Mural

Cool hunting en Buenos Aires

Aunque muchos estén padeciendo el tedioso frio del hemisferio norte, algunos afortunados logran viajar y disfrutar de las altas temperaturas presentes en los países sureños. La moda, en este trance, evidentemente sufre mutaciones y lo que era en su momento largo y abrigado, se transforma en una vestimenta holgada, fresca y colorida.

Recorriendo la ciudad de Buenos Aires y sus alrededores, quise echar un vistazo para experimentar cuáles eran los principales protagonistas de este verano en las calles y playas del hemisferio sur. Los hallazgos fueron los siguientes:

Vestidos largos estampados: imposible no caminar por las grandes avenidas y no ver a una mujer sin “la gran prenda” de esta temporada. De diversos estampados y colores: ya sean flores, rayas, círculos, entre otros.

Colores “shocking”: tonalidades muy llamativas, difíciles de combinar pero muy utilizadas por los porteños. Zapatos, remeras, pantalones, aros, para todos los gustos.

Monos: La pieza clave de las altas temperaturas. Diversos colores y formas, generalmente en blanco y negro, muy holgados, para combinar con accesorios en sintonía. Cortos o largos, muy a la moda en este verano.

Denim: un clásico de todas las temporadas, esta vez vuelve recargado sobre todo en prendas frescas, usualmente cortas y con mucho estilo. Los más usados fueron los vestidos, las camisas, los chalecos y el clásico short denim. A combinar con accesorios llamativos como aros de plumas, collares con strass, anillos rockeros, entre otros.

Transparencias y mini-shorts: En la playa, al rayo del sol, las mujeres optan por looks cools y descontracturados donde priman las transparencias y sobretodo los mini-shorts de múltiples tonalidades y estampas. Generalmente combinados con plataformas en zapatillas o zapatos. Ir a la playa hoy en día, es toda una cuestión de moda.

Brillo y encaje: Para los looks más nocturnos, se privilegian remeras con mucho brillo o encaje, generalmente combinadas con polleras negras o estampadas. Los zapatos con plataformas completan este atuendo ideal para salidas de noche entre amigos.

Muti Randolph: Lorsque l’oeil se perd dans un infini lumineux.

Crédits photographiques: D EDGE

Il advient parfois que l’oeuvre d’un artiste vous fasse tomber amoureux.

Extase sensorielle. Oasis de lumière. L’espace d’un instant, l’illusion visuelle est complète. Muti Randolph, ce visionnaire de l’installation, nous abandonne dans un labyrinthe de LED et de jeux lumineux. Gamme de chromes changeantes, le pouls de la musique bat à pleine mesure. Ce brésilien d’une trentaine d’années associe la lumière aux beats puissants de la musique électro. Il élabore un espace extra-sensoriel où architecture, design et musique s’enchevêtrent sensuellement.

Enfant de la génération internet, il assiste à l’engouement pour les jeux vidéos et puise dans sa formation de designer industriel et visuel, nombre de ses influences. Le spectateur est réduit à son instinct le plus primaire. Dans l’oeuvre de Muti Randolph, le design visuel occupe une place de choix. Il façonne un environnement modulaire qui interpelle nos cinq sens. De quoi susciter en chacun de nous l’instinct premier et infantile qui pousse à l’émerveillement.

A New York, il invente un assemblage de LED dans lequel le visiteur est invité à se perdre, ébloui par les variations chromatiques. Pour Coachella, il réalise une installation, Mirage, interagissant avec le mouvement des clubbeurs venus de la planète entière pour applaudir les plus grands DJ. A Sao Paulo et Rio, il conçoit un club futuriste qui puise ses inspirations à la fois dans le design des années 1970 et dans la technologie la plus poussée – la discothèque D EDGE. Muti Randolph renouvelle le genre. Il invente au fur et à mesure de ses collaborations des lieux de rencontres futuristes qui brouillent les frontières entre art digital, nouvelles technologies, design, musique et architecture.

Crédits photographiques: Muti Randolph

Crédits photographiques: Muti Randolph

Crédits photographiques: Muti Randolph

Oz, Odyssée dans l’enfer panoptique

Le logo de la série

Tout débute par une théorie du XVIIIème siècle, une révolution du monde carcéral. Il faut revenir sur le contexte de ce qui aujourd’hui est considéré le siècle des lumières : un humanisme renouvelé, une prise de conscience de l’égalité des droits, du traitement de l’autre pour comprendre une idée philosophique fondatrice du monde carcéral créée et théorisée par Bentham, le panoptisme. Réfléchissant sur  l’efficacité rationnelle des prisons et le traitement des prisonniers, ce philosophe de l’utilitarisme voit là le modèle carcéral ultime.

