampleur de ce mouvement. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement la Tunisie qui a connu une révolution et a renversé sont “Président”. Après 18 jours de manifestations, l’Égypte vient lui aussi d’entrer dans une nouvelle ère dont on ne connaît pas encore les conséquences ou la portée.</p>
<p>Le discours de Moubarak du jeudi 10 février 2011 était marqué de “Expectations and frustration”. Malgré la pression venue des Etats-Unis, le “Pharaon” avait déjà dit qu’il ne quitterait jamais le territoire égyptien, et par la suite affirmait qu’il ne quitterait pas le pouvoir. Le monde a eu peur de ce que le futur pouvait réserver pour l’Egypte, après le discours du jeudi soir. On ne s’y attendait plus à ce qu’il résigne. Ou on le tuait ou la révolution éclatait.</p>
<p><span id="more-4681"></span></p>
<p>C’est ainsi que Tahir Square a pleuré à deux reprises: lorsque Moubarak refusa de quitter le pouvoir et lorsqu’il décida de le quitter. Presque 24 heures après son discours, Moubarak affirmait qu’il quittait le pouvoir, le laissant aux mains de l’armée égyptienne. “An incredible 24 hours. I now feel that everything is possible, I’m so proud!”, déclarer une égyptienne en pleurant de joie et fierté pour son pays.</p>
<p>Ce qui est incroyable dans cet événement c’est qu’on a pu assister à un de ces moments de “History in the making”. On a pu accéder en direct aux péripéties, aux bouleversements, aux pensées des égyptiens, aux pensées de la communauté internationale, aux discours, aux cris, à la joie&#8230; La révolution 2.0 a ici démontré sa force. Des milliers de 140 caractères ont été écrits, pour partager cet épisode avec le reste du monde. Une marche virtuelle a été organisée en faveur de l’Egypte via Facebook. Les dernières 24 heures avant le départ de Moubarak ont été suivies pas à pas par LeMonde.fr et au moment où il a démissionné on a pu assister aux images en direct depuis le Caire grâce à AlJazeera. Ceci est historique. Jamais on avait pu suivre de si près des événements aussi marquants et bouleversants.</p>
<p>La population de jeunes adultes était majoritaire tout au long de ce mouvement de libération de l’Egypte. C’est peut-être pour ça que l’utilisation des réseaux 2.0 tels que Twitter ou Facebook a été si forte.</p>
<p>Le destin de l’Egypte est pour le moment incertain. Mais la révolution qui se dessine au Sud de la Méditerranée ne semble pas s’arrêter aux frontières, et on entend déjà aujourd’hui des voix qui se lèvent en Algérie et même en Iran.</p>
<p style="text-align: center;">* * * * * *</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Découvrez le projet collecfif Bicentenario 2.0 :</span></em></strong></p>
<p style="text-align: left;">Somos jóvenes en constante movimiento . Un día, la distancia nos unió . Fue tal vez Facebook, Twitter o simplemente el hecho de que compartimos un gusto por el cambio. Poco a poco, nos fuimos conociendo y entre similitudes y diferencias, nos volvimos un equipo. Decidimos movernos juntos y establecer un objetivo común : crear el primer medio de comunicación independiente y horizontal de la juventud iberoamericana.</p>
<p>El momento es único. El 2010 fue declarado por la Organización de Naciones Unidas como el año de la juventud, por todo el mundo se organizan congresos, conferencias y otros espacios que pretenden darle un nuevo impulso a la acción juvenil. Paralelamente, diez países latinoamericanos festejan los doscientos años del inicio de sus independencias . Los gobiernos se movilizan para celebrar las fiestas nacionales: la historia adorna las calles, los parques y algunas políticas públicas. Se habla de América Latina en pasado y futuro.</p>
<p>Para nosotros, estos dos eventos son un pretexto para concretizar nuestro proyecto, creemos que en realidad no es necesario hablar de los Bicentenarios, sino del Bicentenario en singular. Vivimos un momento fundacional para la juventud iberoamericana que traspasa las fronteras y que se debe convertir en un compromiso a largo plazo. Creemos también, que este compromiso es 2.0 porque tiene que construirse a través las nuevas tecnologías de comunicación provenientes de la Web 2.0. Nuestro compromiso, anuncia una nueva revolución en la que lucharemos contra la brecha digital que separa a nuestras sociedades.</p>
<p>Es así como celebramos en presente, por que es exactamente ahí donde la historia nace y donde nuestras posibilidades de actuar son infinitas…</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://bicentenariodospuntocero.com/blog/" target="_blank">http://bicentenariodospuntocero.com/blog/</a></p>
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Youtube : youbicentenario</p>
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		<title>Sida : une journée mondiale pour une lutte quotidienne</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 21:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Mouline]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la 23ème année consécutive, la journée du 1 décembre fut dédiée à la lutte contre le sida. Conceptualisée en 1988 lors du Sommet des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida, la journée mondiale de la lutte contre le sida est l’occasion d’une sensibilisation du public à la triste réalité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la 23<sup>ème</sup> année consécutive, la journée du 1 décembre fut dédiée à la lutte contre le sida. Conceptualisée en 1988 lors du Sommet des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida, la journée mondiale de la lutte contre le sida est l’occasion d’une sensibilisation du public à la triste réalité de cette épidémie : plus de 25 millions de morts et près de 60 millions de personnes affectées depuis l’apparition de la maladie. La lutte vise, malheureusement, un adversaire de taille. Depuis sa première manifestation en 1980, le virus s’est propagé de par le monde à une allure surprenante. En 1990, 7,3 millions de personnes vivaient avec le VIH ; fin 2009, ils étaient 33,4 millions.  Parmi eux, 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans.<sup>1</sup></p>
