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	<title>Journal Mural &#187; Sport</title>
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		<title>Le Ballon d&#8217;Or sauve la baraque</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 12:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Thibaut Vanrietvelde]]></category>

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		<description><![CDATA[Au terme d’un parcours confus et qui aurait bien pu tourner à la catastrophe, France Football a finalement la chance de voir ce qui lui restait de crédibilité être sauvé par le vote de son jury. Le 10 janvier 2011 Messi est annoncé Ballon d’or et conserve donc son titre, exploit que seul Van Basten avait accompli avant lui. C’est alors le moins pire des choix, pour ce qui restera comme l’une des pires campagnes du trophée français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au terme d’un parcours confus et qui aurait bien pu tourner à la catastrophe, France Football a finalement la chance de voir ce qui lui restait de crédibilité être sauvé par le vote de son jury. Le 10 janvier 2011 Messi est annoncé Ballon d’or et conserve donc son titre, exploit que seul Van Basten avait accompli avant lui. C’est alors le moins pire des choix, pour ce qui restera comme l’une des pires campagnes du trophée français. <span id="more-4416"></span> A l’orée de la saison 2010 la situation couve depuis un certains temps. En 2007 France Football annonce fièrement avoir changé le mode de fonctionnement de son scrutin. Dorénavant tous les joueurs du monde entier, sans distinction de clubs, pourront être éligibles au titre suprême. Ce qui fait fi d’une vérité immuable depuis la professionnalisation du football, celle que tout grand joueur, pour le devenir, doit jouer dans un club européen, et d’ailleurs dans les grands clubs des 4 grands championnats européens. Toute occasion est pourtant bonne de faire parler de soi. France Football se sent obligé d’intégrer des joueurs jouant en dehors de l’Europe pour justifier son choix. Des joueurs comme Younis Mahmoud Khalef, Rogério Ceni ou Guillermo Ochoa prennent la place de grands. Aujourd’hui plus personne ne se souvient de Mahmoud Khalef. Les deux autres sont et resteront d’importance seulement locale. Plus aucun joueur hors-Europe ne se sera cité ensuite cité, confirmant la vacuité d’une réforme inutile.  Mais la bêtise est bien plus grande en 2010. FranceFootball fait le choix de la démocratisation de sa récompense. Le Jury n’est dorénavant plus composé d’experts mais s’ouvre à tout représentant du ballon rond. Le collège de journalistes est à présent mis en minorité aux cotés des entraineurs et capitaines d’équipes. Le trophée fusionne avec le trophée FIFA, en manque de crédibilité. Le manque de professionnalisme en matière sportive se fait sentir dès la liste des nominés. Diego Milito, étincelant cette année là avec l’Inter Milan qu’il a propulsé en tête du championnat italien et sur le toit de l’Europe en marquant par deux fois en finale de ligue des Champions, sort par la petite porte. A sa place entrent des joueurs comme Klose, de bonne performance en Afrique du Sud mais invisibles pendant tout le reste de l’an.</p>
<h2>A Fucking Disgrace</h2>
<p>La machine mise en route par FranceFootball prend alors inexorablement son ascension. Le 6 décembre 2010 révèle les 3 finalistes de l’édition 2010. L’inéluctable intervient : le peu médiatique Sneijder, qui souffre de l’image acquise par les Pays-Bas en finale de Coupe du Monde, passe à la trappe. Auteur d’un quintuplé historique avec son club, meneur de jeu des Pays-Bas &#8211; qu’il amène jusqu’à la dernière marche -, Sneijder doit s’incliner devant un joueur comme Iniesta, blessé durant l’essentiel de la saison, mauvais pendant le Coupe du Monde, mais auteur d’un but en finale de la compétition et qui profite de l’image angélique que lui ont taillé les journaux. Le rapport des votes du jury le prouve d’ailleurs : favori, le néerlandais aurait gagné si l’avis seul des experts avait compté. L’élection des deux autres prétendants est moins polémique puisqu’elle est le fait de Xavi, meneur de jeu du FC Barcelone et poumon de l’équipe depuis des années, et de Messi, tenant du titre. Tous trois sont membres du FC Barcelone. La dernière ligne droite est alors celle d’une espérance, que le vainqueur ne décrédibilise pas trop l’institution. Le naufrage s’évite le 10 janvier 2011 avec la nomination de Lionel Messi, surement le meilleur des trois et le plus méritant au vu de sa saison. Auteur de 47 buts et de11 passes décisives en 53 matchs, l’argentin est récompensé à sa juste valeur. Pourtant le comble était près, Iniesta échouant à la seconde place.  Le discrédit dont souffre FranceFootball au terme de la campagne 2010 sera difficile à combler. Nombreux étaient déjà les gens qui ne prêtaient plus attention à ce qu’il voyait comme un récompense absurde aux critères inadéquats, et plus nombreux encore le seront l’année d’après. Cette marginalisation du trophée pourrait déboucher sur la fin d’un symbole, celui qui désignait le meilleur joueur de l’année, au profit de la seule mémoire et du seul jugement des contemporains.</p>
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		<title>Le rêve brisé des bleus</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 14:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[Un Michael Llodra s’effondrant en larmes dans les bras du capitaine Guy Forget. C’est l’image que l’on retiendra de cette finale de Coupe Davis où la France est passée à deux doigts de lever le saladier d’argent pour la dixième fois de son histoire. Mais le destin en a voulu autrement, l’homérique victoire samedi du double tricolore n’aura finalement servi à rien. Emmenée par un Djokovic impérial, la Serbie remporte quant à elle sa première Coupe Davis. Retour sur un week-end riche en émotion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un Michael Llodra s’effondrant en larmes dans les bras du capitaine Guy Forget. C’est l’image que l’on retiendra de cette finale de Coupe Davis où la France est passée à deux doigts de lever le saladier d’argent pour la dixième fois de son histoire. Mais le destin en a voulu autrement, l’homérique victoire samedi du double tricolore n’aura finalement servi à rien. Emmenée par un Djokovic impérial, la Serbie remporte quant à elle sa première Coupe Davis. Retour sur un week-end riche en émotion.<span id="more-4119"></span></p>
<p><strong>Une logique respectée</strong></p>
<p>Le vendredi, Gael Monfils ouvre le bal. Il se frotte à Janko Tipsarevic, un homme de coups, irrégulier mais toujours dangereux. Rapidement, on sent le français surmotivé et peu disposé à laisser entrevoir un quelconque signe de fragilité mentale. Bien en jambe, il survole les débats lors du premier set conclu sur un cinglant 6-1. La réaction du numéro deux serbe est timide, Tisparevic se limitant à tenir son service jusqu&#8217;au jeu décisif. Un tie-break brillamment négocié par « la Monf » qui empoche ce second set et, par la même occasion, sème le doute dans l’esprit du serbe. Celui-ci n’y croit plus et laisse échapper le troisième set, remporté 6-0 par Monfils. Sortant l’artillerie lourde au service, le français termine la rencontre sur un ace. Sliderman a fait le job. Il a surtout refroidit l’ardeur des supporters serbes massés dans cette gigantesque Arena de Belgrade. Lors du deuxième simple, tout le clan français rêve d’un exploit de Simon, titularisé en lieu et place de Llodra, réservé pour le double. Novak Djokovic, numéro 3 mondial et déjà héros de tout un peuple, ne partage évidemment pas les espérances tricolores. Le finaliste du dernier US Open va donner une leçon de tennis à un Simon complètement dépassé par les évènements. 6-3 6-1 en moins d’une heure, on n’est pas loin de la correctionnel. Boosté par le discours de Guy Forget, Simon revient sur le cours disposé à lutter jusqu’au bout. Et le petit français fait de la résistance, il rend la pareille au serbe jusqu’à cinq jeux partout. Djokovic sort alors le grand jeu et après un revers long de ligne sublimissime il prend le service de son adversaire. Au moment de servir pour la rencontre, le Djoker ne tremble pas. Un match plié en trois sets, synonyme de ressources économisées. La première journée n’aura pas donné lieu à des surprises, la logique ayant été parfaitement respectée. A la veille du double, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il revêtira d’un caractère décisif.</p>
<p><strong>Un scénario hitchcockien</strong></p>
