Plus la peine de se déplacer jusqu’à la côte d’Azur, le festival de Poitiers n’a rien à envier à celui de Cannes. Car, la petite ville du Poitou héberge aussi ses stars…. Et quelles vedettes ! Etudiants sérieux et appliqués le jour, ils se transforment la nuit venue en de talentueux musiciens, acteurs et danseurs. Les nuits du 14 et 15 avril 2011, le Festival « Art et Politique » a fait la lumière sur des talents insoupçonnés…
Retour sur une année de travail et de collaboration grâce aux témoignages de nos célébrités locales, bien plus accessibles que les Alain Delon et autres Isabelle Adjani. Lire la suite »
Défilé du Projet Co Mod’Echange du mercredi 6 avril 2011
© Photos de Salome Suarez-Detoeuf

La sono laisse filer quelques beats. Un, deux, trois, let the show begin. Public et enseignants bouche-bés. Jusqu’au ministre-conseiller d’Haïti qui observe avec grand intérêt les corps longilignes terriblement séduisants se succéder devant ses yeux. Un, deux, trois, quatre. La musique se coule au rythme du déhanchement des
mannequins improvisées pour l’occasion. Pause. Leur regard figé se pose sur l’assistance. Un instant d’une intensité rare. Puis le tempo les happe de nouveau dans une marche balancé qui les conduit au bout du podium. Un arrêt à gauche, un arrêt à droit, le temps de jeter un regard à la caméra et au photographe. Le temps également de reprendre son souffle avant de repartir affronter les 21 mètres qui les séparent du backstage. Les tenues sont affolantes. Les tissus fins et les soieries virevoltent au passage des demoiselles. Les couleurs égaient la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville de Poitiers. Les filles sont à couper le souffle. Elles avancent la tête haute, emplie de grâce. Lire la suite »
Le 18 mars 2011, 1085 internautes ont visité le Mural.
Ce jour-là nous avons béni notre compteur de visites. Fier de réaliser que tata, cousin, et petit(e) ami(e) des « Muralistes » ne sont pas les seuls à lui porter de l’intérêt (par devoir de compassion s’entend), le Mural a soufflé sa deuxième bougie dignement.
Certes, pour ne pas gâcher la fête, nous nous sommes bien gardés de nous lancer dans une étude profonde du pourquoi-et-comment de nos visites, laquelle aurait sûrement révélé qu’un ¼ de nos visiteurs s’est retrouvé là par hasard (on remerciera Google francophone de lier à nos pages tous mots clefs à consonance « Latina »), un autre ¼ venu voir l’avancé « des battles de commentaires », un autre ¼ venu se pencher sur l’évolution de la dernière polémique Muraliste, et puis, peut-être le dernier ¼ est-il venu réellement lire un –voire plusieurs si vous nous autorisez à rêver en ce jour d’anniversaire- de nos articles?
Quand bien même un tel pronostic d’étude ne doit pas être loin de la réalité, la seule preuve que nous ne sommes pas les seuls à zieuter le Mural nous apporte récompense et satisfaction. L’expérience Muraliste nous a apprise à ne pas être trop exigeants.
Modeste journal étudiant dans le monde des grands.
Car, deux ans, c’est encore tout jeune. Et le Mural n’est pas des plus faciles à éduquer. Trois équipes ont déjà pris le relais, connaissant tour à tour les joies d’un article publié et commenté, de la croissance du compteur de visites, des compliments des camarades… et partageant les moments-un-peu-moins-agréables du manque d’inspiration, de la chasse aux fautes d’orthographes, de l’article qui fait « flop », du commentaire qui fait mal. Des déboires finalement vite oubliés en voyant notre petit grandir sur la toile (sourires aux lèvres quand on surprend un camarade errer sur nos pages, et ce quand bien même il se livre à cette activité uniquement dans les cours les plus ennuyants !).
En témoigne les quelques mots ci-dessous, offerts par l’équipe créatrice, à l’occasion des deux ans du journal :
* Alice Pappas : « Je crois qu’on ne peut être plus fier de ce projet parti de rien! Le Journal Mural, pour lequel nous luttions pour avoir des articles à la fin du mois est devenu ce que nous voulions depuis le début, un espace de débat sur des domaines aussi variés qu’il y a d’opinions dans notre campus, un espace d’échanges, de controverses et finalement de souvenirs. Nos articles ne servent pas juste à rappeler des faits divers mais à montrer que nous avons une voix et qu’on peut se faire entendre, d’abord parmi nous, puis à l’extérieur. Parole d’ancienne ; vous tirerez un maximum de profit de cette expérience (à niveau de rédacteur en chef, journaliste ou chroniqueur). Parce qu’au final, ce qu’on vous demandera c’est ce que VOUS pensez sur tel ou tel sujet et pas uniquement la théorie appliquée…et ça ce n’est pas toujours si facile à exprimer.