<p>L’épidémie sévit particulièrement sur certaines régions. En décembre 2009, on comptait en Afrique subsaharienne plus de 22,4 millions de personnes vivant avec le VIH ; 3,8 millions en Asie du Sud et du Sud-Est, 2 millions en Amérique Latine… De tels chiffres mettent en évidence une réelle disparité régionale ; cependant le sida n’en reste pas un moins une épidémie sans frontière. Ralentir l’épidémie, lutter contre sa propagation, inverser la tendance est un devoir collectif, une exigence mondiale. En signant la Déclaration du Millénaire, 191 Etats s’engagent sur cette voie.<span id="more-4093"></span>  </p>
<p><strong>« Combattre le VIH/Sida… »,</strong><strong> </strong><strong> un Objectif du Millénaire pour le Développement.</strong></p>
<p>         Réunis en septembre 2000 à New York lors du sommet du Millénaire, les Etats membres des Nations Unis ont défini une ligne commune d’objectifs à suivre pour répondre aux exigences du développement mondial.  Huit objectifs concrétisent cette volonté de coopération internationale pour lutter contre l’extrême pauvreté et la faim, la mortalité infantile et les maladies, garantir l’égalité des sexes, l’accès à l’éducation primaire et l&#8217;accès aux soins et la préservation de l’environnement.  Le virus du Sida est une des cibles de l’Objectif 6. Cet objectif  se consacre à la lutte contre les maladies mortelles. « Stopper la propagation du VIH/sida et commencer à inverser la tendance actuelle » est le défi que se sont lancés les dirigeants mondiaux d’ici à 2015.  A cinq ans de l’échéance où en sommes-nous ?</p>
<p>         A l’occasion de la journée mondiale du Sida, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a souligné l’importance du rôle joué par la communauté internationale dans la lutte contre l’épidémie : « depuis trois décennies, la maladie a causé des souffrances indicibles et des décès par millions, la communauté internationale s&#8217;est unie avec passion pour agir et sauver des vies ».  Il ne s’agit cependant pas là d’un cri de victoire mais plutôt d’une incitation à continuer sur le chemin engagé… bien que celui-ci soit long et épineux.  « Le monde à réussi à enrayer l’épidémie et il commence à inverser la propagation du VIH/sida » nous apprend le rapport annuel du Programme Commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA).  Mais le verbe « commencer » (et seulement commencer !) ne vient que renforcer l’incitation de Ban-Ki-Moon à la persévérance : « Nous devons continuer de tracer une voie nouvelle et audacieuse pour aller de l&#8217;avant ». </p>
<p><strong>Le point sur la situation actuelle</strong><br />
         Un regard sur le rapport 2010 des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, nous informe sur l’évolution de la situation depuis qu’a été impulsé l’objectif 6. Nous l’avons vu, le nombre de personnes infectées par le virus du sida n’a fait qu’évoluer depuis l’apparition de celui-ci.  En revanche la propagation de la maladie semble en baisse depuis 1996, car le nombre de nouvelles infections par le VIH diminue depuis cette date. L’ONU voit dans le paradoxe, qui allie une baisse de nouvelles infections et une hausse de la population affectée, les signes d’un meilleur accès aux traitements contre le sida permettant aux personnes infectées de vivre plus longtemps. Le rapport fait référence ici aux traitements anti-VIH. Ces traitements permettent d’empêcher la prolifération de la maladie en corrigeant partiellement  le déficit immunitaire induit par le VIH chez de nombreux patients. Ils ne peuvent tuer la maladie mais permettent de prolonger l’espérance de vie et améliorer la qualité de vie du malade.<sup>2</sup><sup> </sup>Ces thérapies antirétrovirales chez les femmes séropositives enceintes diminuent aussi le risque de contamination de l’enfant. Pour tous, hommes, femmes, enfants, garantir l’accès aux soins aux personnes infectées est un droit humain fondamental.   En 2003, l’ONUDISA et l’OMS s’allient pour offrir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant avec le SIDA dans les pays en développement d’ici à la fin de 2005 (initiative 3 x 5).  Ce plan est impulsé sur le constat que plus de 6 millions de personnes vivant dans les pays développés nécessitaient un traitement antirétroviral immédiat auquel ils n’avaient pas accès. En 2008,  environ 4 millions de personnes (pour 400 000 à son lancement) ont pu bénéficier de cette initiative. </p>
<p> Cependant la diffusion de ces thérapies ne peut suffire en elle-même à réaliser l’objectif 6. En effet, la propagation rapide de l’épidémie entraine une augmentation considérable du nombre de victimes que  la mise à disposition de médicaments, en dépit de son augmentation, ne suffit pas à couvrir. En 2008, on comptait encore 5,5 millions de personnes n’ayant pas accès aux médicaments dont elles avaient besoin. D&#8217;autre part, la lutte contre le sida doit mettre fin aux nouvelles infections pour que l&#8217;épidémie cesse de se répandre. En regard des deux arguments énoncés, la lutte contre le sida doit aussi prendre pour forme des programmes de prévention et d’information.</p>