<p>Djokovic ou Troicki pour accompagner le spécialiste du double Nedad Zimonjic? L’incertitude plane durant les premières heures du samedi. Quel sera le choix du capitaine Bogdan Obradovic ? Ce dernier met fin aux spéculations dans les alentours de midi en décidant d’accorder toute sa confiance au jeune Viktor Troicki. Jeune mais surtout talentueux. Il compte à son tableau de chasse des joueurs comme Nalbandian  Roddick ou encore Davydenko. Et c’est sans pression apparente qu’il débute la rencontre, écœurant tour à tour Arnaud Clément et Mickael Llodra. Accablée par les passings millimétrés du serbe, la paire française est aux abois. Si Troicki excelle, Zimonjic assure et ne cède que quatre points sur son service. Les serbes prennent le devant et bouclent ce premier set sur le score de 6-3. Le public nage en plein délire et on lit la peur sur le visage des supporters des bleus. Plus de trois cents fidèles ont fait le déplacement pour soutenir la France. Toutefois, leurs encouragements ne pèsent alors pas lourd en comparaison des chants entonnés par les fanatiques serbes. La seconde manche est plus accrochée. Tandis que Llodra déjoue, Clément s’évertue à tenir la baraque à la volée. Du coté serbe, les erreurs restent une denrée rare. Les français n’ont pas réellement d’occasions franches à se mettre sous la dent sur le service adverse. Le tie-break est inévitable afin de départager les deux équipes. Poussés par tout un peuple et notamment un président en transe, les serbes prennent l’ascendant et remportent le deuxième set. Les tricolores, sans  démériter, se retrouvent dans une situation des plus compliquées. La hargne serbe suffisant jusqu’ici à créer le fossé. Le président de la fédération Jean Gachassin a le visage crispé, il sait qu’une défaite aujourd’hui serait quasiment rédhibitoire eu égard du niveau de jeu montré vendredi par Djokovic.  Que la désillusion serait cruelle de s’incliner en double pour une paire si expérimenté comme l’est celle composée par Clément et Llodra. Comme s’époumone à le répéter le commentateur de France Télévision Lionel Chamoulaud, c’est le destin de la « Clé » de remporter une deuxième Coupe Davis après celle conquise en Australie en 2001.  Et le vétéran français (33 ans), comme par miracle, touché par la grâce,  se met à sortir des coups d’anthologie. Éberlués, Troicki et Zimonjic demeurent des spectateurs impuissants devant le spectacle donné par Clément. Même Mika n’en revient pas. 6-4, puis 7-5, de manière surréaliste, les français égalisent à deux sets partout. Au terme d’un cinquième et dernier set extraordinaire, qui a tenu en haleine la France entière, le clan des bleus exulte. Clément et Llodra s’imposent 3-6 6-7(3) 6-4 7-5 6-4. Chapeau messieurs. Revenir de deux manches à zéro avec un public à bloc contre vous, c’est bien le destin des meilleurs. La confiance est au beau fixe, le saladier d’argent se rapproche. Dimanche, il suffira de remporter l’un des deux simples. Oui mais voilà, personne ne se doute alors que le lendemain sera une journée cauchemardesque pour le tennis français.</p>
<p><strong>Simplement meilleurs</strong></p>
<p>Malgré quelques coups droit de mammouths et une flopée d’amorties bien senties, Monfils va se heurter à un Djokovic des grands jours. Au sommet de son art, injouable, le serbe distille des droites-gauches à volonté, mettant au supplice le français. Par à-coups, il semble faiblir, mais se reprend sans tarder. Hissant son niveau au top, le Djoker répond  présent et s’impose sans coup férir 6-2 6-2 6-4.  Avec brio, il remet les pendules à l’heure et ramène la Serbie sur les rails de la victoire. Le cinquième match, décisif, s’annonce serré. Qui de Troicki ou Llodra, respectivement préférés à Tisparevic et Simon, fera chavirer son peuple ? « Serré » est un bien grand mot, car de match il n’y en eu tout simplement pas. Apathique durant le premier set, Mika est impuissant lors des deux suivants. Roués de coups par un Troicki monumental, le français ne peut rien faire. Ses services volés sont retournés par le serbe comme s’il s’agissait de balles d’un junior. Le 23<sup>ème</sup> joueur mondial voit les passings défilés. Tentant le tout pour le tout avec des « chips and charges » à répétition, rien n’y fait. La marche est trop haute. Troicki domine les débats et conclu en apothéose sur un passing de revers « nalbandianesque ».  Trois sets secs et une défaite qui prive la France d’un  saladier d’argent qui lui tendait les bras.</p>
<p>Les victoires contre l’Espagne et l’Argentine auront eu au moins le mérite de « créer une symbiose entre les joueurs et souder l’esprit d’équipe » pour reprendre les termes du capitaine des bleus Guy Forget. Mais les larmes de Llodra à la fin du match nous ont rappelé des biens mauvais souvenirs et en particulier un dimanche noir de décembre 2002…Lorsque Paul-Henri Mathieu s’était incliné contre le russe Mikhail Youzhny après avoir mené deux sets à rien, déjà en finale de la Coupe Davis. La déception n’empêche pas de souligner l’exploit serbe. Et l’espoir de conquérir le saladier d’argent ne sera que plus fort en 2011.</p>
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		<title>L’exploit renversant de Goias, finaliste surprise de la Copa Sudamericana</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 10:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[Un club brésilien en finale de la Copa Sudamericana, rien de plus normal à première vue. Seulement voilà, Goias n’est pas une équipe comme les autres. Depuis dimanche et une piteuse déroute à domicile contre Santos, les joueurs savent qu’ils se morfondront l’an prochain en deuxième division brésilienne. Avant-dernier du classement, Goias n’est plus en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un club brésilien en finale de la Copa Sudamericana, rien de plus normal à première vue. Seulement voilà, Goias n’est pas une équipe comme les autres. Depuis dimanche et une piteuse déroute à domicile contre Santos, les joueurs savent qu’ils se morfondront l’an prochain en deuxième division brésilienne. Avant-dernier du classement, Goias n’est plus en mesure d’éviter la relégation. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, la demi-finale retour contre Palmeiras fut le match de la rédemption.</p>
<p><strong>Une première période cauchemardesque</strong></p>
<p>Battu à domicile 0-1 lors du match aller, Goias n’avait plus le choix. Il devait s’imposer sur le terrain de l’équipe coachée par le maître tacticien Luiz Felipe Scolari. La magie de la coupe a de nouveau fait son effet. Dominés outrageusement en première période, les verts et blancs ont su se ressaisir afin de l’emporter deux buts à un. Ce grâce à des coups de tête providentiels de Carlos Alberto puis d’Hernando. Préférant jouer le contre et laisser à leur hôte le soin de monopoliser le ballon, les hommes d’Artur Neto ont puisé au fond d’eux même pour profiter efficacement des contre-attaques. Car les attaquants n’ont pas eu une pléthore d’occasion à se mettre sous la dent. Le mérite leur revient d’être resté lucide durant une première mi-temps où ils virent plus le ballon leur filer sous le nez que dans leurs pieds.</p>
<p>Les stratèges de Palmeiras, Marcos Assunção et Alexandre, en profitèrent quant à eux pour faire l’étalage de tout leur talent. Alternant gestes techniques de grande classe, transmissions de balle fluides et frappes surpuissantes, ils mirent au supplice une défense de Goias qui résistât comme elle pût.  Les défenseurs des futurs pensionnaires de D2 doivent surtout une fière chandelle au gardien Harlei, auteur de trois parades phénoménales. Il dût pourtant s’incliner sur une énième frappe de Luan qui se fit un plaisir d’ouvrir le score. Conformément à leurs attentes, les joueurs de Palmeiras n’avaient pas devant eux une équipe unie, hargneuse mais bien des individualités en proie au doute. Jusqu&#8217;au temps additionnel et cette quarante-sixième minute qui fit à la fois chavirer le banc de Goias et plonger le stade Pacaembú dans un profond silence. Un partout, score de parité à l’heure de rejoindre les vestiaires.</p>
<p><strong>Un exploit retentissant</strong></p>
<p>Carlos Alberto d’une tête surpuissante avait remis les pendules à l’heure. Personne ne s’en doutait, mais Goais était en marche vers l’exploit. L’espoir renaissait et Artur Neto invita ses joueurs à jouer de manière plus structurée lors de la « mi-temps la plus importante de l’histoire du club ». Requinqués par le discours de l’entraineur, les joueurs entamèrent la seconde période pied au plancher. Toutefois, les milieux de Palmeiras reprirent rapidement les commandes de l’entrejeu. Le match devint décousu et une succession rocambolesque de contre-attaques donna un ton dramatique à cette demi-finale cent pour cent brésilienne. De nouveau retranchés dans leur derniers mètres, les « Verdão”, surnom des joueurs de Goias, durent recourir aux fautes pour ne pas exploser. Les occasions se multiplièrent et les minutes, s’égrainant, faisaient le jeu de Palmeiras , qualifié avec ce nul à domicile. C’était sans compter sur Hernando, guerrier de la première heure. À la 82<sup> ème </sup> minute  il plaça un coup de tête rageur et imparable crucifiant de la sorte le portier remplaçant de Palmeiras, Deola. Tout d’un coup, le visage naguère heureux des 20 000 aficionados du Pacaembú se crispa. La nervosité atteint son paroxysme dans les ultimes secondes lorsque Luan buta une nouvelle foi sur l’excellent Harlei. Celui-ci éteignait ainsi les chants des supporters de Palmeiras et enivrait les dizaines d’ultras de Goais ayant fait le déplacement. « Homériques, héroïques, venus d’ailleurs », la presse brésilienne était en manque d’adjectifs qualificatifs hier matin pour désigner les derniers représentants brésilien dans la compétition.</p>
<p><strong>Goais récrit l’histoire</strong></p>
<p>Le prochain adversaire de Goais, l’Independiente d’Avellaneda, les « Diables rouges argentins » sont eux venus à bout des équatoriens de la Liga de Quito -les tenants du titre-,2 buts à 1. Si Goais parvient à conquérir le Saint Graal, il s’agirait de la première équipe de seconde division à remporter un trophée continental en Amérique du Sud. Au milieu des mastodontes continentaux comme Boca Juniors, São Paulo, Grêmio ou Nacional, Goais a réussi à se faire une place au soleil. Surtout, les joueurs ont écrit une des plus belles pages de l’histoire du football. À un Harlei submergé par l’émotion de conclure, “c’est la preuve que Dieu n’abandonne jamais celui qui travaille, croit en lui et fait preuve d’abnégation ».</p>
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		<title>Wembley repeint en bleu !</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 12:31:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Bercault]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi soir, les bleus ont conquis le stade londonien sous une pluie battante. Les anglais n’ont pu que s’incliner face à une équipe de France solide, sereine et solidaire. Voici une bonne fin de saison pour les Français.