Une prison panoptique ? Une tour d’observation surélevée, un garde invisible pour les détenus, des cellules ouvertes, un monde, en quelque sorte, enfermé entre quatre murs. Afin de créer le sentiment d’observation permanente, il prône le maintien de l’ordre par une pression psychologique constante et une économie des moyens, permettant de plus une cohabitation pacifique dont découlent enseignement, prise de conscience morale, sans cependant  imposer la contrainte.  Ainsi, il conçoit de manière très moderne la réinsertion du prisonnier dans un environnement par une sorte de prise de conscience de l’autorité, et la crainte d’un châtiment, et l’instillation d’une éducation et d’une morale inculquée par les bienfaits de l’humanisme des sociétés.

Nous voilà dans le centre pénitencier d’Oz, prison de haute sécurité imaginaire, située dans les Etats-Unis contemporains. Acronyme d’Oswald State Correctional Facility, cette prison habite en son sein un projet, une unité à part, Emerald City, dont le nom est en lui seul plein de promesses. Son créateur et dirigeant, Tim Mc Manus, y a mis en place une unité de haute sécurité, sa particularité  étant bien sûr sa proximité avec la théorie de Bentham. Ainsi, une plateforme centrale surplombe une cour intérieure ou cohabitent les plus dangereux criminels comme les délinquants moyens, soumis à des règles ultra strictes, surveillés perpétuellement (les prisonniers dorment dans des cabines aux murs de verre) sous l’égide de quelques matons. Hyper surveillés certes, mais aussi responsables de la vie et de la gestion de l’unité, de la propreté aux lessives, de la cuisine au rangement de la chambre avant l’ouverture automatique des portes des cellules à partir de 8h et ce jusqu’à 18h.

L’intro d’Oz, le tatouage est fait sur le corps de Tom Fontana. Les oreilles attentives sauront identifier cette musique dans un épisode de South Park

Tel est le postulat de départ de cette série choc de Tom Fontana produite par HBO entre 1997 et 2003. Derrière ce postulat théorique, l’on suit les frasques de la vie ultra violente de cette prison ou les prisonniers semblent toujours entrer, mais ne ressortir que les pieds devant. Dans un contexte général de rabaissement des moyens attribués aux prisons, Tom Fontana montre comment ce lieu est devenu l’objet d’un théâtral affrontement politique : ainsi, le procureur de cet Etat imaginaire ultra-conservateur met en place une série de mesures chocs.  C’est d’ailleurs son élection, et des mesures  drastiques pour les prisonniers, l’interdiction de la cigarette et des visites conjugales, qui est le point de départ de la série. Ainsi, progressivement s’installe la logique redoutable du gouverneur : toute prérogative leur est retirée afin de faire payer le moins possible au contribuable. La santé elle-même est limitée au strict minimum tandis qu’il prône rétablissement de la peine de mort, réduction des moyens, et tout ce qui pourrait, en quelque sorte, pourrir la vie des détenus.

Mais ce serait demeurer au simple manichéisme pour cette série que de simplement critiquer l’autorité. Si cette dernière exacerbe les tensions, dresse l’humain à devenir une bête, les détenus n’en sont pas en reste. Tiraillés entre leur passé, sentimental, relationnel  comme criminel, ceux-ci survivent dans la confrontation et le complot perpétuel, tentant sans cesse d’échapper à la surveillance à laquelle ils sont soumis. C’est là l’une des grandes idées de Fontana : mettre en place une mixité sociale structurée dans cet univers carcéral. Montrant comment les identités se nouent autour de quelques grandes figures, il place des groupes, ritals, blacks, homos, aryens, latinos, motards, musulmans, irlandais, matons et d’autres encore… dans une cohabitation forcée,  séparés de quelques mètres dans le meilleur des cas. Chacun ont leur intérêt et leur conviction, chacun œuvrent pour leur survie. Ainsi l’un possède la cuisine, l’autre gère le trafic de drogue (nommée « tits » pour éviter la cellule d’isolation), l’autre encore, vend des magazines pornos dans cette prison ou derrière l’interdit, tout circule. Les groupes gagnent ou perdent en influence s’allient et se trahissent à mesure que les complots pour la survie de chacun s’organisent. Les coups bas ne sont pas pardonnés, les vengeances sont terribles et montrent dans la froideur d’une caméra implacable, les actes terribles de ces être socialement à jamais perdus tandis que le panoptisme se retrouve dépassé malgré ses bonnes intentions originelles. Interdits de visite conjugale, la série montre comment la sexualité en prison, sujet pourtant hautement tabou, mène aux actes les plus ignobles de viol et de torture sadique, montrant comment les jouets sexuels prolifèrent au profit de maîtres [1].