<p>    Le rapport souligne le manque d’information d’une grande partie de la population mondiale sur les risques de transmission du VIH : « Moins d’un tiers des hommes jeunes et moins d’un cinquième des jeunes femmes des pays en développement disent posséder ce type de connaissances à propos du VIH ». Cette donnée justifie l’importance d’un travail d’information car « posséder des connaissances sur le VIH est la première étape pour en éviter la transmission ». Depuis 2000, de nombreux Etats ont progressé sur cette voie mais d’importantes inégalités entre régions, sexes, et classes sociales sont autant d&#8217;obstacles  difficiles à franchir.  On retrouve ces disparités, entre hommes et femmes, entre les ménages les plus riches et les plus pauvres, dans l’utilisation du préservatif qui reste de manière générale, peu répandue dans les pays en développement<sup> 2</sup>. Notons cependant une augmentation dans l’utilisation de préservatifs durant des rapports à risques dans les pays en développement depuis 2000.  Selon Onusida, l’adoption de pratiques sexuelles plus sûres est une des explications principales à la diminution du nombre de nouvelles infections. « De tels progrès sont dus en définitive à des gestes individuels, appuyés par un ensemble d’interventions comportementales, biomédicales et structurelles et les efforts collectifs des États, des partenaires du développement et de la société civile ». « De tels Progrès » ne doivent cependant pas faire oublier que la majorité des rapports sont encore peu protégés dans certains pays en développement.  Cependant cela démontre une certaine prise de conscience et l’effet positif des efforts conjoints des différents acteurs impliqués dans la lutte contre le sida. Ces avancées, bien que faibles, sont en ce sens une incitation à la persévérance à l’information et à la sensibilisation.</p>
<p> <strong>« Accès universel et droit de l’homme »</strong></p>
<p>         Placée sous le thème « Accès universel et droit de l’homme », la journée mondiale pour la lutte contre le sida de cette année met l’accent sur une facette du problème peu souvent abordée. Nous avons constaté l’urgence de la crise sanitaire. Le sida n’affecte cependant pas uniquement la santé physique des personnes sinon aussi leur identité et leur condition sociale.  Des droits fondamentaux sont bafoués par la stigmatisation dont sont victimes ces personnes.  Le droit à la santé,  droit d’accès à l’éducation, l’emploi, le logement, la sécurité sociale  peuvent se voir affectés par des pratiques discriminatoires. La non-discrimination est un droit garantit par nombre de textes<sup>3</sup>. Des clauses spéciales ont cependant dues être rédigées face aux inégalités dont sont victimes les personnes infectées : &laquo;&nbsp;la discrimination en fonction du statut VIH/SIDA, réel ou supposé, est contraire aux règles internationales en vigueur touchant les droits de l&#8217;homme ». Depuis 2006, année où les Etats membres de l’ONU signent la Déclaration politique  sur le VIH/Sida, la législation pour la protection contre la discrimination des personnes infectées par le VIH s’est renforcée.  Des problèmes demeurent cependant dans leur application ou respect. D’autre part, on observe aussi des pays encore dépourvus d’aucune protection juridique à cet égard. La lutte contre la discrimination doit être un des enjeux du combat mené par la communauté internationale, souligne Margaret Chan, directrice de l’OMS.  Elle n’en reste pas moins à la responsabilité de nous tous ; car rappelons-le, la stigmatisation est avant tout un fait de société créé par les comportements de chacun.</p>
<p>         Le sida est une maladie encore bien trop tabou. Une maladie qui affecte physiquement et socialement des millions de personnes, chaque jour, dans chaque pays. <strong><em>« Arrêter le sida. Tenir les promesses »</em></strong>, l’histoire d’une lutte mondiale qui doit persévérer jusqu’à la victoire finale, laquelle fut définie par l’ONU comme  « la réalisation des 3 zéros : zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès liés au VIH/Sida ».</p>
<p><sup> </sup></p>
<p><sup>1 Ces chiffres sont issus du rapport annuel de l’ONUSIDA de 2009, disponible à l’adresse suivante : </sup><a href="http://data.unaids.org/pub/Report/2010/2009_annual_report_fr.pdf"><sup>http://data.unaids.org/pub/Report/2010/2009_annual_report_fr.pdf</sup></a><sup>. </sup></p>
<p><sup>2 Les graphiques et cartes publiées par l’ONU dans son rapport permettent d’illustrer ces propos : </sup><a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010_goal6.pdf"><sup>http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/report2010_goal6.pdf</sup></a><sup> </sup></p>
<p><sup>3 Le <strong>droit à la non-discrimination</strong> figure dans l&#8217;article 2 de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques; le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels; la Convention internationale sur l&#8217;élimination de toutes les formes de racisme et de discrimination raciale; la Déclaration sur l&#8217;élimination de la discrimination à l&#8217;égard des femmes; la Convention relative aux droits de l&#8217;enfant; la Charte africaine. </sup></p>