Je tiens à remercier l’équipe actuelle pour avoir maintenu et dynamisé ce projet avec succès et -j’anticipe- merci aux générations futures qui voudront bien en reprendre les rênes! »
* Pedro Garcia : « Lors qu’on a commençé à imaginer l’idée du Mural, ma plus grande inquiétude était la « concurrence » au projet. J’avais l’impression qu’il ne manquait pas de moyens d’expression en ligne. Mais en même temps, j’étais certain que les étudiants du campus avaient besoin d’une voix différente, faite par des étudiants et faite pour les étudiants. Le Mural a endossé ce rôle et a permis aux étudiants de partager et de s’exprimer comme membres de Sciences Po Paris, campus de Poitiers. Je suis très fier des publications, des collaborations et du feedback que le projet reçoit. Je souhaite une bonne continuation aux futurs muralistes et j’espère qu’il y aura beaucoup plus d’anniversaires. »
* Rafael Millán : « Quel plaisir de voir le Mural si présent dans le campus aujourd’hui. Dire qu’il y a juste deux ans nous n’étions qu’une petite équipe de cinq personnes en train de faire du brainstorming en Mafalda. Merci à ce groupe originel pour avoir vu au-delà du papier quand le Mural n’était qu’une vague idée, et à l’équipe de l’année suivante pour ses efforts pour consolider le Mural. Bravo aux étudiants qui participent cette année pour toutes les nouveautés que vous avez apporté au journal. Mais ne vous arrêtez pas, car c’est en innovant à chaque génération que le Mural maintiendra une voix dans le campus. »
Quand à l’équipe actuelle, elle reconnait que l’éducation du jeune Mural est loin d’être terminée ; il doit encore bien grandir pour 1) apprendre à écrire sans aucune faute d’orthographe, 2) apprendre à se changer régulièrement, 3) s’endurcir face aux commentaires-ennemis, 4) être moins timide pour se faire davantage remarqué. Mais en attendant que 1000 visites ne soit plus qu’un chiffre de visites ridiculement faible (j’aime imaginer le Ciber-Sciences-Pote de la génération 2020 qui lira moqueur cet article alors que le Mural sera au hit parade des journaux on line… -Ok, je rêve-), prenons le temps de nous arrêter souffler les deux bougies Muralistes sur le long chemin qui lui reste à parcourir…
Nous remercions tous ceux qui prennent le temps de soutenir notre projet, ceux qui alimentent le Mural de leurs écrits, ceux qui prennent le temps de lire nos articles (incluant tous ceux qui les survolent pour remercier plus de monde !), ceux qui nous aident à avancer par leurs commentaires, ceux qui nous soutiennent par leur « like » et même ceux qui se perdent sur nos pages nous permettant des joies comme celle du 18 mars 2011.
Petit Mural, Joyeux Deux Ans !
Ils viennent d’Amérique latine pour certains, de France pour d’autres et ont tous une passion en commun : la politique. Qu’ils soient argentins, guatémaltèques, brésiliens ou français, les étudiants du campus délocalisé de Sciences Po Poitiers partagent le goût de l’analyse et passent chaque élément de la vie politique internationale au crible. Et l’actualité de l’hexagone, rythmée par les sondages anticipant les résultats des élections présidentielles de 2012, est particulièrement sujette à débat. Alors, devant la « déferlante bleu Marine », référence faite aux deux sondages Louis Harris venant couronner la stratégie communicationnel d’une Marine le Pen filant vers l’Élysée, le Mural se devait d’enquêter. Lire la suite »
Ils sont venus, ont vu… et sont repartis. Mais c’était prévu.
Vendredi soir, 22h48, le train n’est pas là. Vendredi soir, 23h30 le train est là. Enfin, nous allons rencontrer ces Parisiens que nous attendions depuis décembre. Ils sont quinze ou dix-sept, je ne sais plus. Les invités sont répartis parmi les hôtes, la remontée vers le plateau s’amorce et les rencontres se font.
Rendez-vous chez la coloc d’Alice, Anouk, Clara, par ordre alphabétique. Que la fête commence ; le bruit aussi. Cela ne plaît peut-être pas trop aux voisins, d’ailleurs, le fait que les forces de l’ordre débarquent tend à confirmer cette hypothèse. Certains jugeront même utile de faire une démonstration de l’esprit critique dont l’on dispose chez nous, plan binaire et ouverture s’il vous plaît.
Samedi midi sciences-po est investi d’odeurs anormales. Entre quesadilla et frigoles on ne sait trop quoi goûter en premier… mais tout est délicieux!