Cependant, elle montre aussi comment ces hommes ont des intérêts, moraux ou économiques : les italiens de la mafia pensent business, le racisme des aryens crée l’identité noire, les musulmans luttent pour la possibilité de prier et refusent l’homosexualité, tandis que ces mêmes aryens sont sévèrement anti-drogue (Mention spéciale pour le « leader » irlandais, en vérité le seul irlandais, Ryan O’Reilly, qui incarne l’homme prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire, mais que le remord ronge du fait des conséquences de ses actes sur son frère, rendu débile mental et incarcéré par sa faute).  Ces derniers repères deviennent paradoxalement l’extrême incantation de la fureur collective qui empare ces hommes délaissés.  Oz dénonce ainsi la manière dont la société se débarrasse d’hommes qui se savent du coup condamnés et irrécupérables, et  n’ayant  plus de limites, sont prêts à tout. La série montre aussi l’implication de l’administration et ses tentatives, souvent infructueuses, parfois en demi-teinte faute de moyens, de mener ces hommes vers la porte de sortie, le désespoir qui les prend parfois, leur lutte pour une reconnaissance de ces hommes qu’ils fréquentent jour et nuit, tout en étant tiraillés par la connaissance de leurs actes. Les histoires se mêlent à mesure que les frontières se floutent, et matons et prisonniers se retrouvent entrainés dans une valse endiablée qui les tient pieds et poings liés dans la sombre histoire du monde carcéral américain, poussant les deux bords aux actes les plus malsains.

Je pourrais m’étendre des heures encore sur cette série tant les réflexions qu’elle développe sur l’homme, sa relation à la société, ses penchants les plus sombres comme ses aspirations, sont vastes et complexes. Je donnerais enfin  une mention spéciale pour les acteurs, qui  dans des rôles magistraux, montrent les peurs, les joies, la colère et la haine des personnages, et sur le montage, la construction et la manière de filmer la série. Ainsi chaque épisode est entrecoupé par l’intervention mystique et fantastique d’Augustus Hill personnage paralysé interne à la série, mais qui sort de son rôle réel pour développer une réflexion sur l’humain (il insère ainsi nombre d’anecdotes inconnues sur les grands moments de l’Histoire), en rapport direct avec l’histoire narrée dans l’épisode, étendant encore le champ de réflexion. De plus, la violence souvent insoutenable qui entrecoupe les épisodes, si elle est impitoyable, est plus frappante par son réalisme, sa possibilité (il est par-ailleurs avéré que celle-ci existe bel et bien dans la réalité) que par un voyeurisme quelconque souvent si cher aux productions américaines.

En bref, jeu d’acteur magistral, mise en scène magistrale, scénario magistral, je ne déconseille donc cette série qu’à une catégorie de personnes, les pieds tendres qui ne se sentent pas le cœur de plonger dans l’enfer d’Em City.

Oz, une série impitoyable et ultra addictive, 6 saisons, production achevée.

L’article prochain… Six Feet Under ou une analyse comparée: The Wire et The Shield, deux portraits pour une police de rue, selon que j’ai envie de me faire chier ou pas. Ou alors un film.

Lezboubdemetal


[1] Cette série a été classée MA (Mature) aux Etats-Unis et déconseillée au moins de 16ans, fait quasi unique pour une série non érotique en France