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		<title>Silence mortel dans les rues portègnes</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2010/10/silence-mortel-dans-les-rues-portegnes/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 22:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Ranger]]></category>

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		<description><![CDATA[Silence. Quelle rare sensation que celle de me réveiller à Buenos Aires ce matin-là. Sans bruit. A 15 heures. Sans aucun bruit de la rue… L’antinomie, l’incompatibilité des termes me suggère de me rendormir. Je dois sûrement être en train de rêver, peu consciente de l’ambiance lourde qui pèse dehors. Peut-être devrais-je monter les persiennes ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Silence. Quelle rare sensation que celle de me réveiller à Buenos Aires ce matin-là. Sans bruit. A 15 heures. Sans aucun bruit de la rue… L’antinomie, l’incompatibilité des termes me suggère de me rendormir. Je dois sûrement être en train de rêver, peu consciente de l’ambiance lourde qui pèse dehors. Peut-être devrais-je monter les persiennes ? …</p>
<p>Le silence de mort qui règne m’extirpe enfin des bras de Morphée ; et m’aspire par la fenêtre. Et alors que ma rétine capte la chaleur solaire, aucun son n’atteint mon oreille.<span id="more-3770"></span></p>
<p>Impossible… Aucun <em>porteño</em> dans les jardins voisins, ni bruit déluré de <em>bocina</em>. Ni odeur de milanaise de soja cramée, ni <em>che boludos</em>, ni crissement de pneus sur Libertador. Ni… Rien, aucun trait caractéristique de Buenos Aires La Magnifique. Pourquoi n’ais-je pas mis de réveil, alors que nous sommes en plein milieu de la semaine ? Alors que les nuées s’évaporent, que je m’évapore dans les nuées… Bref, rassemblons le peu de raison en orbite qui me reste.</p>
<p>Mercredi 27 octobre 2010, l’Argentine était destinée à mourir pour quelques heures. La<em> movida ­– </em>pour ne point dire le <em>quilombo</em>- allait être suspendu. Temporairement. Buenos Aires puait le silence, les anges eux-mêmes s’étaient rendormis. C’était un crime organisé, le décès de l’âme <em>porteña</em> par ses habitants. Conspiration sublime : le jour du <em>Censo nacional</em> était enfin arrivé !</p>
<p>Et un jour de flânerie à graver dans mon agenda, se sommant aux 244 autres de cette année de <em>intercambio</em>. En effet, afin de recenser les argentins et autres gauchos perdus, les autorités avaient décrété que mercredi 27 octobre 2010 serait un jour férié. Un de plus, à ajouter aux innombrables fêtes célébrant les amis, la race, le drapeau, les enfants, les banques…</p>
<p>Coup de sonnette. Je me livre à l’exercice civique, intriguée par les questions surprenantes de mon interlocuteur <em>censista</em> : nom, situation familiale, matières de mes murs, de mon parquet - ?- , type de toit, année de construction de l’édifice… Le trou noir. J’ai perdu l’habitude des « contrôles surprises ». Et des contrôles tout court. Il est avéré que la troisième année est une continuation des vacances d’été. Ne nous éloignons cependant pas de notre exercice premier, compréhension de ce <em>dia raro…</em></p>
<p>Homme remercié, Mac allumé, lanacion.com.</p>
<p>«  Nestor Kirchner est décédé ».</p>
<p>Tout s’éclaire, mes neurones s’ordonnent soudainement, les néons de mes questions incessantes se focalisent sur <em>« </em><em>¿Y ahora ? »</em>. Silence. Buenos Aires semble tanguer, La Mélancolique s’est tu et s’apprête à s’habiller de noir.</p>
<p>Tout à coup, des cris. Je me penche par la fenêtre et là, se mêlant aux pleurs d’une femme, une autre brandit un panneau « <em>No es tu cadáver que pondremos en la tierra sino la semilla de este proyecto popular</em>». Car Nestor est salué par les kichneristes pour sa sortie de crise spectaculaire en 2001, la négociation de la dette épaulée par le F.M.I et la ratification de la Loi du Point Final et de l’obédience due relatives aux jugements des criminels de la dictature de Videla. Cependant, le quotidien des argentins n’est pas si rose. On assiste à une interminable exacerbation des différences entre riches et pauvres, le moteur de la classe dirigeante reste les pots de vins et l’assiette au beurre ; Et Borges illustre parfaitement les racines du désordre de son pays en déclarant très justement que «  <em>La democracia es una superstición muy difundida, un abuso de la estadística</em> ». En effet, la corruption est le parasite de la moelle argentine.</p>
<p>Au-delà des réflexions d’ordre idéologique, la véritable question est de savoir ce qu’il adviendra du Parti Justicialiste, de connaître le destin du péronisme en Argentine et de la politique en générale. Car Cristina ne marche pas sans sa béquille.</p>
<p>D’ou l’éternelle questionnement des argentins, ¿<em>Y ahora </em>?</p>