            « Ça fait plaisir quand vous avez préparé des choses avec des joueurs et que cela se concrétise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mercredi soir, les bleus ont conquis le stade londonien sous une pluie battante. Les anglais n’ont pu que s’incliner face à une équipe de France solide, sereine et solidaire. Voici une bonne fin de saison pour les Français.<span id="more-3855"></span></strong></p>
<p><em>            « Ça fait plaisir quand vous avez préparé des choses avec des joueurs et que cela se concrétise ». </em> Telle fût la réaction optimiste de l’entraineur français Laurent Blanc  à l’issue du match. En effet, la bataille s’annonçait serrée. Outre les rivalités franco-anglaises bien connues, il s’agissait d’une rencontre-clé. Elle permettait de tester des équipes en construction. D’un côté des jeunes pousses anglaises, de l’autre des Français qui se cherchaient. Le résultat a pourtant été sans équivoque : 1-2 en faveur de la France.<strong> </strong></p>
<p><strong>Des anglais déboussolés</strong></p>
<p>             Dès le début du match, les bleus ont  occupé le terrain et possédé la balle. Dès la 7<sup>ème</sup> minute Malouda a offert la première occasion française par une frappe cadrée que le portier anglais a difficilement contrôlée. S’en est suivi de nombreuses tentatives de but avortées. Malouda, Gourcuff, Valbuena ont  fait le siège de la surface adverse. L’équipe anglaise s’est retrouvée acculée en défense et à la 16<sup>ème</sup> minute, le duo Benzema-Malouda a ouvert le score par un formidable une-deux. La frappe à ras terre de Malouda n’a pu être stoppée par le gardien Foster, masqué.  Les anglais ont certainement sous-estimé la France avec une « équipe anglaise bis ». Les anglais ont sans doute manqué de dynamisme. Ils ont semblé déboussolés par la vivacité française.</p>
<p>            En seconde mi-temps, (que) de nombreux changements de joueurs sont intervenus. Quelques minutes après la reprise du match, Henderson entrepris un tacle virulent sur Gourcuff. Résultat : carton jaune et sortie de l’attaquant français en boîtant. Malgré une reprise  plutôt bonne des anglais, le petit poucet français Valbuena apporta un deuxième but en bleu à la 55<sup>ème</sup> minute. Le public français était euphorique. Alors, les anglais se ressaisirent, ils mirent enfin pied sur le ballon. Ils exercèrent une forte pression auprès de la cage adverse. L’équipe d’Angleterre morose en première partie du match tenta de sortir de son apathie. Vint alors, suite à un corner, le premier but anglais du géant Peter Crouch. Ce dernier sauva l’honneur de son équipe grâce à sa pointe du pied. Ce fut le sursaut d’orgueil anglais qui concrétisa des efforts effectifs depuis la reprise du match en seconde période. En fin du match la tension monta. Cinq minutes de prolongation furent accordées par l’arbitre Bo Larsen. Il y eût bien quelques tentatives anglaises mais sans succès. Après 95 minutes de spectacle, la fin du match sonna. Applaudissements. La nouvelle ministre des sports, Chantal Jouaneau, présente dans les gradins était aux anges.</p>
<p><strong>« Beaucoup d’émotions »</strong></p>
<p>            L’entraineur des anglais Capello a perdu son pari de la jeunesse. Il avoua après le match : <em>« la France a très bien joué la première mi-temps. Nous avons eu peur, nous avons raté beaucoup de passes et nous avons trop reculé ».</em> Certes  les tricolores ont brillé mais pour Laurent Blanc, pas question d’être trop « <em>euphoriques »</em> .  <em>« Nous sommes toujours en période de construction »</em>. Néanmoins, les joueurs français n’ont pas caché leur joie. Valbuena a reconnu que ce match lui avait apporté <em>« beaucoup d’émotions » et d’ajouter  « gagner à Wembley contre l’Angleterre, c’est toujours quelques chose d’extraordinaire »</em>. Quant à M’vila il déclara : <em>«Jouer ici c’est déjà  énorme. …Alors gagner, c’est vraiment fantastique ».</em> Avec  ce match amical, la France a  marqué sa quatrième victoire consécutive mais elle rerste 21<sup>ème</sup> au classement Fifa (Angleterre 6<sup>ème</sup>). En tout cas, les Français, comme en 1999, ont peint Wembley en bleu.</p>
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		<title>Le dernier combat de Laurent Fignon</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 21:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[      Laurent Fignon s’est éteint le 31 août 2010 à Paris. Un peu moins de trois semaines plus tôt, il soufflait les bougies de son cinquantième anniversaire. Aujourd’hui, les amoureux du cyclisme n’ont toujours pas fait leur deuil. L’immense champion a pourtant lutté jusqu’au bout mais n’est pas parvenu à vaincre la maladie. Le cancer l’a terrassé sans une once de pitié. Retour sur la carrière d’un combattant  hors pair qui aura marqué à jamais l’histoire de son sport.]]></description>
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<p>         Laurent Fignon s’est éteint le 31 août 2010 à Paris. Un peu moins de trois semaines plus tôt, il soufflait les bougies de son cinquantième anniversaire. Aujourd’hui, les amoureux du cyclisme n’ont toujours pas fait leur deuil. L’immense champion a pourtant lutté jusqu’au bout mais n’est pas parvenu à vaincre la maladie. Le cancer l’a terrassé sans une once de pitié. Retour sur la carrière d’un combattant  hors pair qui aura marqué à jamais l’histoire de son sport.</p>
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<div id="attachment_3526" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/Laurent_FIGNON3.jpg"><img class="size-Boite wp-image-3526" title="Laurent_FIGNON" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/Laurent_FIGNON3-200x261.jpg" alt="" width="200" height="261" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Rebel Callejeros (CC)&quot;</p></div>
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<p><span id="more-3497"></span></p>
<p>         Dès son plus jeune âge, Fignon impressionne. Il remporte en tout et pour tout cinquante-six victoires chez les  amateurs avant de faire ses premières gammes chez les professionnels. C’est en 1982 que l’équipe Renault l’intègre au sein de son effectif. Le gamin, indéniablement doué, a tapé dans l’œil de Cyrille Guimard, le manager de la plus réputée des formations françaises. Gregario de luxe, il s’évertue à rouler en montagne pour le leader de l’équipe, Bernard Hinault, son futur grand rival. Contribuant aux succès de ce dernier lors du Giro d’Italie 1982 puis, la même année, sur une Vuelta indécise de bout en bout, Fignon fait forte impression. Pourtant il sait qu’il devra cravacher dur pour déposséder Hinault de son incontestable leadership. Il s’en remet, involontairement, bien sûr, à la blessure de son équipier pour s’illustrer dans le Tour de France de l’année 1983. Guère brillant lors de la première semaine, le gregario intronisé leader suite au forfait d’Hinault serait-il victime de la pression du Tour ?  Rapidement, Fignon va faire taire les rumeurs lancées par les médias et qui se propageaient au sein du peloton. Sans difficultés apparentes, il accompagne les meilleurs en montagne. Suite à un concours de circonstances rocambolesque, il chipe le maillot jaune à Pascal Simon et s’empare de la tant prisée tunique jaune. Celle-ci restera sur les épaules du champion jusqu’au Champs Élysées. Une étoile est née, à seulement vingt-trois ans Laurent Fignon remporte son premier Tour de France.</p>
<p>         Hinault, un brin surpris par le soudain succès de son gregario, décide de faire ses valises et rejoint les rangs de la formation La Vie Claire. L’énorme duel entre les deux ex-coéquipiers aura lieu sur les routes montagneuses des Alpes. L’ancien leader de Renault demeure impuissant devant les coups de boutoirs répétés de Fignon. Monstre d’acharnement, le jeune lauréat de la Grande Boucle 2003 récidive donc l’année suivante. Sa facilité tellement insolente incite nombre de spécialistes à dire qu’il s’agit de la deuxième victoire d’une longue série. </p>
<p>         Épargné jusqu’ici par les blessures, Fignon va connaître une véritable descente aux enfers lors des deux années suivantes. Un long calvaire dont l’unique cause demeure une rupture du tendon d’Achille ayant rendu inévitable l’opération. Ses bonnes sensations reviennent peu à peu en 1987, ce qui lui permet de finir le Tour à une honorable septième place. Un classement toutefois très loin des ambitions d’un champion de cette trempe. Le pire est pourtant à venir. En 1988, lors du contre la montre par équipe du Tour, il est tout bonnement lâché par ses équipiers qui refusent d’attendre Fignon, victime d’un incident mécanique. Trop affecté par l’attitude de ces hommes qu’il considérait comme des amis, il prend la décision d’abandonner à la surprise générale. Beaucoup prédisent le début de la fin pour Laurent Fignon qui semble mentalement usé par ces contretemps l’ayant empêché d’à nouveau franchir la ligne des Champs Elysées en vainqueur. Il ne le sait pas encore, mais 1989 restera gravé dans les mémoires et Fignon écrira l’une des plus pages de l’histoire du cyclisme.</p>