Noel Gallagher’s High Flying Birds

Des artistes continueraient de faire des trucs valables. Enfin c’est ce qu’on m’a dit. Un truc du genre « Arrête de faire tourner tes éternels vinyles de Pink Floyd et écoute des trucs modernes ». Je vous avoue que j’ai eu un gros doute, mais j’ai franchi le pas. J’ai troqué The Wall, Animals et Ummagumma, le temps d’une soirée, contre du Noel Gallagher. Ne me dites pas que vous connaissez pas, parce que c’est faux. Même le plus grand ahuri notre génération n’a pas pu échapper à Wonderwall. Oasis, monument de la Britpop qui a marqué les années 90, était justement mené par les frères Gallagher, Liam et Noel. Et devinez quoi ? C’est justement Noel Gallagher, qui, pour la première fois depuis la dissolution du groupe en 2009, a sorti un album solo ce lundi 17 octobre.
Je ne vous cache pas mon scepticisme. Qui se souvient des albums solo de Syd Barret, de David Gilmour ou de Robert Plant ? Un saut sur The Pirate Bay à la Fnac plus tard, et j’écoute l’entité qui oscille encore entre bon-pour-l’oubli et future-emblème-des-années-10. Sans oublier le risque de tomber sur un album d’Oasis rance trouvé au fond d’un tiroir et remis en rayon. Bon, je vous dis ça, et la première chanson vient de se terminer : j’ai juste envie de me jeter dans le Clain. Mais pas si vite. Dream On commence, et c’est parti, on retrouve la patte de l’auteur des grands succès de (What’s The Story) Morning Glory ?, qui vous met de meilleur humeur qu’un cours d’Arlindo pour toute la journée. Alors, la comparaison avec Oasis est inévitable : vous enlevez la voix nasillarde de Liam Gallagher et vous ajoutez des atmosphères plus intimes – sans tomber dans un album acoustique digne d’un MTV unplugged – et de bonnes trouvailles, comme le très rafraîchissant The Death of You And Me, et on finit par trouver cet album fort sympathique, parfait pour un dimanche pluvieux à Poitiers. Mais avant de pouvoir écouter ces 4 minutes 02 de grenadine-auditive – rafraîchissant, sans qu’on ait envie d’en boire des litres –, il vous faut passer par If I Had a Gun. Et les choses se gâtent ; ça sent le réchauffé, on aurait aimé plus d’innovation, de l’osé, que Noel s’éloigne un peu plus de la pop d’Oasis, peut-être quelque chose de plus rock…

Enfin on atteint – si vous en avez eu le courage – la deuxième moitié de l’album.
Enfin Noel s’éloigne un peu de la mélasse douceâtre pop qui lui est chère, qui vous donnerait presque envie de voter FN pour fermer les frontières et empêcher les rosbifs de nous vendre leur britpop.
Enfin, (Stranded On) The Wrong Beach est là. Je ne vous en dit pas plus. Mais cette seconde moitié de l’album, et en particulier cette chanson, a suffit à me faire changer d’avis. Elle relance littéralement l’album.

Bref, malgré deux trois ratés où l’auteur nous enferme dans ses clichés et nous ferait presque croire qu’on écoute de l’Oasis reconditionné, Gallagher nous fait (re)découvrir sa musique, son style, tout en sachant se renouveler. Alors pourquoi ne pas acheter l’album, ce Noel Gallagher’s High Flying Birds ?

Introduction à l’art contemporain : chapitre IV

Chapitre 4: Le happening

L’art est-il voué à la pérennité? Doit il nécessairement être saisi? L’art peut et est souvent la démarche, le concept et sa mise en œuvre immédiate.

Voir l’art se faire devant ses yeux, comprendre la démarche de l’artiste sont autant d’étapes indispensables. La littérature a permis au XIXe puis XXe siècle de pénétrer l’atelier de l’artiste et de scruter son labeur. LŒuvre de Zola figeait le plein-air. Quant à Lartiste au travail de Camus, il épinglait le jeune artiste, décrivant avec justesse son état d’esprit et ses mutations. Avec le happening, le spectateur passe à l’étape supérieur et devient acteur de ce qui se joue devant ses yeux. Car Happening signifie littéralement « en train de se faire », « en train d’arriver ». Lire la suite »

21 de Abril de 2011: A jovem capital do Brasil celebra 51 anos de existência

A inauguração de Brasília em 21 de abril de 1960 é um momento marcante na história do Brasil e dá origem a uma cidade que, apesar das primeiras aparências, é extremamente representativa da realidade brasileira

Inaugurada em 1960 pelo então presidente Juscelino Kubitschek (JK), Brasília é a concretização de um antigo projeto de transferência da capital para o Planalto Central. Já discutida pelos primeiros parlamentares do império, a construção de uma nova capital responde a problemas de ordem política e estrutural. Inicialmente, a mudança da sede do governo permitiria o povoamento do interior do país, pouco desenvolvido pela colonização predominantemente costeira. Em seguida no caso de um ataque militar, uma capital interiorana seria mais dificilmente atingida. E finalmente, o descontrolado crescimento da então capital Rio de Janeiro havia rapidamente se transformado em fonte de desordem e revoltas populares que punham em risco a estabilidade do governo instituído. Assim, inúmeras missões exploratórias foram formadas durante o império e a república e decretos de lei prepararam o terreno para a edificação da nova cidade. Entretanto, apenas nos anos 50 Juscelino Kubitschek teve a coragem e a vontade política de realizar o projeto, e sua motivação estava longe de ser gratuita.