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		<title>Le National Socialist Movement, ce groupuscule néonazi qui terrorise l’Amérique</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 11:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’heure où le Ku Klux Klan n’est plus que l’ombre de lui même, les États Unis doivent pourtant faire face à l’émergence d’un groupuscule d’extrême droite particulièrement dangereux, le National Socialist Movement. Les membres du NSM se sont récemment faits remarqués lors d’une manifestation contre l’immigration illégale à Los Angeles. Arborant fièrement le svastika et brandissant des drapeaux néonazis, leur frénésie de violence ne fût alors freinée que par l’intervention des forces de l’ordre. Incitant à une haine raciale apparemment sans limites, les vingt-cinq points du NSM sont devenus le cauchemar de toute une nation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l’heure où le Ku Klux Klan n’est plus que l’ombre de lui même, les États Unis doivent pourtant faire face à l’émergence d’un groupuscule d’extrême droite particulièrement dangereux, le National Socialist Movement. Les membres du NSM se sont récemment faits remarqués lors d’une manifestation contre l’immigration illégale à Los Angeles. Arborant fièrement le svastika et brandissant des drapeaux néonazis, leur frénésie de violence ne fût alors freinée que par l’intervention des forces de l’ordre. Incitant à une haine raciale apparemment sans limites, les vingt-cinq points du NSM sont devenus le cauchemar de toute une nation.</p>
<div id="attachment_3757" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/NSM-1.jpg"><img class="size-Boite wp-image-3757" title="Des membres du NSM" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/NSM-1-200x149.jpg" alt="" width="200" height="149" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Jaime de la Cruz (CC)&quot;</p></div>
<p><span id="more-3754"></span></p>
<p>Fondé en 1974 par Robert Brannen, ancien fidèle d’un Parti Nazi Américain (PNA) tombé en désuétude, le NSM se targue d’être désormais le mouvement néonazi le plus puissant outre-Atlantique réunissant environ six mille adeptes. Il est actuellement sous la coupe de Jeff Schoep. Nostalgiques du troisième Reich, ses membres idolâtrent par ailleurs Timothy Mc Veigh, l’auteur du fameux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=wRO9VhZkvic&amp;feature=related">attentat d&#8217;Oklahoma City.</a>. Le 19 avril 1995, cet acte terroriste perpétré par un jeune nationaliste convaincu avait couté la vie à cent soixante huit innocents et fait plus de six cent quatre vingt blessés. Schoep n’hésite pas une seule seconde au moment de comparer Mc Veigh à un héros national, mystifiant ses agissements de manière éloquente. Comment  alors le leader du NSM peut-il impunément faire l’apologie d’un être à la fois dément, raciste et assassin ? Difficile d’apporter des éléments de réponse précis à cette bien sombre interrogation. Car actuellement, seul le laxisme du droit américain semble être en mesure de justifier pareil imprudence.</p>
<div id="attachment_3759" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/Jeff-Schoep.jpg"><img class="size-Boite wp-image-3759" title="Jeff Schoep" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/Jeff-Schoep-200x213.jpg" alt="" width="200" height="213" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Jaime de la Cruz (CC)&quot;</p></div>
<p>Peu adeptes des mobilisations collectives massives, les membres du NSM préfèrent la discrétion afin de préparer leur révolution raciale à l’abri des regards. Les rares occasions où ils se sont aventurés à déverser tout un flot de paroles haineuses dans les rues américaines, la situation a <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PZjefRu6anE">dégénéré.</a> En attestent les émeutes provoquées par leur manifestation du 15 octobre 2005, à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1CNX6LRen2U&amp;feature=related">Toledo</a> dans l’état de l’Ohio. Ce jour là, les néonazis intentionnent de dénoncer le florissement des gangs Afro-Américains semant la panique dans certaines villes de l’Amérique profonde. Les faibles effectifs policiers mobilisés afin de surveiller le cortège ne se doutent pas que les anarchistes rodent. Rapidement, des débordements éclatent. La police, prise de cours, voit les partisans de la race blanche acculés contre les maisons d’un quartier résidentiel. Roués de coups, ces derniers continuent tant bien que mal à proférer des propos insultants à l’encontre des anarchistes. Au vu des évènements, l’intervention de la police anti émeute se révèle inévitable. Les contre-manifestants, difficilement maitrisés, se dispersent pour tenter de revenir à la charge, sans succès. Finalement, la centaine de membres du NSM quitte la ville sous bonne escorte.</p>
<p>Depuis ce flagrant échec, les néonazis s’étaient contentés de publier des vidéos sur la toile via leur site internet <a href="http://www.nsm88.org/">http://www.nsm88.org/</a> . Cette phase d’attentisme a pris fin en avril 2010 à Los Angeles Lors d’un défilé calqué sur les parades militaires nazies du temps d’Hitler, ils s’en sont pris ouvertement à l’immigration illégale et menacé de raccompagner les « envahisseurs » à la frontière. La police a dû intervenir pour éviter que des heurts éclatent entre les manifestants et des militants d’extrême gauche foncièrement révoltés.</p>
<p>Conscient de son impopularité, le groupuscule néonazi manigance la future guerre en interne et s’attèle à recruter des jeunes en mal de sensations fortes. Pour les convaincre, une unique théorie composée de vingt-cinq points qui mettent quasiment tous en avant la primauté de la race blanche. Le premier point donne le ton : « Nous voulons l’union de tous les Blancs à l’intérieur d’une grande Amérique ». S’ensuit un florilège de points les uns plus violents que les autres. À l’instar du quatrième point « Seulement ceux de sang Blanc, quelque soit leur croyance, peuvent êtres membres de la nation » ou du point sept « Nous voulons que tous les non Blancs résidant en Amérique soient dans l’obligation de quitter la nation et retourner sur leurs terres d’origine : par la paix ou par la force ».</p>