<p>         Cette année débute pour le mieux pour lui, il triomphe au Giro devançant la meute d’italiens lancés à sa poursuite. Au Tour, le natif de Paris gère parfaitement ses efforts lors des deux premières semaines. Impeccable à la fois dans le contre la  montre individuel et collectif, il met hors de course son rival Pedro Delgado. C’était sans compter sur l’imprévisible Greg Le Mond, revenu de nulle part pour s’emparer du maillot jaune au nez et à la barbe d’un Fignon incrédule. Ce dernier  n’en démord pas et lors de la mythique étape de l’Alpe d’Huez, il place une attaque fulgurante dans les derniers kilomètres qui laisse cloué l’américain. Le français reprend sa tunique préférée.  Le battu du jour n’a pas envie d’abdiquer et décide de jouer son va tout lors de la dernière étape, un contre la montre. Ainsi, littéralement décomplexé, Le Mond va réaliser un exploit surréaliste lors de ce vingtième jour de course où le suspens est digne d’un scénario hitchcockien. À la faveur de huit petites secondes d’avance sur Fignon, il va définitivement revêtir le maillot de leader. Touché dans son orgueil, le champion tricolore  refuse de répondre aux questions de  Jean René Godard, l’inénarrable commentateur sportif de France Télévisions. La pilule est difficile à avaler pour le second du Tour et sur le podium on a l’impression d’avoir à faire au fantôme de Laurent Fignon. Le cauchemar n’est pas terminé, lors des Championnats du Monde disputés à Chambéry, le numéro un français prend à nouveau la deuxième place derrière…Greg Le  Mond, qui le devance à l’issue d’un sprint magistral. La fin de carrière de Fignon s’apparente à une déliquescence progressive. Malgré sa sixième place lors du Tour 1991, il n’a plus les jambes qui ont fait de lui un double vainqueur de la plus prestigieuse épreuve cycliste. Son Tour 1993 se solde par un abandon prématuré mais surtout prémonitoire. Un mois et demi plus tard, il met un terme à sa carrière.</p>
<p>         Coureur tempéramental, Fignon a longtemps attendu pour récolter les louanges propres à ses exploits. Son impopularité croissante due à ses nombreux dérapages verbaux a pris fin avec son mémorable mano à mano contre Le Mond.  Il est entré dans le cœur de tout les français. Sa légitimité lui a permis de rapidement se reconvertir comme organisateur d’épreuves cyclistes, créant notamment la course Paris-Corrèze en 2001. En parallèle, il officie en la qualité de consultant sur la chaine câblée Eurosport, ce jusqu’en 2003. Après un bref passage par une chaine de télévision belge, Fignon rejoint France-Télévision en 2006. Il commentera cinq Grande Boucle, au coté successivement d’Henri Sannier et de Thierry Adam. La dernière étant celle de 2010, qu’il a commenté avec une voie éraillée, voire caverneuse. Un symptôme criant de la maladie qui s’est emparé de lui l’année précédente. Un cancer des voies digestives.</p>
<p>         Il apprend la terrible nouvelle mi-avril 2009. Souffrant du cou, il se croit atteint d’un bénin torticolis. Pourtant, la douleur s’accentuant au fil des jours, il se résigne à passer une batterie d’examens…Afin de se rassurer. Quinze jours plus tard, les résultats sont disponibles. Le médecin l’appelle et n’y va pas de main morte : « On a trouvé des cellules cancéreuses, des métastases ». Fignon est un dur à cuir, il n’est pas décidé à se laisser terrasser par le cancer. Il désire se battre et entame les séances de chimiothérapie. Son incroyable volonté surprend tout le monde, même ses proches. Daniel Bilaian, le patron des sports de France-Télévision lui propose de commenter le Tour tout en alternant avec ses séances de « chimio ». Contrat accepté. Au coté de Thierry Adam et Jean Paul Olivier, amicalement surnommé « Paulo la science » pour sa culture cycliste impressionnante, Fignon montre aux téléspectateurs qu’il n’a rien perdu de son franc-parler. Tout se déroule un peu comme si de rien n’était. Ce jusqu’à l’étape des Champs, où il fond en larmes en direct, visiblement ému par la promesse de Bilaian : «T’auras toujours ta place parmi nous l’année prochaine. Ce que tu fais est incroyable ». Cependant les effets de la maladie s’amplifient et la douleur devient parfois insoutenable. Fignon s’accroche, mais n’y croit plus trop. Il fait de la résistance.</p>
<p>         En juillet 2010, il est encore là pour commenter l’intégralité du Tour cette fois ci, sauf bien sûr s’il ressent le besoin de s’absenter durant quelques étapes. Dès le début, son timbre de voix suscite l’attention des téléspectateurs. Faisant fi de ses difficultés à parler correctement, il s’enflamme encore pour les exploits d’Alberto Contador et ne manque pas de critiquer les performances suspectes du kazakh Alexandre Vinokourov, sorte de repris de justice du cyclisme condamné pour dopage il y a deux ans de cela et à nouveau présent sur le Tour. On quitte un Laurent Fignon ému, le 24 juillet, ultime jour de la compétition. Quand Bilaian l’invite pour commenter la Grande Boucle 2011, il semble abattu, l’air de dire : « Je ne sais pas si je serai encore en vie ».</p>
<p>         Le cancer est une maladie qui n’a pas pour habitude de prévenir, elle peut frapper n’importe qui à n’importe quel moment. La mort de Laurent Fignon émeut particulièrement car lui a réussi à accepter sa maladie et l’a combattue jusqu’au bout. Bien sûr, le fait qu’il ait fait vibrer les amoureux du cyclisme n’est qu’un détail en comparaison d’une vie humaine qui disparait. Mais quand même, merci Laurent.</p>
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		<title>Quand la rumeur s’incline devant le retour du roi Nadal</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 05:24:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[     Les habituels sceptiques vont devoir apprendre à faire le dos rond : Rafael Nadal est bel et bien revenu à son meilleur niveau. Affirmer qu’à Monte-Carlo, premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, le natif de Manacor a dominé ses adversaires serait un doux euphémisme, il les a tout simplement anéanti l’un après l’autre. Alors comment l’incroyable Nadal a-t-il réussi à faire taire les mauvaises langues qui lui voyaient déjà un avenir loin du tennis?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les habituels sceptiques vont devoir apprendre à faire le dos rond :<strong> </strong>Rafael Nadal est bel et bien revenu à son meilleur niveau. Affirmer qu’à Monte-Carlo, premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, le natif de Manacor a dominé ses adversaires serait un doux euphémisme, il les a tout simplement anéanti l’un après l’autre. Alors comment l’incroyable Nadal a-t-il réussi à faire taire les mauvaises langues qui lui voyaient déjà un avenir loin du tennis?<span id="more-2937"></span></p>
<div id="attachment_2941" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/Nadal-12.jpg"><img class="size-Boite wp-image-2941" title="Nadal 1" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/Nadal-12-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Nicolas Genin (CC).&quot;</p></div>
<p>Que ce soit Thiemo de Bakker, l’étoile montante du tennis batave, l’Allemand Michael Berrer ou les compatriotes ibériques de Nadal, Juan Carlos Ferrero, David Ferrer et finalement Fernando Verdasco, tous se sont cassé les dents contre l’ogre de l’ocre monégasque. Le seul à lui avoir pris plus de cinq jeux, Ferrero, ancien vainqueur de Roland Garros et numéro un mondial en 2003, excusez du peu, a semblé totalement impuissant durant une heure trente cinq. Baladé de droite<strong> </strong>à gauche, il n’a trouvé son salut que dans une résistance quasi homérique jusqu’à quatre jeux partout, avant de s’écrouler physiquement et mentalement. Pourtant vainqueur de trois titres lors de la tournée sud-américaine de février, Ferrero s’est ainsi fait dévorer par un gargantuesque Nadal, affuté comme jamais et dont les jambes moulinent encore plus vite. Affamé, Nadal l’est incontestablement. Ferrer, terrien pur jus se dresse devant lui en demi-finale et va subir un calvaire sans nom. Dépassé dans tous les compartiments du jeu, l’adversaire du quadruple vainqueur de Roland Garros plie rapidement. Nadal est sans pitié, une poignée de main sans compassion échangé à la fin du match et en route pour le prochain tour, la finale.</p>
<p>Une finale qui l’oppose à Fernando Verdasco, qui lui avait proposé un défi de taille lors de l’Open d’Australie 2009. Nadal s’était sorti des mailles d’un madrilène « on fire » au terme d’une rencontre digne d’un scénario hitchcockien. Ce match avait duré près de cinq heures et quinze minutes, cette finale de Monte-Carlo ne durera même pas une heure et demi. Un score qui fait froid dans le dos, 6-0, 6-1, Verdasco est humilié. Néanmoins celui qui pleure à la fin du match n’est pas celui qu’on croit. Affalé sur sa chaise, Nadal verse des larmes d’éléphant, visiblement ému et il a de quoi. Onze mois sans titre, pareil mésaventure n’était pas arrivée à l’Espagnol depuis 2005, une autre vie de toute évidence. Il a balayé les critiques acerbes de ses détracteurs d’un revers et par n’importe lequel. Un sublime revers à deux mains qui est devenu une nouvelle arme forte dans son jeu, rivalisant presque avec son surpuissant coup droit lifté. Mais ce n’est pas qu’une revanche tennistique pour Rafael Nadal, c’est aussi une revanche sur la vie pour l’actuel numéro deux mondial.</p>