Eleito graças a seu plano de metas, que propunha o desenvolvimento de 50 anos em cinco, JK encontrou na construção de Brasília a síntese de seu programa de modernização do Brasil. Contando desde o início com a ajuda de Oscar Niemeyer, arquiteto responsável por todos os prédios públicos da nova capital, JK quis construir uma cidade que seria um modelo para o Brasil. Depois de aprovada pelo congresso, a transferência só dependia da desapropriação de uma grande área cedida pelo estado de Goiás e da eleição de um plano de urbanismo. A companhia Novacap (nome derivado de Nova Capital) foi criada para gerenciar a construção e optou pelo projeto de Lúcio Costa, que se constituía de dois grandes eixos transformados em uma espécie de avião em razão da disposição topográfica do terreno. A simplicidade da forma se harmonizava com os monumentos de Niemeyer e os jardins de Burle Max. Curvas e retas feitas de concreto, espelhos d’água e grandes jardins ao ar livre contrastando com as formas irregulares do cerrado, o clima seco e a terra vermelha.

Construída onde antes só havia fazendas, foi necessário abrir estradas que ligavam a cidade aos cinco cantos do país e esperar pela chegada de milhares de trabalhadores candangos dispostos a construir a tal terra prometida do sonho de Dom Bosco. Inicialmente instalados em um acampamento nos arredores da cidade, os candangos contribuíram – muitas vezes com a vida – para a construção de cada prédio e avenida da cidade. Assim como os pioneiros (médicos, engenheiros, arquitetos e profissionais mais qualificados), muitos resolveram ficar na capital depois que ela estava pronta. Mas diferentemente dos engenheiros e arquitetos, o projeto de Lúcio Costa – que apesar disso era quase socialista – não havia previsto bairros onde eles poderiam morar. E o acampamento inicial se transformou na primeira cidade-satélite de Brasília: o Núcleo Bandeirante. Esse princípio de cidade já parece revelador das contradições da nossa modernização e do lugar reservado aos pobres nesse processo.

Fundada em 1960 e com parte das instituições federais transferidas da antiga capital, Brasília só conhece quatro anos de democracia antes do golpe de estado de 1964. Tomada pelos militares, a cidade conhece 20 anos de repressão e vê seu projeto inicial desmantelado por um futuro que tomou outras direções. De cara com o medo em uma cidade sem esquinas, a população se apropria como pode das quadras e entrequadras do plano piloto. A Universidade de Brasília, que em sua inauguração representava a vanguarda estudantil, recebe um interventor e a reitoria modifica todos os projetos que possam dar lugar à conscientização política. Gerações de brasilienses natos começam a existir sem nem se dar conta da situação política do país.

E no entanto duas décadas passadas, também em Brasília se sente o fim da ditadura, e as largas avenidas testemunham movimentos populares que marcaram nossa redemocratização, como a marcha por Diretas Já! ou contra a corrupção do governo Collor. Seria difícil dizer que aqui começou a redemocratização, tão perto do poder era mais difícil resistir. Mas a capital soube refletir as fraquezas do governo e a chegada de outra era. Nos anos 80 e 90, a cidade também sofre com a crise econômica que atinge as classes médias e baixas. Brasília assiste à criação de mais cidades-satélites a partir de acampamentos ilegais formados por migrantes de todas as regiões em busca de melhores condições de vida. O sonho de uma vida melhor parece persistir, mas ainda não se sabe responder a tanta expectativa e só se oferecem empregos nas casas da classe média e alta da capital.

Com um milhão de habitantes no ano 2000 (o dobro do que planejaram os fundadores), a cidade tem problemas estruturais especialmente na área de transporte e moradia. A capital parece se desenvolver e dar origem a uma rica classe média, que goza de índices de qualidade de vida comparáveis a países escandinavos e consome produtos culturais e econômicos comparáveis às grandes metrópoles do país. Com o terceiro maior PIB do Brasil, Brasília tem atualmente uma população de dois milhões de habitantes que se divide entre os setores públicos e terciários. Marginalizando a população pobre nas periferias, Brasília garante a estabilidade urbana que não tinha o Rio de Janeiro e é a segunda capital mais segura do país. Com grandes avenidas e segregação espacial, dificilmente se vê pobres na capital e o governo pode continuar a reinar estável e suficientemente longe dos grandes problemas do Brasil. Em frente à Explanada dos Ministérios, a estação rodoviária parece ser a única ligação entre o centro e a periferia, entre o governo e o resto.