<p>Le paroxysme de la violence est atteint au dix-septième point « Nous voulons que ceux ayant des activités à l’encontre des intérêts communs soit sévèrement poursuivis et punis.  Meurtriers, violeurs, pédophiles, criminels de droit commun, vendeurs de drogue, usuriers, profiteurs, traitres à la Race, etc. doivent être punis par la mort, quelque soit leur rang ou leur race ». En outre, les membres du NSM estiment que si l’autorité policière ne remplit pas correctement son devoir, ils se verront dans l’obligation de rendre eux même la justice. De fait, ils demandent que « tous les citoyens aient le droit de porter des armes ». Les néonazis désirent aussi l’application d’une sévère censure : « la publication d’articles allant à l’encontre de la nation doit être interdite et réprimée ».</p>
<p>Seul motif de satisfaction  pour les pacifistes, le vingt-deuxième point : « Nous voulons l’abolition de l’armée de mercenaires et la fin de l’utilisation de notre armée sur d’autres terres où il n’y a pas d’intérêts pour notre nation ».</p>
<p>Pas sûr que cela suffise à engendrer des louanges envers ce groupuscule désireux d’en finir avec « tout ce qui n’est pas blanc, à l’exception des homosexuels et transsexuels qui eux aussi doivent être éliminés ».</p>
<p>Non, il ne s’agit pas du script d’un film d’horreur au scénario hitchcockien, mais bien de la réalité d’une société américaine qui va de mal en pis. Le spectre de l’extrême droite n’a pas fini de hanter une population étasunienne décontenancée. Certains voyaient en Barack Obama un sauveur, d’autres, heureusement moins nombreux, un « nègre usurpateur ».</p>
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		<title>Il y a du soleil et des nanas tataliladada…</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 10:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Sachet]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est désolant de constater que quand on annonce à un groupe d’élèves parisiens de SciencesPo, l’enthousiasme en berne, qu’on veut faire sa troisième année en République Dominicaine, chacun d’entre eux se retient d’esclaffer de s'esclaffer de rire. La plage et les cocotiers: rien de très sérieux tout ça…n’est-ce pas ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est désolant de constater que quand on annonce à un groupe d’élèves parisiens de SciencesPo, l’enthousiasme en berne, qu’on veut faire sa troisième année en République Dominicaine, chacun d’entre eux se retient d’esclaffer de s&#8217;esclaffer de rire. La plage et les cocotiers: rien de très sérieux tout ça…n’est-ce pas ?</p>
<p>Combien d’entre eux crieraient au scandale si on s’amener à réduire la Chine, nouvelle destination en côte pour la troisième année, aux bars branchés dont regorgent Pékin et où vont épancher leur luxure les petits expats universitaires ?</p>
<p><span id="more-1617"></span></p>
<p>Mais le sujet de cet article n’est pas la hiérarchisation en elle-même que connaissent les différentes parties du monde en ce qui concerne la troisième année, il serait bien trop triste de constater que la majorité des élèves de SciencesPo place en haut des startings blocs les Etats-Unis ou la Chine…et plus encore de se demander pourquoi. En revanche, il semble intéressant de se pencher un peu plus sur ce phénomène d’une Caraïbe victime plus que nulle autre de ses clichés jusqu’au sein d’un monde étudiant dit cultivé et ouvert d’esprit. Et on peut particulièrement s’interroger sur la place que tient la Caraïbe dans un campus tel que Poitiers, tourné vers l’Amérique Latine, et donc sensément plus sensible à cette petite zone perdue sur les bords de l’océan Atlantique.</p>
<p>Commençons par le commencement : pourquoi la Caraïbe est-elle si facilement réduite aux plages blanches et à l’eau transparente (sans parler des fantasmes sexuels…ne me dites pas que vous ne l’avez pas pensé très fort)? Elle en est sans doute un peu responsable elle-même, de part le produit touristique qu’elle veut vendre et qui constitue la première source d’activité économique, mais aussi, il ne faut pas l’oublier, de part la fierté qu’entretiennent les caribéens eux-mêmes d’incarner un petit paradis terrestre. Cette explication n’est pas la seule néanmoins, la Caraïbe n’est pas l’unique endroit du monde à transmettre une fausse image d’elle-même. Pourtant, la majorité des étudiants s’insurgent aujourd’hui de l’assimilation facile du terrorisme et du monde musulman.</p>
<p>Le problème est qu’on oublie souvent que derrière cette insouciance ensoleillée se cache des îles à la géopolitique riche et complexe. Mise à part la pauvreté et l’instabilité politique qui se révèlent derrière une vision idyllique, les Caraïbes représentent un ensemble à part entière où s’est développé un métissage unique au monde, d’une modernité incroyable quand on y pense, entre l’héritage africain, européen, asiatique, amérindien ou encore américain ! Un ensemble qui a vu naître la première République noire au monde en Haïti ; un ensemble qui a vu pour la première fois les Américains vaincus dans la Baie des cochons ; un ensemble qui cultive la plus grande résistance artistique -même silencieuse- du monde ; un ensemble qui est en première ligne de la lutte contre le réchauffement climatique ; un ensemble qui sert parfois de médiateur au milieu des conflits des « grands » comme l’a fait le président de la République Dominicaine à propos des tensions entre Uribe et Chavez.</p>