<p>Lors de ses premiers exploits tennistiques Nadal n’a connu que la Une des magazines spécialisés dans le sport, que ce soit en Espagne ou dans le reste du monde. Sa défaite contre Soderling l’an dernier Porte d’Auteuil avait fait la Une de l’Equipe notamment, rien d’anormal pour l’Ibérique sachant qu’il était le quadruple tenant du titre et archi-favori du tournoi. Pourtant, sans que tout le monde ne soit au courant, il a connu la rançon de la gloire et la malfaisance de la rumeur. Tout d’abord ses parents se sont séparés et Nadal a craqué. Interrogé par un magazine « people » espagnol, il a dévoilé ses sentiments, ses craintes, ses peurs, lui le jeune homme de 22 ans qui a semblé  toujours si fort mentalement. L’excès de pudeur l’avait sans aucun doute  emmené à intérioriser des sentiments profondément enfouis sous sa carapace en apparence indestructible. Surprotégé par son oncle Toni, Nadal n’a jamais rien laissé filtrer sur sa vie personnelle. Car jusqu’à là tout allait pour le mieux, il s’était entouré<strong> </strong>de ceux qu’il aimait et qui pouvaient lui remonter le moral en toutes circonstances. Le divorce de ses parents l’a profondément marqué, rien ne serait plus comme avant. Le clan Nadal semblait désormais voué à être scindé en deux, avec toutes les complications que cela implique. La presse sensationnaliste s’est allègrement emparée de l’affaire provoquant un nouveau tollé dans la famille Nadal. Comment Rafael avait-il osé étaler ses problèmes sur la place publique?  Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire de ses parents qui eut pour seul et unique résultat de déstabiliser l’enfant prodige. Unique? Loin s’en faut. Quand  la presse people vous attaque, elle ne vous lâche plus. Et la rumeur entre en piste.</p>
<p>C’est un clip très sexy dans lequel il danse corps à corps avec la célèbre  chanteuse colombienne Shakira qui a défrayé la chronique. Nadal serait-il en couple avec Shakira? La réponse, négative, a eu des répercussions on ne peut plus terrible sur le couple que Nadal forme avec sa petite amie, une jeune mannequine espagnole. Disputes récurrentes, scènes de ménages en publique, le couple a paru un instant voué à la déchirure, à la rupture même. Il n’en fut rien, l’amour outrepassant cet obstacle indécent. Et le guerrier Nadal sortit alors de cette épreuve encore plus fort qu’il ne l’avait entamée. C’était le début de la fin pour les adversaires de l’Espagnol, qu’ils soient pseudo-journalistes ou tout simplement joueurs de tennis.</p>
<p>Nadal s’est offert un festin royal sur le rocher monégasque, il espère faire de même aux Masters 1000 de Rome et Madrid bien sûr. Surtout, il n’attend qu’une chose, celle de prendre sa revanche à Roland Garros et de s’écrouler en vainqueur sur la terre battue du court Philippe Chatrier. Si le visage de Nadal est le même qu’il a montré la semaine dernière, aucun doute possible, personne n’est en mesure de l’arrêter. Et sûrement pas la rumeur, que le roi de l’ocre a magnifiquement vaincu au terme d’un match acharné.  Jeu, set et match Nadal!</p>
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		<title>Lionel Messi, les superlatifs ne suffisent plus</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 14:50:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[        Qualifier de stratosphérique la performance réalisée par Lionel Messi lors du quart de final retour de Ligue des Champions serait presque insulter le prodige argentin. En cette -soirée du mardi sept avril la Pulga (la puce)-, son surnom préféré, a créé une véritable onde de choc sur la planète football. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute, la star du FC Barcelone a atteint une dimension jusqu’à là inconnue des joueurs, des  journalistes ou des simples amateurs du beau jeu. Les défenseurs d’Arsenal peuvent en témoigner, eux, les malheureuses victimes expiatoires de cette folle soirée de Coupe d’Europe qui restera pour toujours gravée dans les mémoires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2726" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/Messi-2.jpg"><img class="size-Boite wp-image-2726 " title="Messi 2" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/Messi-2-200x133.jpg" alt="" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Arturo Miguel (CC)&quot;</p></div>
<p>Qualifier de stratosphérique la performance réalisée par Lionel Messi lors du quart de final retour de Ligue des Champions serait presque insulter le prodige argentin. En cette -soirée du mardi sept avril la <em>Pulga </em>(la puce)-, son surnom préféré, a créé une véritable onde de choc sur la planète football. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute, la star du FC Barcelone a atteint une dimension jusqu’à là inconnue des joueurs, des  journalistes ou des simples amateurs du beau jeu. Les défenseurs d’Arsenal peuvent en témoigner, eux, les malheureuses victimes expiatoires de cette folle soirée de Coupe d’Europe qui restera pour toujours gravée dans les mémoires. <span id="more-2723"></span></p>
<p>Lionel Messi n’avait pas joué prodigieusement lors du match aller de cette affiche des quarts de finale entre Barcelone et Arsenal, un choc annoncé comme une finale avant l’heure. Supplanté par l’efficacité diabolique du suédois Zlatan Ibrahimovic, auteur d’un doublé, l’argentin était même resté dans l’ombre. Loin de jouer à son meilleur niveau, il n’avait pas réussi à s’entendre avec le géant scandinave. Ajouté à la non-performance de Messi, les prestations en dents de scie de la défense barcelonaise débouchèrent sur un score nul de deux partout, prometteur pour les Gunners d’Arsenal en vue du match retour. Les habituels sceptiques rappelaient que la rencontre aller s’était déroulée en Angleterre. Ainsi revenir de Londres avec deux buts inscrits s’apparentait à une performance hors norme, sauf pour Barcelone.</p>
<p>Tous les supporters blaugrana se rendaient à l’évidence ; Après avoir mené deux buts à zéro, se faire remonter au score de la sorte ne semblait pas glorieux. Par ailleurs, la défense risquait d’être décimée pour le match retour au Camp Nou. Puyol suspendu, Piqué également, la tâche de roc défensif incombait au mexicain Marquez et à l’argentin Milito.  Certes, du coté d’Arsenal, Fabregas avait eu la mauvaise idée de se blesser aux adducteurs en tirant à la quatre-vingt cinquième minute un penalty litigieux accordé par l’arbitre. Néanmoins personne ne s’attendait à  la fatidique nouvelle tombée dimanche soir, Zlatan ne se trouvait pas en mesure de disputer le match retour. La sinistrose aurait alors très bien pu s’emparer des dirigeants et des ultras culés, autre surnom des fanatiques du dernier vainqueur de la plus prestigieuse compétition européenne au monde. Il n’en fut rien, Guardiola, maître tacticien recommanda à ces protégés de développer un jeu offensif alléchant à souhait, comme d’habitude.</p>
<p>Dans cette équation offensive en apparence relativement simple, Messi doit marquer le plus vite possible pour définitivement pour tuer le suspens. Pourtant, à la surprise générale se sont les visiteurs londoniens qui ouvrent le score par l’intermédiaire de l’attaquant danois Bendtner. Les quatre-vingt dix mille supporters barcelonais  sont alors médusés. Ils ne le resteront pas longtemps. En effet, à peine trois minutes se sont écoulées depuis la réalisation d’Arsenal, que le « festival » Messi débute. La frappe surpuissante qu’il décoche à l’entrée de la surface de réparation laisse Almunia pantois. Le gardien espagnol des Gunners ne s’en doute pas encore, mais son pire cauchemar vient de prendre forme. Une quinzaine de minutes plus tard, Messi inscrit son deuxième but de la soirée après avoir aisément pris de vitesse Mickael Sylvestre à l’approche des six mètres. Fantomatique, le défenseur français l’a été tout au long du match. Il est vrai qu’il a peu été aidé par la performance mirobolante du jeune argentin. Gaël Clichy et Alexandre Song, les autres remparts de la défense londonienne ont également été dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Surtout lorsque Messi signe un triplé à la quarante deuxième minute de jeu,  après avoir parfaitement piqué la balle au dessus d’Almunia. À la pause on n’ose pas s’imaginer le discours fanfaronnant tenu par Guardiola magnifiant certainement la performance du natif de Rosario.</p>
