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Le Ballon d’Or sauve la baraque

Au terme d’un parcours confus et qui aurait bien pu tourner à la catastrophe, France Football a finalement la chance de voir ce qui lui restait de crédibilité être sauvé par le vote de son jury. Le 10 janvier 2011 Messi est annoncé Ballon d’or et conserve donc son titre, exploit que seul Van Basten avait accompli avant lui. C’est alors le moins pire des choix, pour ce qui restera comme l’une des pires campagnes du trophée français.  Lire la suite »

Le rêve brisé des bleus

"Photo: Ljubomir Rankic (CC)"

Un Michael Llodra s’effondrant en larmes dans les bras du capitaine Guy Forget. C’est l’image que l’on retiendra de cette finale de Coupe Davis où la France est passée à deux doigts de lever le saladier d’argent pour la dixième fois de son histoire. Mais le destin en a voulu autrement, l’homérique victoire samedi du double tricolore n’aura finalement servi à rien. Emmenée par un Djokovic impérial, la Serbie remporte quant à elle sa première Coupe Davis. Retour sur un week-end riche en émotion. Lire la suite »

L’exploit renversant de Goias, finaliste surprise de la Copa Sudamericana

"Photo: José Ribeiro (CC)"

Un club brésilien en finale de la Copa Sudamericana, rien de plus normal à première vue. Seulement voilà, Goias n’est pas une équipe comme les autres. Depuis dimanche et une piteuse déroute à domicile contre Santos, les joueurs savent qu’ils se morfondront l’an prochain en deuxième division brésilienne. Avant-dernier du classement, Goias n’est plus en mesure d’éviter la relégation. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, la demi-finale retour contre Palmeiras fut le match de la rédemption.

Une première période cauchemardesque

Battu à domicile 0-1 lors du match aller, Goias n’avait plus le choix. Il devait s’imposer sur le terrain de l’équipe coachée par le maître tacticien Luiz Felipe Scolari. La magie de la coupe a de nouveau fait son effet. Dominés outrageusement en première période, les verts et blancs ont su se ressaisir afin de l’emporter deux buts à un. Ce grâce à des coups de tête providentiels de Carlos Alberto puis d’Hernando. Préférant jouer le contre et laisser à leur hôte le soin de monopoliser le ballon, les hommes d’Artur Neto ont puisé au fond d’eux même pour profiter efficacement des contre-attaques. Car les attaquants n’ont pas eu une pléthore d’occasion à se mettre sous la dent. Le mérite leur revient d’être resté lucide durant une première mi-temps où ils virent plus le ballon leur filer sous le nez que dans leurs pieds.

Les stratèges de Palmeiras, Marcos Assunção et Alexandre, en profitèrent quant à eux pour faire l’étalage de tout leur talent. Alternant gestes techniques de grande classe, transmissions de balle fluides et frappes surpuissantes, ils mirent au supplice une défense de Goias qui résistât comme elle pût.  Les défenseurs des futurs pensionnaires de D2 doivent surtout une fière chandelle au gardien Harlei, auteur de trois parades phénoménales. Il dût pourtant s’incliner sur une énième frappe de Luan qui se fit un plaisir d’ouvrir le score. Conformément à leurs attentes, les joueurs de Palmeiras n’avaient pas devant eux une équipe unie, hargneuse mais bien des individualités en proie au doute. Jusqu’au temps additionnel et cette quarante-sixième minute qui fit à la fois chavirer le banc de Goias et plonger le stade Pacaembú dans un profond silence. Un partout, score de parité à l’heure de rejoindre les vestiaires.

Un exploit retentissant

Carlos Alberto d’une tête surpuissante avait remis les pendules à l’heure. Personne ne s’en doutait, mais Goais était en marche vers l’exploit. L’espoir renaissait et Artur Neto invita ses joueurs à jouer de manière plus structurée lors de la « mi-temps la plus importante de l’histoire du club ». Requinqués par le discours de l’entraineur, les joueurs entamèrent la seconde période pied au plancher. Toutefois, les milieux de Palmeiras reprirent rapidement les commandes de l’entrejeu. Le match devint décousu et une succession rocambolesque de contre-attaques donna un ton dramatique à cette demi-finale cent pour cent brésilienne. De nouveau retranchés dans leur derniers mètres, les « Verdão”, surnom des joueurs de Goias, durent recourir aux fautes pour ne pas exploser. Les occasions se multiplièrent et les minutes, s’égrainant, faisaient le jeu de Palmeiras , qualifié avec ce nul à domicile. C’était sans compter sur Hernando, guerrier de la première heure. À la 82 ème minute  il plaça un coup de tête rageur et imparable crucifiant de la sorte le portier remplaçant de Palmeiras, Deola. Tout d’un coup, le visage naguère heureux des 20 000 aficionados du Pacaembú se crispa. La nervosité atteint son paroxysme dans les ultimes secondes lorsque Luan buta une nouvelle foi sur l’excellent Harlei. Celui-ci éteignait ainsi les chants des supporters de Palmeiras et enivrait les dizaines d’ultras de Goais ayant fait le déplacement. « Homériques, héroïques, venus d’ailleurs », la presse brésilienne était en manque d’adjectifs qualificatifs hier matin pour désigner les derniers représentants brésilien dans la compétition.

Goais récrit l’histoire

Le prochain adversaire de Goais, l’Independiente d’Avellaneda, les « Diables rouges argentins » sont eux venus à bout des équatoriens de la Liga de Quito -les tenants du titre-,2 buts à 1. Si Goais parvient à conquérir le Saint Graal, il s’agirait de la première équipe de seconde division à remporter un trophée continental en Amérique du Sud. Au milieu des mastodontes continentaux comme Boca Juniors, São Paulo, Grêmio ou Nacional, Goais a réussi à se faire une place au soleil. Surtout, les joueurs ont écrit une des plus belles pages de l’histoire du football. À un Harlei submergé par l’émotion de conclure, “c’est la preuve que Dieu n’abandonne jamais celui qui travaille, croit en lui et fait preuve d’abnégation ».