Brasília representa o Brasil porque o Brasil é esse jogo de esconde-esconde. No nosso país, o arcaico se esconde atrás do moderno, a pobreza atrás do esbanjamento, a violência de gênero atrás dos grandes sobrados, o racismo atrás da democracia racial. Se olharmos o projeto inicial de Brasília, a cidade não poderia ter dado mais errado com tantos desvios de planos urbanísticos, descontrole populacional, transporte precário… Mas, na verdade, a cidade não deu errado. Brasília nasceu síntese de um sonho, mas influenciada por tanto concreto, virou realidade. E o realismo de Brasília é melhor que qualquer idealismo. Ele mostra o Brasil que é, ao invés do Brasil que quer ser.

The 1924 British Expedition

« - But why climbing it?

- Because it is there. »

George Mallory

It has been said that mountains were the home of gods. What bad habit have humans to challenge their own gods? Above all when the home is 29,000 feet high. By 1924 it had become an obsession that Mount Everest might be the accomplishment for 100 year-old mountaineering. And the ultimate challenge to take up. At that time none of the eight-thousanders had been vanquished. It was a dream that few can ever have. Past 23,000 feet the oxygen was so rare that any movement cost nearly four times his equivalent at sea-level. And even a human were to climb higher, he would either go mad or soon die of pulmonary edema. The Himalayas were a very hostile place for humans, and had always reminded them about it.  But since early 20th century technology had been pushing back the frontiers of human capacity. Despite the fact that they still had no crampons they were now equipped with ice axe and decisive new oxygen tank. With oxygen tank they were finally likely to climb higher than 26,000 feet. But oxygen tanks were so heavy and bulky that they would be expected to climb the first meters without any. In matter of winter equipment they were poor and exposed if the temperature was to drop fewer than minus -10C. Was a snowstorm to rise and the game was over. In fact the expedition had few chances to summit. Previous 1922 expedition had ended-up in the deaths of seven porters as a result of an avalanche, and had forced Mallory’s way back. Weighing up the pros and cons, it appeared to have more to do with collective suicide than sports achievement. This may be precisely the main reason why they attempted it. In March 1924 Mallory’s expedition was assembled in Yatung and the journey to Mount Everest began. Since Nepal was closed to Europeans the ascent would have to be attempted by Tibet’s northern face. What Mallory ignored was the northern face to be much harder than any other. The procession arrived in late April at the foot of the mountain. This had been a huge expedition of 13 mountaineers and about 150 Sherpas. But now this was a face to face confrontation between gods and humans. Someone was desecrating their shrine and was to pay the higher price for it.

On the way up

Mallory’s 13 members 1924 expedition. Irvine and him are at the top left-hand corner.

It had been a mystical journey so far. They had been blessed by the local Lama on their way to the summit. Then many of the porters refused to go any further based on religious beliefs. This had always been a mystery for local people why did white men want so much to climb their peaks. Life in altitude was hostile, if not impossible. Mountains were holy and forbidden places. There was no a place for humans there. The weather had been changing over the days and they could hardly know whether blessed or unblessed they really were.  Many climbers were ill and the expedition was threatened. But by the first of June they had reached 23,000 feet and the first trials to summit could be made. The two first expeditions failed in reaching the summit but managed to erect two extra camps on the way to the summit. The first expedition was lead by Mallory and Bruce but was forced to resign after most of the Sherpas turned back. The second was notorious for setting a new mountaineering record: Norton reached the altitude of 28,130, feet which is even more remarkable since he did not have any extra oxygen. But the way seemed impractical and physically impossible further on. There were great stony barriers standing there.  And                                                                    the oxygen was so rare… Any effort to climb them was made futile. There might be a                                                                      last chance and that was to the third team to take it.

Last try

On early morning of July the 8th George Mallory and friend of him Andrew Irvine left camp VI to go for summit. Mallory had chosen Irvine for his endurance and mechanical skills rather than his mediocre mountaineering experience. Oxygen tanks were still hardly reliable and Irvine’s ability might prove to be crucial. This is what may have happenned on this early morning of 1924. When they left their tents they were leaving great chaos there. Evidences of embarrassment and repetitive work on the tanks were to be found later on. When they both appeared at noon to the horizon the team was severely behind schedule. This would remain the last sign of them. Clouds hazed over the mountains and hid them from seeing.  They were in God’s hands now. And Gods toke them for 75 years and then returned.