<p>Il n’est pas besoin d’aller plus loin pour comprendre à quel point cette zone ne peut être laissée de côté par des étudiants d’un campus tel que Poitiers, sans parler des étudiants tout court qui s’intéressent à la Science Politique en général. Malgré des efforts pour remédier à cette carence (notamment une journée de l’école de printemps 2009 consacrée aux 50 ans de la révolution cubaine ou encore un cours facultatif sur « La Caraïbe insulaire » au premier semestre), on remarque que les Caraïbes ne détiennent pas une place à part entière  dans le programme du campus de Poitiers, au même titre que la péninsule ibérique et l’Amérique Latine. Mais on note surtout que l’actualité dans les Caraïbes reste la grande absente au sein des nombreux débats des élèves.</p>
<p>Afin de rester objective et de ne pas trop extrapoler, j’avais communiqué à l’ensemble des élèves un petit sondage… mais sur 160 seuls 24 ont daigné y répondre…un signe révélateur ?<br />
<strong><br />
LA PLACE DE LA CARAIBE A SCIENCES-PO PARIS, CAMPUS DE POITIERS (24 personnes)</strong></p>
<p>D’où venez-vous ?</p>
<ul>
<li>D’Europe : 10</li>
<li>D’Amérique Latine : 10</li>
<li>Des Caraïbes : 3</li>
<li>D’Amérique Latine ET des Caraïbes ! : 1</li>
<li>Autre (précisez) : 0</li>
</ul>
<p>Estes vous allez à la conférence de Monsieur Léon Fernandez le 3 décembre à Paris ?</p>
<ul>
<li>Oui : 8</li>
<li>Non mais je voulais y aller : 8</li>
<li>Non : 8</li>
</ul>
<p>Suivez-vous l’enseignement d’ouverture « La Caraïbe insulaire » ?</p>
<ul>
<li>Oui : 6</li>
<li>Non : 18</li>
</ul>
<p>Pour vous la Caraïbe c’est surtout :</p>
<ul>
<li>Une superbe destination touristique, annexe des Etats-Unis mais aussi paradis fiscal de tant d’autres :  4</li>
<li>Une zone géopolitique à part entière, à l’identité culturelle commune forte : 9</li>
<li>Un terme essentiellement géographique pour désigner un regroupement d’îles très diverses : 11</li>
</ul>
<p>Quelle est la première image qui vous vient quand on vous parle de « Caraïbes » ?</p>
<ul>
<li> Le Merengue et la salsa : 6</li>
<li> Fidel Castro : 3</li>
<li> Le commerce du bois d’ébène : 0</li>
<li> Le cyclone Dean : 0</li>
<li> Ça y va les clichés… :  13</li>
<li> (Un mentionne l’oublie des plages, un autre ne répond pas)</li>
</ul>
<p>Selon vous, les Caraïbes sont-elles uniquement composées d’îles ?</p>
<ul>
<li> Oui : 7</li>
<li> Non : 14</li>
<li> Je ne sais pas : 3</li>
</ul>
<p>Ce que l’on appelle « Les Antilles » en France, font-elles parties des Caraïbes ?</p>
<ul>
<li> Oui  : 18</li>
<li> Non : 1</li>
<li> Je ne sais pas : 5</li>
</ul>
<p>La Caraïbe fait-elle partie de l’ Amérique Latine ?</p>
<ul>
<li> Oui : 16</li>
<li> Non : 4</li>
<li> Pas d’opinion : 4</li>
</ul>
<p>Quelle est pour vous le cœur de la Caraïbe ?</p>
<ul>
<li> La République Dominicaine : 4</li>
<li> Haïti : 2</li>
<li> La Jamaïque : 0</li>
<li> Cuba : 1</li>
<li> Trinidad y Tobago : 0</li>
<li> La Martinique ou la Guadeloupe : 1</li>
<li> Autre : Marie Galante</li>
<li> Il n’y en a pas vraiment :  14</li>
<li> Rien :  1</li>
</ul>
<p>La Caraïbe est-elle un objet d’études (de réflexion, de débat etc.) qui vous intéresse particulièrement?</p>
<ul>
<li> Oui beaucoup : 10</li>
<li> Un peu mais pas spécialement : 12</li>
<li> Non pas du tout : 2</li>
</ul>
<p>Trouvez-vous que la place accordée aux Caraïbes dans le cursus du campus de Poitiers soit suffisante ?</p>
<ul>
<li> Pas du tout, le thème des Caraïbe est trop absent aussi bien des cours, des conférences que des préoccupations ou débats des élèves : 8</li>
<li> En partie seulement, le thème des Caraïbes est présent même s’il garde une place trop limitée par rapport à son importance dans la zone qui nous intéresse : 13</li>
<li> La Caraïbe est traitée comme il le faut, en de justes mesures, dans un campus tel que Poitiers : 3</li>
</ul>
<p>Vous étiez-vous déjà  fait cette remarque avant ce questionnaire ?</p>
<ul>
<li> Oui plusieurs fois : 15</li>
<li> Non jamais : 9</li>
</ul>
<p>Avez-vous déjà envisagé de travailler dans les Caraïbes plus tard ?</p>
<ul>
<li> Oui :  7</li>
<li> Non, je ne pense pas : 17</li>
</ul>
<p style="text-align: right;">Marie Sachet<br />
Photo : Nicodeux (CC)</p>
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		<item>
		<title>La Chorale de l’Université de Poitiers</title>
		<link>http://www.journalmural.com/2009/10/la-chorale-de-luniversite-de-poitiers/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 17:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<category><![CDATA[Magdalena Arbeláez Tobón]]></category>

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		<description><![CDATA[Une répétition…
C’est mercredi soir, rendez-vous à 19h45 dans l’amphi du bâtiment de Sciences Naturelles de l’UFR de Poitiers. Peu à peu, la salle se remplit au fur et à mesure que les plus de cent choristes arrivent et s’installent à leurs pupitres. C’est un tableau assez pittoresque : des hommes et des femmes, certains avec des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une répétition…</strong></p>