<p>Éléphantesque pendant plus de vingt minutes, Messi tyrannise une défense londonienne apathique. Au retour des vestiaires, la donne semble avoir changé pour le prodige argentin. Il  attend patiemment son heure pendant une grande partie de la seconde période, tel un prédateur qui guette sa proie avant de lui sauter dessus au moment opportun. Redouté comme la peste par ses adversaires d’un soir, Messi se met lui-même sous l’éteignoir, fait assez rare pour être souligné dans le football professionnel. Cette capacité unique à sortir volontairement du match pour déstabiliser ses homologues directs n’est pas donnée à tous les joueurs. Il s’agit pourtant  du pain hebdomadaire que l’attaquant vedette de Barcelone propose aux rugueux défenseurs de la Liga, le championnat espagnol. Il disparaît jusqu’à la quatre vingt huitième minute, à quelques instants seulement d’une victoire amplement méritée par le club catalan. Avant surtout d’entrer dans la légende de la Ligue des Champions.</p>
<p>Messi continue d’écrire son propre chef d’œuvre avec des lettres en or. Il score ainsi une dernière fois après avoir de nouveau ridiculisé toute la défense adverse. Son incroyable quadruplé lui permet de se hisser au firmament du football et de rentrer dans le club très sélect des « cinq extraordinaires », qui doivent désormais accueillir un nouveau compagnon. Ce club extrêmement restreint désigne les joueurs ayant marqué quatre buts lors d’un match de Ligue des Champions. On y retrouve des noms prestigieux comme Inzaghi, Van Nistelrooy, Prso ou encore Shevchenko. La particularité de l’exploit de Messi réside dans le fait qu’aucun de ces joueurs n’avaient réalisé  cette performance lors d’un match à élimination  directe. Il a donc été le premier à s’octroyer cette liberté. Arsenal n’est pas une équipe parmi tant d’autres mais bien une des meilleure du championnat anglais. Tous les spécialistes du football s’accorderont sur ce point. Ceci ne fait qu’amplifier la titanesque performance de l’argentin, toujours aussi modeste en conférence de presse. Ce dernier nous surprendra jusqu’au bout, car malgré les retombées médiatiques positives  qui s’abattent sur lui à la vitesse de la lumière, il n’a aucunement les chevilles qui enflent.</p>
<p>Lionel Messi nous à tous ébloui mardi soir en réalisant un chef d’œuvre monumental, scorant par quatre fois tout au long  d’un match de haute intensité. Aucun amateur de football ne peut nier la réalité, tout comme aucun journaliste ne peut se voiler la face, le dernier Ballon d’Or est tout simplement trop fort. Actuellement, qu’on le veuille ou non, il n’a pas d’égal footballistiquement parlant. Les superlatifs qui le déifient semblent bel et bien légitimes. Le peuple Argentin tout entier attend désormais de le voir à l’ouvrage sous le maillot albiceleste lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Oui, un jour on pourra raconter à nos enfants puis à nos petits enfants que l’on a vu jouer Lionel Messi. <strong> </strong></p>
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		<title>D’une médaille aux JO à Sciences Po, le destin hors du commun d’Arnaud Di Pasquale</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 16:56:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[        « Je me suis vu en train de perdre » expliquait Arnaud Di Pasquale  à la multitude de journalistes présents lors de sa conférence de presse, au lendemain d’avoir obtenu une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Qui aurait pu croire qu’on le retrouverait dix ans plus tard on le retrouverait sur les bancs de l’amphithéâtre Emile Boutmy à Sciences Po ? Pas grand monde, rendons-nous à l’évidence. À l’époque, le jeune tennisman tricolore n’en revenait pas, lui qui ne partait pas du tout favori lors de ce tournoi forcément spécial. Il avait défié les lois du réel pour s’inviter en demi-finale à la surprise générale, avant de s’incliner en deux sets très serrés face au numéro huit mondial, le talentueux russe Yevgeny Kafelnikov.
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2530" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/jo-sydney1.gif"><img class="size-Boite wp-image-2530" title="JO sydney" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/jo-sydney1-200x225.gif" alt="" width="200" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: J Olympus (CC)&quot;</p></div>
<p>        « Je me suis vu en train de perdre » expliquait Arnaud Di Pasquale  à la multitude de journalistes présents lors de sa conférence de presse, au lendemain d’avoir obtenu une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Qui aurait pu croire qu’on le retrouverait dix ans plus tard sur les bancs de l’amphithéâtre Emile Boutmy à Sciences Po ? Pas grand monde, rendons-nous à l’évidence. À l’époque, le jeune tennisman tricolore n’en revenait pas, lui qui ne partait pas du tout favori lors de ce tournoi forcément spécial. Il avait défié les lois du réel pour s’inviter en demi-finale à la surprise générale, avant de s’incliner en deux sets très serrés face au numéro huit mondial, le talentueux russe Yevgeny Kafelnikov.       <span id="more-2510"></span></p>
<p><strong>Submergé par l’émotion </strong></p>
<p>          Cependant, à la différence de l’ensemble des tournois ATP (Association Tennis Professional) ou de la Coupe Davis, le tournoi de tennis des Jeux Olympiques recèle d’une particularité pour le moins subtile. Les  deux vaincus des demi-finales ne sont pas mis totalement hors jeu, c&#8217;est-à-dire qu’ils sont bien sûr éliminés du tournoi mais ne s’en retournent  pas tout de suite au pays. Un match pour la troisième place, dite « petite finale », doit se disputer pour attribuer au vainqueur de cette rencontre la médaille de bronze. Et nul doute que dans une compétition aussi prestigieuse, mieux vaut remporter cette médaille que repartir chez soi frustré avec la médaille en chocolat, synonyme de quatrième place. Di Pasquale, véritable héros national, n’a pas déçu la France. Pourtant l’ampleur de la tâche à réaliser faisait ou plutôt ferait actuellement froid dans le dos. Le rival n’était autre que l’actuel numéro un mondial incontesté et incontestable Roger Federer, alors quarante-troisième joueur mondial. Au terme d’un match étriqué et de trois sets vaillamment disputés 7-6 (7-5), 6-7 (7-9), 6-3, il remportait une médaille bien méritée au nez et à la barbe du futur prétendant au titre de meilleur joueur de l’histoire du tennis. Submergé par l’émotion, le jeune homme de vingt et un ans ne peut s’empêcher de  verser quelques larmes, lui, le gamin de Casablanca que rien ne prédestinait à un avenir doré dans l’univers de la petite balle jaune. <strong> </strong></p>
<p><strong>Le début de la folle aventure</strong></p>
<p>         L’ancien champion du monde Junior, en 1997, a toujours considéré le tennis comme « du fun, le kiff, les sensations » sans pour autant s’imaginer un seul instant en faire sa carrière. Avec un père qui baignait dans le monde du surf depuis trente ans, difficile de résister aux belles vagues des plages de « Casa ». Arnaud aime surfer et ne s’en prive pas, quitte à passer des heures avec sa planche et ses amis. Le tennis raconte-t-il « c’était quand il ne faisait pas assez beau pour aller sur la plage ». Aranud se dope à la vague. Pourtant, souffle en lui un vent de changement, il désire jouer au tennis plus régulièrement afin, pourquoi pas, de surfer un jour sur les sommets tennistiques. Taper la balle contre le mur ne lui suffit plus et reçoit l’autorisation de la part de ses parents d’aller disputer quelques tournois benjamins dans l’hexagone. Il tape rapidement dans l’œil de plusieurs trouveurs de talents et il rejoint les sport études régional tennis de Poitiers.  C’est le début de la folle aventure.</p>
<p>          Plus les échelons sont élevés, plus il les grimpe avec facilité. De Poitiers direction l’INSEP, à l’orée du Bois de Vincennes. Il y rencontre une charmante jeune fille, classée -15 et portant le doux prénom de Delphine. Arnaud tombe éperdument amoureux. En 1996 il s’installe définitivement  à Paris, près des courts de Roland Garros, Porte d’Auteuil. Il poursuit son ascension, jusqu’à remporter le titre de champion du monde des juniors en 1997. « Inchallah »  répète-t-il à longueur de match pour se donner confiance comme lors de l’US Open junior  qu’il remporte cette même année 1997.</p>
<p><strong>Une carrière en dents de scie</strong></p>
<p>          Di Pasquale intègre ensuite le circuit professionnel puis remporte son premier et unique titre sur le circuit ATP à Palerme en 1999. Des blessures à répétitions l’empêchent d’avoir une trajectoire linéaire ascendante dans le réputé compétitif circuit masculin. Il remporte son dernier tournoi challenger, ce qui équivaut à la deuxième division du tennis, en 2002 du coté de Ljubljana. Évidement le point d’orgue de sa carrière demeure sa médaille de bronze obtenue à Sydney deux ans plus tôt. Ses résultats des années qui suivent cette prestation homérique ne comblent pas toutes les attentes placées en lui. Il redescend ainsi au niveau challenger comme en témoigne son trophée glané en Slovénie. Malgré cette victoire il se morfond dans les bas fonds du top 200, puis est même relégué au 325<sup>ème</sup> rang mondial. On pense notamment à l’édition 2006 du Challenger de Montevideo, capitale de l’Uruguay, où le natif de Casablanca doit jouer les qualifications pour intégrer le tableau principal, ce qu’il ne pourra accomplir en grande partie à cause de la précision en coup droit de l’Italien Naso, vainqueur en trois sets. Pour Di Pasquale, il n’y a plus aucun doute, la boucle est bouclée. Le jeudi 4 janvier 2007, il met un terme à sa carrière de tennisman. Ainsi, il n’aura pas obtenu les résultats escomptés lors de ces dix années de professionnalisme, mais il arrête avec le sentiment du devoir accompli, faisant référence à sa médaille de Sydney. Physiquement en forme, Di Pasquale était intraitable, le gros « hic » fut donc ses multiples blessures qui ne lui permirent pas d’atteindre un classement plus élevé que 37<sup>ème</sup> à l’ATP. Il commence alors une vie où la famille entend jouer un rôle prépondérant. Une vie d’homme, comme il aime  tellement le rappeler. Le succès ne tarde pas à arriver, en juin DIP de son surnom se marie avec sa compagne Audrey. L’ancien joueur, qui a sillonné tout les continents, veut par ailleurs réussir sa reconversion et ne surtout pas rester les bras ballants.</p>