Wembley repeint en bleu !

Mercredi soir, les bleus ont conquis le stade londonien sous une pluie battante. Les anglais n’ont pu que s’incliner face à une équipe de France solide, sereine et solidaire. Voici une bonne fin de saison pour les Français. Lire la suite »

Le dernier combat de Laurent Fignon

         Laurent Fignon s’est éteint le 31 août 2010 à Paris. Un peu moins de trois semaines plus tôt, il soufflait les bougies de son cinquantième anniversaire. Aujourd’hui, les amoureux du cyclisme n’ont toujours pas fait leur deuil. L’immense champion a pourtant lutté jusqu’au bout mais n’est pas parvenu à vaincre la maladie. Le cancer l’a terrassé sans une once de pitié. Retour sur la carrière d’un combattant  hors pair qui aura marqué à jamais l’histoire de son sport.

"Photo: Rebel Callejeros (CC)"

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Quand la rumeur s’incline devant le retour du roi Nadal

"Photo: Karl Hab (CC)."

Les habituels sceptiques vont devoir apprendre à faire le dos rond : Rafael Nadal est bel et bien revenu à son meilleur niveau. Affirmer qu’à Monte-Carlo, premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, le natif de Manacor a dominé ses adversaires serait un doux euphémisme, il les a tout simplement anéanti l’un après l’autre. Alors comment l’incroyable Nadal a-t-il réussi à faire taire les mauvaises langues qui lui voyaient déjà un avenir loin du tennis? Lire la suite »

Lionel Messi, les superlatifs ne suffisent plus

"Photo: Claudio Pozo (CC)"

"Photo: Arturo Miguel (CC)"

Qualifier de stratosphérique la performance réalisée par Lionel Messi lors du quart de final retour de Ligue des Champions serait presque insulter le prodige argentin. En cette -soirée du mardi sept avril la Pulga (la puce)-, son surnom préféré, a créé une véritable onde de choc sur la planète football. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute, la star du FC Barcelone a atteint une dimension jusqu’à là inconnue des joueurs, des  journalistes ou des simples amateurs du beau jeu. Les défenseurs d’Arsenal peuvent en témoigner, eux, les malheureuses victimes expiatoires de cette folle soirée de Coupe d’Europe qui restera pour toujours gravée dans les mémoires. Lire la suite »

D’une médaille aux JO à Sciences Po, le destin hors du commun d’Arnaud Di Pasquale

"Photo: Nicolas Genin (CC)"

"Photo: J Olympus (CC)"

        « Je me suis vu en train de perdre » expliquait Arnaud Di Pasquale  à la multitude de journalistes présents lors de sa conférence de presse, au lendemain d’avoir obtenu une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Qui aurait pu croire qu’on le retrouverait dix ans plus tard sur les bancs de l’amphithéâtre Emile Boutmy à Sciences Po ? Pas grand monde, rendons-nous à l’évidence. À l’époque, le jeune tennisman tricolore n’en revenait pas, lui qui ne partait pas du tout favori lors de ce tournoi forcément spécial. Il avait défié les lois du réel pour s’inviter en demi-finale à la surprise générale, avant de s’incliner en deux sets très serrés face au numéro huit mondial, le talentueux russe Yevgeny Kafelnikov.        Lire la suite »

L’incroyable histoire de Miguel Angel Paredes, prêtre et culturiste.

"Photo: Tiago Gualberto (CC)"

            Il s’appelle Miguel Angel Paredes et pour tous les habitants de la petite ville colombienne de Paipa, nichée dans la province de Boyacá, c’est autant le héros local que le représentant de Dieu sur terre. Sa particularité ? Ce jeune Colombien de trente- neuf ans est prêtre, mais pas seulement, il est aussi une vedette du culturisme national. Alterner ces deux offices peut paraître à première vue épuisant, éreintant, voir insoutenable. Pourtant, depuis plusieurs années Miguel Angel vit paisiblement ses deux vocations à Paipa, cette ville colombienne aux allures coloniales où rien ne laisse entrevoir la présence d’un tel phénomène. Et malgré sa nouvelle médiatisation, il conseille toujours  ses fidèles avec la même passion et déborde d’énergie. Alors comment ce doux colosse en est-t-il arrivé là, lui qui de son propre aveu n’était pas destiné à réaliser ces  prouesses?                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                                                    

"Photo: Tiago Gualberto (CC)"

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Le Lyon n’est pas mort ce soir !

On les croyait à cent lieues en-dessous de la Terre, profondément enchevêtrés dans une déchéance annoncée, la fin d’un règne de 7 ans sur la France et on s’attendait à ce que les Galactiques donnent une leçon de football aux gones. Il n’en a rien été.

Et pourtant, au coup d’envoi les pronostics étaient bien en défaveur des lyonnais. D’un côté Claude Puel, entraîneur lyonnais, critiqué pour ces choix tactiques, de plus en plus menacé à son poste, de l’autre, un Pelegrini qui a réussi à s’imposer comme le patron ! Que pouvaient faire Makoun, Kallström et Govou face à Kaka, Benzema et Christiano Ronaldo ? Et oui, au coup de sifflet, les stars madrilènes semblaient être préparées pour passer une bonne soirée tranquille sur la pelouse de Gerland sous les yeux de supporters lyonnais qui ont de plus en plus de mal à supporter leur équipe.

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