Did they summit?

The photograph which was to be placed in the summit of Mount Everest

After researches failed they were both declared dead the day after. The expedition gave up and the pair was honoured on the way-back to England. But the main mystery remains unsolved. Did they actually reach the summit on this frightful day of June to fail on the way-back? Or had they been previously blocked by insurmountable obstacles? Irvine’s ice axe was found later on in 1934. The main testimony was Odell’s. He stated he saw the pair climbing a rock obstacle called Second step at noon in about 5 minutes. If they effectively did they may have reached the summit as little was standing further on. But Odell’s testimony was questioned several times as he could have confused with First step, a much easier rock climbing. The Second step has always been considered as very challenging and a 5-minute ascent seems unlikely to have happened. Furthermore it is still not stated whether Mallory’s rock climbing skills allowed him a 100-foot ascent, above all at 28,000 feet. Odell changed several times his testimony but later investigations showed that he could hardly have confused First and Second step as from his spot the two rocks looked hardly the same. Most striking was Wang Hung-bao’s testimony in 1975. He asserted another mountaineer he had “found an English dead at 26,570 feet”. The English man seemed to be ancient and had a hole in the cheek. The irony was the Chinese mountaineer to die the day after in an avalanche, carrying with him the secrecy of his discovery.

But Wang’s testimony was enough to launch The Mallory and Irvine Research Expedition in 1999. On May the 1st they spotted a body they expected to be Irvine’s, since he was just below the lost ice-axe. Surprised they were for it was Mallory’s. The body was almost shading light on of the tragedy that set up on that night of June the 8th. Severe rope-jerk injury testified the two were roped up when one of them slipped, sweeping away the other. Mallory’s right leg was broken and his left leg was lying above it to protect it. Most significant was what seemed to appear a self-injured forehead injury. The injury was so severe that he is unlikely to have remained much conscious after he was stricken. From the place Irvine lost his ice-axe they are reportedly to have fallen for 330 feet until they were stopped by further obstacles. Mallory would have expected his ice-axe to slow them down and would have bounced against his forehead – killing him almost instantly.

Mallory's 75 year-old dead body found in 1999

Mallory's 75 year-old dead body found in 1999.

No traces of Irvine were later found, and more tragically the cameras were never located, which could testify once and for all whether they reached the summit. But two details would argue the pair to have summited. The first was Mallory’s daughter alleging his father to carry with him a photograph of his wife and him to be placed at the top of Everest. Such photography was never found in the body and the good conservations of the remains make unlikely the photograph to have disappeared on its own. Other assessment was his snow goggles to be in his pocket, indicating that they were walking in darkness when they fell. If this was to be true, it would be highly unlikely the pair would still be on their way back if they had not reached the summit. But even if other mountaineers claimed to have seen Irvine’s remains he was neither formally discovered nor studied. Surely he was the one of the two who was wearing the cams when both fell. Evidences of Mallory and Irvine’s 1924 climbing success would alter mountaineering History. That a 30-year old younger, much underequipped and poorly cartographied expedition might have succeed in climbing Mount Everest before Hillary and Norgay effectively did would be stupendous. It would also be the full stop of one of the most famous and passionate controversy and would clarify the conditions of the tragedy that led one of the best mountaineers to disappear. But up to 2011, all three extra expeditions failed in finding Irvine and putting an end to the mystery.

Mallory’s wife never remarried and Mallory’s grandson climbed Everest to honor his unknown grandfather. Mount Everest was officially first climbed in 1953 by Edmund Hillary and Tensing Norgay in a much easier and then opened to foreigners face of Everest. Northeastern face remained unconquered until 1960, even if there is still controversy about the Northern face conquest. A try to reconstitute Mallory and Irvine’s expedition in 1924 mountaineering conditions proved the ascent to be maybe achievable.

Introduction à l’art contemporain : chapitre III.