<p><strong>Quand Sciences Po lui tend les bras…                                                                                                                           </strong>         </p>
<p>                Très vite, il s’investit dans de nouvelles activités et devient consultant sur l’Equipe TV. D’autre part, il parraine l’opération « Urban Tennis »  lancée par Adidas.  Ce sport new look  se jouant dans la rue se révèle être un véritable mix entre les règles du football et celles du tennis. Cependant, cette activité ne suffit pas à ce néo retraité hyper- actif. Le retour aux sources à Casablanca en octobre 2007 lui fait le plus grand bien car il s’octroie le nouveau challenge de reprendre ses études. Pas si simple pour quelqu’un qui a arrêté les cours en Première, faute de temps suffisant pour alterner le tennis de haut niveau et les révisions pour le Baccalauréat.  Oui mais comment-va-t-il s’y prendre? De fait, il ne produit aucun effort, le menu lui est servi comme au restaurant, sur un plateau. Bien sûr, il s’agit ni plus ni moins du menu du jour J, autrement dit ce 4 décembre 2007 avec l’ouverture pour de la première  promotion de sportifs qui suivront leur formation dite « Sciences Po-Fondation Jean Luc Lagardère ». Celle-ci offre aux athlètes ou ex-athlètes de haut niveau une formation sur mesure pour mieux préparer ou continuer dans le cas de Di Pasquale, leur reconversion. Les sportifs peuvent se spécialiser dans quatre domaines qui sont la gestion d’entreprises, le mouvement associatif, les relations internationales et les médias. C’est pour cette dernière catégorie que l’ancien tennisman a opté. À l’issue de ce parcours il pourra envisager une entrée en Master de Sciences Po.  </p>
<div id="attachment_2538" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/Sciences-Po1.jpg"><img class="size-Boite wp-image-2538" title="Sciences Po" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/Sciences-Po1-200x149.jpg" alt="" width="200" height="149" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Maurice Neyra&quot;</p></div>
<p><strong>À la découverte de nouveaux horizons</strong></p>
<p>           Actuellement, ce programme inauguré par Arnaud Lagardère, président de la Fondation Jean-Luc Lagardère et Richard Descoings, directeur de Sciences Po, compte dix-neuf élèves parmi lesquels on retrouve des noms de prestige à l’instar de Richard Gasquet ou encore de Paul- Henri Mathieu.  Arnaud Di Pasquale ne se voile pas la face, il sent bien que ce programme est une réelle opportunité d’ouverture quand à sa reconversion et le souligne d’une fort belle manière : « Suivre cette formation, c’est une démarche très personnelle. Aujourd’hui je travaille dans les médias et pour la Fédération Française de Tennis, mais mon but est de découvrir de nouveaux horizons et là c’est une chance exceptionnelle de pouvoir aller à Sciences Po ».  En intégrant les sportifs de haut niveau au sein d’un établissement de l’Enseignement supérieur pour le moins sélectif, cette formation entend leur donner une place au-delà du domaine sportif. Comme nous le rappelle l’imperturbable  Richard Descoings : «  La diversité que les sportifs de haut niveau apportent à la société nourrit notre recherche de l’excellence ». </p>
<p>          Si Arnaud Di Pasquale n’a pas pu ou su atteindre les sommets des vagues de Casablanca, ou surfer sur le toit du classement ATP, il se voit offrir par la grande institution qu’est  Sciences Po une nouvelle opportunité d’atteindre l’excellence. Merci qui ?</p>
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		<title>L’incroyable histoire de Miguel Angel Paredes, prêtre et culturiste.</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 16:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>maurice</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Neyra]]></category>

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		<description><![CDATA[      Il s’appelle Miguel Angel Paredes et pour tous les habitants de la petite ville colombienne de Paipa, nichée dans la province de Boyacá, c’est autant le héros local que le représentant de Dieu sur terre. Sa particularité ? Ce jeune Colombien de trente- neuf ans est prêtre, mais pas seulement, il est aussi une vedette du culturisme national. Alterner ces deux offices peut paraître à première vue épuisant, éreintant, voir insoutenable. Pourtant, depuis plusieurs années Miguel Angel vit paisiblement ses deux vocations à Paipa, cette ville colombienne aux allures coloniales où rien ne laisse entrevoir la présence d’un tel phénomène. Et malgré sa nouvelle médiatisation, il conseille toujours  ses fidèles avec la même passion et déborde d’énergie. Alors comment ce doux colosse en est-t-il arrivé là, lui qui de son propre aveu n’était pas destiné à réaliser ces prouesses étonnantes ?
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			<content:encoded><![CDATA[<p>            Il s’appelle Miguel Angel Paredes et pour tous les habitants de la petite ville colombienne de Paipa, nichée dans la province de Boyacá, c’est autant le héros local que le représentant de Dieu sur terre. Sa particularité ? Ce jeune Colombien de trente- neuf ans est prêtre, mais pas seulement, il est aussi une vedette du culturisme national. Alterner ces deux offices peut paraître à première vue épuisant, éreintant, voir insoutenable. Pourtant, depuis plusieurs années Miguel Angel vit paisiblement ses deux vocations à Paipa, cette ville colombienne aux allures coloniales où rien ne laisse entrevoir la présence d’un tel phénomène. Et malgré sa nouvelle médiatisation, il conseille toujours  ses fidèles avec la même passion et déborde d’énergie. Alors comment ce doux colosse en est-t-il arrivé là, lui qui de son propre aveu n’était pas destiné à réaliser ces  prouesses?                                                                                                                                                                  </p>
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<div id="attachment_2443" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/músculos1.jpg"><img class="size-Boite wp-image-2443" title="Imposant culturiste" src="http://www.journalmural.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/músculos1-200x277.jpg" alt="" width="200" height="277" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Photo: Tiago Gualberto (CC)&quot;</p></div>
<p><span id="more-2435"></span></p>
<p>            Lorsqu’on dit d’une personne qu’elle pèse quatre-vingt-dix dix kilos  pour seulement un mètre soixante-dix, on s’imagine souvent un homme ou une femme avec un embonpoint pour le moins imposant. Chez Miguel Angel ce ne sont de toute évidence pas des bourlets qui ressortent mais bien des muscles saillants peut-être même un peu trop. Toutefois, ce dernier n’a jamais prétendu à un poste de videur de boîte de nuit, de vigile d’un grand magasin ou de garde du corps d’une grande autorité étatique. Il a toujours voulu être prêtre, rien d’autre. Petit, même si le football et le basket lui procurent d’intenses moments de bonheur, il n’aspire pas non plus à devenir un athlète de haut niveau. Ainsi, en novembre 1994, il est ordonné prêtre au Séminaire Majeur de Tunja, sa ville natale. Son destin jusqu’alors loin d’être hors du commun va être bouleversé quatre ans plus tard. Un curé de la ville américaine d’Austin au Texas l’invite à participer à un diocèse. L’insouciant Miguel Angel accepte sans se douter des conséquences qui vont suivre.</p>