<p>C’est mercredi soir, rendez-vous à 19h45 dans l’amphi du bâtiment de Sciences Naturelles de l’UFR de Poitiers. Peu à peu, la salle se remplit au fur et à mesure que les plus de cent choristes arrivent et s’installent à leurs pupitres. C’est un tableau assez pittoresque : des hommes et des femmes, certains avec des barbes ou des moustaches grisonnantes, d’autres en jeans et portant leurs sacs de l’université. En effet, la chorale regroupe des chanteurs de tous les âges : membres du personnel et étudiants de l’université sont bienvenus, tout comme les étudiants faisant leur cursus ailleurs.</p>
<p><span id="more-886"></span></p>
<p>Voilà, après quelques minutes de bruit et désordre, la directrice de la chorale, Dorothée Schmidt-Maillard fait finalement son entrée. Elle se tient en face, comme un professeur qui s’apprête à donner sa classe. Seulement cette classe commence avec quelques exercices de détente physique, pour préparer le corps à l’exercice du chant. Bouger la tête, étirer les bras, bâiller pour préparer la position interne de la bouche. Un peu étrange ? Pas tellement en comparant avec ce qui vient après. De petits cris s’élèvent, puis deviennent plus forts et plus chaotiques, le but étant de réveiller la voix.  Certaines essayent même d’imiter une sirène d’ambulance ! Ensuite les exercices deviennent plus normaux. Juste quelques-uns pour échauffer la voix, et la répétition commence.</p>
<p>Pour apprendre plus facilement les chansons, la chorale se divise en voix. Les ténors, les basses, les altos et les sopranos se séparent alors dans quatre salles différentes et essayent de déchiffrer les partitions des chansons. Ce n’est pas si évident que ça, surtout si l’on considère qu’il y a des gens de tous les niveaux, c’est-à-dire que quelques-uns sont à l’aise en solfège et d’autres ne le sont pas. Pour leur faciliter la tâche, Dorothée enregistre des CDs dans lesquels elle chante chaque voix, ce qui permet à tous d’écouter la chanson et de l’apprendre par cœur. Au programme de cette année, on y trouve un grand nombre de chansons romantiques françaises, de Fauré jusqu’à Gounod. Elles peuvent faire suer. Les harmonies ne sont pas évidentes !</p>
<p>Après une petite pause pour se détendre (ou aller au toilettes) la chorale se réunit à nouveau dans l’amphi pour mettre en commun les mélodies apprises. C’est alors que le miracle arrive. Les voix s’unissent pour créer des sons magiques. Des harmonies se créent, on sent que la musique commence à remplir l’amphi. Impossible de ne pas se laisser emporter. Après les efforts et les difficultés, on peut sentir que la petite mélodie de chaque voix prend sa place et se mêle aux autres dans la totalité de la chanson. Ça laisse toujours un sourire sur les lèvres.</p>
<p>Des fois, bien sûr, l’inspiration peut déconcentrer les choristes. Lorsqu’on ne se soucie plus de la technique, ce n’est plus magique, mais tragique. Heureusement, Dorothée est là pour intervenir. En donnant quelques indications au groupe, elle permet à chacun de corriger ses erreurs. Voilà la beauté du chœur. Pas besoin d’avoir des cours particuliers de chant ; en s’écoutant mutuellement et en écoutant les indications, chacun peut travailler sa justesse, sa technique et améliorer sa voix.<br />
Il est maintenant 22h, donc quelques chants de gospels pour finir la répétition, aussi au programme de cette année. Les « negro spirituals » sont toujours un plaisir à chanter. Faciles à apprendre et à interpréter, ils requièrent beaucoup de force et d’attitude. On se lève, on applaudit et on chante comme si on était dans une église. Un exercice parfait pour finir la répétition en toute convivialité.</p>
<p>Vingt-deux heures quinze, l’heure de rentrer chez soi. On sort dans le froid glacial de la rue et chacun prend son chemin. Prochain rendez-vous, mercredi prochain</p>
<p><strong>Un peu d’information</strong></p>
<p>La chorale de l’université de Poitiers est une association créée en 1988 et qui fonctionne depuis. Elle permet d’intégrer le personnel de l’université et les élèves autour d’une passion unique : la musique. Il s’agit d’une chorale qui compte déjà un répertoire très varié et une expérience considérable. Il y a deux ans elle est partie chanter le Canto General à Santiago de Chile, et cette année, un autre voyage est envisagé. Elle est présidée par Guillaume Bourgault depuis 2006, et les neuf membres du Conseil Administratif de la chorale se chargent de trouver les lieux pour les concerts, de faire de la publicité et de gérer les comptes de la chorale. En effet, celle-ci doit retrouver du financement pour acheter des partitions (cette seule dépense peut avoir un coût de près de 2000 euros par an), ainsi que pour payer le chef de chœur et les musiciens qui l’accompagnent. La chorale reçoit une généreuse subvention de l’Université de Poitiers et une autre de la ville de Poitiers. Le reste de l’argent est récolté grâce à la vente de CDs et aux quelques concerts. La chorale compte un effectif stable d’à peu près 150 choristes. Les étudiants présents représentent bien sûr le groupe le plus variable puisqu’ils sont souvent juste temporairement à Poitiers. Le but de la chorale étant de recevoir le plus grand nombre de gens possibles, le répertoire change chaque année pour toujours permettre aux nouveaux gens de s’inscrire.</p>
<p>Chers lecteurs, si vous vous êtes amusés pendant cette répétition, n’hésitez pas à aller aux concerts ! La chorale vous attend le 16 décembre (lieu en attente de confirmation), puis en avril, mai et juin.</p>
<p style="text-align: right;">Magdalena Arbelaez</p>
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