15h30 pétante, une tête inconnue apparaît à la porte. Madame la guide est là pour récolter ses petits d’un temps. Si c’est de l’image maternelle dont je fais utilisation ce n’est pas sans fondement. Si vous voulez quand on vous raconte qu’un fer à cheval (ou d’âne dans ce cas) a fini planté dans une façade de la place de la liberté aprѐs qu’un âne ait fait exploser la charrette de poudre qu’il transportait avec une voix de maman qui essaye de calmer ses rejetons, ça vous laisse perplexe. En tout cas nous avons appris quelques informations en une heure et demi. Saviez vous que la relique la plus importante du christianisme est le prépuce du Christ ? Maintenant oui.
Puis 17h30 pas vraiment pétante ; dégustation de spécialités poitevines. C’est-à-dire du broyé (ça vous surprend non ?) et du gâteau au fromage de chѐvre (là oui ça m’a surpris, et en plus c’est bon !). Toute cette explosion de saveurs à l’Antipode, restaurant prѐs de l’église St Hilaire sous une voute du XIIѐme siѐcle, plutôt sympa le décor de cailloux et arts primitifs.
Le soir venu nous renouons avec la Luna à travers le BDE et une équipe de rentreurs ‘Before da door’ (Sophie et Martin). Je ne peux point témoigner de la soirée complѐte, cependant j’ai pu constater que certains ont monopolisé le podium et furent acclamé par un public déchainé.
Dimanche matin, réveil plus dur pour certains que d’autres j’en suis sûr, et départ des Parisiens pour… Paris, à l’heure cette fois. Reste plus qu’à leur dire ‘Bisoux et à bientôt’.

… et puis s’en vont. C’est ce que font normalement les petites marionnettes.
Nous ne sommes pas ces marionnettes, ces poupées de chiffon que l’on agite à sa guise dans tous les sens, et à qui l’on fait dire ce que l’on veut. Nos yeux ne sont pas ces boutons cousus à la va vite dont l’âge se mesure aux rapiècements et aux coutures de fortune, ou peins sur une caboche en bois, aussi vides et inexpressifs que leurs pupilles sont dénuées de vitalité. Lire la suite »
Écrit par James
13 janvier 2011 |

« Bien, bonjour à tous… »… Nous, ex-naïfs Première-Année, avons vécu une partie de ce dernier semestre face à nos écrans, seul ou à plusieurs, en tête à tête avec cet ancien inconnu devenu précepteur, Etienne Wasmer. Il nous introduisit au coût d’opportunité, aux Ci (courbes d’indifférence) et autres fondements microéconomiques, bases de ce feuilleton chaque année renouvelé pour nous, bleus des sciences potes. Un culte s’est instauré guidé par ses bienveillants mots… fort heureusement retranscrits par sa main propre dans un ouvrage de toute beauté dont tout fidèle se doit de conserver une reproduction et de l’honorer d’une lecture de temps à autres, galop ou pas galop. Lire la suite »
Avant le 7 novembre 12H43 tu t’étais toujours demandé pourquoi « Saudade » est le premier mot que l’on t’a appris en portugais avant « Bom dia » et « Obrigado ». Et puis le 14 novembre 07H57, tu rentres de ta semaine d’Ecole d’Automne à Lisbonne et là : Saudade.
Moment important de la scolarité du 1er cycle du collège de Sciences Po à Poitiers, l’Ecole d’automne est l’occasion pour les étudiants du campus de vivre une expérience d’enseignement (et pas que d’enseignement !) hors des murs. Cette année, les murs d’accueil se trouvaient à 1168 km, 20 heures de bus. Universidad Nova de Lisboa. Auberge Pousada da Juventude. Estação Baixa Chiado, Q.G de la promo. L.I.S.B.O.N.N.E Lire la suite »

Photo par Salome Suarez-Detoeuf
« La universidad de Salamanca, fundada en 1218, es una de la más antiguas de Europa…”
Génial, mais pour le moment ce n’est pas ce qui m’intéresse, ni vous d’ailleurs. Pour nous, Salamanque c’est la semaine d’automne, quelques jours entre des murs étrangers à la découverte de quelque chose d’inédit. Les 2A nous nous ont déjà tout raconté sur Salamanque, ses personnages, ses lieux, l’auberge, les bars, mais qu’en est-il vraiment ? Salamanque c’est quoi ? C’est d’abord une ville universitaire peuplée d’étudiants, certes mais est-ce vraiment ça, ou seulement ça ? Salamanque c’est aussi ce qui se passe hors des murs des amphis, dans ses rues pavées, entre des murs de pierres orangées, dans le froid, le vent et la pluie ou le soleil.
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Nous changeons tous. Un peu.
Le monde est toujours en mouvement, les années filent, se succèdent dans une cadence qui s’accélère et ne ralentit jamais. Et nous naviguons sur cette mer du temps qui nous emmène avec elle au gré de ses humeurs. C’est ainsi. Au cours de ce dernier mois et demi, beaucoup de choses ont changé pour la plupart d’entre nous, étudiants de première année, si ce n’est pour tous. Nos habitudes, nos opinions, nos amis, nos amours et nos emmerdes. Lire la suite »