<p>            Arrivé sur le sol américain, il découvre un univers complètement différent de la Colombie. <em>« Les fast-foods me choquaient plus qu’autre chose et d’ailleurs me dégoûtent toujours »</em>,<strong> </strong>confie-t-il au quotidien colombien<em> El Tiempo</em>. Oui, effectivement, ses quatre-vingt-dix  kilos actuels ne sont pas dus à une ingurgitation récurrente de délicieux Big Mac tous droits venus de MacDonald. Ce qui va l’intéresser par-dessus tout, c’est la grandeur des salles de musculation. <em>«</em><strong> </strong><em>Jamais je n’aurai imaginé voir autant d’appareils pour se muscler »</em><strong> </strong>s’étonne-t-il devant nos confrères colombiens. Rapidement il prend goût à la pratique d’une série d’exercices destinés à se muscler et surtout à esthétiser son corps. Au bout de quelques mois, les haltères n’ont plus de secrets pour le gladiateur colombien, qui désire maintenant affronter des néo-culturistes made in USA. Seul petit hic, il doit demander la confection d’une soutane adaptée à son corps. Il débute en février<strong> </strong>1999, lors d’un tournoi se déroulant au siège de l’armée de l’air américaine. À la surprise générale, il remporte au haut la main le titre dans sa catégorie et ajoute une ligne à son palmarès de néophyte en occupant la première place au classement général : une légende du culturisme colombien est née.</p>
<p>            Cependant tout n’est pas si facile pour Miguel Angel : éloigné de sa famille, il doit se tenir à un régime alimentaire draconien. Sept repas par jour ! Avec au menu, de la viande, des légumes et des<strong> </strong>compléments<strong> </strong>alimentaires à l’instar de l’huile de poisson, des milkshake de jaunes d’œufs et de lait ou encore des sucres lents<strong> </strong>comme la saccharose, le maltose et le lactose. Ses conseillers, intéressés qu’ils étaient par la gloire que pouvait leur rapporter ce jeune Colombien<strong> </strong>l’incitent à consommer de la créatine. Cette  substance dérivée d’acide aminé naturel<strong> </strong> joue un rôle conséquent dans l’apport d’énergie aux cellules musculaires, mais peut s’avérer très dangereuse. Le jeune culturiste est au courant de ces possibles effets néfastes ;<strong> </strong>de plus il déteste toutes les sortes de stéroïdes. C’est sans compter sur la pression opérée par différents pays dans l’optique de sponsoriser le prodige qui multiplie alors les succès. En échange, tous lui demandent de consommer des stéroïdes pour augmenter son volume musculaire. Il refuse de céder aux demandes qu’il considère <em>« indécentes »</em><strong> </strong>et s’isole peu à peu. Jusqu&#8217;à l’entrée en piste du célèbre coach texan Jerry Melina qui lui propose ses services. Paredes ne boude pas son plaisir et accepte immédiatement. Seulement en échange il doit respecter un régime encore plus rigoureux et doubler des efforts pour atteindre, sans stéroïdes, le même niveau que ses futurs rivaux. Grâce à une volonté de fer, il s’impose dans la catégorie des poids moyens de l’État du Texas, puis remporte de manière homérique sept fois d’affilée le titre de champion des champions texans. Il devient une star américaine, mais est encore inconnu dans son pays natal.</p>
<p>            En effet, en Colombie contrairement à d’autres pays latino-américains la pratique du culturisme n’est pas très développée à l’inverse de celle du catch notamment. Néanmoins Miguel Angel désire ardûment revoir sa famille, avec qui il ne communiquait que par téléphone. Celle-ci n’avait pas les moyens de financer un voyage vers les Etats-Unis. Surtout, il a une très mauvaise nouvelle à leur annoncer. En février 2008, il est atteint d’une tumeur cancéreuse et préfère se faire opérer en Colombie que chez un spécialiste américain réputé, la foi en Dieu a parlée. Retour au pays, un point c’est tout. Il subit une opération chirurgicale à la jambe ce qui l’oblige à mettre entre parenthèse sa carrière, ce durant huit mois. Appuyé moralement par ses supérieurs religieux, il officie alors dans  trois paroisses de Paipa, situé à une trentaine de kilomètres de Tunja où réside sa famille. De nouveau en pleine forme en novembre, il reprend un entraînement de haut volt. Les heures d’entraînement au gymnase (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=I5yevaXx62U">watch?v=I5yevaXx62U</a>) se comptent au nombre de dix par semaines, sans oublier les séances de natation et de footing. Il y a deux mois, Miguel Angel se préparait à disputer une compétition nationale à Sogamoso, où il allait représenter la province de Boyacá. Fidèle à sa réputation acquise au fil de ses années folles du rêve américain, il ne laisse aucune chance à ses adversaires. Actuellement dans une importante phase de préparation en vue de défendre son pays lors d’une compétition qui aura lieu en avril 2010 au Mexique et à laquelle il a été invité, il enchaînera ensuite une tournée dans son pays d’accueil qui lui a tant donné. Aussi, il a reçu une offre de l’Institut des Sports de Boyacá, pour qu’il participe à la création d’une Ligue Départementale de levée de poids…Ni une ni deux, Miguel Angel s’associe au projet et promet en plus de dénicher un partenariat avec son ancien centre texan. Pour cela il pourra mettre à profit le fait qu’il soit bilingue, chose plutôt rare du côté de Paipa.</p>
<p>            Très occupé comme on peut le voir par le culturisme, il reste pourtant catégorique : <em>« J’ai toujours lutté en silence avec pour seul objectif de rendre gloire à Dieu. Dans toutes les compétitions auxquelles je participe, je me suis identifié comme prêtre, office que je rempli durant les vingt-quatre heures de la journée</em> ». Il ne remet aucunement en question son rôle de prêtre qu’il rempli à merveille selon les fidèles paroissiennes de Paipa. María, l’une d’entre elles, affirme qu’il faut <em>« protéger ce guerrier autant qu’il nous protège lui ». </em>Le héros local n’a pas fini de faire parler de lui, surtout avec la presse qui accoure régulièrement prendre de ses nouvelles, ce qu’il ne rechigne aucunement à faire. Comme il le souligne très justement <em>« je ne suis pas un homme extraordinaire, une sorte de Superman venu d’ailleurs. D’autres prêtres ont exercés dans d’autres labeurs, tenez, prenez Lugo au  Paraguay par exemple. C’est un président, alors que dans le passé il était prêtre ». </em>Cela reste tout de même assez original pour être souligné.</p>
<p>          Ses paumes de mains sont recouvertes d’une multitude d’ampoules symboles de l’entraînement intensif qu’il pratique. Espérons simplement qu’au moment de la communion il ne glisse pas à l’oreille de ses fidèles : <em>« Tu ne veux pas faire  comme moi et débuter cet appétissant régime : créatine et Ostie ? »</em> <strong> </strong>, quelle originalité, mon Dieu.</p>
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		<title>Le Lyon n’est pas mort ce soir !</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 22:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Augustin Deney]]></category>

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		<description><![CDATA[On les croyait à cent lieues en-dessous de la Terre, profondément enchevêtrés dans une déchéance annoncée, la fin d’un règne de 7 ans sur la France et on s’attendait à ce que les Galactiques donnent une leçon de football aux gones. Il n’en a rien été.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="first">O</span>n les croyait à cent lieues en-dessous de la Terre, profondément enchevêtrés dans une déchéance annoncée, la fin d’un règne de 7 ans sur la France et on s’attendait à ce que les Galactiques donnent une leçon de football aux gones. Il n’en a rien été.</p>
<p>Et pourtant, au coup d’envoi les pronostics étaient bien en défaveur des lyonnais. D’un côté Claude Puel, entraîneur lyonnais, critiqué pour ces choix tactiques, de plus en plus menacé à son poste, de l’autre, un Pelegrini qui a réussi à s’imposer comme le patron ! Que pouvaient faire Makoun, Kallström et Govou face à Kaka, Benzema et Christiano Ronaldo ? Et oui, au coup de sifflet, les stars madrilènes semblaient être préparées pour passer une bonne soirée tranquille sur la pelouse de Gerland sous les yeux de supporters lyonnais qui ont de plus en plus de mal à supporter leur équipe.</p>
<p><span id="more-2186"></span> Et le début du match fut à l’avantage des hommes de Pelegrini, ils dominaient les espaces, jouaient haut, avec un tempo rapide, mais rapidement le match s’est équilibré et Lyon s’est mis à rugir. Le dernier quart d’heure de la Première mi-temps a été une domination totale des lyonnais. Le discours de Pelegrini dans les vestiaires n’a pas réussi à motiver ses joueurs. Dès le retour des vestiaires, c’est Makoun, comme un symbole, qui offre le but victorieux à Lyon, récompense certainement méritée après avoir été tant critiqué.</p>
<p>Et l’addition aurait pu être bien plus salée car les lyonnais ont totalement dominé le grand Real sur la fin de match, touchant le poteau par Govou et faisant preuve d’une solidité défensive miraculeuse. Au final, il faudra retenir que Lloris et Makoun, le gardien et le buteur, on réussi aujourd’hui à sortir un immense match, capable de faire oublier pour un soir le talent individuel et collectif des Galacticos. Que faut-il en conclure ? Peut-être que le football n’est pas qu’une histoire d’argent. Peut-être aussi que le Real est maudit, éliminé 5 fois de suite à ce stade de la compétition. Dans tous les cas, à Bernabeu dans trois semaines, le match risque d’être explosif, et il faudra être au rendez-vous du match retour.</p>
<p>Alors allez l’OL, en espérant que Bordeaux marchera dans leurs pas la semaine prochaine contre l’Olympiakos.</p>
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