Chapitre 3: Le land art au service d’un art magistral

13 juin 1935. Même heure, même jour, même année. Mesdames Denat de Guillebon et Vladimiroff Javacheff donnent naissance respectivement à Casablanca (Maroc) et à Gabrovo (Bulgarie), à ce qui va former l’un des couples d’artistes les plus innovants du siècle : Christo et Jeanne-Claude. Ils ne se connaissent pas encore mais tout les prédestine. Après leur rencontre en 1958, ils emballent littéralement tout le monde. Ils symbolisent l’empreinte laissée par l’homme sur le paysage. Et pour cause, leurs travaux font écho aux productions architecturales des premiers temps de l’humanité. Ils évoquent la grandiloquence et le monumental des pyramides et autres temples mayas ou indonésiens, du Veme au XVeme siècle.

Il y eut le sculpteur français César -celui-là même qui a donné son nom au fameux prix cinématographique. Il marqua le paysage de ses célèbres compressions de voitures, hautes de quelques dizaines de mètres. Daniel Buren s’employa, à son tour, à altérer le paysage urbain comme avec ses colonnes – nommées les « Deux Plateaux » – installées face à l’ancien Ministère de la Culture parisien. Ces initiatives indépendantes, multiples dans le courant des années 1970-1980, semblent manifester d’un mouvement de transposition du land art vers le contexte urbain, dénotant avec l’environnement « classique » originaire et néanmoins lui permettant une perpétuelle évolution. Lire la suite »

MENTON : Quand les artistes font leur show

En 1946, l’Egypte venait de sortir d’une Guerre Mondiale qui avait coupé les liens entre la monarchie et le peuple. Le faste où vivait Farouq lui valait dès lors l’hostilité des égyptiens, et la corruption qui sévissait laissait déjà présager le début de la fin de son règne. Pourtant, cela n’a guerre empêché Kawkeb Echarq (litt.. planète de l’orient), Oum Kalthoum de chanter en son honneur, en citant son nom dans sa célèbre chanson Lilt El Eid (litt. La veille de la fête). Six ans plus tard, alors que la première cantatrice du monde arabe passait ses vacances à Alexandrie, la révolution égyptienne a été annoncée le 23 juillet 1952 à la radio. Elle revint immédiatement au Caire apporter son soutien au Conseil du commandement de la Révolution. C’est ce que nous conviendrons d’appeler, la technique de la veste retournée…

Les derniers événements qu’a vécus l’Egypte ont remis à l’ordre du jour cette relation tacite entre les artistes égyptiens et le régime en place. Le Monde Magazine du Samedi 12 février  2011 a titré en couverture « Révolte en Egypte, les artistes prennent la parole ». Les deux journalistes Nathaniel Herzberg et Yann Plougastel y prétendent que ces artistes ne sont « que le sismographe » de leur société, et qu’ils ont désormais « tous retrouvé le sourire ». Charmant, mais éloignons-nous donc de l’effet d’opium post-11 février, et analysons le phénomène de près. Lire la suite »

Introduction à l’art contemporain : chapitre II

Beaucoup s’interrogent sur l’art contemporain, son sens, sa valeur esthétique ou encore artistique. Les artistes sont taxés d’imitateurs, de fainéants. L’on n’hésite pas à déclarer « j’aurais pu le faire moi même ». Mais que penser en réalité des nouvelles productions artistiques? Même si le recul nous manque face à des œuvres d’une dizaine d’année, certaines tendances se dessinent manifestement.

Cette série d’articles, consacrés à ce renouveau de la peinture, de la sculpture et de toute autre forme d’exaltation de l’artiste, a pour vocation de vous donner des clés afin de saisir, dans les grands axes, de quoi l’art du XXIème siècle est fait. Chaque « chapitre » détaillera une caractéristique propre à notre siècle et permettra de pénétrer un peu plus un terrain encore sensible mais qui s’affirme imperceptiblement.  

 Chapitre second: Le « ready made »

Initié par Marcel Duchamps et sa « Fontaine » que l’on ne présente plus, la notion de « Ready Made » s’imposa peu à peu et fut reprise par la multitude. En deux mots, le ready made est la reprise d’un objet usuel – un urinoir, un aspirateur, un dauphin gonflable -, sorti de son contexte et exposé dans un musée.

Ready made signifie littéralement « prêt à l’emploi ».

Dès lors quel rôle véritable accorder à l’artiste? Quelle est sa plus value? Tout n’est que question de point de vue et de subjectivité: puique c’est à lui qu’il incombe de sélectionner cet objet qui lui parle, parmi tant d’autres. C’est suivant ce projet que Sylvie Fleury expose aussi bien un caddy qu’une installation de shopping bags. Cette artiste suisse dévoile par ce biais son attachement à la mode et, en trame de fond, s’attaque au consumérisme ambiant. Lire la suite »